IEEE-488
|
|
Cet article est une ébauche concernant l’électronique.
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
|
IEEE-488 est une norme qui définit le fonctionnement d’un bus de communications numériques à courte distance. C’est un standard en vigueur depuis 1975, initialement créé, par HP, en 1965 sous le nom de HP-IB (Hewlett-Packard Instrument Bus) [1]afin de réaliser des systèmes de tests d’équipements automatisés. Il est d’ailleurs encore très largement répandu pour cet usage. IEEE-488 est également connu sous le nom de GPIB (General Purpose Interface Bus).
Sommaire |
Description [modifier]
Le standard IEEE-488 permet à 15 périphériques de partager les 8 bits de données d'un bus parallèle. Les différents instruments sont alors branchés en réalisant une sorte de chaine (au contraire du bus USB où les périphériques sont tous liés de manière centralisée). C'est le périphérique le plus lent qui fixe la vitesse de transmission. Le standard initial fixe le débit maximum à environ 1 Mo/s mais des améliorations l'ont porté par la suite à environ 8 Mo/s.
Le bus IEEE-488 utilise 24 fils :
- 8 sont des lignes bi-directionnelles permettant le transfert des données,
- 3 servent au dialogue (handshake),
- 5 servent à la gestion de l'interface
- 8 lignes de masse.
Historique [modifier]
Depuis le début des années 70, de nombreux instruments de mesure peuvent être commandés par un ordinateur via un câble. À cette époque les fabricants avaient des normes différentes. Le bus HP-IB (Hewlet-Packard Interface Bus) est développé dès 1965 par Hewlett-Packard pour ses instruments de mesure.
En 1972, la commission électrotechnique internationale adopte HP-IB comme idée de départ pour réaliser un bus normalisé; et trois ans plus tard, l’IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers) publie la norme IEEE 488[1] sous forme d’un document nommé Digital Interface for Programmable Instrumentation et qui contient les spécifications électriques, mécaniques et fonctionnelles du bus. Elle propose les appellations « Hewlett-Packard Interface Bus », « General Purpose Interface Bus », « IEEE Bus », « ASCII Bus » et « Plus Bus »[1]. Par la suite l’IEEE 488 est renommée IEEE 488.1 et une nouvelle norme est ajoutée pour le protocole de communication, c’est la norme IEEE 488.2[2],[1].
Connectique [modifier]
Les connecteurs des câbles GPIB peuvent s’empliler les un sur les autres, ce qui donne la possibilité de relier plusieurs instruments (jusqu’à 15 voire 30 avec certaines cartes PCI de National Instruments) en étoile ou en chaine[3]. La longueur maximale totale des câbles est de 20m[4].
Ces câbles sont souvent assez épais (environ 1 cm de diamètre), ce qui leur procure une bonne résistance aux choc physiques, mais sont en contrepartie assez lourds et peu flexibles.
IEEE 488.2 et SCPI [modifier]
La norme IEEE 488.1 ne définit que les couches inférieures de la communications (couche physique et couche de liaison). La couche supérieure, définissant comment les données doivent être transférées est définie par la norme IEEE 488.2.
Le langage SCPI est utilisé pour définir les commandes d’un instrument, sur un bus GPIB ou autre.
Notes et références [modifier]
- Les origines du GPIB, sur ni.com
- Tichon et al. 2001, 5.1 Bref historique
- Tichon et al. 2001, 5.3 Câblage et Interconnexion des équipements sur le bus
- Patrick ABATI ,caracteristiques au dessus du schéma du connecteur Sur le site sitelec.org
Bibliographie [modifier]
- Jacques Tichon, Christian Couwenbergh, Rudi Giot et Salvador Garcia Acevedo, Communication avec les périphériques, Éditions techniques de l'ingénieur, 10 septembre 2001 [lire en ligne]
- (en) Higher performance protocol for the standard digital interface for programmable instrumentation - Part 1: General, sur www.iec.ch, 15 juillet 2004
- (en) Standard digital interface for programmable instrumentation - Part 2: Codes, formats, protocols and common commands, sur www.iec.ch, 7 mai 2004