House of Cards (série télévisée, 2013)

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House of Cards

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Logo original de la série

Titre original House of Cards
Autres titres
francophones
Le Château de cartes (Québec)[1]
Genre Politique
Thriller
Création Beau Willimon
Acteurs principaux Kevin Spacey
Robin Wright
Kate Mara
Corey Stoll
Kristen Connolly
Musique Jeff Beal
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Chaîne d'origine Netflix
Nb. de saisons 3
Nb. d'épisodes 39
Durée env. 55 min.
Diff. originale – en production
Site web Site officiel

House of Cards ou Le Château de cartes au Québec (House of Cards) est une série télévisée américaine créée en 2013 par Beau Willimon. Produite par David Fincher, Kevin Spacey, Eric Roth, Andrew Davies et Michael Dobbs (en), elle est l'adaptation de la série britannique homonyme, elle-même adaptée du roman de Michael Dobbs.

Première série originale de Netflix, elle est diffusée simultanément en version originale anglaise et en version française québécoise à partir du sur Netflix[2]. En Belgique, elle est diffusée sur BeTV à partir du 14 février 2013, puis sur La Deux à partir du 20 avril 2014[3]. En France, la série est diffusée sur Canal+ depuis le 29 août 2013[4].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Frank Underwood, élu démocrate à la Chambre des représentants et whip de la majorité, a aidé Garrett Walker à devenir président des États-Unis en échange de la promesse de devenir Secrétaire d'État. Mais, avant l’investiture de Walker, la chef de cabinet Linda Vasquez lui annonce que le Président n'a pas l'intention d'honorer sa promesse. Furieux, Underwood et sa femme Claire (qui comptait sur la nomination de son mari pour développer sa société de défense de l'environnement) s'allient pour détruire ceux qui s'opposent à leurs projets. Frank se met donc à la recherche de pions pour obtenir le poste de vice-président qu'il finira par obtenir à la fin de la saison 1 en manipulant le président et son entourage. Il recrute pour ce faire le député de Pennsylvanie Peter Russo, manipulable du fait d'une vie privée dissolue, et la jeune et ambitieuse journaliste Zoe Barnes. Frank Underwood est un homme manipulateur et dénué du moindre scrupule, prêt à tout pour arriver à ses fins : seule compte à ses yeux sa conquête des sommets du pouvoir. À la fin de la saison 2, il parviendra à évincer ses multiples adversaires et compromettre le président Garrett Walker dans un scandale qui l'obligera à démissionner de la présidence. Frank Underwood lui succède et a alors atteint son but suprême : la présidence des États-Unis. À de nombreuses reprises, le personnage principal utilise l'aparté : Frank Underwood s'adresse régulièrement au spectateur en regardant la caméra, brisant ainsi le quatrième mur, et lui permettant d'exposer ses idées ou de les faire deviner au spectateur.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Acteurs principaux[modifier | modifier le code]

Kevin Spacey, interprète du personnage principal, Frank Underwood

Acteurs récurrents[modifier | modifier le code]

Sources VF : RS Doublage[6] et Doublage Séries Database[7]

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Frank Underwood

C'est le personnage principal de la série. Il est le whip du Parti démocrate. Il devient par la suite vice-président des États-Unis puis finalement président des États-Unis. C'est un être prêt à tout pour arriver à ses fins. Sa femme Claire l'appelle Francis.

  • Claire Underwood

Épouse de Frank Underwood. Entrepreneur dans une organisation non gouvernementale du nom de Clean Water Initiative, elle n'hésite pas à faire alliance avec Remy Danton pour obtenir des fonds pour sa société malgré le veto de son mari et la contradiction entre leurs deux industries. Parfois impitoyable avec ses employés qu'elle n'hésite pas à licencier, elle est en revanche assez compréhensive avec Frank qu'elle épaule occasionnellement dans sa conquête du pouvoir suprême. Conjointement aux manœuvres de son mari, elle devient Première dame des États-Unis quand celui-ci accède à la présidence, puis ambassadrice à l'ONU.

