Hortus Botanicus Leiden

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52° 09′ 22″ N 4° 29′ 03″ E / 52.1561, 4.48417 () Le Jardin botanique de l'Université de Leyde (Hortus Botanicus Leiden) est le plus vieux jardin botanique des Pays-Bas et un des plus vieux au monde. Il est situé dans la partie sud-ouest du centre historique de la ville, entre le bâtiment de l'Académie et l'Observatoire de Leyde.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1587, la jeune université de Leyde demande au maire de Leyde la permission d'établir un jardin botanique derrière le bâtiment de l'Acadamie, pour bénéficier aux étudiants en médecine. La permission fut obtenue en 1590, juste pour la nomination du fameux botaniste Carolus Clusius (1526-1609), qui arriva à Leyde en 1593. Les connaissances, la réputation et les contacts internationaux de Clausius lui permirent de mettre en place une très grande collection de plantes. Clausius insista également auprès de la Compagnie hollandaise des Indes orientales (Vereenigde Oostindische Compagnie, VOC) pour collecter des plantes vivantes et des spécimens séchés. Le jardin original mis en place par Clausius était petit (environ 35-40 mètres), mais contenait plus de 1000 plantes différentes.

La collecte des plantes tropicales (provenant des Indes) et subtropicales (provenant de la colonie du Cap) fut continuée sous les successeurs de Clausius. Herman Boerhaave (1668-1738, directeur de 1709 à 1730) en particulier contribua grandement à la renommée du jardin grâce à ses efforts pour collecter de nouvelles plantes et spécimens, et grâce à ses publications, comme un catalogue des plantes trouvable au jardin.

Une autre contribution majeure à la collection fut faite par Philipp Franz von Siebold, un médecin allemand, qui fut employé par la VOC à Deshima (Japon) de 1823 jusqu'à son expulsion du Japon en 1829. Durant cette période, il collecta de nombreuses plantes vivantes ou séchée à travers tout le pays (comme également des animaux, des objets ethnographiques, des cartes, etc.) et les envoya à Leyde.

La première serre apparaît au Jardin dans la seconde moitié du XVIIe siècle, et la monumentale Orangerie fut construite entre 1740 et 1744. Le jardin fut progressivement étendu jusqu'en 1817. En 1857, une partie fut utilisée pour la construction du nouvel observatoire de Leyde.

Collection[modifier | modifier le code]

D'un point de vue historique, le vieux cytise faux ébénier (Laburnum anagyroides), planté en 1601, le tulipier (Liriodendron tulipifera) en 1682 et le Ginkgo (Ginkgo biloba) de 1785 sont les plus souvent mentionnés.

Dans l'Orangerie récemment rénovée et le nouveau Jardin d'hiver, on retrouve des Victoria amazonica et d'autres plantes tropicales, ainsi qu'une large collection de plantes subtropicales. Le parc lui-même est une véritable oasis au cœur de la vieille ville, possédant de nombreux arbres et plantes.

Un jardin japonais en l'honneur de Von Siebold ouvrit ses portes en 1990.

Le proche Jardin Clusius (Clusiustuin) est une recréation par Lourens Baas Becking (de 1931, rénové en 1990) du jardin original de Clausius, basé sur la liste de plantes datée de la fin du XVIe siècle (1594).

D'un point de vue scientifique, le Jardin botanique de l'Université de Leyde est connu pour ses collections d'Araceae asiatiques (en particulier Amorphophallus titanum), d'Hoya, de Dischidia, de Nepenthes, d'orchidées asiatiques et de fougères.

Lien externe[modifier | modifier le code]