Hyacinthe François Joseph Despinoy

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Hyacinthe François Joseph Despinoy
Image illustrative de l'article Hyacinthe François Joseph Despinoy

Naissance 22 mai 1764
Valenciennes
Décès 29 décembre 1848 (à 84 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 1780
Distinctions grand officier de la Légion d'honneur
commandeur de Saint-Louis


Hyacinthe François Joseph Despinoy, né à Valenciennes, le 22 mai 1764,mort à Paris le 29 décembre 1848, militaire français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il entra au service le 18 juillet 1780, comme cadet-gentilhomme dans le régiment de Barrois, sous-lieutenant en juillet 1784, lieutenant en septembre 1791, capitaine des grenadiers en mai 1792 ; fit partie de l'expédition contre le comté de Nice avec le général Anselme ; chef de bataillon en 1793, se distingua aux combats de Sospello, de Lantosca, de Belvéder, etc.

Adjudant-général cette même année, il assista au siège de Toulon avec Dugommier qui le fit son chef d'état-major. L'adjudant-général Despinoy se montra brillamment en plusieurs occasions pendant le siège, et y fut nommé général de brigade le 21 décembre 1793, après avoir reçu une blessure fort grave. Après sa guérison, il alla reprendre son service à l'armée des Pyrénées orientales auprès de Dugommier qui faisait le siège de Collioure, et se distingua de nouveau. Le 3 novembre 1794, il présenta à la Convention vingt-six drapeaux et deux guidons pris à l'ennemi. Ses discours à cette occasion furent d'un républicanisme pur et exalté.

De retour à l'armée, il se signala par d'autres exploits. Au siège de Puycerda, avec 600 hommes, il résista pendant dix heures à des forces décuples, vit la moitié de son monde et la plupart des officiers tués ou blessés, fut lui-même atteint d'une balle au bras et fait prisonnier. Rendu à la liberté à la paix avec l'Espagne, il alla rejoindre Napoléon Bonaparte en Italie, se battit bravement à Mondovi, fut nommé général de division le 10 juin 1796, commanda tour à tour à Milan et dans la Lombardie autrichienne. C'est lui qui emporta le château de Milan (messidor 1796), après 48 heures de tranchée ouverte.

Quelque temps après, le général Despinoy reçut la mission de détruire le fort de Fuentès et fut investi du commandement de la forteresse d'Alexandrie.

Vers ce temps, et pour des torts qui doivent avoir été graves, mais qui ne sont pas connus, Bonaparte retira sa confiance au général Despinoy, et le Directoire, refusant de faire droit à ses réclamations, le mit à la retraite le 13 octobre 1796.

Néanmoins Bonaparte, devenu premier Consul, lui confia, en 1801, le commandement de Perpignan, et en 1803, celui d'Alexandrie ; il le nomma membre, puis commandeur de la Légion d'honneur, mais jusqu'au dernier jour de son règne, il lui refusa un service d'activité réelle.

M. Despinoy rendit de vrais services à Alexandrie, en purgeant le pays des brigands qui l'infestaient. En quittant Alexandrie, en 1814, il ramena avec lui la garnison forte de 5 régiments, un bataillon de sapeurs et une compagnie de pionniers, et, en outre, 15 pièces d'artillerie et 32 caissons pleins de vivres. Le roi le créa en récompense chevalier de Saint-Louis et commandant de Strasbourg. Il interrompit ces fonctions pendant les Cent-Jours et les reprit au retour des Bourbons.

Chargé du commandement de la 1e division militaire (Paris) le 10 janvier 1816, le général Despinoy eut le triste avantage de faire oublier les violences de son prédécesseur le général Maison, de le faire regretter. Il appela sur lui les haines de tous les anciens soldats, envers lesquels il se montra d'un dureté inexorable. Le roi lui conféra le titre de comte le 2 mars 1816 et de commandeur de l'ordre de Saint-Louis le 3 mai suivant.

Le 21 janvier 1819, M. Despinoy fut mis en non-activité, mais le 23 janvier 1821, on lui confia la 20e division militaire (Périgueux), puis la 10e (Toulouse), enfin la 12e (Nantes). II fut en outre nommé, le 17 août 1822, grand officier de la Légion d'honneur.

Le général Despinoy se montra hostile à la Révolution de 1830. Il résista quelque temps à Nantes et tenta de soulever la Vendée.

Arrêté par les troupes du général Lamarque, il fut bientôt remis en liberté, et peu après admis à la retraite.

Source[modifier | modifier le code]

« Hyacinthe François Joseph Despinoy », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850,‎ 1852 [détail de l’édition]