Huriel

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Huriel
Donjon roman d'Huriel (la Toque)
Donjon roman d'Huriel (la Toque)
Blason de Huriel
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Allier
Arrondissement Montluçon
Canton Huriel
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Huriel
Maire
Mandat
Stéphane Abranowitch
2014-2020
Code postal 03380
Code commune 03128
Démographie
Population
municipale
2 609 hab. (2011)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 22′ 26″ N 2° 28′ 39″ E / 46.3738888889, 2.4775 ()46° 22′ 26″ Nord 2° 28′ 39″ Est / 46.3738888889, 2.4775 ()  
Altitude Min. 210 m – Max. 418 m
Superficie 34,92 km2
Localisation

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Huriel est une commune française, située dans le département de l'Allier en région d'Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Selon les calculs, Huriel est considérée comme l'une des 7 communes du Centre de la France.

Huriel est limitrophe avec 6 communes :

Rose des vents Chambérat La Chapelaude Rose des vents
Archignat N Domérat, Montluçon
O    Huriel[1]    E
S
Saint-Martinien Quinssaines

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Magieure, affluent de rive gauche du Cher. Le bourg d'Huriel domine le vallon de la Magieure, qui passe à quelques centaines de mètres au nord.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est située sur le sentier de grande randonnée de pays : Sur les pas des maîtres sonneurs.

Le centre-ville est traversé par la RD 916 reliant Boussac à Montluçon. La voie rapide RN 145 (RCEA) est située à proximité et est accessible par l'échangeur 41 situé sur la commune de Lamaids.

  • RD 40 : vers La Chapelaude
  • RD 71 : vers Chambérat
  • RD 114 : vers Vaux
  • RD 151 : vers Quinssaines
  • RD 605 : vers Domérat

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Humbaud le Vieux, sire d’Huriel, en latin Humbaldus Veteris (ou dit Humbaldus Uriacensis senior), est un chevalier respecté – miles uenerandus –, dont le nom évoque une ascendance franque, qui a épousé Déa de Bourbon, ce qui lie son destin à celui des Bourbons.

Adélaïs d’Huriel (vers 1040-après 1097), fille d’Humbaud, seigneur d’Huriel et de Dèce de Bourbon, mariée à Rainaud III d'Aubusson (vers 1025-30 mars 1069). Rainaud III d'Aubusson restitue le monastère de Roseilles à l’église collégiale de Saint-Yrieix-la-Perche.

Huriel est une ancienne ville close qui fut, autrefois, un lieu militaire stratégique qu'utilisèrent les Bourbons. La commune conserve aujourd'hui deux vestiges de son histoire : un donjon seigneurial et une église, jadis siège d'un prieuré bénédictin. Ces édifices remarquables, tous deux des XIe et XIIe siècles, sont classés monuments historiques.

À la Révolution, les anciennes paroisses de Neuvéglise et de Saint-Christophe furent fusionnées avec Huriel.

Au siècle dernier, un grand vignoble constituait la principale richesse de la commune d'Huriel et la quasi-totalité de la population vivait de la vigne, qui couvrait alors 1 200 hectares. En 1886, le phylloxéra a ravagé la vigne et, aujourd'hui, seuls une dizaine d'hectares subsistent, qui font partie du vignoble de la région de Montluçon.

Depuis la disparition de la vigne, la population d'Huriel est devenue essentiellement ouvrière et agricole.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1995 mars 2001 René Lambré    
mars 2001 mars 2008 Jane Galleazzi PS  
mars 2008 mars 2014 Gérard Bouricat PS  
mars 2014 en cours Stéphane Abranowitch[2]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 609 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 331 1 428 1 840 2 260 2 407 2 730 2 918 2 811 2 842
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 699 2 760 2 988 3 026 3 020 3 032 3 107 3 120 2 912
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 921 2 863 2 835 2 433 2 374 2 275 2 155 2 216 2 209
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 254 2 237 2 147 2 347 2 606 2 377 2 450 2 460 2 609
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage s’élevait à 28 231 €, ce qui plaçait Huriel au 19 151e rang des communes de plus de 49 ménages en métropole[5].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces : village d'artistes[modifier | modifier le code]

