Human Rights in China

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Human Rights in China

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Cadre
Forme juridique ONG
But Promouvoir les droits de l'homme en République populaire de Chine
Zone d’influence Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Fondation
Fondation mars 1989
Fondateur Xiao Qiang
Identité
Siège New York[1]
Président Sharon Hom
Affiliation internationale FIDH
Méthode Plaidoyer
Publications China Rights Forum, Biweekly Chinese Journal (中国人权双周刊)
Site web http://www.hrichina.org/

Human Rights in China (HRIC ; chinois simplifié : 中国人权 ; chinois traditionnel : 中國人權 ; pinyin : Zhōngguó Rénquán) est une organisation non gouvernementale internationale, chinoise en exil[2], ayant des bureaux à New York, où est situé son siège, et à Hong Kong. Elle se donne comme objectif la promotion des droits de l'homme en République populaire de Chine et en Asie[3],[4],[5]. Diverses fondations dont la fondation américaine National Endowment for Democracy lui apportent leur soutien financier. HRIC est membre de la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme[6].

Fondation[modifier | modifier le code]

HRIC déclare avoir été fondée par des étudiants et des universitaires chinois en mars 1989[4],[2],[7]. Elle a son siège social et des bureaux à New York aux États-Unis, ainsi que des bureaux à Hong Kong[8]. Les premiers temps, elle partageait les locaux de Human Rights Watch[7].

Programmes[modifier | modifier le code]

Elle affirme mettre en application des programmes pour produire des changements institutionnels et systémiques en Chine, tout en mettant en œuvre des stratégies de défense de personnes en Chine[9],[3].

Financement[modifier | modifier le code]

HRIC est une association à but non lucratif qui dépend de dons de particuliers donnant droit à réduction d'impôt[10]. Selon Robert G. Sutter, professeur à l'université George Washington, elle n'accepte aucun financement lié à des conditions politiques[11].

Selon Gary Rodan, elle est soutenue financièrement par des ONG et des fondations : Open Society Institute, Droits et Démocratie, la Fondation européenne des droits de l'homme, Human Rights Watch, Asia Watch, etc. Chaque année, son budget augmente[12],[13].

Le site de la National Endowment for Democracy (NED) (en français Dotation nationale pour la démocratie), une fondation privée financée principalement par le Ministère américain des Affaires étrangères, indique en 2010 une subvention de 160 000 dollars pour HRIC[14]. En 1997, le président de la NED faisait état du soutien financier apporté par son organisation à HRIC[15].

En 2004, HRIC reçut 486 561 dollars de la NED pour mettre au point des indicateurs permettant d'évaluer le progrès de la Chine en matière de droits de l'homme[16].

Une bourse spéciale, la Robert L. Bernstein Fellowship in International Human Rights, créée en 2006 par la New York University School of Law, permet chaque année à un étudiant récemment diplômé de cette école de droit de s'engager dans un travail à temps complet pour les droits de l'homme au sein de HRIC[17].

Directeurs généraux[modifier | modifier le code]

De 1991 à 2002, le directeur général de HRIC était Xiao Qiang[18], qui a été vice-président du comité de direction du World Movement for Democracy (en), organisme créé à l'initiative de la NED, avant d'être directeur du China Internet Project. Il est membre du conseil d'administration de la Campagne internationale pour le Tibet, organisme financé par la NED, ainsi que rédacteur en chef de China Digital Times (en)[19].

Depuis 2002, le président de HRIC est Sharon Hom, professeur honoraire de droit à la Faculté de droit de l'Université de la Ville de New York. Elle est également membre du comité consultatif pour l'Asie de Human Rights Watch[20].

Activités[modifier | modifier le code]

Selon Fang Lizhi, membre du bureau et coprésident de Human Rights in China, celle-ci est engagée dans une approche indépendante, apolitique et intelligente[21].

HRIC rassemble des informations sur les infractions aux droits de l'homme et les détenus politiques en Chine et communique ces renseignements aux gouvernements et ONG occidentaux en leur demandant de faire davantage pression sur la Chine pour que celle-ci relâche les détenus politiques[22].

Activités en Chine[modifier | modifier le code]

HRIC apporte son soutien aux activistes et militants des droits de l'homme de Chine continentale en organisant des actions de sensibilisation de la communauté internationale[23],[24].

