Homosexualité dans l'Antiquité

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Éraste et Éromène échangeant un baiser, médaillon d'une coupe du Peintre de Briséis, musée du Louvre.

Le terme « homosexualité » datant de la deuxième moitié du XIXe siècle[1], on s'est demandé dans quelle mesure l'opposition homosexualité/hétérosexualité peut validement être utilisée pour étudier les époques antérieures, en particulier pré-modernes. Le courant essentialiste considère que ces deux catégories existent de manière implicite dans toutes les sociétés, alors que pour le courant constructionniste, il s'agit d'une construction culturelle occidentale qui ne peut s'appliquer qu'après le XIXe siècle[2].

Le modèle historique le plus communément accepté sur la base des travaux de Kenneth Dover (1920-2010) et de Michel Foucault (1926-1984), affirme que le concept d'homosexualité n'existe pas dans l'Antiquité : les relations sexuelles ne sont pas définies selon des critères biologiques (identité ou différence sexuelle des partenaires) mais selon des critères sociaux, à savoir l'adéquation entre l'usage d'autrui pour le plaisir charnel et sa place dans la structure sociale[3]. Cette théorie, comme son corollaire, reste contestée[4].

Pratiques homosexuelles dans les civilisations antiques[modifier | modifier le code]

Bustes d'Alexandre (à gauche) et de son amant Héphaestion (à droite)

Empire perse[modifier | modifier le code]

Dans l'Empire perse, les pratiques homosexuelles sont largement attestées, surtout entre un homme adulte et un eunuque. Quinte-Curce indique ainsi qu'ils sont « habitués, eux aussi, à servir de femmes. »[5] On connaît en particulier les amours des Grands Rois et de leurs eunuques favoris : ainsi de Darius III et du jeune Bagoas, qui sera également l'amant d'Alexandre le Grand[6], ou d'Artaxerxès II et du jeune Tiridatès[7]. Alexandre le Grand est également lié à Héphaestion, général macédonien, décrit comme son amant. Les textes assyriens relatent aussi la prostitution sacrée masculine pratiquée dans le culte de la déesse Ishtar qui est d'aspect hermaphrodite.

Dans l'Égypte antique[modifier | modifier le code]

Fresque représentant Khnoumhotep et Niânkhkhnoum

Différents manuscrits ont été découverts sur des philtres d'amour destinés à capter et à faciliter l'amour entre femmes. D'autres sont des chants d'amour destinés à des partenaires de même sexe[8]. Différents textes nous montrent aussi que certains pharaons (comme Pépi II et son général "bien-aimé" qu'il allait rejoindre la nuit) entretenaient des relations particulières avec leurs chefs des armées[9]. Dans la mythologie égyptienne, le dieu Seth[10] avait séduit son neveu Horus et l'avait attiré dans son lit pour le ridiculiser d'avoir tenu le rôle passif devant les autres dieux (les dieux comme les aristocrates se devaient d'avoir un rôle actif)[11]. Il est aussi fait référence à l'union homosexuelle de dieux et de déesses. L'homosexualité est acceptée et ne semble interdite dans aucun texte de loi, par contre le viol homosexuel est condamné et un manuscrit à ce sujet a été trouvé. En 1964, les archéologues[12] découvrent sur le site funéraire de Saqqara une tombe de deux hommes serviteurs royaux, Khnoumhotep et Niânkhkhnoum, présentés parfois comme des amants ou des frères (reste à faire l'étude génétique), ayant cohabité ensemble dans leur vie antérieure avec leurs familles respectives. Dans la tombe se trouve une fresque les représentant dans une scène intimiste et tendre durant leur vie. Khnoumhotep et Niânkhkhnoum, sont souvent proposés comme modèle controversé de couple dans l'iconographie homosexuelle. Néanmoins la tombe porte l'épitaphe suivante : « Khnoumhotep et Niânkhkhnoum ont vécu ensemble et se sont aimés avec passion »[13].

