Hugues Ier de Rouergue

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Hugues Ier de Rouergue né vers 986, décédé après 1053 fut comte de Rouergue (v. 1010-v. 1053).

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Raymond III de Rouergue.

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Le comte Hugues épouse une dame dénommée Foy, que certains généalogistes font fille d'un comte de Cerdagne, dont il eut :

  • Berthe, comtesse de Rouergue, mariée avant 1051 avec Robert II, comte d'Auvergne

Des généalogistes lui attribuent aussi hypothétiquement :

  • Foy (en latin, Fides) (attestée en 1072/73 ou 1077/78), mariée avec Bernard (ou Bernard Bérenger), vicomte de Narbonne. Cette vicomtesse de Narbonne est connue par une charte, datée de 1072-1073[1] ou 1077-1078[2] selon les éditeurs, par laquelle elle donne à l’abbé de Moissac l’église Saint-Pierre de Sermur[3] et d’autres biens situés dans le diocèse de Rodez[4]. S’appuyant sur la localisation de ces biens qui plaide en faveur d’une origine rouergate ainsi que sur son nom, les auteurs de l’Histoire générale de Languedoc ont suggéré d’en faire une fille puînée de Hugues, comte de Rouergue et de son épouse Foy[5]. Reprenant cette idée, Thierry Stasser fait de plus remarquer que cette filiation expliquerait l’apparition du prénom Hugues dans la famille vicomtale narbonnaise[6]. Cependant, la dévolution du comté de Rouergue à Raymond de Saint-Gilles après la mort sans enfant de la prétendue sœur aînée de Foy, la comtesse Berthe, suggère que cette dernière n’avait aucun héritier collatéral[7]. Plus récemment, Jérôme Belmon a proposé de faire de Foy une sœur de Richard II, vicomte de Millau, lui-même marié à Rixinde de Narbonne, sœur du vicomte Bernard[8], mais Christian Settipani refuse cette filiation pour des raisons de chronologie[9].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Régis de La Haye, Recueil des actes de l'abbaye de Moissac, [680]-1175, Maastricht/Moissac, 2011 [lire en ligne], p. 142, acte no 94 et note 4; Jacques Bousquet, Le Rouergue au premier Moyen Âge (vers 800-vers 1250): Les pouvoirs, leurs rapports et leurs domaines, Rodez, Société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron, 1992, p. 593 et 600 note 20.
  2. Claude Devic et Joseph Vaissète (et Ernest Roschach), Histoire générale de Languedoc, vol. 5 : 878-1165 (preuves), 3e édition, Toulouse, Privat, 1875, col. 633-635, no 327-CCLXIX. [lire en ligne]
  3. Aveyron, arr. Rodez, canton de Baraqueville-Sauveterre, commune Camboulazet, selon Jean Dufour, Les évêques d’Albi, de Cahors et de Rodez, des origines à la fin du XIIe siècle, Paris, Éditions du CTHS, 1989, p. 83 note 139
  4. Elle incite aussi le prêtre Hugo Stephani à procéder à une donation semblable : Régis de La Haye, Recueil des actes de l'abbaye de Moissac, [680]-1175, Maastricht/Moissac, 2011 [lire en ligne], p. 143, acte no 95
  5. Claude Devic et Joseph Vaissète (et Ernest Roschach), Histoire générale de Languedoc, vol. 3 : 878-1165, 3e édition, Toulouse, Privat, 1872, p. 314, 426. [lire en ligne]
  6. Thierry Stasser, « La maison vicomtale de Narbonne aux Xe et XIe siècles », Annales du Midi, t. 204, 1993, p. 500 note 64.
  7. (en) Charles Cawley, « Toulouse Nobility », sur Medieval Lands, Foundation for Medieval Genealogy,‎ 2006-2014 (consulté le 7 septembre 2013)
  8. Jérôme Belmon, « Les vicomtes de Rouergue-Millau (Xe-XIe siècles », Positions des thèses soutenues par les élèves de la promotion 1992, Paris, École nationale des chartes,‎ 1992, p. 27-28. (lire en ligne).
  9. Christian Settipani, La Noblesse du Midi Carolingien, Oxford, Linacre College, Unit for Prosopographical Research, coll. « Prosopographica et Genealogica »,‎ 2004, 388 p. (ISBN 1-900934-04-3), p. 137