  • Zoe Barnes

Journaliste au Washington Herald (en) puis pour le compte d'une société de journalisme indépendant du nom de Slugline, elle est la maîtresse de Frank Underwood. Ce dernier lui fournit des scoops mais l'utilise pour asseoir son propre pouvoir.

  • Peter Russo

Député puis candidat au poste de gouverneur de l'État de Pennsylvanie, il est dépendant à l'alcool et au sexe. Il est manipulé par Frank Underwood. Il a une femme et deux enfants qu'il ne voit pratiquement jamais.

  • Doug Stamper

Bras droit de Frank Underwood à Washington. C'est un être froid et rationnel qui essaie de préserver au mieux la réputation d'Underwood et de couvrir ses diverses combines politiques. Il devient son chef de cabinet après la nomination d'Underwood à la vice-présidence. Comme Peter Russo, c'est un alcoolique repenti. Il entretient une relation ambigüe avec Rachel Posner.

  • Linda Vasquez

Chef de cabinet du président des États-Unis Garrett Walker. D'origine latine et avec un fort caractère, elle donne parfois du fil à retordre à Frank Underwood et sait par conséquent lui tenir tête. Elle a un fils étudiant qui est accepté dans une grande université grâce à l'aide de Frank cependant. Linda lui est redevable.

  • Remy Danton

Lobbyiste pour le compte de la société Sancorp.

  • Adam Galloway

Photographe indépendant à New York. Il est l'amant de Claire Underwood.

  • Raymond Tusk

Entrepreneur multimilliardaire dans l'industrie nucléaire à Saint-Louis et proche du président des États-Unis Garrett Walker. Il fait affaires avec la Chine.

  • Garrett Walker

Président des États-Unis. Il perd de plus en plus de son influence au fil des épisodes jusqu'à perdre son poste, compromis dans un scandale suite aux manigances du vice-président, Frank Underwood.

  • Patricia Walker

Première dame des États-Unis. Épouse de Garrett. Sa vie de couple est perturbée par les problèmes auxquels doit faire face son mari face à l'opinion publique.

  • Hector Mendoza

Sénateur du Parti républicain de Floride et chef de la majorité au Sénat des États-Unis.

  • Edward Meechum

Chauffeur personnel et garde rapprochée de Frank Underwood.

  • Rachel Posner

Call-girl puis serveuse dans un restaurant, elle est manipulée par Doug Stamper pour pousser le député Peter Russo à la faute. Sa vie se complique de plus en plus au fil des épisodes.

  • Xander Feng

Homme d'affaires chinois corrompu. Partenaire d'affaires de Raymond Tusk. Il demande l'asile aux États-Unis par peur de représailles de son propre gouvernement.

  • Freddy Hayes

Propriétaire d'un petit restaurant dans un quartier populaire de Washington. Selon Frank Underwood, Freddy sert les meilleurs travers de porc de la ville. Freddy a un fils en liberté conditionnelle.

  • Tom Hammerschmidt

Rédacteur en chef du Washington Herald. Il soutient un de ses journalistes en prison, Lucas Goodwin, convaincu de son innocence. Tom commence dès lors à enquêter sur Frank Underwood.

  • Margaret Tilden

Propriétaire du Washington Herald. Supérieur de Tom Hammerschmidt.

  • Catherine Durant

Sénatrice du Missouri. Ancienne amie de Frank. Elle est notamment chargée de la diplomatie avec la Chine lors de l'affaire impliquant Xander Feng. Elle devient ensuite Secrétaire d'État.

Épisodes[modifier | modifier le code]

La série est composée de trois saisons de treize épisodes chacune, soit un total de trente-neuf épisodes.

Première saison (2013)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Saison 1 de House of Cards.
L'acteur Corey Stoll, qui incarne le député Peter Russo dans la saison 1.