En Israël antique[modifier | modifier le code]

Les peuples ayant précédé Israël semblent avoir pratiqué la prostitution féminine et masculine rituelle au service de Baal ou Ba'al (hébreu : בָּעַל, Báʿal, qui signifie seigneur) et d'Astarté ou Ashtarot (עשתרת) en hébreu, et la Bible condamne les pratiques idolâtres[14]. Babylone est qualifiée de "prostituée". Sous le règne de Roboam, fils de Salomon, les textes rapportent que la prostitution masculine était officielle dans le pays[9]. La condamnation du Lévitique[15] ne semble concerner que les relations entre hommes et aucune mention n'est faite aux femmes. En dehors de cette source unique, la Bible (Ancien Testament) n’aborde jamais la question des rapports homosexuels. Selon John Boswell, l'hostilité et les préjugés du judaïsme face aux pratiques liées à l'homosexualité pourraient s'expliquer par leur lien avec des rituels liés au paganisme et la prostitution sacrée[16]. Néanmoins les textes bibliques évoquent aussi la tendre amitié qui unit le deuxième roi d'Israël David (Bible) à Jonathan (Bible) (en hébreu: יְהוֹנָתָן / יוֹנָתָן "celui que Dieu a donné") fils de Saul : « Or il advint que l'âme de Jonathan se lia à l'âme de David et que Jonathan l'aima comme lui-même »[17]. Après la mort de ce dernier au combat, David se plaint : « Je suis en détresse à cause de toi, mon frère Jonathan, tu m'étais très cher, ton amour était pour moi plus merveilleux que l'amour des femmes »[18]. Les pratiques homosexuelles semblent bien avoir existé comme le rapporte l'historien Juif Flavius Josèphe en parlant des religieux Zélotes (en grec : ζηλωτής zelotes ; קנאים ou Qiniim en hébreu) révolutionnaires lors de la résistance désespérée de Jérusalem assiégée par les Romains :

« Parmi les Zélotes, le contingent des Galiléens se distinguait par son imagination dans le mal et son audace… Leur désir de pillage était insatiable et ils n'arrêtaient pas de perquisitionner dans les riches demeures ; l'assassinat des hommes et le viol des femmes était leur amusement ; ils dévoraient leurs dépouilles arrosées de sang et, ne sachant qu'inventer, prenaient sans vergogne les mœurs des femmes, arrangeaient leurs cheveux avec soin, portaient des vêtements féminins, s'inondaient de parfums et se faisaient les yeux pour rehausser leur beauté. Non contents d'imiter la coquetterie des femmes, ils prenaient leurs passions et ils imaginaient des amours contre nature. Ils se vautraient dans la ville comme dans un bordel et souillaient la cité toute entière de leurs actions impures. Mais, avec une apparence de femme, ils avaient un bras d'assassin et, s'approchant avec une démarche lascive, ils se transformaient brusquement en guerriers, tiraient leur glaive de dessous leur robe fine et colorée, et transperçaient qui ils rencontraient »[19].

En Grèce antique[modifier | modifier le code]

Amphore grecque, scène amoureuse, Musée de Munich.

La distinction entre homosexualité et hétérosexualité est inconnue au sein de la Grèce antique où les individus sont spontanément bisexuels, avec plus ou moins des préférences individuelles. Plutarque dit à cet effet : «…celui qui aime la beauté humaine sera favorablement et équitablement disposé envers les deux sexes, au lieu de supposer que les hommes et les femmes différent sous le rapport de l’amour comme sous celui du vêtement ». Les hommes prennent exemple sur les dieux : « Zeus approcha le divin Ganymède sous la forme d'un aigle, sous celle d'un cygne la blonde mère d'Hélène. Il n'y a pas de comparaison entre deux choses; certains aiment l'une, certains aiment l'autre ; j'aime les deux »[20].

Pour Zénon de Cition, le fondateur de l'école stoïcienne, il faudrait choisir ses partenaires sexuels non pas en fonction de leur sexe ou de leur genre, mais en fonction de leurs qualités personnelles[21].

