Hubert Amyot d'Inville

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Hubert Amyot d'Inville
Naissance 1er août 1909
Beauvais
Décès 10 juin 1944
Italie
Allégeance Drapeau de la France France libre
Grade Capitaine de frégate
Années de service 1944
Conflits Seconde Guerre mondiale
Distinctions Compagnon de la Libération

Hubert Amyot d'Inville, né en 1909 à Beauvais et mort le 10 juin 1944 à Montefiascone, dans le Latium en Italie, est un des premiers Français libres de l'été 1940.

Surnommé l'Astuce et toujours accompagné de son chien Bob, Hubert Amyot d'Inville est une des grandes figures des FNFL, indissociable de l'histoire du 1er régiment de fusiliers marins.

Biographie[modifier | modifier le code]

Officier de la marine marchande, il est mobilisé début 1940 et participe à l'évacuation de Dunkerque, mais le dragueur de mine qu'il commande est alors coulé. Rescapé, il rallie l'Angleterre et la France libre. Il s'engage le 1er juillet 1940 dans les Forces navales françaises libres et devient le second de Robert Détroyat qui forme le 1er Bataillon de fusiliers marins. Il participe à l'opération sur Dakar, puis au ralliement du Gabon, et à la Campagne de Syrie pendant laquelle il est grièvement blessé devant Damas, le 17 juin 1941 tandis que Détroyat est tué dans des conditions obscures.

Amyot d'Inville devient alors chef du 1er bataillon de fusiliers marins avec lequel il prend part à la bataille de Bir Hakeim puis à celle d'El Alamein et à la campagne de Tunisie. En 1943, Amyot d'Inville transforme son bataillon en régiment de reconnaissance blindée de la 1re DFL qui prend part à la campagne d'Italie. Le 10 juin 1944, la jeep du capitaine de frégate Amyot d'Inville saute sur une mine devant Montefiascone tuant le capitaine.

Décorations[modifier | modifier le code]

Les frères Amyot d'Inville[modifier | modifier le code]

L'ancien aviso Amyot d'Inville, du nom des quatre frères.

Ses trois frères se sont également illustrés pendant la Seconde Guerre mondiale :

  • Jacques Amyot d'Inville (1908-1943), capitaine dans le 3e régiment étranger d'infanterie, tué en Tunisie ;
  • Abbé Gérald Amyot d'Inville (1910-1945), entré en Résistance en janvier 1941 sous le pseudonyme de Lejeune. Il crée une section FFI à Béthune, en liaison avec un réseau de résistance belge. Il participa également à la réception de parachutages d'armes. Le 13 décembre 1943, il est arrêté par la Gestapo à Paris. Interrogé à Creil par les Allemands, il est incarcéré au camp de Royallieu, à Compiègne, jusqu'en janvier 1943. Le 27 janvier 1943, il est déporté à Buchenwald (matricule 44 372). Il est transféré à Dora, à Wieda, à Ellrich puis de nouveau transféré à Wieda. Découvert dans l'exercice de son apostolat, il fut roué de coups, il mourut le 29 janvier 1945 à Ellrich.
  • Guy Amyot d'Inville, capitaine dans le 7e régiment de cuirassiers. Jeune aspirant, grièvement blessé dans son char calciné pendant la Bataille de France de 1940. Il fut fait, prisonnier, le 5 juin 1940, à Oissy (Somme) et ne fut libéré qu’à la fin de la guerre. C'est le seul des frères Amyot d'Inville qui survécut à la guerre. Il se vit décerner une citation à l’ordre du Corps d’armée.

Hommage posthume[modifier | modifier le code]

Tous quatre ont donné leur nom à l’Amyot d'Inville, un aviso de la Marine nationale désarmé en 1999.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]