Horacio Verbitsky

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Horacio Verbitsky

Nom de naissance Horacio Verbitsky
Autres noms "El Perro"
Activités journaliste et écrivain
Naissance 11 février 1942 (72 ans)
Buenos Aires, Argentine

Horacio Verbitsky, né en 1942 à Buenos Aires, est un écrivain et journaliste argentin, président du Centre d'études légales et sociales (CELS) et directeur du quotidien Pagina 12, un journal favorable aux gouvernements successifs de Néstor Kirchner et de son épouse Cristina Kirchner[1].

Activisme politique[modifier | modifier le code]

Durant les années 1970, Horacio Verbitsky fut membre des Montoneros, une organisation péroniste de lutte armée[2]. En 1976, quelques mois après le coup d'État militaire, il fut inculpé avec 6 autres Montoneros pour avoir été impliqué dans la planification et l'exécution d'un attentat contre la police fédérale faisant 21 morts parmi les agents du renseignement. La procédure judiciaire sera finalement close en 2007 en raison de la loi de prescription[3].

Dans les années 90, à la direction de Pagina 12, il contribue à révéler plusieurs affaires de corruption et de pots de vin touchant le gouvernement ou la famille du président Carlos Menem puis apporte dans les années 2000 et 2010 un soutien appuyé à la politique menée par les gouvernements de Nestor et Cristina Kirchner[4].

Expérience professionnelle[modifier | modifier le code]

Il fut secrétaire de rédaction dans La Opinión, journal fondé par Jacobo Timerman, et écrivit un livre important sur le massacre d'Ezeiza.

Polémique[modifier | modifier le code]

Horacio Verbitsky publie en 2005 un livre polémique intitulé El Silencio où il revient sur les années de dictature (1976-1984) et s'en prend à l’Église catholique argentine qu'il accuse de complicité avec les militaires. Dans ce livre, il accuse nommément Jorge Bergoglio, l'ancien provincial de la Compagnie de Jésus en Argentine et futur pape François, d'être impliqué dans l'enlèvement de deux jeunes prêtres jésuites (adeptes de la théologie de la libération) par les militaires. Sa version des faits, dénoncée comme calomnieuse par le Vatican, n'a cependant pas été confirmée par le père Jalics tandis que le père Yorio déclarait avant son décès en 2000 n'avoir aucun indice lui permettant de penser que Bergoglio soit intervenu pour sa libération bien qu'un témoin affirme que Bergoglio « a remué ciel et terre pour faire libérer les deux prêtres »[5]. D'autres témoignages affirment que le futur pape a également aidé de nombreuses victimes[1].

Livres journalistiques[modifier | modifier le code]

En Argentine[modifier | modifier le code]

Prix littéraires[modifier | modifier le code]

Prix_droit_de_l'homme Remise du prix des Droits de l'Homme à cinq ONG : photo de famille de M. Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes aux côtés de MM. Verbitsky, Adlan Hukhamedov, Krishna K. Tapa et de Mmes Rania Kuttene (10/12/2009) (photo © Ministère des Affaires étrangères et européennes/Cyril Bailleul)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Christine Legrand in Le pape et les « années de plomb » en Argentine, Le Monde, 16 mars 2013
  2. Verbitsky y su militancia en Montoneros: "Participé en enfrentamientos armados y, por suerte, no murió nadie", interview de H. Verbitsky, Perfil, 4 novembre 2007
  3. Fallo favorable a Montoneros de la Cámara Federal, La Nacion, 21 décembre 2007
  4. Interview a Jorge Fontevecchia, Perfil, 4 novembre 2007
  5. “La double face du cardinal”, blog de Marie-Monique Robin]
  6. Achevé d'imprimer par Elkar S. Coop. 48012 Bilbao, Espagne. Dépôt légal : 1er trimestre 1996. Trad. : Anatole Muchnik.

Ver[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]