Hubert Amyot d'Inville

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Hubert Amyot d'Inville
Naissance
Beauvais
Décès
Italie
Allégeance Drapeau de la France France libre
Grade Capitaine de frégate
Années de service 1944
Conflits Seconde Guerre mondiale
Distinctions Compagnon de la Libération

Hubert Amyot d'Inville, né en 1909 à Beauvais et mort le à Montefiascone, dans le Latium en Italie, est un des premiers Français libres de l'été 1940.

Surnommé l'Astuce et toujours accompagné de son chien Bob, Hubert Amyot d'Inville est une des grandes figures des FNFL, indissociable de l'histoire du 1er régiment de fusiliers marins.

Biographie[modifier | modifier le code]

La famille Amyot d'Inville, s'installa au château de la Morandière à Louvigné-de-Bais (Ille-et-Vilaine), en 1936. Trois des fils ont péri pendant la Seconde Guerre mondiale.

Officier de la marine marchande, Hubert Amyot d'Inville est mobilisé début 1940 et participe à l'évacuation de Dunkerque, mais le dragueur de mine qu'il commande est alors coulé. Rescapé, il rallie l'Angleterre et la France libre. Il s'engage le 1er juillet 1940 dans les Forces navales françaises libres et devient le second de Robert Détroyat qui forme le 1er Bataillon de fusiliers marins. Il participe à l'opération sur Dakar, puis au ralliement du Gabon, et à la Campagne de Syrie pendant laquelle il est grièvement blessé devant Damas, le 17 juin 1941 tandis que Détroyat est tué dans des conditions obscures.

Amyot d'Inville devient alors chef du 1er bataillon de fusiliers marins avec lequel il prend part à la bataille de Bir Hakeim puis à celle d'El Alamein et à la campagne de Tunisie. En 1943, Amyot d'Inville transforme son bataillon en régiment de reconnaissance blindée de la 1re DFL qui prend part à la campagne d'Italie. Le , la jeep du capitaine de frégate Amyot d'Inville saute sur une mine devant Montefiascone tuant le capitaine.

Décorations[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Louvigné-de-Bais

Les frères Amyot d'Inville[modifier | modifier le code]

Les trois frères d'Hubert Amyot d'Inville se sont également illustrés pendant la Seconde Guerre mondiale :

  • Abbé Gérald Amyot d'Inville (1910-1945), entré en Résistance en janvier 1941 sous le pseudonyme de Lejeune. Il crée une section FFI à Béthune, en liaison avec un réseau de résistance belge. Il participa également à la réception de parachutages d'armes. Le 13 décembre 1943, il est arrêté par la Gestapo à Paris. Interrogé à Creil par les Allemands, il est incarcéré au camp de Royallieu, à Compiègne, jusqu'en janvier 1943. Le 27 janvier 1943, il est déporté à Buchenwald (matricule 44 372). Il est transféré à Dora, à Wieda, à Ellrich puis de nouveau transféré à Wieda. Découvert dans l'exercice de son apostolat, il fut roué de coups, il mourut le 29 janvier 1945 à Ellrich.
  • Guy Amyot d'Inville, capitaine dans le 7e régiment de cuirassiers. Jeune aspirant, grièvement blessé dans son char calciné pendant la Bataille de France de 1940. Il fut fait, prisonnier, le 5 juin 1940, à Oissy (Somme) et ne fut libéré qu’à la fin de la guerre. C'est le seul des frères Amyot d'Inville qui survécut à la guerre. Il se vit décerner une citation à l’ordre du Corps d’armée.

Hommage posthume[modifier | modifier le code]

  • Beauvais : un des boulevards de la ville porte le nom de boulevard Amyot d'Inville.
  • Louvigné-de-Bais :
    • la principale rue du village porte le nom de rue des Frères Amyot-d'Inville;
    • leurs noms sont inscrits sur le monuments aux morts de la commune.
  • En 1974, un aviso de la Marine nationale porta le nom d'Amyot d'Inville en l'honneur des quatre frères. Cet aviso fut désarmé en 1999.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]