La série débute dans les rues de Washington. Le député Francis Underwood tue un chien blessé par une voiture en l'étranglant, puis s'adresse au spectateur en affirmant qu'il faut parfois faire des choses déplaisantes, mais nécessaires. L'action se concentre sur ce parlementaire démocrate de Caroline du Sud, puissant et ivre de pouvoir. Après avoir soutenu le candidat Garrett Walker et permis son élection à la Présidence des États-Unis contre la promesse d'être nommé Secrétaire d'État, Underwood est trahi et n'accède pas à ce poste : le président le juge utile dans sa fonction de whip de la majorité démocrate. Profondément déçu, il se comporte en parfait lieutenant du président et l'assiste fidèlement dans sa tâche, mais élabore dans le même temps une stratégie pour l'évincer du pouvoir.

L'épouse de Frank, Claire, est à la tête de Clean Water Initiative, une ONG qui effectue des forages dans les pays en développement afin d'assurer un accès à l'eau potable. Elle décide un jour de renvoyer la moitié de son équipe ; la directrice des ressources humaines s'y oppose et est elle-même licenciée. Il apparaît dès le premier épisode que Claire partage le même pragmatisme sans pitié et le même appétit du pouvoir que son mari. Frank Underwood échafaude un plan complexe pour être nommé au Cabinet du président, et commencer à placer ses pions sur l'échiquier politique. Il rencontre Zoe Barnes, une jeune et ambitieuse journaliste politique, à qui il confie des scoops sur ses rivaux politiques et avec qui il entretient une relation charnelle. Dans le même temps, il manipule Peter Russo, un député de Pennsylvanie à la personnalité fragile et ancien alcoolique. Celui-ci l'aide à décrédibiliser Michael Kern, un Sénateur à qui est promis le poste que convoitait Underwood. Ce dernier peut ainsi placer son propre choix, la Sénatrice Catherine Durant. Il fomente également un stratagème avec Russo pour mettre fin à une grève des enseignants et faire passer une loi sur l'éducation, ce qui améliore ses relations avec le Président.

Le nouveau vice-président étant l'ancien gouverneur de Pennsylvanie, une élection est organisée pour sa succession. Underwood encourage Russo à se présenter, mais paie une call girl, Rachel Posner, pour l'inciter à boire la veille d'une interview. Russo effectue l'interview totalement ivre et se ridiculise. Désespéré, il compte révéler à la presse la manipulation dont il a été victime, mais Underwood l'assassine en le laissant évanoui dans un garage, le moteur de sa voiture allumé. Il convainc ensuite le vice-président de démissionner et de récupérer son poste de gouverneur, lui laissant le champ libre pour être nommé vice-président. Toutefois, le président lui préfère un riche industriel du Missouri, Raymond Tusk. Ce dernier est en réalité un ami du Président et invite Underwood chez lui pour juger s'il est apte pour le poste. Tusk promet d'influencer le président Walker afin qu'Underwood soit nommé, en échange de quelques « faveurs » servant ses intérêts économiques. Enfin, alors que Frank met fin à sa relation avec Zoe Barnes, celle-ci parvient peu à peu à percer à jour sa stratégie politique. La saison s'achève alors que Frank Underwood accepte sa nomination en tant que Vice-président des États-Unis.

Deuxième saison (2014)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Saison 2 de House of Cards.

Alors que Frank Underwood est sur le point de prendre ses fonctions, Zoe Barnes et deux de ses collègues, Lucas Goodwin et Janine Skorsky, poursuivent leurs investigations et parviennent à localiser Rachel Posner. L'homme de main de Frank, Douglas Stamper, force Rachel à habiter dans un endroit isolé. Underwood donne rendez-vous à Zoe Barnes dans le métro de Washington et la pousse sous une rame, sans être vu. Janine abandonne ses recherches et s'installe à Ithaca (New York) afin d'éviter d'être tuée elle aussi. La mort de Zoe encourage Lucas à continuer seul. Il sollicite l'aide d'un hacker, Gavin Orsay, pour retrouver l'historique des conversations entre Frank et Zoe, mais celui-ci travaille pour Doug et a pour mission de piéger Lucas. Ce dernier est arrêté par le FBI et est accusé de cyber-terrorisme. Plus tard dans la saison, le hacker fait du chantage à Doug en évoquant Rachel Posner. Craignant de devoir déménager à nouveau et menacée par Doug, elle le frappe violemment à la tête avec une pierre, le laissant inanimé dans la forêt. Elle s'enfuit au volant de sa voiture.

