Hyperbolos

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Ostrakon portant le nom d'Hyperbolos, 417-415 av. J.-C. Musée de l'Agora antique d'Athènes.

Hyperbolos (en grec ancien Ὑπέρβολος) est un homme politique athénien du Ve siècle av. J.-C.

Fils d’Antiphanès, du bourg Périthoïde, il se rattache au nouveau genre d'hommes politiques apparus pendant la guerre du Péloponnèse en ce qu'il est issu de l'artisanat : il dirige une manufacture de lampes, métier jugé servile. Il succède à Cléon à la tête du parti démocratique.

Thucydide le qualifie « d’homme méprisable » et explique qu'il est exilé « non par peur de son influence et de son prestige, mais parce c'est un malhonnête homme qui déshonore la cité ». Aristophane, qui ne l’aime pas davantage, le raille dans les Acharniens[1] et dans Les Nuées[2], lui reprochant sa « canaillerie » mais surtout son métier. Plutarque[3] remarque que de manière générale, Hyperbolos « fournit à tous les poètes comiques, sans exception, une occasion constante de plaisanterie dans les théâtres. »

En 418417 av. J.-C., il demande l’ostracisme de Nicias et Alcibiade. Bien qu'adversaires, les deux hommes s’unissent contre lui et c’est lui qui est condamné. Suivant Théophraste, le bannissement d’Hyperbolos fut l’effet des dissentiments d’Alcibiade avec un membre du parti aristocrate, Phéax, et non avec Nicias[4],[5].

Après cette date, l’ostracisme n’est plus employé à Athènes. Hyperbolos est assassiné en 411 av. J.-C. par les oligarques de Samos, où il s’était réfugié.

Références[modifier | modifier le code]

  1. vers 846.
  2. Vers 1066–1067.
  3. Vie d'Alcibiade, XIII, 4.
  4. Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse [détail des éditions] [lire en ligne], Livre VIII, 73, 3.
  5. Plutarque, Vie de Nicias (XVI) [d’après Théophraste]).

Sources[modifier | modifier le code]