Houlock

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Hylobates hoolock, Bunopithecus hoolock, Hoolock • Gibbon houlock

Bunopithecus hoolock

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Houlocks (mâle et femelle).
Aquarelle du XIXe siècle.

Classification selon MSW
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Mammalia
Ordre Primates
Sous-ordre Haplorrhini
Infra-ordre Simiiformes
Micro-ordre Catarrhini
Super-famille Hominoidea
Famille Hylobatidae
Genre Bunopithecus

Nom binominal

Bunopithecus hoolock
(Harlan, 1834)

Synonymes

Statut CITES

Sur l'annexe  I  de la CITES Annexe I , Rév. du 01/07/75

Les Houlocks[1] ou Gibbons houlocks[1] sont des singes homininoïdes de la famille des hylobatidés. Ce sont les plus grands représentants des gibbons derrière le Siamang. Ils évoluent en Asie du Sud, entre le Nord-Est de l'Inde, la Chine méridionale et la Birmanie[2].

Classiquement considéré comme monospécifique (Hylobates hoolock, puis Bunopithecus hoolock), ce groupe de primates a été scindé en 2005 en deux espèces distinctes, regroupées sous le nouveau genre Hoolock[3] : le Gibbon hoolock occidental et le Gibbon houlock oriental.

Dénominations et étymologie[modifier | modifier le code]

Le terme d'origine anglaise « hoolock » , souvent francisé en « houlock » est utilisé pour désigner ces primates seul, ou sous forme d'épithète (« Gibbon houlock »). Il tient son origine du mot bengali ou hindi « ulluck », lui même dérivé du terme assamais « houlou ». Ces deux dénominations imitent par leur sonorité le cri émis par les houlocks lors de leurs vocalisations[3].

Taxinomie[modifier | modifier le code]

La classification des hylobatidés a changé à de nombreuses reprises depuis le début des années 1980. Les gibbons ne formaient classiquement qu'un seul genre, Hylobates, au sein duquel les houlocks étaient considérés comme appartenant à une seule et même espèce, Hylobates hoolock. En 1983, suite à l'observation que le caryotype des houlocks différait de celui des autres espèces, le sous-genre Bunopithecus a été créé pour les en séparer[4]. Cette nouvelle classification était basée sur les ressemblances présumées entre ces primates et le fossile d'une espèce éteinte, Bunopithecus sericus, mais les investigations ultérieures ont contredit cette hypothèse. Par la suite, plusieurs auteurs ont proposé l'élévation des quatre sous-genres de Hylobates au rang de genres à part entière. Dans sa grande revue de la taxinomie des primates de 2001[5], le primatologue Colin Groves a renoncé à cette démarche en raison du problème taxinomique posé par le genre Bunopithecus : en effet, si ce terme était acceptable pour un sous-genre, il était mensonger de l'utiliser pour le genre, puisque les houlocks et l'espèce fossile ne partagent pas suffisamment de caractéristiques. La question a été résolue en 2005 par la création d'un nouveau genre, Hoolock[3]. Les deux anciennes sous-espèces (Bunopithecus hoolock hoolock et Bunopithecus hoolock leuconedys) sont devenues, dans la foulée, des espèces à part entière.

Liste des espèces[modifier | modifier le code]

Selon Mammal Species of the World (2 juin 2014)[2] Selon NCBI (2 juin 2014)[6]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Elsevier's dictionary of mammals: in Latin, English, German, French and Italian, Amsterdam, Elsevier,‎ 2007, 857 p. (ISBN 9780444518774, lire en ligne)
  2. a et b Mammal Species of the World, consulté le 2 juin 2014
  3. a, b et c (en) Alan Mootnick et Colin P. Groves, « A new generic name for the hoolock gibbon (Hylobatidae) », International Journal of Primatology, vol. 26, no 4,‎ août 2005, p. 971–976 (DOI 10.1007/s10764-005-5332-4, lire en ligne)
  4. (en) L. A. Prouty, P. D. Buchanan, W. S. Pollitzer et A. R. Mootnick, « A presumptive new hylobatid subgenus with 38 chromosomes », Cytogenetics and Cell Genetics, vol. 35,‎ 1983, p. 141–142
  5. (en) C. P. Groves, Primate taxonomy, Washington DC, Smithsonian Institution Press,‎ 2001
  6. NCBI, consulté le 2 juin 2014