Les témoignages antiques sur la pédérastie grecque qui sont à distinguer de l'idée moderne de la notion d'homosexualité, sont relativement contradictoires et difficiles à interpréter : elle est tantôt présentée comme une institution reconnue de formation des élites, tantôt comme un ensemble de pratiques sexuelles honteuses méritant la mort, tantôt comme une relation chaste et spirituelle, tantôt comme une pratique avant tout fondée sur le plaisir sexuel[22]. Ce modèle sexuel et éducatif a vécu très longtemps : de l'époque minoenne (2700 avant J.-C.) à la chute de l'Empire romain occidental (Ve siècle après J.-C.)[23].

Sappho de Lesbos, d'après une peinture de 1904 parJohn William Godward.

Le bataillon sacré[24] (en grec ancien ἱερὸς λόχος / hiéros lokhos) à Thèbes donne l'exemple d'un corps d'élite de combattants composé uniquement de couples d'hommes soudés par l'amour et qui se couvre de gloire pendant plus de 30 ans. Il aurait été un corps d'élite de 300 hommes, créé selon Plutarque[25] par le commandant thébain Gorgidas (en grec ancien : Γοργίδας) : « le Bataillon Sacré avait été, dit-on, créé par Gorgidas. Il l'avait composé de trois cents hommes d'élite dont la cité prenait en charge l'entrainement et l'entretien, et qui campaient dans la Cadmée : c'est pourquoi on l'appelait le bataillon de la cité[26]. »
Le Bataillon Sacré est formé de 50 couples d'amants [27] : Plutarque notait que « selon certains », il était composé de 150 couples d'hommes, ce qui représenterait l'origine de la formation du binôme en matière de tactique de combat.

Par ailleurs, les Grecs considéraient également que leurs ennemis perses, ou d'autres peuplades de l'est auxquelles ils s'opposaient militairement, partageaient un mode de vie bisexuel[28].

Au VIIe siècle av. J.-C., sur l'île de Lesbos, Sappho chante les amours entre femmes mais déjà au VIIIe siècle av. J.-C., Homère[29] relate les explois des viriles Amazones, un peuple de femmes qui s'administraient sans hommes à l'époque de la Guerre de Troie. La tradition les situe en Thrace, en Scythie ou dans la région du Caucase. Platon les rattache aux Sarmates, un peuple proche de la mer Noire. Justin[30] précise qu'« elles prennent les armes, éloignent d’abord l’ennemi des frontières et l’attaquent bientôt jusque chez lui. Elles renoncent au mariage qu’elles appellent une servitude et, avec une audace dont l’histoire n’offre pas d’autre exemple elles agrandissent leur empire, sans le secours des hommes et le défendent en les méprisant ».

Chez les Celtes et les Gaulois[modifier | modifier le code]

Gaulois prisonnier de Rome. Marbre romain (230-220 av. J.-C.)

L'historien Didier Godard[31] nous rapporte que « la civilisation celtique se caractérise par une liberté sexuelle dont participent les amours de même sexe ». La notion de péché n'existe pas dans le monde celtique et les mœurs sont très libres au sein d'une société dominée par le système matriarcal[32]. La nudité est naturelle et les soldats combattent souvent nus et entretiennent des relations amoureuses entre-eux. Nous n'avons pas de témoignages directs car les Celtes ne connaissaient pas l'écriture mais des témoignages d'auteurs grecs comme Aristote ou Diodore de Sicile. Les auteurs nous décrivent des amours masculines multiples[33] et «… ils s'étonnent, d'une façon inattendue, compte tenu de leurs propres traditions, de l'importance des amours masculines dans cette civilisation. Ils nous apprennent que, chez les peuples celtes, les hommes aiment s'ébattre à trois sur des peaux de bêtes[34],[35], et que leur goût pour ces pratiques les amène à négliger leurs femmes, pourtant très jolies ; ou encore qu'ils proposent volontiers leurs faveurs à d'autres hommes et s'estiment offensés par le refus, ce qui semblerait indiquer qu'il ignorent le discrédit attaché dans d'autres sociétés, par exemple chez les Scandinaves, à l'homosexualité passive »[36]. Les travaux de Bernard Sergent montrent que les Celtes partagent avec les Grecs la tradition de pédérastie initiatique jugée indispensable à la formation du jeune guerrier[37]. Selon Aristote[38] encore, les Celtes sont ouverts et approuvent les jeux amoureux masculins : la civilisation celte ne connait pas la répression sexuelle.