Gerald McRaney incarne le milliardaire Raymond Tusk, personnage central de la saison 2.

Claire Underwood, quant à elle, devient amie avec la Première dame : les deux soutiennent ensemble un projet de loi destiné à réformer la répression des agressions sexuelles par les tribunaux militaires ; Claire ayant révélé lors d'une interview avoir été violée à l'université par un homme qui vient d'être nommé général. Elle apprend que le couple présidentiel connaît des difficultés et se propose de les aider. Frank tente de détruire le lien de confiance qui unit Tusk et le Président. Il rencontre Xander Feng, un homme d'affaires chinois proche de Tusk, et engage des négociations diplomatiques que Frank saborde intentionnellement, en tentant d'incriminer Tusk. Les relations sino-américaines se dégradent, conduisant à une guerre commerciale autour des terres rares et une augmentation des prix de l'énergie aux États-Unis. Tusk s'oppose aux efforts du Président pour gérer la crise et finance des Comités d'action politique républicains en représailles, par l'intermédiaire d'un casino détenu par des Amérindiens. Quand Frank découvre que la source de ce financement est en fait Xander Feng, il parvient à lui faire rompre son alliance avec Tusk en l'échange d'un juteux contrat portant sur la construction d'un pont en Chine.

Le Département de la Justice découvre que Doug Stamper a été filmé par les caméras de vidéosurveillance du casino et ouvre une enquête sur les liens entre Feng, Tusk et la Maison-Blanche. Tentant de gagner la confiance du procureur chargé de l'enquête, Frank manipule le Président et fournit au juge son emploi du temps, qui révèle au grand jour ses rendez-vous chez un conseiller matrimonial. Le Conseiller juridique de la Maison-Blanche donne des instructions au conseiller matrimonial pour éviter d'ébruiter l'affaire, ce que le procureur interprète comme une tentative de subornation de témoin. Alors que le Comité judiciaire de la Maison-Blanche engage le processus d'impeachment, le Président et Frank Underwood offrent tous deux la grâce présidentielle à Tusk en l'échange de sa loyauté. Tusk soutient dans un premier temps le Président, ne laissant pas d'autre option à Frank que de regagner l'amitié du Président. Ce dernier refuse finalement d'accorder la grâce à Tusk en signe d'amitié pour Frank. Tusk réplique alors en révélant que le Président était au courant des tractations avec la Chine. Celui-ci n'a plus d'autre solution que de démissionner. En tant que vice-président, Frank Underwood lui succède alors et réalise enfin son ambition suprême : devenir président des États-Unis.

Troisième saison (2015)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Saison 3 de House of Cards.

Le 5 février 2014, Netflix a annoncé avoir signé pour la réalisation d'une troisième saison[8] prévue pour le en version originale[9] mais aussi en version doublée française. Deux épisodes de cette troisième saison seront réalisés par Agnieszka Holland[10].

Quatrième saison (2016)[modifier | modifier le code]

En 2015 est annoncé par Netflix le renouvellement de la série pour une quatrième saison diffusée en 2016, accompagnée par le message "I Will Leave A Legacy" (Je laisserai derrière moi un héritage)[11].

