Hugues le Noir

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Les pagi bourguignons au IXe siècle.

Hugues le Noir († 17 décembre 952), fut comte d'Outre Saône[1], de Mâcon[2], d'Autun[3], comte et marquis de Provence en 936[4] et un duc en Bourgogne (franque) de 923 à 952[1],[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

C'est le second fils de Richard le Justicier, duc des Bourguignons, et d'Adélaïde, fille de Conrad II, comte d'Auxerre et marquis de Transjurane. Comme son frère Raoul est destiné à recueillir l'essentiel de l'héritage paternel, il semble s'être mis au service de plusieurs cours voisines.

Avant 914, il est pourvu du comté de Varais, situé à proximité de Besançon. Selon certain[5], il s'agit d'un héritage paternel. Il se constitue ensuite un important domaine entre Le Lyonnais et les comtés d'Outre-Saône (future Franche-Comté) dans les années qui suivent[3], avec l'assentiment de Louis III l'Aveugle, roi de Basse-Bourgogne (ou Bourgogne Cisjurane), son cousin germain, qui le qualifie de Hugo inclitus comes et marchio, nosterque fidelis et propinquus[6] dans une charte de 920. Comme ses domaines d'Outre-Saône se trouvent également sur le royaume de Haute-Bourgogne (ou Bourgogne Transjurane), il a probablement l'assentiment d'un autre cousin germain, Rodolphe II, roi de Haute Bourgogne, puis des Deux-Bourgogne en 934.

Avec son frère Raoul, duc des Bourguignons, il combat Charles III le simple, roi de France et bat le favori de ce dernier, Haganon, en juin 922[3]. Les grands du royaume proclament alors la déchéance de Charles le Simple et élisent roi le robertien Robert Ier. L'année suivante, ce dernier est tué à la bataille de Soissons et les grands du royaume élisent son frère Raoul comme roi des Francs. Raoul doit alors se dessaisir de ses fiefs, qu'il transmet à son frère Hugues. En 931, le roi de Bourgogne le nomme marquis de Lyon et comte de Mâcon[1],[3].

À la mort de son beau-frère Raoul, Hugues le Grand, duc des Francs et fils de Robert Ier, inquiet de sa puissance territoriale, fait monter sur le trône Louis IV d'Outremer, fils de Charles le Simple, et lui impose de partager le duché de Bourgogne, et il perd notamment les comtés de Troyes, de Langres et de Sens. Hugues le Noir refuse de reconnaître Louis d'Outremer comme roi, et ne l'accepte qu'à l'automne 938[1],[3]. À cette époque, le roi Rodolphe II de Bourgogne l'avait fait comte et marquis de Provence, mais il semble que ce soit un titre purement nominal, car c'est le comte Hugues d'Arles qui détient le pouvoir en Provence[1].

On ne lui connaît pas d'épouse ni de postérité[7]. Il meurt le 17 décembre 952 et est inhumé à Besançon. Son principal lieutenant, Gilbert de Chalon, lui succède.

Généalogie[modifier | modifier le code]

 
 
 
 
 
Bivin
comte
 
 
 
 
 
 
Conrad II
marq. Transjurane
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Boson
roi de Provence
 
 
 
Richard le Justicier
duc Bourguignons
 
Adélaïde
 
Rodolphe Ier
r. Haute-Bourgogne
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Louis III l'Aveugle
r. Basse-Bourgogne
 
Ermengarde
x Manassès
 
Raoul
duc Bourguignons
roi des Francs
 
Hugues le Noir
duc Bourguignons
 
Rodolphe II
r. Haute-Bourgogne
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Gilbert de Chalon
cte principal
des Bourguignons
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Hugues le Noir sur le site de la Fondation pour la généalogie médiévale
  2. selon la Foundation for Medieval Genealogy, probablement en compétition avec le duc Acfred d'Aquitaine.
  3. a, b, c, d, e et f Christian Settipani, La Préhistoire des Capétiens (Nouvelle histoire généalogique de l'auguste maison de France, vol. 1), éd. Patrick van Kerrebrouck,‎ 1993 (ISBN 2-9501509-3-4), p. 384-385.
  4. selon la Foundation for Medieval Genealogy, il est cependant probable que ce ne soit qu'un titre, le pouvoir effectif étant entre les mains du comte Hugues d'Arles.
  5. Maurice Chaume, Les origines du duché de Bourgogne, vol. 1, Dijon,‎ 1925, p. 381.
  6. Hugues, illustre comte et marquis, notre fidèle et parent (Foundation for Medieval Genealogy).
  7. Maurice Chaume (Les origines du duché de Bourgogne) lui attribue comme femme une Ermengearde, veuve de Bérillon, comte de Vienne, et une fille mariée à son successeur Gilbert de Mâcon, mais cette hypothèse est chronologiquement impossible.