Dans la civilisation des Étrusques[modifier | modifier le code]

Timée nous décrit les Étrusques comme un peuple voluptueux où n'existe pas de différence entre femmes et hommes. L'historien Théopompe ajoute qu'il est normal chez ces populations de mettre les femmes en commun et que l'union était permise entre personnes de même sexe[39]. L'érudit Athénée de Naucratis nous décrit des jeunes gens s'offrant librement et à la vue de tous et sans réserve à d'autres hommes[40]. Les fouilles archéologiques ont mis à jour de nombreuses fresques montrant des rapports amoureux entre deux hommes comme la Fresque de la Tombe du Plongeur et la Tombe des Taureaux qui montre un acte sexuel entre deux hommes.

Dans la Rome antique[modifier | modifier le code]

À Rome, les pratiques sexuelles doivent correspondre à certains usages sociaux. On ne parle pas d'homosexualité ni d'hétérosexualité car ces définitions n'avaient pas cours à l'époque. Les Romains sont bisexuels sans état d’âme. Certaines pratiques sont dites « contre natures », c'est-à-dire contraires aux usages sociaux mais elles ne couvrent pas la notion d'homosexualité. Un esclave doit se soumettre aux désirs de son maître et l'affranchi doit rendre moralement ce service de complaisance à son ancien maître. Le citoyen romain se doit d'être dominateur et donc sexuellement actif. Ce qui est vu comme problématique de ce point de vue pour un citoyen romain est d'être passif. L'homme d'état Cicéron a une femme et un fils, mais aime bien mieux les charmes de Marcus Tullius Tiro son jeune secrétaire esclave affranchi favori[réf. nécessaire]. Le philosophe Sénèque résume ainsi la vision romaine de la sexualité : « de plus, s'il est normal pour un jeune homme d'être passif dans la relation, la passivité sexuelle chez un homme libre est un crime, chez un esclave, une obligation, chez l’affranchi, un service »[41]. Le poète romain Catulle écrit au sujet du beau Juventius dont il est épris : « Si sur tes yeux doux comme le miel, Juventius, on me laissait mettre sans relâche mes baisers, j'en mettrais jusqu'à trois cent mille sans me sentir jamais rassasié »[42]. Jules César est surnommé "le mari de toutes les femmes et la femme de tous les maris"[43]. Cicéron rapporte ainsi l'accueil du roi Nicomède IV de Bythinie qui tombe amoureux du jeune ambassadeur César : « il donna l’ordre à ses gardes de conduire César dans sa propre chambre et de le coucher sur son lit d’or revêtu de pourpre ».

Coupe Warren, deux hommes faisant l'amour (Ie siècle av. J.-C.).

Au temps de l'Empire romain, les pratiques sexuelles deviennent plus libres. Néron prendra publiquement l'un de ses esclaves Sporus comme époux. Sporus, après le suicide de Néron, vivra avec Othon (empereur romain). L'empereur Hadrien aime d'amour Antinoüs, un jeune Grec originaire de Bithynie et qui l'aime en retour. Après la noyade de son amant dans le Nil[44], Hadrien l'élèvera au rang des dieux en faisant ériger un temple et une ville en sa mémoire. Pendant plus de 200 ans on célèbre dans tout l'Empire des fêtes en la mémoire d'Antinoüs. Plus tard, l'empereur Héliogabale qui préférait le rôle passif, «… exila le juriste qui proposait de punir les citoyens coupables du même comportement »[45].