HRIC demande au gouvernement chinois de s'engager dans une réévaluation constructive des manifestations de la place Tiananmen de 1989 et la répression qui a suivi et à s'orienter vers de plus grandes réformes et la stabilité sociale. Les archives en ligne du 4 juin[25] sont un témoignage en langue chinoise des évènements de la place Tiananmen et du mouvement démocratique de 1989.

En soutenant des groupes en Chine continentale tels que les Mères de Tiananmen[26], HRIC met en perspective les appels des chinois pour réparation avec les débats internationaux actuels, comme la levée par l'Union européenne de l'embargo sur les ventes d'armes à la Chine[27]. HRIC soutient également Fill the square[28], une pétition en ligne visant à mobiliser les individus et les organisations à travers le monde pour soutenir les revendications des Mères de Tiananmen[29].

Activités hors de Chine[modifier | modifier le code]

Les initiatives de sensibilisation, les travaux d'analyse et les recommandations de HRIC contribuent aux discussions politiques multilatérales et bilatérales sur les droits de l'homme. HRIC propose des séances d'information et des rapports aux organes des Nations unies, aux conférences internationales, aux processus de l'OMC, et au dialogue Union Européenne-Chine[30]. En 2006, HRIC a présenté plus de 40 cas de victimes de violations des droits de l'homme au Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire ; 13 de ces cas ont été instruits et tous ont été jugés arbitraires[31].

HRIC se penche régulièrement sur la relation entre la responsabilité sociale des entreprises, le commerce et les droits humains à travers des rapports, des séances d'information et des présentations, contribuant ainsi à un cadre global qui respecte et promeut les droits de l'homme[32]. HRIC a publié une matrice de bonnes pratiques pour les entreprises des technologies de l'information qui interviennent en Chine[33] dans les domaines des technologies de l'information et de la communication (TIC), de la surveillance et de la sécurité.

Activités en ligne[modifier | modifier le code]

HRIC appuie l'activisme des citoyens chinois et favorise la libre circulation de l'information en Chine par la construction d'une plate-forme technologique qui utilise la technologie de serveurs proxy et un bulletin électronique bimensuel[34]. le projet comprend le développement de six sites Web inter-connectés avec des publications en ligne, des outils de responsabilisation et des ressources de sensibilisation[35].

Publications[modifier | modifier le code]

China Rights Forum est une revue semestrielle bilingue anglais / chinois éditée par HRIC. Depuis sa fondation en 1990, elle a couvert un éventail de questions concernant le développement des droits de l'homme en Chine. Il comprend des articles de chercheurs chinois, artistes, écrivains et activistes qui tentent de promouvoir la réforme démocratique, le droit du travail, la liberté d'expression et le droit des minorités religieuses et ethniques et des groupes défavorisés. Les archives des articles sont disponibles en ligne[36].

Biweekly Chinese Journal (chinois simplifié : 中国人权双周刊) est une revue bihebdomadaire en langue chinoise regroupant des analyses approfondies, des commentaires de l'actualité, des discussions théoriques, des articles de doctrine et des actualité censurées en Chine continentale. Les questions abordées incluent la torture et la corruption en Chine, la censure d'Internet et le système juridique chinois. La majorité des contributeurs et lecteurs sont des internautes de Chine continentale[36].

Daily News Brief est un résumé quotidien de l'actualité publié par HRIC[37].

HRIC publie également des rapports et des notes d'information sur des sujets intéressant les minorités ethniques, les femmes et les enfants, le contrôle des médias, le droit du travail et les secrets d'Etat, la réforme juridique et les troubles sociaux. HRIC édite également des rapports sur les droits de l'homme et les diffuse à des organismes multilatéraux, des médias, des décideurs politiques des gouvernements et des ONG[36].

Récompenses[modifier | modifier le code]

En 2005, HRIC a été récompensée pour son usage créatif et efficace de technologie par The Tech Museum of Innovation (en), un musée privé situé dans la Silicon Valley en Californie[38].

Refus d'accréditation[modifier | modifier le code]

En 1999, quand HRIC demanda un statut consultatif à l'ONU, le représentant de la Chine expliqua que HRIC représentait « un groupe de personnes responsables de délits qui sont recherchées en Chine et qui, mues par leur ressentiment contre ce pays, cherchent à en renverser le gouvernement »[2]. Le représentant chinois demanda un vote qui reçut 13 voix contre 3 (dont la France, les États-Unis et l'Irlande), et 2 abstentions. En conséquence, HRIC ne put obtenir cette accréditation[5].