Depuis 2006, le village accueille des artistes et artisans d'art, sous l'impulsion de la communauté de communes[6].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et patrimoine bâti[modifier | modifier le code]

Huriel offre au visiteur un patrimoine d'un intérêt historique et architectural certain. La commune possède sur son territoire deux monuments remarquables :

  • L'église romane Notre-Dame d'Huriel[7] du XIe siècle, jadis siège d'un prieuré bénédictin. Le prieuré dépendait de la riche et puissante abbaye clunisienne de Déols, en Berry. L'architecture soignée de l'église mêle les influences berrichonnes (secretariae, passages berrichons, nef charpentée), auvergnates (clocher octogonal qui rappelle ceux des églises romanes majeures) et limousines (cordons de billettes qui courent autour des baies). Elle est classée Monument Historique depuis 1862.
  • Plus connu sous le nom populaire de « la Toque »[8],[9], en raison de son ancienne toiture en forme de toque pointue, le donjon roman d'Huriel est un des rares donjons quadrangulaires français, au même titre que ceux de Montrichard, Beaugency et Loches. Vestige de l'ancien château des seigneurs, entouré de fossés jusqu'au milieu du siècle dernier, il est entièrement construit en blocs de granit régional. Quatre campagnes de construction seront nécessaires pour parvenir à ce que sera le château d'Huriel au temps de sa splendeur (XVe ‑ XVIe siècle). Au XVe siècle, quatre tourelles sont ajoutées aux angles (deux subsistent aujourd'hui), reliées entre elles par des murs d'enceinte. Ayant essentiellement une vocation défensive, le château est laissé à l'abandon jusqu'en 1879 quand il est racheté par la commune. Il est classé Monument Historique depuis 1885 et abrite aujourd'hui un musée.

En outre :

  • Pont de Courtioux, sur le Bartillat. Pont médiéval (mais appelé localement « pont romain ») à deux arches et sans parapet.

Maison des sciences d'Huriel[modifier | modifier le code]

La maison des sciences d'Huriel est un lieu dans lequel on peut venir réaliser des expériences et découvrir des phénomènes dans les mathématiques, l'électricité, la mécanique, l'optique, l'acoustique, l'informatique… Parmi les expériences, on peut créer des étincelles avec une lime, des images de synthèse, des ombres chinoises, réaliser un aimant avec de l'électricité…

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Huriel Blason 3 gerbes de blé ou brosses d'or liées de gueule sur fond d'azur
Détails Ce sont celles de la famille de Brosse, seigneurs d'Huriel, armes parlantes qui représentent des fagots de broussaille, brosse désignant étymologiquement un lieu planté de broussaille. (Armorial des maisons d'Europe)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Pizon, Huriel, Moulins, Crépin-Leblond, 1945, 131 p., ill.
  • Pierre Pizon, La Toque d'Huriel, Yzeure, 1984, 86 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Huriel sur Lion 1906
  2. Liste des maires de l'Allier sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de l'Allier, 8 avril 2014 (consulté le 9 juin 2014).
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. [zip] Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011, Insee.
  6. Pablo Aiquel, « Comment se forger une identité de village d'artistes et d'artisans d'art », La Gazette,‎ 24 juin 2013.
  7. « Notice no PA00093123 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Église Notre-Dame
  8. Yves Bruand, Le château de Bourbon-l'Archambault, dans Congrès archéologique de France. 146e session. Bourbonnais. 1988, pp. 265-272, Société Française d'Archéologie, Paris, 1991
  9. « Notice no PA00093122 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Ancien château fort dit « La Toque »
  10. Mémorial GenWeb
  11. Source :Les fusillés de la Grande Guerre et la mémoire collective (1914-1999), Nicolas Offenstadt, Odile Jacob, 1999, p. 85