Hubert et Marie-Charlotte Saint Girons

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Hubert Saint Girons né à Paris en 1926 et décédé à Bohallard (44) en 2000 est un histologiste et herpétologiste français, Directeur de recherche au CNRS, spécialiste des viperidae européens. Il a également étudié les lézards et serpents du monde entier lors de nombreuses missions à l’étranger ou dans les Territoires d'outre mer : Maroc, Cambodge, Nouvelle-Calédonie, Californie, Australie et Nouvelle-Zélande... Il est élu membre honoraire de la Royal Society of New Zealand en 1978[1]. Deux espèces ont été nommées en son honneur : Laticauda saintgironsi en 2005 et Oligodon saintgironsi en 2008.

Il a publié près de 200 articles ; ses principaux sujets d’études sont la thermorégulation des reptiles, l’organe de Jacobson, l’écologie des serpents marins, la morphologie comparative de l’hypophyse des squamates, les rythmes d’activité circadiens chez les reptiles[2]...

Marie-Charlotte Saint Girons née Kesseler à Brest en 1923 et décédée à Paris en 1995 est une géographe et mammalogiste française, Maître de recherche au CNRS, spécialiste des petits mammifères d’Europe. Elle a présidé la Société française pour l'étude et la protection des mammifères (SFEPM) de sa création en 1977 jusqu’en 1994. Elle a souvent accompagné Hubert dans ses missions, notamment dans le Haut Atlas marocain et en Nouvelle-Zélande.

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Leurs carrières sont inséparables, chacun participant aux recherches de l’autre et nombre de leurs travaux sont cosignés. Étudiants à Rennes dans les dernières années de la Deuxième Guerre mondiale, ils s’y sont mariés en 1945. Pendant les cinquante années suivantes, ils ont partagé un laboratoire, tout d’abord à Paris, au Laboratoire d’évolution des êtres organisés, Boulevard Raspail, sous la direction de Pierre-Paul Grassé, puis au Laboratoire d’écologie du Muséum national d'histoire naturelle de Brunoy, mais ils travaillent en extérieur six mois de l’année, entre deux périodes d’hibernation des sujets de leurs études, grâce aux terrariums installés dans le parc de la maison familiale de Bohallard, en Loire Atlantique. En 1969 ils quittent Brunoy. Hubert reprend le laboratoire de l’histologiste Manfred Gabe, Boulevard Raspail, tandis que Marie Charlotte est accueillie au MNHN.

Quelques publications[modifier | modifier le code]

  • Saint Girons, H. ; Saint Girons, M. C. 1956 : Cycle d’activité et thermorégulation chez les reptiles (lézards et serpents). Vie & Milieu 7: 133 – 226.
  • Gabe, M. ; Saint Girons, H. 1964 : Contribution à l’histologie de Sphenodon punctatus Gray. Paris, Éditions du CNRS, 149 p.
  • Saint Girons, H. 1972 : Les Serpents du Cambodge, Volume 74, Mémoires du Muséum national d'histoire naturelle,170 pages.
  • Saint Girons, M.-C. 1973 Les Mammifères de France et du Benelux (faune marine exceptée). Paris (Doin), 481 p.
  • Saint Girons, H. 1980 : Thermoregulation in reptiles with special reference to the tuatara and its ecophysiology. Tuatara 24 : 59 – 80.
  • Saint Girons, M.-C. 1989 : Les mammifères de France, Sang de la terre, 250 p.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

  • Biographies détaillées dans Contribution to the History of Herpetology, Kraig Adler, 2 vol., Society for the Study of Amphibians and Reptiles, 2007 & 2012.
  • Lescure, J. 2001, In memorium Hubert Saint Girons (1926-2000), Bulletin de la Société Herpétologique de France, 98. 57-60.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.royalsociety.org.nz/publications/reports/yearbooks/year2000/obituaries/hubert-saint-girons/
  2. Kraig Adler, Contribution to the History of Herpetology, Society for the Study of Amphibians and Reptiles, 2 vol., 2007 & 2012, pp. 219-220.