Hormone lutéinisante

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Hormone lutéinisante
Identification
No CAS 152923-57-4
Code ATC G03GA07
DrugBank DB00044
Propriétés chimiques
Formule brute C1014H1609N287O294S27  [Isomères]
Masse molaire[1] 23 390,127 ± 1,204 g/mol
C 52,07 %, H 6,93 %, N 17,19 %, O 20,11 %, S 3,7 %,
Propriétés physiques
fusion 55 °C
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

L'hormone lutéinisante (LH) aussi appelée chez le mâle ICSH (Interstitial Cell Stimulating Hormone) est une hormone produite par les cellules gonadotropes du lobe antérieur de l'hypophyse. C'est l'une des deux gonadotrophines, l'autre étant l'hormone folliculo-stimulante (FSH). Une déficience en LH entraîne un manque d'hormones sexuelles.

Structure[modifier | modifier le code]

  • L'hormone lutéinisante (LH ou ICSH) est une glycoprotéine comprenant deux sous-unités (α et ß) d'une masse totale de 28000 daltons. Chaque sous-unité présente une masse moléculaire d'environ 14000. Pour la sous-unité α , la partie glycannique (sucres) est constituée de deux chaînes N-saccharidiques de 2500 daltons chacune et la partie polypeptidique (92-96 acides aminés selon les espèces) présente une masse moléculaire d'environ 9000 daltons.
  • La sous-unité α est commune à plusieurs hormones glycoprotéiques comme la FSH, la TSH, et l'HCG.
  • La sous-unité ß est responsable de la spécificité d'activité de l'hormone mais cette activité n'existe que si les deux sous-unités sont associées de manière non-covalente. La sous-unité ß est constituée d'une chaîne d'environ 117-120 acides aminés (masse moléculaire d'environ 12 000) et d'une seule chaine N-saccharidique d'environ 2 500.

Gènes[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Elle est sécrétée par l'hypophyse antérieure stimulée par la GnRH (gonadotropin-releasing hormone, d'origine hypothalamique).

Activité[modifier | modifier le code]

Femme[modifier | modifier le code]

  • Le rôle essentiel de la LH est de déclencher l'ovulation qui survient entre 36 et 48 heures après le pic de LH. Le pic de LH, appelé aussi « décharge ovulante », est provoqué par un rétro-contrôle positif de l'estradiol 17 Bêta. Le pic de LH responsable de l'ovulation survient lorsque la concentration d'oestrogènes plasmatiques dépasse les 200 pg/mL.
  • Elle est en partie responsable de la maturation folliculaire (avec l'hormone FSH) et de la transformation du follicule rompu en corps jaune pendant la phase lutéale du cycle menstruel.
  • Après l'ovulation, elle est responsable, avec la FSH, de la sécrétion de progestérone et des œstrogènes par le corps jaune.
  • La recherche de la hCG, à la structure très proche de la LH (la chaîne Alpha de hCG et LH est commune, alors que la chaîne Bêta diffère), dans les urines est utilisée en pratique pour le diagnostic de la grossesse par les laboratoires dans des kits commerciaux vendus en pharmacie (l'aide d'une réaction immunitaire à l'encontre de la chaîne Bêta de la hCG).

Homme[modifier | modifier le code]

  • La LH stimule la production de testostérone par les cellules interstitielles du testicule appelées cellules de Leydig. La testostérone va ensuite, d'une part agir sur les cellules de Sertoli qui forment la barrière hémato-testiculaire des tubes séminifères. Ces cellules de Sertoli sont des cellules somatiques qui jouent un rôle central dans la régulation de la spermatogenèse. D'autre part, la testostérone va agir aux niveaux hypothalamique et hypophysaire pour contrôler la sécrétion hypophysaire de la LH (rétro-action ou feed-back).

Déficience en LH[modifier | modifier le code]

Hyperactivité de la LH[modifier | modifier le code]

Traitements à base de LH[modifier | modifier le code]

Traitements par des substances ayant une activité semblable à la LH[modifier | modifier le code]

Traitements par la LH[modifier | modifier le code]

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Une surexpression de LH au niveau de ses récepteurs hypophysaires entraîne une désensibilisation de ceux-ci et leur internalisation dans les cellules hypophysaires.Ce traitement empêche l'action ultérieure de la LH (par absence de récepteurs) et entraîne donc une inhibition de la production d'hormones gonadiques. Ce traitement est utilisé dans certains cancers hormono-dépendants.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Systèmes et organes du corps humain[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]