Hyaloclastite

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Une hyaloclastite est une brèche ayant la consistance d'un tuf, riche en morceaux de verre volcanique sombre, qui se forme lorsque des éruptions volcaniques se produisent sous l'eau, sous la glace ou lorsque des coulées de lave se déversent dans l'eau. Il faut cependant que la colonne d'eau au dessus du magma ne dépasse pas 700 mètres au moment de son émission. En effet, à cette profondeur, la pression de l'eau n'est pas suffisante pour empêcher l'expansion des gaz contenus dans le magma, cela provoque donc les explosions nécessaires à l'édification de ces brèches. Au-delà, la pression de l'eau est trop importante, cela peut former des pillow lavas par exemple.

Elle a l’apparence de fragments anguleux et plats d’une taille allant d’un millimètre à quelques centimètres. La fragmentation se produit par la force de l'explosion volcanique, ou par choc thermique lors du refroidissement rapide.

On trouve plusieurs minéraux dans les masses de hyaloclastites. La sideromelane est un verre basaltique ayant été rapidement trempé. Il est transparent et pur, ne comprenant pas de cristaux d’oxyde de fer répandus dans le plus fréquent tachylyte. Les fragments de ces verres sont généralement environnés d’une couche cireuse jaune de palagonite, formée par réaction entre la sideromelane et l’eau.

Les crêtes de hyaloclastite, formées par les éruptions sous-glaciaires des glaciations sont une caractéristique importante du paysage de l’Islande et de la Colombie-Britannique. On trouve généralement la hyaloclastite près des volcans sous-glaciaires, comme les tuyas, qui sont des volcans à sommet plat et aux versants abrupts formés lorsque la lave jaillit à travers un glacier épais ou l’inlandsis.

Dans les deltas de lave, les hyaloclastites forment le principal constituant des fronts formés à l’avant du delta lors de son expansion. Le front comble l’espace depuis le fond marin, jusqu’à finalement arriver au niveau de la mer, permettant alors au flux de lave aérien de continuer sa progression, jusqu’à ce qu’il atteigne de nouveau la mer[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. P.H. Naylor, B.R. Bell, D.W. Jolley,P. Purnall et R. Fredsted, 1999. Palaeogene magmatism in the Faeroe-Sheltand Basin: influences on uplift history and sedimentation. In: A.J. Fleet & S.A.R.Boldy, éd. Petroleum Geology of Northwest Europe: Proceedings of the 5th Conference, 545-558. Geological Society, London.