Après dix siècles de liberté sexuelle au sein de la Rome antique, l'un des premiers empereurs romains chrétiens, saint Théodose proclame le 6 août 390 un édit condamnant à mort par l'épée les passifs (un « homme s'accouplant comme une femme » selon le Code de Théodose[46]). Ce passage vers une répression directe de certains rapports sexuels doit être replacé dans le contexte de l'apparition et de l'affirmation du christianisme à la fin de l'Empire romain. Cette mentalité a été préparée par les courants néo-platoniciens et stoïciens qui posent la contradiction entre la chair et l'esprit, condamnent le plaisir en soi et prônent la tempérance. Progressivement la relative liberté en la matière disparaît. Le christianisme de persécuté devient persécuteur : les lois du saint empereur byzantin Justinien avec celles de Théodose sont les premières du genre à prévoir le bûcher pour de tels actes.

La montée en puissance du christianisme à la chute de l'Empire romain sanctionne une révolution dans l'histoire des relations entre les hommes : émerge une attitude sociale, la morale chrétienne, toujours plus suspicieuse à l'égard de la sexualité et de l'érotisme en général. Elle s'opposera de manière toujours plus virulente à l'hédonisme du monde antique gréco-romain et en précipitera la fin.

Pertinence de la catégorie « Homosexualité » appliquée à l’Antiquité[modifier | modifier le code]

Régis Révenin présente ainsi les deux thèses en conflit[47] :