Production[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Références à la vie politique américaine[modifier | modifier le code]

Le Whip

Au début de la série, Franck Underwood est un « Whip » (qui signifie en anglais « fouet »). Le Whip est le député chargé de veiller à ce que les élus de son parti soient présents et votent en fonction des consignes du parti. Cette fonction existe dans une certaine mesure en France, le coordinateur de groupe parlementaire, et en Allemagne, mais elle est beaucoup moins prestigieuse.

Cette fonction est en général attribuée en partie en fonction du nombre de mandats consécutifs du député. Un député qui est le whip et qui perdrait son siège lors du renouvellement à mi-mandat perdrait sa possibilité de redevenir ou rester whip.

Le cinquième amendement

Lors de sa comparution devant la commission juridique Donbar, épisode 12, saison 2, Tusk refuse de répondre aux questions en invoquant le Cinquième amendement de la Constitution des États-Unis. Celui-ci vise à protéger une personne contre les abus de l'autorité du gouvernement dans une procédure juridique. Il empêche que cette personne ait à témoigner contre elle-même.

Le Watergate

La saison 2 de la série fait énormément référence au Watergate qui a éclaboussé la présidence de Nixon et l'a contraint à la démission.

Casting[modifier | modifier le code]

Fincher est parvenu à obtenir l'acteur qu'il souhaitait pour chaque rôle principal[12]. Lors des premières lectures, il leur a dit : « Je veux que tout le monde sache ici que vous êtes nos premiers choix — chaque acteur est le premier choix pour ces personnages. Alors ne merdez pas »[13],[12]. Kevin Spacey, qui n'avait plus tenu de rôle régulier dans une série depuis Un flic dans la mafia, a accepté le rôle peu avant de monter sur scène interpréter Richard III, ce que Fincher considéra comme « un bon entraînement »[12]. Il est ajouté à la distribution le 18 mars 2011[14].

Robin Wright a été approchée par Fincher pour un rôle dans la série pendant le tournage de Millénium : Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes (The Girl with the Dragon Tattoo)[12]. La production annonce son choix comme interprète de Claire Underwood en juin 2011[15]. Kate Mara est choisie pour incarner Zoe Barnes début février 2012[16]. Sa sœur Rooney a travaillé avec Fincher sur Millénium : Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes (The Girl with the Dragon Tattoo), et quand Kate Mara a lu le rôle de Zoe, elle est « tombée amoureuse du personnage » et a demandé à sa sœur de « glisser un mot de sa part à Fincher ». Un mois plus tard, elle était contactée pour une audition[17].

Tournage[modifier | modifier le code]

Les deux premières saisons de la série ont été tournées dans le Maryland, mais un changement dans la loi sur l'imposition des emplois a forcé à repousser le tournage de la troisième saison et à changer de lieu[18]. Après deux mois de négociations, la production est parvenue à un arrangement qui permet de maintenir le tournage dans le Maryland[19].

Diffusion[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis et au Canada, les treize épisodes ont été proposés simultanément en streaming par Netflix le 1er février 2013[20]. Spacey a soutenu l'idée de diffuser tous les épisodes en une seule fois, persuadé que cela deviendra plus courant avec les séries télévisées. Il dit à ce sujet : « Quand je demande à mes amis ce qu'ils font pendant leur week-end, ils disent : “Oh, je suis resté chez moi et j'ai regardé trois saisons de Breaking Bad ou deux saisons de Game of Thrones ” »[21].

La première saison est diffusée en français sur Be 1 à partir du 14 février 2013 et sur Canal+ à partir du 29 août 2013. Une deuxième saison de treize épisodes a été commandée par Netflix[22]. Les treize épisodes sont sortis le 14 février 2014 en version originale anglaise mais aussi en version français québécois[23]. La deuxième saison est diffusée en français sur Be 1 à partir du 20 février 2014 et sur Canal+ à partir du 13 mars 2014.

La série est également diffusée en Chine sur le site Sohu.com[24]. La deuxième saison arrive en tête du classement des séries américaines les plus téléchargées, avec 24,5 millions de téléchargements en février 2014, effectués essentiellement depuis Pékin[25]. En Australie, où Netflix n'est disponible que depuis 2015, la série était diffusée sur la chaîne Showcase. En Nouvelle-Zélande, les deux premières saisons ont été diffusés par TV3 (en).

