Iaso

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Dans la mythologie grecque, Iaso (en grec ancien Ἰασώ / Iasô, « la guérison »), fille d'Asclépios et d'Épione, est une divinité de la médecine. Pour les Anciens, elle personnifiait la maladie[1].

Elle est assimilée à la divinité romaine Juturne.

Elle avait cinq sœurs : Acéso, Églé, Hygie, Méditrine et Panacée. Chacune des six étaient associée à un aspect de la santé ou de la guérison. On sait en fait très peu de choses sur elle. Elle était probablement considérée comme une demi-déesse, à la différence de sa sœur Panacée, à qui on attribuait le statut complet de divinité. Elle n’en avait pas moins des disciples, les Iasides (« les fils d'Iaso »). Dans Le Caractère ésotérique des Évangiles d’Helena, Petrovna Blavatsky écrit, « Iaso, fille d'Asclépios, était la déesse de guérison et tous les candidats à l’initiation dans le temple de son père étaient sous son patronage, novices ou chrestoi, appelés "les fils d'Iaso". »

Pausanias le Périégète a écrit au sujet du sanctuaire d'Amphiaraos à Oropos, en Attique :

« L'autel est divisé en parties. Une partie est à Héraclès, à Zeus et à Apollon guérisseur, une autre est attribué aux héros et aux femmes de héros, une troisième à Hestia, Hermès, Amphiaraus et aux enfants d'Amphilochus. Mais Alcméon, à cause de la façon dont il a traité Ériphyle, n'est pas honoré dans le temple d'Amphiaraus, et pas davantage avec Amphilochus. La quatrième partie de l'autel est pour Aphrodite et Panacée et encore à Iaso, Hygéia et Athéna guérisseuse. La cinquième est consacrée aux nymphes et à Pan et aux fleuves Achélous et Céphisus. »


Aristophane parle de Iaso de façon humoristique dans Ploutos, quand un des personnages, Cario, dit qu'Iaso a rougi à cause du gaz qu’il avait laissé échapper.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Encyclopédie de la Mythologie, M. Mughini (éditions De Vecchi), p. 182, Iaso

Voir aussi[modifier | modifier le code]