En 2001, HRIC se vit également refuser une accréditation à la Conférence de Durban, à la suite de l'opposition de la Chine, en dépit d'une recommandation favorable du secrétariat de la Conférence[5].

En 2005, à la suite d'une « manœuvre procédurale de la République populaire de Chine », HRIC se vit refuser son accréditation au Sommet mondial de l'ONU sur la société de l'information (SMSI) par le secrétariat exécutif du Sommet en raison de son refus de communiquer le nom de ses donateurs anonymes[39].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Contact Us, sur le site Human Rights in China.
  2. a, b et c (en) Olivier de Frouville, Domesticating civil society at the United Nations, p. 71-115, in Pierre-Marie Dupuy, Luisa Vierucci (eds.), NGOs in International Law: Efficiency in Flexibility?, p. 83 : « probably the most important exiled Chinese NGO defending human rights. »
  3. a et b (en) Garry Rodan (en), Political Oppositions in Industrialising Asia, Asia Research Centre, p. 197.
  4. a et b (en) Our Mission and Approach, sur le site de Human Rights in China : « Human Rights in China (HRIC), founded by Chinese students and scholars in March 1989, is an international, Chinese, nongovernmental organization with a mission to promote international human rights and advance the institutional protection of these rights in the People’s Republic of China. »
  5. a, b et c (en) Anna-Karin Lindblom, Non-Governmental Organisations In International Law, p. 383 et 384.
  6. LDH, Visite officielle de M. Hu Jintao en France : les droits humains doivent enfin être abordés ! : « la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) et ses organisations membres, Human Rights in China (HRIC), International Campaign for Tibet (ICT) et la Ligue française des droits de l’homme (LDH). »
  7. a et b (en) William Korey, Ngos and the Universal Declaration of Human Rights: A Curious Grapevine, Palgrave Macmillan, 2001, 656 pages, p. 23 : « [...] Human Rights in China, an NGO founded by Chinese scientists and scholars in March 1989. Based in New York and initially sharing office space at Human Rights Watch headquarters, [...] ».
  8. (en) Contact Us, sur le site de Human Rights in China
  9. (en) CHINA'S OLYMPIAN HUMAN RIGHTS CHALLENGE, Human Rights Watch : « HRIC contributes uniquely to human rights work in China by implementing programs to generate institutional, systemic change in China while also engaging in critical advocacy strategies on behalf of individuals in China. »
  10. (en) Support our Work and Make a Donation Now!, sur le site de Human rights in China : « HRIC is a nonprofit 501(c)(3) organization. Your gift is tax-deductible to the extent allowed by law. »
  11. (en) Robert G. Sutter, U.S. policy toward China: an introduction to the role of interest, 1998 , p. 126 : « HRIC is a nonprofit organization, which depends solely on private, tax-deductible donations. It does not accept funding with any political conditions. »
  12. Garry Rodan op. cit., p. 202 : « Because of this non-party approach,20 the HRIC has gained support from the Soros Open Society, the International Centre for Human Rights and Democratic Development, the European Human Rights Foundation, Human Rights Watch, Asia Watch, etc. » et p. 164 :« The HRIC's budget has increased every year. »
  13. China Rights Forum (Ren Yu Ren Quan), Human Rights in China, volume 2007 : « HRIC is grateful to ♦ The Open Society Fund ♦ Olaf Palme Foundation ♦ Bette Bao lord ♦ ♦ European Human Rights Foundation for China's Democracy — Hong Kong Federation of Students ♦ James Seymour ♦ ♦ Robert Bernstein ♦ Robert James Foundation ... Larry Loeb ♦ Li Lu ♦ Human Rights Watch Ml[pas clair] HRIC'S members & friends for their generous support. »
  14. (en) Where we work, China, sur le site de la National Endowment for Democracy : « Human Rights in China, Inc. - $160,000 - To advance internationally recognized human rights in China and to facilitate the work of human rights groups in China in building an effective agenda for social, legal, and political development. HRIC will conduct research, engage in education and advocacy efforts, and produce print and electronic publications. »
