Horacio Castellanos Moya

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Horacio Castellanos Moya est un écrivain et un journaliste du Salvador, né le 21 novembre 1957 à Tegucigalpa (Honduras). Sa famille était de nationalité salvadorienne et retourna dans son pays pendant l'enfance de l'écrivain.

Il effectua ses études primaires et secondaires au Liceo Salvadoreño, un collège mariste de San Salvador. Il débuta des études de littérature à l'université du Salvador qu'il dut interrompre en 1979 pour s'exiler au Canada. Il s'établit au Costa Rica en 1980, puis déménagea au Mexique où il vit depuis 1992. Pendant cette période qui coïncida avec la guerre civile du Salvador, il travailla pour l'agence de presse de ce pays (Salpress), une organisation liée à la guerilla des Forces populaires de libération (FPL).

Son roman, La Diaspora remporta le Prix national du roman 1988 de l'Université centraméricaine « José-Simeon-Canas ». Pendant son exil au Mexique, il a été rédacteur des quotidiens El Dia et Excelsior à Mexico et comme responsable du périodique en espagnol La Opinion (Los Angeles). Il retourna au Salvador en 1992. De 1999 à 2001, il vécut en Espagne avant de revenir au Mexique.

Auteur de huit romans et de cinq recueils de nouvelles. En 1997, après la publication de son roman Le Dégoût, il a reçu des menaces de mort qui l’ont contraint à s’exiler à nouveau. Entre 2004 et 2006, il a bénéficié d’un programme soutenu par la Foire du livre de Francfort qui lui a permis de mener certains projets à bien. Il vivrait désormais à Pittsburgh dans le cadre du programme « City of Asylum » (une des villes-refuges créées par Russell Banks).

Ont été traduits en français : Le Dégoût, La Mort d'Olga Maria, L'Homme en arme, Déraison et Le Bal des vipères. Les éditions Les Allusifs publient également Là où vous ne serez pas. En espagnol, il a publié le roman "La diáspora" (1988), El Asco. Thomas Bernhard en San Salvador (1997), « La diabla en el espejo » (2000), « El arma en el hombre » (2001), « Donde no estén ustedes » et « Insensatez » (2004), et « Desmoronamiento » (2006) en plus que les récits que sont « El gran masturbador » (1993) et « Con la congoja de la pasada tormenta » (1995).

Bibliographie en français[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Virginie Despentes, « Horacio Castellanos Moya : la trouille au ventre », sur Le Monde.fr,‎ Virginie Despentes (consulté le 31 janvier 2013)