Le 12 février 2015, la troisième saison de la série est mise en ligne par erreur sur la plateforme Netflix américaine, durant une trentaine de minutes[26].

Accueil[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

La première saison est accueillie favorablement par la critique[27]. L'agrégateur de critiques Metacritic lui accorde une note de 76 sur 100, basée sur la moyenne de 25 critiques[28]. Sur le site Rotten Tomatoes, elle obtient une note moyenne de 84%, sur la base de 32 critiques. Le site résume ainsi la teneur générale des critiques : « Soutenu par de grandes performances d'acteurs - notamment Kevin Spacey - et une mise en scène maîtrisée, House of Cards est un drame sophistiqué et passionnant qui pourrait redéfinir la manière de produire les œuvres télévisuelles »[29]. Le quotidien USA Today encense la série, notamment les performances de Kevin Spacey et Robin Wright, déclarant : « Si vous pensez que les dirigeants des chaînes de télévision sont nerveux, imaginez les acteurs qui devront affronter ces deux-là lors de la cérémonie des Emmy Awards »[30]. Le magazine People apprécie les deux premiers épisodes, les jugeant « cinématographiquement riches, pleins d'élégance, des mares huileuses d'obscurité »[28]. La critique du Denver Post estime que la série est « profondément cynique, tant envers les êtres humains que la politique, jubilant presque en brossant le portrait de l'ambition sans limites ». Elle ajoute : « House of Cards est un essai acerbe sur le pouvoir et la corruption »[31].

Le New York Times juge en revanche que la qualité du scénario n'égale pas toujours le grand talent des interprètes : « Malheureusement, les répliques de M. Spacey ne s'accordent pas toujours avec la puissance subtile de son jeu ; ce n'est pas du Shakespeare, ni même du Aaron Sorkin, et, de temps à autre, ça en devient étrangement banal ». Toutefois, il s'agit d'un divertissement devant lequel « on se délecte de la face cachée de la politique, bien connue mais néanmoins divertissante ». Andrew Davies, l'auteur de la série anglaise originale, trouve que Spacey n'a pas le charme de Ian Richardson[32], alors que The Independent estime que celui-ci est parvenu à incarner un personnage plus menaçant, « masquant son agressivité derrière un charme typiquement sudiste et une courtoisie surannée »[33]. Le Huffington Post critique House of Cards car elle glorifie « la critique de l'Union et le mépris de l'État de droit, dans un paysage politique que l'absence de groupes d'activistes ou de personnes tant soit peu progressistes fait ressembler à un univers fantastique républicain »[34]. La série fut également comparée à Boss, qui met en scène la vie du maire de Chicago[35],[36]. Dans la mesure où elle est tirée du roman et de la série anglais du même nom, fortement influencés par Macbeth et Richard III, plusieurs critiques ont relevé une grande ressemblance avec ces deux œuvres de William Shakespeare[37],[38]. Certains y retrouvent des éléments d'Othello, notamment la colère amère du personnage de Iago[39].

La deuxième saison a reçu des critiques encore meilleures que la première, atteignant une note globale de 80 sur 100 sur Metacritic[40] et 85% sur Rotten Tomatoes. Ce dernier affirme que « House of Cards se montre aussi digne d'intérêt dans cette deuxième saison, avec encore davantage de grandes performances d'acteur, d'écriture, et des effets visuels qui avaient rendus la première saison si addictive »[41]. Le magazine français Les Inrockuptibles estime en revanche que la deuxième saison connaît « quelques faiblesses », compensées toutefois par la principale réussite de la série : le couple Underwood[42].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Plusieurs personnalités politiques ont déclaré apprécier la série. Le président des États-Unis Barack Obama est connu pour en être un fan, appréciant notamment le personnage de Frank Underwood, et a déclaré : « J'aimerais bien que les choses soient aussi efficaces et sans pitié »[43]. L'ancien président américain Bill Clinton a également déclaré apprécier la série[44].

