IQ (groupe)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir IQ.

IQ

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

IQ au festival Night of the Prog, le 9 juillet 2011.

Informations générales
Pays d'origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre musical Néo-prog
Années actives Depuis 1980
Composition du groupe
Membres Peter Nicholls
Mike Holmes
Paul Cook
Tim Esau
Neil Durant
Anciens membres Paul Menel
Les 'Ledge' Marshall
Martin Orford
Mark Ridout
Andy Edwards
Mark Westworth
John Jowitt

IQ est un groupe de néo-prog britannique fondé par Mike Holmes et Martin Orford en 1981. Aux côtés des groupes Pendragon et Marillion, il est l'un des piliers de la nouvelle vague du rock progressif des années 1980, le néo-prog.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une première ébauche d'IQ voit le jour en 1976 avec le groupe The Lens, composé entre autres de Peter Nicholls, Mike Holmes et Martin Orford. La formation crée essentiellement des compositions instrumentales avec toutefois de singulières contributions de Nicholls au chant. Certains morceaux créés alors seront réutilisés par la suite sur les albums d'IQ[1].

À partir de 1981, le groupe est composé de Martin Orford aux claviers, Mike Holmes à la guitare, Tim Esau à la basse et Mark Ridout aux percussions. Il ne sait pas trop quelle direction prendre et navigue entre le disco, le reggae, le hard rock et le rock progressif. En 1982, Mark Ridout est remplacé par Paul Cook, tandis que Peter Nicholls rejoint la formation[1]. Le groupe se fait un nom sur la scène londonienne, jouant en première partie de son alter ego Marillion au célèbre Marquee Club[2].

IQ sort Tales from the Lush Attic en 1983 puis The Wake en juin 1985, mais ce dernier album est éclipsé par la parution de Misplaced Childhood, de Marillion, la même année[1]. Ces deux albums sont fortement imprégnés de l'influence de Genesis[3],[4] période Peter Gabriel. Des tensions au sein du groupe poussent Nicholls à partir. Le groupe recrute alors Paul Menel et sort deux albums qui le font entrer dans une nouvelle phase de son histoire[1] : Nomzamo (1987) et Are You Sitting Confortably (1989). Ces albums sont décriés par les fans[5],[6] car ils recherchent le succès commercial[3],[6]. Tim Esau est sur le départ puis Menel quitte le groupe à son tour[7].

En 1991, Peter Nichols revient, accompagné d'un bassiste, John Jowitt. C'est en juin 1993 que sort Ever[1], qui signe la renaissance d'IQ, se caractérisant par un son plus travaillé, un mixage professionnel[réf. nécessaire]. En 1996 sort Forever Live, qui synthétise les treize années passées.

Mais le plus grand succès du groupe reste Subterranea (1997), un concept-album inspiré de l'histoire de Kaspar Hauser[8], ovationné par la critique[3],[4],[9] et plébiscité par les amateurs de rock progressif[10]. C'est depuis Subterranea que la qualité sonore de l'enregistrement s'est affirmée : Ever sonnait encore un peu vieilli, ce qui lui conférait une certaine patine sonore[réf. nécessaire].

En 2000, le groupe produit The Seventh House, puis, en 2004, Dark Matter. Avec Dark Matter, l'on atteint un sommet du rock progressif : John Jowitt et Martin Orford sont désignés par la critique anglaise comme les meilleurs bassiste et clavier de l'année ; le titre Harvest of Souls, epic de 24 minutes, reçoit les mêmes honneurs[réf. nécessaire].

En 2005, toutefois, le batteur Paul Cook - Cookie - décide de quitter le groupe pour se retirer paisiblement en Écosse. Andy Edwards, auditionné par le groupe, le remplace aussitôt.

En 2007, le clavier, Martin Orford, pilier et fondateur du groupe, qui annonce à son tour son départ. Il est remplacé par Mark Westworth au pied levé, après avoir terminé son travail sur Frequency (2009), album accueilli favorablement par la critique[11]. On peut encore y entendre la frappe lourde et précise d'Andy Edwards, qui décide par la suite de se "mettre en vacances" d'IQ ; c'est Paul Cook qui reprend sa place au sein du groupe pour la tournée "Frequency". Andy Edwards ne manifestant pas l'envie de revenir, "Cookie" continue avec le groupe pour la tournée "The Wake - 25th anniversary". Dans une interview, Peter Nicholls assure, amusé, que son retour est définitif.

En novembre 2010, Mark Westworth quitte le groupe à son tour.

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

Albums en concert[modifier | modifier le code]

  • Living Proof (live) (1986)
  • J'ai Pollette D'arnu (1991)
  • Forever Live (1996)
  • Subterranea : The Concert (2000)
  • The Archive Collection: IQ20 (2003)
  • The Wake in Concert (2010)
  • The Archive Collection: IQ30 (2012)

Compilations[modifier | modifier le code]

  • Nine in a Pond is Here (1985)
  • Seven Stories into Ninety Eight (1998)(inedit)
  • The Lost Attic (1999)(inedit)
  • Frequency Tour CD 1 (2008)
  • Frequency Tour CD 2 (2008)

Vidéos[modifier | modifier le code]

  • Forever Live (coffret VHS+CD 1996)
  • Subterranea : The Concert (VHS 2000)
  • Subterranea : The Concert (DVD 2002)
  • IQ20 - The Twentieth Anniversary Show (DVD 2004)
  • Live From London (concert enregistré le 13 mai 1985 à Londres) (DVD 2005)
  • IQ Stage (DVD, 2006)
  • Live in Holland (Dark Matter Tour avec un titre de Frequency, DVD édition spéciale avec l'album Frequency)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e (en) Ed Sander, « IQ: Subterranea part 1 », sur DPRP - Dutch Progressive Rock Page (consulté le 27 mai 2012)
  2. Jérôme Alberola 2010, p. 496
  3. a, b et c (fr) Olivier Pelletant, « IQ - Discographie commentée (1) », Big Bang Mag,‎ septembre - octobre 1997 (lire en ligne)
  4. a et b Jérôme Alberola 2010, p. 514
  5. Jérôme Alberola 2010, p. 503
  6. a et b Jérôme Alberola 2010, p. 507
  7. (fr) « Biographie de Iq », sur AmarokProg,‎ 3 avril 2003 (consulté le 27 mai 2012)
  8. (en) Ed Sander, « IQ: Subterranea part 2 », sur DPRP - Dutch Progressive Rock Page (consulté le 26 juillet 2012)
  9. (en) François Couture, « Subterranea : Review », sur Allmusic (consulté le 27 mai 2012)
  10. Jérôme Alberola 2010, p. 517
  11. (fr) Cyrille Delanlssays, « Critique de Frequency », sur AmarokProg,‎ 22 juin 2009 (consulté le 14 mai 2012)

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]