Honoré Joseph Antoine Ganteaume

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Honoré Joseph Antoine Ganteaume
Image illustrative de l'article Honoré Joseph Antoine Ganteaume

Naissance 13 avril 1755
La Ciotat
Décès 28 juillet 1818 (à 63 ans)
Aubagne
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau français République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Royal Standard of King Louis XIV.svg Royaume de France
Arme Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Pavillon de la Marine de la République française Marine de la République
Pavillon de la Marine du Premier Empire Marine impériale française
Grade Vice-amiral
Conflits Guerre d'indépendance des États-Unis
Guerres de la Révolution
Guerres napoléoniennes
Distinctions Commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis
Pair de France
Hommages Nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile : 23e colonne

Honoré Joseph Antoine Ganteaume, né le 13 avril 1755 à La Ciotat et mort le 28 juillet 1818 à Pauligne près d'Aubagne, est un officier de marine français. Il sert pendant la guerre d'indépendance des États-Unis, les guerres de la Révolution et de l'Empire et termine sa carrière avec le grade de vice-amiral.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il se destina de bonne heure au service de la marine et débuta dans la guerre d'Amérique. Il était officier auxiliaire en 1778, et devint sous-lieutenant de vaisseau en 1786. Élevé au grade de capitaine de vaisseau après sa sortie des prisons d'Angleterre, où il avait été conduit au commencement de 1793, il est chef de division en 1795 ; contre-amiral sous le Directoire.

Il est le chef d'état-major lors de la bataille d'Aboukir.

Il part alors à Brest, où il prend la tête d'une escadre de secours devant porter des renforts à l'armée d'Égypte. Il appareille en janvier 1801, mais ses hésitations lui valent de rester enfermé deux mois dans Toulon, et d'arriver près des côtes égyptiennes sans oser faire débarquer ses troupes. En cela, il a une lourde part de responsabilité dans la perte de l'Égypte.

Conservant cependant la confiance du Premier consul, Ganteaume poursuit une belle carrière, puisqu'il commande l'escadre de Méditerranée de 1800 à 1802. En février 1802, il emmène les troupes de l'expédition de Saint-Domingue. La même année, il est nommé préfet maritime de Toulon en remplacement de Vence, et enfin vice-amiral le 30 mai 1804. Il commande les flottes de l'Atlantique jusqu'en 1806 (il n'ose pas sortir de Brest pour rejoindre Villeneuve avant Trafalgar) et celles de la Méditerranée de 1808 à 1810. Dans le cadre de cette dernière fonction il commande l'expédition de ravitaillement de Corfou en février 1808, avec notamment Cosmao, Lhermite et Dubourdieu sous ses ordres, mais est incapable d'apporter la moindre aide à l'armée d'Espagne. Il est nommé en 1808 inspecteur général des côtes de l'Océan.

Comte d'Empire en 1810, Napoléon le nomme « colonel commandant le bataillon des marins de la Garde » le 1er août 1811.

Sous la Restauration, il est aussi pair de France en 1815 puis Inspecteur des classes. Il vote la mort du maréchal Ney lors de son procès. Le roi le nomma pair de France le 17 août 1815.

Il mourut à Pauligne le 28 novembre 1818 et repose au cimetière d'Aubagne.

Jugements, opinions, épitaphe[modifier | modifier le code]

Napoléon en a porté un jugement sévère quand il a dit à Sainte-Hélène : « Ganteaume n'était qu'un matelot, nul et sans moyens. »

Une épitaphe lui a été faite qui reste vivante dans la mémoires des élèves de l'école navale de Brest :

« Ci-gît l'amiral Ganteaume
Qui s'en fut de Brest à Bertheaume[1]
Et poussé par un fort vent d'Ouest
S'en revint de Berthaume à Brest[2]. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Source partielle[modifier | modifier le code]

« Honoré Joseph Antoine Ganteaume », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850,‎ 1852 [détail de l’édition]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Berthaume est un petit fort sur un récif au large de Brest.
  2. Amiral Arnaud d'Antin de Vaillac, Sous la flamme de guerre, Paris, Presse de la Cité, 1968, p. 118.