Hong Sang-soo

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Dans ce nom coréen, le nom de famille, Hong, précède le prénom.

Hong Sang-soo

Description de cette image, également commentée ci-après

Hong Sang-soo sur le tournage de son film Night and day (photo prise le 5 septembre 2007 à Paris).

Naissance 25 octobre 1960
Séoul
Drapeau de Corée du Sud Corée du Sud
Nationalité Drapeau de Corée du Sud Corée du Sud
Profession Réalisateur, scénariste
Films notables Le Jour où le cochon est tombé dans le puits,
Le Pouvoir de la province de Kangwon,
Turning Gate,
La femme est l'avenir de l'homme,
Conte de cinéma
Hong Sang-soo
Hangeul 홍상수
Romanisation révisée Hong Sangsu
McCune-Reischauer Hong Sangsu

Hong Sang-soo, né le 25 octobre 1960 à Séoul, est un réalisateur et scénariste sud-coréen.

Sommaire

[modifier] Biographie

Hong Sang-soo découvre le cinéma avec les films hollywoodiens à la télévision. En 1982, après avoir étudié la mise en scène à l'université de Chungang, à Séoul, il part étudier aux États-Unis au College of Arts and Crafts de Californie et à l'Art Institute de Chicago[1],[2].

Il se marie en 1985[2].

De retour en Corée du Sud, il travaille comme réalisateur pour la télévision avant de se lancer au cinéma[réf. souhaitée].

Il tourne en 1996 son premier film, Le Jour où le cochon est tombé dans le puits qui connaît immédiatement un certain succès critique et public. Il reçoit ainsi des récompenses au Dragon Blue Coréen, au Festival de film de l'Asie pacifique, et aux festivals de Rotterdam et de Vancouver. Le film dépeint avec des performances improvisées et peu de dialogues, une relation amoureuse moderne.

Il réalise ensuite Le Pouvoir de la province de Kangwon un conte sur la désillusion. Il reçoit la mention spéciale à la section « Un Certain Regard » du Festival de Cannes[Quand ?].

En 2000, Hong Sang-soo revient avec le film au titre provocateur La Vierge mise à nu par ses prétendants. Celui-ci, tourné en noir et blanc suit un triangle amoureux vu par les trois personnages. Hong, comparé au maître taïwanais Hou Hsiao-hsien, est désormais reconnu comme un des plus grands réalisateurs de la nouvelle vague coréenne[réf. nécessaire].

Fort de sa réputation, Hong Sang-soo dispose de moyens plus confortables pour son quatrième opus, Turning Gate, coproduit par Marin Karmitz et interprété par trois stars locales. Dans cette comédie mélancolique, son plus important succès commercial, notamment auprès du public de Corée, le réalisateur affine son style tout en restant fidèle à sa thématique. Dans la continuité, les éléments caractéristiques de son cinéma se retrouvent dans La femme est l'avenir de l'homme, en compétition au Festival de Cannes[Quand ?].

Il sort en 2005 Conte de cinéma, lui aussi présenté à Cannes, confortant ainsi le statut du réalisateur sur le plan international.

En 2009 il présente Les femmes de mes amis, toujours à Cannes mais à la Quinzaine des réalisateurs : il aborde dans ce film la vidéo haute-définition[réf. souhaitée].

Hong Sang-soo est également professeur de cinéma à l'université nationale des Arts de Corée jusqu'en juin 2002. Actuellement il est professeur de cinéma à l'université Konkuk[réf. nécessaire].

Il est célèbre pour son goût immodéré pour l'alcool que l'on retrouve dans de nombreux films[2].

[modifier] Caractéristiques de Hong Sang-soo

Ses films décrivent souvent au plus près des relations amoureuses tortueuses dont les héros, tiraillés, peinent à exprimer leurs sentiments, dans un style poétique et, dans une mesure relative, minimaliste. En effet, les éléments ne sont guère filmés de manière baroque, Hong Sang-soo préférant poser un regard simple et naturel, cinéaste du plan bien plus que cinéaste du montage. L'alcool et le sexe tiennent une large place dans son cinéma, qui mêle avec audace poésie et trivialité, abstraction et crudité, mélancolie et humour. Le récit parvient habilement à jongler entre rêve, illusion et réalité, ainsi que souvenir, passé et présent, non sans rechercher une certaine finalité ou susciter divers effets auprès du spectateur[travail inédit ?].

Les œuvres du réalisateur proposent généralement une vision plutôt pessimiste et réaliste de leur contenu, et se voient régulièrement articulées autour d'un triangle, d'un trio de protagonistes, évoluant selon le déroulement du film, que ce dernier explore invariablement. Les films de Hong Sang-Soo présentent également l'habitude de poser une situation donnée, sans forcément la mettre en place progressivement ou la justifier, servant ainsi de contexte à l'intérieur duquel les divers éléments de l'œuvre, à l'état d'ébauche, vont se construire. Le plus souvent, les personnages sont des artistes, et se retrouvent perdus, demeurant tourmentés d'une manière variable, pouvant être en proie à divers problèmes ou sensations indicibles (désorientation, solitude, mélancolie, etc.)[travail inédit ?].

L'ivresse, comme échappatoire au réel et vecteur de révélations, est une des caractéristiques principales du cinéma d'Hong Sang-soo[3]. Le cinéaste reconnaît lui-même saouler ses acteurs au soju (alcool de grain coréen) avant le tournage de certaines scènes[travail inédit ?].

[modifier] Influences

Il est influencé par des cinéastes comme Yasujirō Ozu, Robert Bresson, Éric Rohmer, Luis Buñuel, Jean Vigo, Friedrich Wilhelm Murnau mais aussi des peintres comme Paul Cézanne[1].

Il se dit notamment très marqué par Journal d'un curé de campagne de Robert Bresson[2].

[modifier] Jeu avec le temps

Hong Sang-soo aime raconter les histoires simultanées vécues par les différents protagonistes de ses films ou les points de vues de différents personnage sur la même histoire[1].

[modifier] Filmographie

[modifier] Rétrospectives

[modifier] Références

  1. a, b et c Vincent Ostria, « Hong Sang-Soo - Nouveaux fragments d'un discours amoureux », dans Les Inrockuptibles, 26 février 2003 [texte intégral (page consultée le 10 décembre 2011)] 
  2. a, b, c et d Hong Sang-Soo, « Mes dates clés », dans Libération, 2 novembre 2005 [texte intégral (page consultée le 10 décembre 2011)] 
  3. a et b Florian Guignandon, « L’aquarium de Hong Sang-soo », dans Critikat, 29 mars 2011 [texte intégral (page consultée le 23 février 2012)] 

[modifier] Voir aussi

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