« deux catégories : les constructionnistes ou nominalistes (très majoritaires) et les essentialistes ou réalistes, dont le plus fameux représentant fut John E. Boswell. (…) les essentialistes considèrent que les catégories « homosexualité », « hétérosexualité » servent à refléter une réalité atemporelle et universelle. Ces catégories existent dans la Nature et les êtres humains n’ont fait que reconnaître cet ordre réel et lui accorder un nom ; elles seraient ainsi le fruit de la découverte humaine et non de l’invention humaine. À l’inverse, la position constructionniste prétend que ces catégories n’ont pas toujours existé et qu’elles ont de toute façon évolué au fil des siècles. (…) L’homosexualité largo sensu a évidemment existé avant l’invention et la diffusion du mot « homosexualité » dans la seconde moitié du XIXe siècle, mais l’homosexualité stricto sensu, définie comme étant l’une des formes historiques qu’ont revêtues les relations sexuelles et/ou affectives entre hommes à la fin du XIXe siècle, mettant en exergue une « identité » sexuelle nouvelle et spécifique soumise au pouvoir discursif de la médecine, de la police, de la justice et de l’Église, est très vraisemblablement née au XIXe siècle. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il apparaît pour la première fois sous forme imprimée en allemand (Homosexualität), en 1869, dans un pamphlet de Karl-Maria Kertbeny, puis en anglais (homosexuality) vingt ans plus tard. Halperin, p. 15.
  2. Halperin, p. 41.
  3. Voir en premier lieu l'ouvrage classique de Michel Foucault, Histoire de la Sexualité, volumes 2 et 3.
  4. Essentiellement par John Boswell, notamment dans Boswell (1994) et plus récemment par Davidson (2007).
  5. Quinte-Curce, Histoire d'Alexandre le Grand, VI, 6, 8.
  6. Quinte-Curce, VI, 5, 22.
  7. Élien, Histoires variées [lire en ligne], XII, 1.
  8. L'égyptologiste américain Greg Reeder, divers numéros de KMT, a modern journal of ancient Egypt.
  9. a et b Patrick Banon, Tabous et interdits, Acte Sud.
  10. Sur l'homosexualité de Seth : Colin Spencer, Histoire de l'homosexualité, p. 36-37, Pocket, 1999 ; George Hart, Mythes égyptiens, p. 64-66, Seuil, 1993.
  11. Deux sources : 1° le papyrus de Lahun / Kahun (du Moyen Empire égyptien), où Seth interpelle Horus en vantant la belle croupe de ce dernier, à la suite de quoi Horus raconte à Isis que Seth veut le prendre sexuellement ; 2° l'autre papyrus annoncé seulement en 1977 et publié en 2001 (un des textes inédits, datant de la Ve dynastie, trouvé dans l'antichambre de la pyramide de Pépi Ier), où Seth et Horus sont décrits en toutes lettres comme se sodomisant mutuellement.
  12. Thomas A. Dowson, "Archaeologists, Feminists, and Queers: sexual politics in the construction of the past". In, Pamela L. Geller, Miranda K. Stockett, Feminist Anthropology: Past, Present, and Future, p. 89–102. University of Pennsylvania Press 2006, ISBN 0-8122-3940-7.
  13. Deux ouvrages écrits par Ruth Schumann-Anthelme, professeur à l'école du Louvre et chercheur au CNRS : 1° Les secrets d'Hathor : amour, érotisme et sexualité dans l'Égypte pharaonique, éditions du Rocher, 1999 ; 2° Dictionnaire illustré des dieux de l'Égypte, éditions du Rocher, 2003.
  14. Juges, 2, 11-13.
  15. Lévitique, 20, 13 (traduction L. Segond) : "Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable
  16. John Boswell, Christianisme, tolérance sociale et homosexualité, Gallimard, 1985, page 140
  17. Samuel I, 18, 1
  18. Samuel I, 1, 19-27
  19. Flavius Josèphe, Guerre Juive, IV, IX, traduction Pierre Savinel, p. 403-404, Collection « Arguments » (1977), (ISBN 978-2707301352)
  20. AP I, 65, traduction (anglais) de William Roger Paton
  21. Élisabeth Badinter, XY, De l'identité masculine (1992), p. 130
  22. Davidson, p. 1.
  23. (Brisson, 2007), p. 60
  24. "The Theban Sacred Band". The Ancient World, XXIII.2, (1992), p. 3-19.
  25. Plutarque (vers 46 / vers 125), Vie de Pélopidas, XVIII, 1
  26. Extrait de la traduction d'A.-M. Ozanam pour les éditions Gallimard, 1991.
  27. Notes sur Le Banquet, Folioplus, p. 18
  28. (en) Robert Cowley, Bar, Noel Geoffrey Parke, The Reader's companion to military history, p. 177
  29. L'Illiade, III, 182.
  30. Livre II, 4.
  31. Didier Godard, Deux hommes sur un cheval, H&0, 2003
  32. Robert Graves, les Mythes celtes, la Déesse blanche, éditions du Rocher, 2007.
  33. Jean Markale, Amour et sexualité chez les Celtes, éditions du Relié, 2012.
  34. (en) Borris Kenneth, Same-Sex Desire in the English Renaissance: A Sourcebook of Texts, 1470-1650, Routledge,‎ 2003 (ISBN 0815336268, lire en ligne), pp.211
  35. (en) Wayne R. Dynes, Encyclopedia of Homosexuality, Garland Pub.,‎ 1990 (ISBN 1410206203, lire en ligne), p. 209
  36. Pierre Godard, l'homosexualité chez les Celtes: Une société sans péché ni tabou.
  37. Bernard Sergent, Celtes et Grecs I & II, bibliothèque scientifique Payot.
  38. Aristote, la politique, II, 1269b.
  39. Théopompe, Histoires, Livre XLIII.
  40. Athénée, Deipnosophistes [détail des éditions] [lire en ligne], XII, 1.
  41. Sénèque, Controverses.
  42. Catulle, Carmina, 48.
  43. Suétone et aussi Curion l'Ancien, Jules César, 49, 51-52.
  44. Spartianus, Hadrien, 14, 5
  45. John Boswell, Christianisme, tolérance sociale et homosexualité, p. 110, Gallimard (1985), ISBN 2-07-070040-2
  46. Codex Theodosianus 9.7.3 (4 décembre 342), introduit par les fils de Constantin en 342.
  47. Régis Révenin, Homosexualité et prostitution masculines à Paris : 1870-1918, Paris, L’Harmattan,‎ 2005 (ISBN 978-2-7475-8639-9), p. 9-10.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Par ordre chronologique :

