Hugues Ier de Chypre

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Hugues Ier de Lusignan (11931218), est un roi de Chypre de 1205 à 1218, fils d'Amaury II de Lusignan, roi de Chypre et de Jérusalem, et d'Echive d'Ibelin.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dès sa naissance, il est fiancé à Philippe, fille d’Henri II de Champagne, roi de Jérusalem, et d’Isabelle de Jérusalem, tandis que ses deux frères sont fiancés aux deux sœur d’Alix. Le but de ces fiançailles est de rapprocher les deux royaumes, quelque peu brouillés depuis l’éviction de Guy de Lusignan du royaume de Jérusalem. Mais Henri de Champagne meurt peu après, en 1197, Amaury II de Lusignan est choisi par les barons pour devenir roi de Jérusalem et les fiançailles sont oubliées[1].

Amaury II meurt à son tour le 1er avril 1205, et les deux royaumes sont de nouveau séparés. Marie de Montferrat, fille de Conrad de Montferrat et d’Isabelle de Jérusalem, monte sur le trône de Jérusalem sous la régence de Jean d’Ibelin, tandis qu’Hugues Ier montre sur le trône de Chypre, sous la régence de Gautier de Montbéliard[2].

Gautier de Montbéliard se montre un régent fidèle, mais dur et cupide et qui profite de la régence pour s’enrichir ; il semble qu’il réduisit le train de vie du jeune roi. Vers 1206/1207, Il conduit une expédition à Satalie pour secourir son seigneur, Aldobrandini, menacé par les Turcs. Afin de resserrer les alliances entre les deux royaumes, les deux régents de Jérusalem et de Chypre organisent le mariage d’Henri Ier, qui est célébré en septembre 1210, non pas avec son ancienne fiancée, mais avec la sœur de cette dernière, Alix de Champagne-Jérusalem. Philippe, qui n’est pas encore mariée et dont on ne sait pas pourquoi elle est évincée, épousera en 1213 un seigneur champenois, Érard de Brienne, seigneur de Ramerupt[3].

Malgré sa cupidité, Gautier de Montbéliard hâte l’émancipation du roi, qui se fait en 1210, mais ce dernier le disgrâce, lui confisque ses biens et l’exile. Gautier se rend à Saint-Jean-d’Acre où il reçoit le meilleur accueil, ce qui cause une tension entre les deux royaumes[4].

Hugues est un roi dur et tyrannique, souvent emporté et violent, mais dont les colères ne durent pas, nous dit le continuateur de la chronique de Guillaume de Tyr. Un conflit l’oppose au pape Innocent III à propos de la nomination des évêques, Hugues Ier doit consentir à laisser le libre choix aux chapitres, mais les successeurs d’Hugues interviendront de nouveau dans les élections. Afin d’assurer une défense militaire de son île, Hugues favorise l’implantation des ordres du Temple et de Saint-Jean de l’Hôpital[5].

En 1213, c’est un litige l’oppose au patriarche latin de Constantinople, ce dernier voulant placer l’Église de Chypre sous son autorité. Après discussion lors du IVe concile de Latran, l’église de Chypre garde son indépendance[6].

Au début de l’année 1218, sa demi-sœur Mélisende de Lusignan épouse le prince Bohémond IV d’Antioche. Peu après les festivités, Hugues tombe malade et meurt à Tripoli le 10 janvier 1218[7].

Mariage et enfants[modifier | modifier le code]

Il avait épousé en 1210 Alix de Champagne (11951246), fille d’Henri II de Champagne, roi de Jérusalem, et d’Isabelle de Jérusalem, qui donne naissance à :


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Grousset 1936, p. 171.
  2. Grousset 1936, p. 216-8.
  3. de_Mas_Latrie 1861, p. 170-177.
  4. Grousset 1936, p. 218.
  5. de_Mas_Latrie 1861, p. 182.
  6. de_Mas_Latrie 1861, p. 192-1.
  7. de_Mas_Latrie 1861, p. 195-6.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]