Huile de synthèse

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La base lubrifiante d'une huile de synthèse est obtenue par synthèse chimique à partir de molécules judicieusement sélectionnées, ou par hydrocraquage d'une huile minérale. Cette base synthétique est un mélange constitué de molécules nobles de tailles homogènes.

Il est à signaler que, sauf en Allemagne, il n'existe pas de définition précise du terme « huile de synthèse »[1].

Définitions[modifier | modifier le code]

Les huiles synthétiques sont apparues durant la Seconde Guerre mondiale.

L'huile de synthèse correspond à la qualité maximale pour la lubrification des moteurs : elle est très employée en compétition automobile, par exemple.

Très polyvalente (multigrade), elle peut être utilisée à très basse ou haute température. Par exemple, une huile synthétique de grades 10W40 est stable, peu sensible à la température : sa viscosité varie peu avec la température. Ses performances lubrifiantes sont conservées des très basses (jusqu'à −50 °C) aux très hautes températures (indispensable pour les moteurs turbocompressés).

Du fait de sa haute qualité intrinsèque, elle contient moins d'additifs que les autres types d'huile ; elle montre une meilleure stabilité d'origine et s'use moins vite qu'une huile minérale, dont la base est un mélange de milliers d'hydrocarbures de différentes tailles.

Son principal défaut est son prix, le plus élevé. Une huile semi-synthétique, mélange d'une minérale et d'une synthétique, offre un compromis entre qualité et coût.

Fréquence des vidanges d’une huile moteur[modifier | modifier le code]

  • Une huile synthétique a une durée de vie supérieure à une huile minérale.
  • La fréquence des vidanges dépend de plusieurs facteurs : utilisation du véhicule (surtout en ville), mode de refroidissement du moteur, condensation d'eau[1] pendant l'immobilisation qui arrive à se mélanger à l'huile, etc.

Ainsi, il est conseillé de vidanger un moteur (et de remplacer éventuellement le filtre à huile) dont le lubrifiant a séjourné plus d'une dizaine de mois (parfois plus de six mois[2]) dans le bloc, même sans avoir fait un gros kilométrage ou usage.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b J. Ayel, M. Born, Lubrifiants et fluides pour l'automobile, Publications de l'Institut français du pétrole, p. 118, 89, Éd. Technip, Paris, 1998. (ISBN 2710807289). Google Livres
  2. Pour le cas de certaines tondeuses à gazon.

Voir aussi[modifier | modifier le code]