Hong Sok-jung

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Hong Sok-jung (hangeul : 홍석중) est un écrivain nord-coréen, né en 1941, auteur notamment de romans historiques.

Originaire du sud de la Corée, Hong Sok-jung a suivi son grand-père Hong Myong-hi lorsque ce dernier, qui avait choisi de devenir écrivain pour défendre la langue coréenne (hangeul) interdite par les Japonais, s'est installé en Corée du Nord en 1948. Il appartient à une dynastie de lettrés coréens ayant résisté à l'occupation japonaise : son arrière-grand-père, Hong Beum-sik, se suicida en 1910 pour protester contre l’annexion de son pays par le Japon.

Après avoir étudié la littérature à l'université Kim Il-sung à Pyongyang, Hong Sok-jung a écrit des pièces de théâtre puis publie son premier roman, "Une fleur rouge", en 1970, dénonçant l'injustice sociale en Corée avant l'indépendance.

Hong Sok-jung s'est vu décerner le prix littéraire Manhae en Corée du Sud pour son roman "Hwang Chini", qui raconte l'histoire d'une femme née d'une alliance illégitime ayant entraîné la rupture de ses fiançailles. Elle choisit alors de devenir courtisane royale (kisaeng) pour affirmer son indépendance, tout en dénonçant l'hypocrisie de la domination masculine dans la Corée de la dynastie Choson. Le roman comporte des scènes d'amour très réalistes et emploie des expressions communes au Nord et au Sud de la péninsule, afin de signifier la volonté de réunification de la Corée.

Hong Sok-jung est par ailleurs un ami du romancier sud-coréen Hwang Sok-yong.

Articles liés[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Pons, "La voix de la réconciliation coréenne", in "Le Monde des livres", vendredi 21 octobre 2005.