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  • (en) Kenneth J. Dover, Greek Homosexuality, Harvard University Press, 1978 (2e édition mise à jour en 1989).
  • Paul Veyne :
    • « La Famille et l'amour sous le Haut-Empire romain », Annales ESC 33 (1978), p. 3-23.
    • « L'Homosexualité à Rome », L'Histoire 30 (1981), p. 76-78.
  • Michel Foucault, Histoire de la sexualité II. L'usage des plaisirs, et III. Le souci de soi, Gallimard, coll. « Bibliothèque des histoires », 1984.
  • Bernard Sergent :
    • L'homosexualité dans la mythologie grecque, Payot, coll. « Bibliothèque historique », 1985.
    • L'Homosexualité initiatique dans l'Europe ancienne, Payot, coll. « Bibliothèque historique », 1986.
  • Dominique Fernandez, Le rapt de Ganymède, Grasset, 1989.
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  • (en) John J. Winkler, The Constraints of Desire, the Anthropology of Sex and Gender in Ancient Greece, 1990 ; trad. fr. par Sandra Boehringer et Nadine Picard : Désir et contraintes en Grèce ancienne, EPEL, collection « Grands classiques érotologie », 2005.
  • (en) John Boswell :
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    • (en) Same-Sex Unions in Premodern Europe, Vintge Books, 1994.
  • (en) Peter CHERICI, Celtic Sexuality. Power, Paradigms and Passion, Duckworth, London, 1995, ISBN 0-7156-2688-4.
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  • (en) Craig A. Williams, Roman Homosexuality, Ideologies of Masculinity in Classical Antiquity, Oxford, Oxford University Press “Ideologies of Desire”, 1999.
  • (en) Dominic Montserrat, Akhenaten : History, Fantasy and Ancient Egypt, Routledge, 2000.
  • Florence Dupont et Thierry Éloi, L'Érotisme masculin dans la Rome antique, Belin, coll. « L'Antiquité au présent », 2001.
  • (en) Among Women : From the Homosocial to the Homoerotic in the Ancient World, sous la dir. de Nancy Sorkin Rabinowitz et Lisa Auanger, Austin, University of Texas Press, 2002.
  • (en) Thomas K. Hubbard, Homosexuality in Greece and Rome, a Sourcebook of Basic Documents, Los Angeles - Londres, 2003
  • Jean Markale, Amour et sexualité chez les Celtes, (Broché), 251 pages, éditeur : Éditions du Relié (3 octobre 2005), collection : Poche (relié), langue : français, (ISBN 978-2354900700).
  • Paul Veyne Sexe et pouvoir à Rome, préface de Lucien Jerphagnon, Paris, Tallandier, 2005. Recueil d'articles précédemment publ. dans la revue L'Histoire (1978-2004). (ISBN 2-84734-244-3) ; rééd. dans la collection « Points-histoire », 2007. (ISBN 978-2-7578-0420-9)
  • Sandra Boehringer, L'Homosexualité féminine dans l'Antiquité grecque et romaine, préface de David Halperin, Paris, Les Belles Lettres, 2007.
  • (en) James Davidson, The Greeks and Greek Love, Orion Books, 2007.
  • Luc Brisson, « Introduction », dans Platon, Le Banquet, Paris, Flammarion,‎ 2007, 5e éd.
  • Homosexualité. Aimer en Grèce et à Rome, textes réunis et présentés par Sandra Boehringer avec la collaboration de Louis-Georges Tin, précédés d'un entretien avec Jean Allouch, Paris, Les Belles Lettres, collection "Signet", 2010.
  • Jacques-Antoine Dulaure, Des Divinités génératrices, ou du culte du phallus chez les Anciens et les Modernes, Éd. Dentu, Paris.
  • Cyril Dumas, Baude J.-M., L'érotisme des Gaules, musées des Baux, (150 p. en couleurs ISBN 2-9525039-0-7).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]