Institut national supérieur des arts du spectacle et des techniques de diffusion

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Institut national supérieur des arts du spectacle et des techniques de diffusion (INSAS)
Image illustrative de l'article Institut national supérieur des arts du spectacle et des techniques de diffusion
Informations
Fondation 1962
Fondateur Raymond Ravar, André Delvaux, Paul Anrieu
Type Enseignement supérieur artistique
Régime linguistique Français
Localisation
Coordonnées 50° 50′ 24″ N 4° 21′ 40″ E / 50.8399033, 4.361221850° 50′ 24″ Nord 4° 21′ 40″ Est / 50.8399033, 4.3612218  
Ville Bruxelles
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Direction
Directeur Laurent Gross
Divers
Site web www.insas.be/

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L’Institut national supérieur des arts du spectacle et des techniques de diffusion, généralement appelé sous la forme abrégée Institut national supérieur des arts du spectacle (ou son sigle INSAS) est une école supérieure des arts de la Communauté française de Belgique. Y sont enseignées les techniques liées au théâtre, au cinéma et à la radio-télévision. Basé à Bruxelles, l'INSAS a été fondé en 1962 par Raymond Ravar[1], André Delvaux et Paul Anrieu.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1959, un groupe de jeunes animés par Raymond Ravar[1], analysait Hiroshima mon amour d’Alain Resnais, et engageait une réflexion sur les pratiques du cinéma et du théâtre à l’Institut de sociologie de l’Université libre de Bruxelles (ULB). De fil en aiguille naquit le désir de créer une école des arts du spectacle.

Trois ans plus tard, en avril 1962, l’Insas était porté sur les fonts baptismaux avec l’idée non seulement qu’il fallait former des professionnels à tous les métiers, mais aussi que l’apprentissage des disciplines du spectacle reposait sur le principe de la complémentarité : un enseignement de la mise en scène ne peut se concevoir sans l’existence parallèle d’une formation d’acteurs; un enseignement du montage et du son s’applique nécessairement à un projet global de réalisation.

D’emblée, Raymond Ravar[1], avec André Delvaux, Jean-Claude Batz, Paul Anrieu, Jean Brismée, Paul Roland et bien d’autres encore s’attachèrent, pour chaque discipline, à rechercher les maîtres de haut niveau à l’étranger. Des professionnels aussi prestigieux que Pierre Aymé Touchard pour le théâtre, Ghislain Cloquet pour l’image, Antoine Bonfanti pour le son et Suzanne Baron pour le montage vinrent renforcer l’équipe pédagogique naissante de l’école. Ainsi, l’école entendit, dès son origine, élaborer son projet pédagogique en le nourrissant des meilleures traditions étrangères.

Dès lors, cette approche originale des arts du spectacle et de son enseignement créa, en Belgique, des pistes de recherches et de pratiques entièrement nouvelles. Les principes qui ont présidé à la création de l’école sont : avoir pour vocation de délivrer un enseignement professionnel de haut niveau, de former des artistes et artisans du cinéma, de la télévision et du théâtre. En révisant l’histoire, on peut, aujourd’hui, affirmer que cette entreprise est couronnée de succès. L’école est parvenue à briser les carcans entre la culture générale et la formation instrumentale, entre la théorie et la pratique, entre les créateurs et les techniciens.

L’Insas est une petite école au regard de nombreuses autres écoles de cinéma et de théâtre. Le nombre d’étudiants est compris entre 10 et 15 par classe. De cette manière, l’enseignement dispensé permet un rapport direct, souvent individuel, entre le professeur et l’étudiant.

Les professeurs viennent du monde professionnel du cinéma, de la télévision et du théâtre – de la Belgique autant que de l’étranger.

Les étudiants entrent en première année après une sélection rigoureuse sur la base d’épreuves où sont conviés tous les candidats, soit environ 800 chaque année. L’Insas est sans doute d’ailleurs la seule école au monde qui, en regard d’un tel nombre de demandes, n’opère pas une sélection sur dossier, mais convoque l’ensemble des candidats à participer à une série d’épreuves.

L’ouverture internationale de l’école est importante avec une vingtaine de nationalités parmi les étudiants. Danis Tanović, détenteur de l''Oscar du Meilleur film étranger en 2002 avec No Man's Land (film, 2001), y a ainsi effectué sa quatrième année d'étude. Parmi les principaux diplômés de l'INSAS peuvent être cités : Jaco Van Dormael, Michel Khleifi, Bruno Nuytten, Jean-Jacques Andrien, Frédéric Sojcher, Isabelle Pousseur, Valérie Cordy, Martine Wijckaert, Philippe Sireuil, Charles Berling, Michel Dezoteux, Christophe Beaucarne, Benoît Mariage, Philippe Blasband, Virginie Efira ou Christian Hecq.

En 2009, l'INSAS se dote d'un site internet, retravaille son image et offre à chaque étudiant la possibilité de travailler avec les technologies numériques, initiant ainsi son passage vers les nouvelles formes de création cinématographiques.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (fr)Raymond Ravar retrace la naissance de l'INSAS 50 ans après, Cinergie.be

Lien externe[modifier | modifier le code]