IGF-1

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L'IGF-1, de l'anglais insulin-like growth factor-1 (littéralement, facteur de croissance 1 ressemblant à l'insuline), encore appelée somatomédine C, est une hormone peptidique ayant une structure chimique semblable à celle de la proinsuline. Cette hormone est majoritairement sécrétée par le foie, grâce à la stimulation de ce dernier par l'hormone de croissance (ou GH). Elle est libérée dans la circulation sanguine. L'influence sur le métabolisme cellulaire via son récepteur spécifique IGF-1R peut être modifiée par la liaison de celui-ci aux IGFBPs (insulin-like growth factor binding proteins). Au nombre de six, les IGFBPs influencent la biodisponibilité des IGFs et de ce fait diminuent leurs signalisations.

Cette hormone de croissance qui se trouve notamment dans le lait de vache et est destinée à la croissance des veaux et non des humains serait cancérigène.[1]

Historique[modifier | modifier le code]

Elle a été découverte et caractérisée en 1987 par l'équipe du Dr. Mike Davis (Imperial College of London, UK) conjointement à celle du Pr. Robin Jokin (INSERM de Toulouse).

Structure[modifier | modifier le code]

Insulin-Like Growth Factor 1

L'IGF-1 est un peptide linéaire de 70 acides aminés constitué de 4 domaines (B, C, A, D) dont les domaines B et A sont similaires à ceux de l’insuline.

Chez l'Homme, le gène codant pour l'IGF-1 se trouve sur le chromosome 12.

Rôles[modifier | modifier le code]

La production de cette hormone par le foie est stimulée par l'hormone de croissance (GH), qui permet à l'IGF-1 d'être en quantité suffisante pour stimuler la croissance du cartilage de conjugaison des os longs. Ceci est dû au fait que les IGF stimulent la prolifération des chondrocytes différenciés, entrainant un élargissement du cartilage de conjugaison et l'allongement de l'os. De plus les IGF favorisent la croissance de tous les tissus, stimulent la synthèse protéique et améliorent l'absorption de Ca2+.

Un travail en activité physique diminue la sécrétion d’IGF-1 et augmente le taux d'IGFBP qui fixe cette IGF-1 dans le sang. D’où une augmentation d'IGF-1 circulante. L'IGF-1 permet donc la croissance ou du moins une limitation de la perte osseuse liée à l'âge et au vieillissement.

Les IGF-1 et 2 augmentent par ailleurs la filtration glomérulaire au niveau du rein.

Sources[modifier | modifier le code]

  1. « Le récepteur de l'IGF1 et les hybrides IR/IGF1R »