Honoré d'Urfé

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Honoré d'Urfé

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Portrait d'Honoré d'Urfé paru dans la 3e édition de L'Astrée par Balthazar Baro en 1623.

Activités Romancier
Naissance 11 février 1567
Marseille
Décès 1er juin 1625 (à 58 ans)
Villefranche-sur-Saône
Genres roman

Œuvres principales

Honoré d'Urfé, comte de Châteauneuf, marquis du Valromey, seigneur de Virieu-le-Grand, né le 11 février 1567 à Marseille et mort le 1er juin 1625 à Villefranche-sur-Mer, est un écrivain français et savoisien, auteur du premier roman-fleuve de la littérature française, L'Astrée.

Biographie[modifier | modifier le code]

Honoré d'Urfé.

Né à Marseille dans une famille noble originaire du Forez, apparenté à la Maison de Savoie par sa mère (Renée de Savoie-Tende), venue alors à Marignane pour traiter de ses affaires avec Françoise de Foix, Honoré d'Urfé fait ses études chez les jésuites. Homme d'action, il prend parti pour la Ligue catholique, et reste à jamais fidèle au duc de Nemours.

Le 2 décembre 1592, le duc de Nemours prend Montbrison (actuellement dans le département de la Loire). Honoré se remet alors au service du duc et rompt avec Anne d’Urfé, bailli de Forez, qui tente dès lors de pacifier la province. À sa sortie de prison, le 26 juillet 1594, Nemours nomme Honoré « lieutenant-général au gouvernement de Forez ».

En 1600, le 15 février, Honoré revient au Forez pour épouser Diane de Châteaumorand, sa belle-sœur, après l'annulation de son mariage avec Anne d'Urfé.

Auteur d'un poème pastoral, sans doute écrit vers 1604, La Sireine, il défend les théories platoniciennes de l'amour dans les Épîtres morales (1603).

Il fonde, vers 1606/1607, avec ses amis Antoine Favre, François de Sales et Claude Favre de Vaugelas, l'Académie florimontane, la première société savante de Savoie.

Il est surtout connu pour son roman précieux L'Astrée, roman d'amour en partie autobiographique paru entre 1607 et 1633. Cette œuvre inachevée, publiée en quatre parties entre 1607 et 1627, s'inscrit dans la tradition des romans hellénistiques, de Virgile et des poètes courtois.

L'Astrée comporte plus de 5 000 pages, soit cinq parties divisées chacune en 12 livres. Les trois premières parties sont publiées en 1607, 1610, et 1619, et, lorsque Urfé meurt en 1625, son secrétaire Balthazar Baro aurait achevé la quatrième partie et lui aurait donné une suite (1632-1633).

Selon Larousse (1863), les cinquième et sixième parties auraient été composées par Pierre Boitel, sieur de Gaubertin, et éditées en 1626. C'est l'un des plus considérables succès du siècle, qui n'aura pas de postérité véritable dans le genre du roman pastoral, mais une influence considérable sur le roman, le théâtre (Molière), l'opéra et les mentalités. L'impact de ce roman se fait encore sentir aujourd'hui, puisque les porcelaines à glaçure verte, à l'origine venant de Chine et de Corée, sont encore appelées céladons de nos jours, en souvenir du nom du second personnage de ce roman, lequel était toujours en habits ornés de rubans vert tendre. Cette influence s'exerce aussi dans le monde anglo-saxon.

Les épisodes de ce roman d'amour ont été nourris des quelques années passées en région forézienne, où la famille d'Urfé, installée vers l'an 1000 au-dessus de Champoly, avait construit dans la plaine du Lignon du Forez le Château de la Bastie d'Urfé, le premier des châteaux dits « Renaissance ».

Il a également laissé un recueil de poèmes, la Savoysiade (1609), une pastorale en cinq actes, La Sylvanire ou la Morte-vive (1625).
Une citation célèbre de ce lettré et esthète forézien, perdure chez les gens d'esprit : « Dieu, en créant les femmes, nous les a proposées en terre pour nous attirer par elles au ciel. »

Il meurt au cours d'une campagne militaire, en 1625, au cours de laquelle il mène les troupes savoyardes du duc Charles-Emmanuel Ier de Savoie contre les Espagnols.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Page de garde d'une édition de L'Astrée du XVIIe siècle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]