Wang Qishan, secrétaire du Comité Central pour l'Inspection Disciplinaire du Parti Communiste Chinois et Vice-premier ministre chinois de 2008 à 2013, est un amateur de la série[24]. Le chef de la lutte anti-corruption en aurait fait mention devant les cadres de la commission disciplinaire du Parti communiste ; son intérêt pour House of Cards pourrait expliquer son maintien sur le web chinois[24].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Doublage québécois
  2. Sébastien Bossi, « Kevin Spacey lance un pavé dans la mare », Le Journal international, 4 septembre 2013
  3. « House of Cards débarque le 20 avril sur La Deux », RTBF TV, consulté le 10 avril 2014.
  4. « House of Cards, la série événement dès le 29 août en prime sur Canal + », toutelatele.com, consulté le 13 août 2013.
  5. a et b allocine.fr
  6. a, b et c Fiche du doublage de la série sur RS Doublage, consulté le 26 avril 2013
  7. a, b, c et d Fiche du doublage de la série sur Doublage Séries Database, consulté le 18 janvier 2014
  8. christiantoday.com
  9. (en) Amanda Kondolojy, « House of Cards Season Three to Premiere February 27, 2015 », TV by the Numbers,‎ 1er décembre 2014
  10. Scott Roxborough, « Natpe Europe: Agnieszka Holland to Direct Third Season of House of Cards », The Hollywood Reporter,‎ (consulté le 30 juillet 2014)
  11. « House of Cards: la série de Netflix renouvelée pour une saison 4 », sur Allociné,‎
  12. a, b, c et d Alan Sepinwall, « House of Cards director David Fincher on making 13 hours for Netflix », HitFix,‎ (consulté le 29 janvier 2013)
  13. « I want everybody here to know that you represent our first choice — each actor here represents our first choice for these characters. So do not fuck this up. »
  14. Nellie Andreeva, « Kevin Spacey Set to Star in David Fincher's Drama Series For MRC House of Cards », Deadline,‎ (consulté le 3 mars 2011)
  15. Lesley Goldberg, « Robin Wright in Talks to Star in Netflix's House of Cards », The Hollywood Reporter,‎ (consulté le 9 juin 2011)
  16. Nellie Andreeva, « Jennifer Finnigan Joins David E. Kelley TNT Pilot, Kate Mara in Netflix House of Cards », Deadline,‎ (consulté le 1 février 2012)
  17. Sarah Hughes, « Why we're watching... Kate Mara », The Guardian,‎ (consulté le 29 janvier 2013)
  18. « House of Cards : le tournage de la saison 3 reporté ! »,‎
  19. (en) Maane Khatchatourian, « House of Cards to Contnue Filming in Maryland »,‎
  20. « Avec House of Cards, le diffuseur Netflix fait trembler la télé », Rue89.
  21. Morgan Jeffery, « Kevin Spacey House of Cards Q&A: “My role is diabolical, delicious” », Digital Spy,‎ (consulté le 29 janvier 2013)
  22. blog.zap2it.com
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  26. « Netflix met en ligne par erreur la saison 3 de « House of Cards » », sur Le Monde,‎ (consulté le 13 février 2015)
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  31. (en) « Ostrow: Kevin Spacey shines in "House of Cards" political drama on Netflix », sur The Denver Post,‎ (consulté le 11 février 2015)
  32. (en) Jacob Lace, « David Fincher, Beau Willimon & Kate Mara On Netflix’s ‘House of Cards’ », sur The Daily Beast,‎ (consulté le 11 février 2015)
  33. (en) Sarah Hugues, « 'Urquhart is deliciously diabolical': Kevin Spacey is back in a remake of House of Cards », sur The Independent,‎ (consulté le 11 février 2015)
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]