Hydnophytum

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Hydnophytum est un genre de plante épiphyte myrmécophyte (vivant en symbiose avec des fourmis). Ce genre regroupe 55 espèces connues.
Ce nom vient du grec ancien hydnon qui signifie "tubercules", et phyton qui signifie "plante", en raison du fait que ces plantes ressemblent à d'autres plantes dites "succulentes" (produisant des tiges ou feuilles gonflées d'eau).
Le gros pseudobulbe produit par cette plante est en fait un habitat destiné aux fourmis symbiotes qui vont défendre la plante contre tout éventuel agresseurs.

Aire de répartition et habitat[modifier | modifier le code]

Ce genre est originaire de Asie du Sud, de la région du Pacifique et se retrouve aussi dans le Queensland au nord de l'Australie.

Les espèces de ce genre poussent accrochées aux grosses branches des arbres ou sur leurs troncs.

Symbiose[modifier | modifier le code]

Comme le genre apparenté Myrmecodia , les espèces du genre Hydnophytum sont connues pour leur capacité symbiotiques, qui fait appel aux fourmis[1].

L'espèces type est Hydnophytum formicarum qui vit aux Philippines. Mais ce genre comprend 55 espèces, dont 44 dans et autour de la Nouvelle-Guinée. Beaucoup sont encore très mal connues, dont 11 qui ne sont connues que par un holotype[2].

Le caudex (renflement de la partie basse de la plante), à paroi lisse, contient des cavités et tunnels débouchant vers l'extérieur. Il fournit à des fourmis vivant dans la canopée de la forêt tropicale, un habitat protégé de la pluie et de nombreux prédateurs (par des épines). Ces fourmis assurent la défense de la plante et n'attaquent pas les tissus de cette dernière. Toute la colonie défend la plante si elle est dérangée[1]. La colonie de fourmis fournit des éléments nutritifs à la plantes en laissant ses déchets dans les tunnels à l'intérieur du caudex. De glandes spéciales disposées le long des tunnels, absorbent cette matière organique qui nourrit alors la plante qui peut ainsi efficacement recueillir des éléments nutritifs (via les fourmis) provenant d'une zone beaucoup plus grande que ce que ses racines auraient jamais pu couvrir.

Ces plantes peuvent être artificiellement cultivées sans la présence de fourmis[1]. Deux espèces sont occasionnellement observées en culture[3] ;

  • Hydnophytum ferrugineum sur la chaîne des McIlwraith, à l'Est de Coen sur la péninsule du Cap York (Caudex épineux gonflé),
  • H. moseleyanum , également sur le Cap York (Caudex moins épineux)[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • (fr)

Listes de liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Eliot RW, Jones DL, Blake T, Encyclopaedia of Australian Plants Suitable for Cultivation: Vol. 5, Port Melbourne, Lothian Press,‎ 1990, p. 392–93
  2. (en) Jebb M, Huxley C, « A revision of the ant-plant genus Hydnophytum (Rubiaceae) », National Botanic Gardens Glasnevin website, Dublin, Ireland, National Botanic Gardens Glasnevin,‎ 8 February 2009 (consulté le 19 December 2009)
  3. a et b (en) Atilla Kapitany, Australian Succulent Plants: An Introduction, Boronia, Victoria, Kapitany Concepts,‎ 2007 (ISBN 978-0-646-46381-0), p. 144–48