  15. (en) The National Endowment for Democracy of US, South Asia Analysis Group Papers : « In his testimony of March 13,1997, before the House Sub-committee on International Operations and Human Rights, Mr. Gershman said: "There has been a doubling of resources spent in Asia (primarily China, Burma and Cambodia) […]. While the discretionary programmes and those of our affiliated labour institute support the activities of various pro-democracy networks, among them Human Rights in China [...]" »
  16. (en) James Peck, Ideal Illusions: How the U.S. Government Co-opted Human Rights, Macmillan, 2011, 384 p., p. 152 : « In the 1990s the NED granted it $1,133,000, and in 2004 it received $486,561 to develop "benchmark indicators to assess China's human rights progress" up to the Olympics. »
  17. (en) Robert L. Bernstein Fellowship in International Human Rights, Human Rights in China.
  18. (en) Susan Shirk (en), Changing Media, Changing China, Oxford University Press, 2010, (ISBN 0199779961), p. 257
  19. (en) Michael James Barker, Human Rights and Media Manipulation, op. cit. : « Prior to Hom’s appointment to Human Rights in China, the organization’s longstanding executive director – from 1991 to 2002 – was Qiang Xiao, who was formerly the vice-chair of the steering committee of the NED-initiated World Movement for Democracy, and presently acts as the director of the China Internet Project (at the University of California at Berkeley), sits on the board of advisors for the NED-funded International Campaign for Tibet, and is the chief editor of China Digital Times. »
  20. Michael James Barker, Human Rights and Media Manipulation, op. cit. : « Since 2002, Human Rights in China’s executive director has been Sharon Hom – an individual who also serves as a member of Human Rights Watch’s Asia Advisory Committee, and is an emerita professor of law at the City University of New York School of Law. »
  21. Garry Rodan, op. cit., p. 212 : « As Fang Lizhi, astrophysicist and human rights activist, comments: the HRIC is committed to an independent, non-political, and intelligent approach (Human Rights Tribune, Spring 1992). ».
  22. Garry Rodan, op. cit., p. 197 : « The CAD, the FDC, and the HRIC all collect information about prisoners and human rights abuses in China and send it to western governments and non-government organisations (NGOs), asking them to exercise more pressure on Beijing to release political prisoners. »
  23. « Graves accusations portées à l’encontre des activistes chinois : HRIC réclame de toute urgence le soutien de la communauté internationale », FIDH,‎ 22 mars 2011 (consulté le 26 janvier 2014)
  24. « "Les rassemblements du Jasmin" : Répression contre les activistes pro-démocratie et les défenseurs des droits de l'Homme en Chine », FIDH,‎ 10 mars 2011 (consulté le 26 janvier 2014)
  25. (en) « June 4th Archive », HRIC (consulté le 19 janvier 2014)
  26. « Justice et compensation pour toutes les familles des victimes du 4 juin », FIDH,‎ 6 juin 2011 (consulté le 17 janvier 2014)
  27. « Ventes d'armes à la Chine: HRIC choqué par Chirac », Le Nouvel Observateur,‎ 10 octobre 2004 (consulté le 18 janvier 2014)
  28. (en) « Fill the Square, support a call for truth and justice for the 1989 Tiananmen Square victims », HRIC (consulté le 18 janvier 2014)
  29. « République populaire de Chine : Tiananmen - Douze ans après Les Mères de Tiananmen réclament justice », Amnesty International,‎ 28 mai 2001 (consulté le 18 janvier 2014), p. 9
  30. (en) « Joint assessment of the EU-China Human Rights Dialogue and Legal Expert Seminars », FIDH,‎ 24 mars 2010 (consulté le 26 janvier 2014)
  31. (en) Take Action « China Rights Forum n°1 », HRIC,‎ 2007 (consulté le 19 janvier 2014)
  32. (en) « FIDH and HRIC Statement on Business and Human Rights », FIDH,‎ 9 juin 2010 (consulté le 26 janvier 2014)
  33. (en) « IT Best Practices Matrix », HRIC (consulté le 19 janvier 2014)
  34. (zh) « shuangzhoukan.hrichina.org », HRIC (consulté le 19 janvier 2014)
  35. (en) « Human Rights In China », The Tech Museum of Innovation (consulté le 26 janvier 2014)
  36. a, b et c (en) « HRIC Publications », HRIC (consulté le 17 janvier 2014)
  37. (en) « Daily News Brief (DNB) », HRIC (consulté le 17 janvier 2014)
  38. (en) Twenty Five Global Innovators Named as 2005 Tech Museum Awards Laureates, The Tech Museum.
  39. Lettre ouverte du Caucus des Droits de l'Homme - Rejet de l'accréditation au SMSI pour Human Rights in China (HRIC) - Appel pour des garanties de procédure pour éviter le règne de l'arbitraire, sur le site IRIS, 22 septembre 2005.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]