Huile de cajeput

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L'huile de cajeput est une huile essentielle extraite de plusieurs arbres de la famille des Myrtacées. Distillée en Asie du Sud-Est, elle était jadis très utilisée pour ses vertus médicinales, notamment dans le baume du tigre.

Dénominations[modifier | modifier le code]

Oleum cajeput. Oleum cajaputi. Oleum cajepoet. Oleum kajuput. Oleum melaleucae leucodendri aethereum. Oleum carvi. Oleum Wittnebianum. Oleum cajaputi aethereum. Oleum cajeputi. Oleum cajupoeti. Oleum cajoupoul. Oleum kajeputi. Oleum volatile melaleucae leucoileudri. = Kajeputöl. Cajapulöl. Cajopuliöl. Cajepulöl. Huile de Cajaput. Huile de Cajoupouli. Huile volatile de Cajapul. Huile essentielle de Cajeput[1]

Description[modifier | modifier le code]

On la prépare dans les Moluques en distillant les feuilles sèches de Melaleuca leucadendra. Le nom de cajeput signifie, dans le langage du pays, « arbre blanc ». Ce nom est tiré du contraste de la couleur noirâtre du tronc avec la couleur blanchâtre des rameaux dans l'espèce la plus employée. L'huile de cajeput est fournie par plusieurs espèces de Melaleuca, de la famille des Myrtacées. Quelques espèces voisines peuvent également en fournir, et, en particulier les Melaleuca cajuputi et latifolia(?). Elle est distillée sur l'île de Buru, et aussi Seram et Ambon, Banda, Sulawesi.

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est vers le commencement du XVIIIe siècle siècle que l'huile de cajeput a été connue en Europe, et Lochner serait le premier qui en ait parlé, en 1717 avec [2] (avec le missionnaire Valentyn et le marchand Georg Everhard Rumphius de Hanau. Friedrich Hoffmann y fait allusion dans ses Observations physiques et chymiques en 1754 [3]; depuis cette époque, c'est presque exclusivement en Allemagne que l'huile de cajeput a été employée sous le nom d ' Huile de Wittneben[4]. Le voyageur français Jacques Labillardière, de passage sur l'île de Buru en 1792, décrit sa distillation.

On lui attribuait au XIXe siècle de très nombreuses vertus thérapeutiques (maux de dents, coliques, fièvres résistant au quinquina, choléra, affections nerveuses, hystérie, épilepsie, coma, rhumatismes, paralysie) et elle était utilisée comme antispamodique. Elle était une panacée pour les Malais et utilisée aussi en Chine, en Inde et à Java. Elle était aussi utilisée pour la conservation des étoffes et des herbiers et pour chasser les insectes. Elle entre dans la composition du baume du tigre.

Préparation ancienne[modifier | modifier le code]

« Le seul usage que l'on fait de ces arbres est de distiller leurs feuilles et leurs pousses, pour en obtenir l'huile essentielle connue sous le nom d'huile de Cajeput. On ramasse ces feuilles; on les met, en sac, où on leur laisse subir une sorte de fermentation pendant un jour ou deux, puis on les fait infuser, pendant une nuit, dans de l'eau qu'on distille ensuite. Une sachée ne donne pas plus de quelques drachmes de cette huile, qui est épaisse, visqueuse, verdâtre et d'une odeur très forte que nous trouvons analogue au camphre, et que Rumphius dit être semblable à celle du cardamome, à tel point, qu'on a vendu leur huile essentielle pour celle de Cajeput ; d'autres la comparent à celle deromarini On la rectifie par une nouvelle distillation, et alors elle est limpide, ténue, légère, d'un vert clair »

Composition[modifier | modifier le code]

Les composants majeurs[5]de cette huile (cajeputi oleum) sont le cinéol (Eucalyptol, C10H16O) (cajeputene hydrate, cajeputol C10H18O)[6], le terpinéol (C10H18O), l'acide acétique, des terpènes et du laevo-pinène. Une fraction de cette huile contient de l'aldéhyde valérique, et benzoïque aldéhyde[7],[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Handwörterbuch der chemisch-pharmazeutischen, technisch-chemischen Ernst Friedrich Anthon
  2. (App. ad ephem. nat. car. , cent. 5 et 6, p. 157)
  3. Livre I Observation IV
  4. Von WITTNEBEN, pasteur allemand qui avait longtemps résidé à Batavia et qui passe pour l'avoir découverte.
  5. Source : Henriette Herbal's
  6. (Blanchet, 1833; Wallach, 1884)
  7. (Voiry, 1888).
  8. Gildemeister and Hoffmann, Die Aetherischen Oele, 1899.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]