Ibn Zamrak

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Ibn Zamrak (1333 - 1393) était un bureaucrate et un poète andalou[1]. Il est généralement considéré comme l'un des plus brillants poètes de l'Alhambra en Al-Andalus.

Né à Grenade, où sa famille s'est installée pour échapper à la reconquista chrétienne, il fut remarqué par Ibn al-Khatib. Ibn Zamrak était poète à la cour du sultan Mohammed V al-Ghanî. Disciple d'Ibn al-Khatib, c'était l'un des derniers grands poètes néo-classiques de l'Andalousie. Ses poésies ont été utilisées pour orner les œuvres architecturales réalisées dans le palais de l'Alhambra, et en particulier dans la cour des lions, le patio de los arrayanas et la salle de las hermanas[2],[3]. Dans ses poésies, il aimait décrire la beauté des femmes, mais aussi celle de la nature et en particulier de Grenade.

Lors de la fuite d'Ibn al-Khatib à Fès, il est nommé vizir et on le charge de faire capturer Ibn al-Khatib qui sera étranglé dans une prison de la même ville. Le fils d' Ibn al-Khatib accuse Ibn Zamrak d'être responsable de la mort de son père. À la mort de Mohammed V, Ibn Zamrak est à son tour jeté en prison puis libéré quelque temps plus tard pour reprendre sa fonction de vizir, mais il subit finalement le même sort qu'Ibn al-Khatib; Muhammad VII al-Musta'in l'ayant fait assassiner[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir pages 158-59 in Description in classical Arabic poetry: waṣf, ekphrasis, and interarts theory, Akiko Motoyoshi Sumi, K. Brill, 2004
  2. Voir page 156 in A history of Islamic Spain, William Montgomery Watt & Pierre Cachia, Edinburgh University Press, 1965
  3. Voir page 664 in The legacy of Muslim Spain, Salma Khadra Jayyusi & Manuela Marin, E.J. Brill, 1992
  4. Voir pages 85-88 in The Alhambra, Robert Irwin, Profile Books, 2004

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