Hope Portocarrero

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Hope Portocarrero
Image illustrative de l'article Hope Portocarrero
Première dame du Nicaragua
1er mai 1967 – 1er mai 1972
Biographie
Nom de naissance Hope Portocarrero Debayle de Somoza de Baldocchi
Date de naissance 18 juin 1929
Lieu de naissance Drapeau des États-Unis Tampa (États-Unis)
Date de décès 5 octobre 1991 (à 62 ans)
Lieu de décès Drapeau des États-Unis Miami (États-Unis)
Conjoint Anastasio Somoza Debayle
Université Barnard College

Hope Portocarrero Debayle de Somoza de Baldocchi, née le 18 juin 1929 à Tampa (États-Unis) et décédée le 5 octobre 1991 à Miami (États-Unis) est l'épouse du 60e et 62e président du Nicaragua Anastasio Somoza Debayle et la mère d'Anastasio Somoza Portocarrero : elle est ainsi Première dame du Nicaragua entre le 1er mai 1967 et le 1er mai 1972 et entre le 1er décembre 1974 et le 17 juillet 1979.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines, enfance et études[modifier | modifier le code]

Hope Portocarrero naît à Tampa, dans le comté de Hillsborough (Floride, États-Unis). Elle est la fille du Dr. Nestor Portocarrero Gross et de Blanca Debayle Sacasa de Portocarrero. Elle a un frère, qui s'appelle aussi Nestor.

Elle a des ancêtres espagnols, anglais et allemands. Son grand-père est le Dr Luis Henri Debayle Pallais, ami du poète Rubén Darío; il était marié avec Casimira Sacasa Sacasa. Son arrière-grand-père est Roberto Sacasa Sarria, le 44e et 46e président du Nicaragua. Sa famille fait partie des plus riches du pays. Elle parle couramment anglais, italien, espagnol et français et possède une certaine culture artistique.

Après 1943, elle vit essentiellement à l'ambassade nicaraguayenne à Washington, où elle se lie avec sa cousine, Lillian Sevilla-Sacasa (née Somoza). Elle est alors une jeune fille moderne et aime par exemple la danse. Elle sort souvent le soir dans la capitale américaine et se fait ainsi régulièrement réprimander le lendemain par sa cousine. Celle-ci est toutefois rassurée lorsqu'elle lui annonce qu'elle va épouser son frère.

Elle étudie au Barnard College, à New York.

Mariage[modifier | modifier le code]

Hope Portocarrero venant d'un milieu distingué, ce choix convient bien à son futur beau-père, Anastasio Somoza García « Tacho », son futur beau-père. Somoza aime alors à dire qu'« elle a de la classe ». Étant donné que leurs familles étaient proches, on a alors peur de problèmes de consanguinité dans leur descendance, mais finalement le couple fonctionnant, cela ne devient qu'un problème annexe.

Hope Portocarrero épouse son cousin Anastasio Somoza Debayle le 10 décembre 1950 à la cathédrale de Managua. Mgr Jose Antonio Lezcano préside la cérémonie. Plus de 4 000 invités sont présents. La réception est donnée par le président Anastasio Somoza García dans le luxueux et moderne Palacio de Comunicaciones. C'est l'événement médiatique de la décennie pour le pays. Ils partent en Amérique du Sud pour leur lune de miel. Ils ont ensemble cinq enfants : Anastasio, Julio, Caroline, Carla et Roberto.

Première dame[modifier | modifier le code]

En 1967, Hope Portocarrero devient Première dame du Nicaragua et en même temps un modèle d'élégance et de raffinement dans la haute société nicaraguayenne. Elle participe à diverses missions diplomatiques en compagnie de son mari. Elle accueille ainsi l'ancien président des États-Unis Richard Nixon et l'empereur du Japon Hirohito.

Elle est présidente de la Junta Nacional de Asistencia y Previsión Social (Sécurité sociale nationale). Elle crée le Centre culturel national, les Archives générales de la bibliothèque nationale, le Conservatoire national de musique, l'École nationale des Beaux-Arts, le Musée national et la Galerie Plurar. Sa plus grande œuvre est la décision de la construction du Teatro Nacional Rubén Darío (le Théâtre national du Nicaragua), l'Hôpital pour enfants, un centre pour orphelins baptisé « L'espoir » et une clinique pour les femmes nicaraguayennes. Le gala d'ouverture du théâtre national, nommé en l'honneur du poète Rubén Darío est l'apogée de son action de Première dame, dans la soirée déborde de fastes.

Elle se sépare pourtant progressivement de Somoza. Elle reste de plus en plus souvent à Londres, où elle traite souvent de là-bas les affaires relatives à son poste de présidente de la Sécurité sociale et aux autres organes dont elle est à la tête. Elle participe à certaines réunions occasionnelles à Managua, notamment pour la réalisation dont elle est la plus fière, l'Hôpital pour enfants ; elle apparaît ainsi pour cela sur les timbres de 1,50 códoba. Des rumeurs circulaient sur le fait qu'elle disposait d'une importante trésorerie dont elle pouvait user pour ses menues plaisirs. Il est toutefois clair qu'elle acquiert de considérables biens immobiliers à Miami, investissant déjà dans un avenir post-Nicaragua. Elle est ainsi une cliente régulières des meilleurs magasins de chaussures de Miami. Un vendeur note ainsi qu'elle demandait toujours des « chaussures sans couleur ».

Rupture, remariage et fin de vie[modifier | modifier le code]

Hope Portocarrero aime Anastasio Somoza, mais dépensait beaucoup d'énergie à vouloir en faire un homme du monde. « Elle voulait faire quelque chose d'Anastasio qui n'était pas lui », déclare ainsi un ami du couple. « Elle voulait l'intégrer dans la société de Newport, lui faire manger du caviar et de boire du champagne et était attentive à son langage et ses manières. »

En réaction à cela, ce dernier, excédé, démarre une liaison avec une très jeune femme, Dinorah Sampson.

À la fin des années 1970, le couple se brouille et elle déménage définitivement à Londres. Elle y épouse Archie Baldocchi, un riche salvadorien d'origine italienne. Celui-ci a alors un fils d'un précédent mariage, Archie Baldocchi Dueñas. Hope Somoza Baldocchi décéde d'un cancer à Miami, le 5 octobre 1991.

Sources[modifier | modifier le code]