Hostel

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite du film Hostel. Pour l'article sur la saga complète, voir Hostel (série de films).

Hostel

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Logo du film.

Titre québécois L'Auberge
Titre original Hostel
Réalisation Eli Roth
Scénario Eli Roth
Acteurs principaux
Sociétés de production Eli Roth
Quentin Tarantino
Boaz Yakin
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre horreur
Sortie 2006
Durée 93 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Hostel, ou L'Auberge au Québec, est un film américain d'horreur écrit et réalisé par Eli Roth, sorti en 2006. Il s'agit du premier film de la série de films Hostel.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Josh et Paxton, deux étudiants américains, visitent plusieurs pays européens et rencontrent en voyage Oli, un Islandais avec qui ils continuent leur périple hédoniste. Aux Pays-Bas, un homme leur indique qu’il y a beaucoup de « filles faciles » en Slovaquie. Ni une ni deux, ils prennent le train en direction de l’Europe de l'Est. Sur place, ils s’aperçoivent rapidement que l’homme ne leur a pas menti et passent les premiers jours à faire la fête avec trois filles slovaques pleines d'entrain.

Mais un des trois acolytes disparaît mystérieusement, suivi du deuxième. Le troisième se fait piéger à son tour, par des Slovaques dont les trois filles sont les complices. Il s’aperçoit que ses amis ont été torturés et lui-même subit la même chose. Il parvient à échapper à son tortionnaire et le tue. Alors qu’il tente de quitter les lieux, il comprend qu’il est tombé aux mains d'un groupe criminel qui kidnappe des personnes pour les livrer à de riches hommes qui payent pour les torturer et les tuer.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Légende : Version Française = VF[réf. nécessaire] et Version Québécoise = VQ[1]

Production[modifier | modifier le code]

Le tournage s’est déroulé du 21 mars au 6 mai 2005 à Prague et en Allemagne.

Près de 570 litres de faux sang furent utilisés durant le tournage.

En hommage à Quentin Tarantino, producteur exécutif du film, on peut voir dans Hostel un court extrait de Pulp Fiction doublé en slovaque.

Les trailers et jaquettes DVD présentent le film comme « inspiré de faits réels ». Le film est en fait né d'une découverte du webmaster Harry Knowles qui parla au futur réalisateur, Eli Roth, d'un site internet thaïlandais faisant la publicité de « vacances meurtrières », proposant aux candidats la possibilité de torturer et tuer quelqu'un pour dix mille dollars. Roth s'est servi de cette idée de départ pour rédiger son scénario, mais il ignore cependant si la source de ce site internet est réelle ou constitue un canular[2].

Thèmes abordés[modifier | modifier le code]

Ce film aborde les thèmes de la perversion et du sadisme extrême. Les tortures deviennent des divertissements pour de riches occidentaux en quête de sensations inouïes. Hostel aborde également le thème de la pauvreté et ses conséquences sur la société, laquelle est salie par la violence, la corruption, la prostitution, la délinquance infantile. Le thème sous-jacent est l’exploitation de l’homme par l’argent : l’homme peut être un objet de plaisir qu’on peut torturer à mort à condition de payer.

Le thème de l’homosexualité est brièvement abordé dans ce film ; un quinquagénaire gay refoulé joue le rôle d’un tortionnaire alors que sa vie quotidienne est banale, à l’opposé de ses désirs sexuels profonds.

Hostel dépeint la Slovaquie comme un pays dépravé, où règnent la violence, la mafia, la prostitution, la corruption des policiers et les gangs de tziganes voleurs et racketteurs. Les autorités slovaques ont été choquées par cette représentation d'un film qui a en outre été entièrement tourné en République tchèque, notamment à Český Krumlov où le musée des tortures présent dans le film existe réellement. Le quotidien Sme s'indigne notamment du fait que : « La Slovaquie est représentée comme un pays arriéré et ce qui est pire, nos belles jeunes filles comme les dernières p… ». Pour le député de centre droit Tomas Galbavy, membre de la Commission de la culture, « C’est une monstruosité qui ne reflète aucunement la réalité et ne peut que nuire à la bonne renommée de la Slovaquie. Je suis vexé par ce film, je pense que tous les Slovaques doivent se sentir vexés ». Le réalisateur s’est expliqué lors d’une conférence de presse tenue à Prague :

« J’ai choisi la Slovaquie car les Américains ne savent même pas que ce pays existe ! Quand j’ai dit à des amis que j’allais tourner à Prague, ils m’ont répondu : « Oh, la Tchécoslovaquie ! Emporte du papier hygiénique ! » Ils pensent que c'est un pays communiste comme dans les années 1950. Je savais que les Américains ne feraient pas la différence entre la République tchèque, la Slovaquie et la Tchécoslovaquie. Je joue avec les stéréotypes qu’ils ont dans la tête[3]. »

Bande originale[modifier | modifier le code]

Réception[modifier | modifier le code]

L'équipe du film, lors de la première en Tchécoslovaquie, en 2006

Plus que le premier film du cinéaste, Cabin Fever, le film a été produit avec un petit budget et a été très profitable, faisant fructifier presque dix fois son budget et cela seulement aux États-Unis. En un week-end d’ouverture aux États-Unis il s’est placé en première position pour un chiffre d'affaires de 19,5 millions de dollars[réf. nécessaire].

Saga Hostel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hostel (série de films).

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche du doublage québécois du film » sur Doublage Québec, consulté le 4 décembre 2014
  2. « Notes de Prod. : Hostel », sur http://www.commeaucinema.com (consulté le 21 juin 2014)
  3. « Le film américain qui scandalise les Slovaques », Stéphane Kovacs, Le Figaro, 15 octobre 2007

Liens externes[modifier | modifier le code]