Homme vert

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L'on appelle "Homme Vert" les représentations sculptées ou dessinées d'un visage d'homme orné de feuillage, ou encore de branches, pousses ou autres motifs végétal. C'est un symbole d'origine très ancienne dont on retrouve le mythe dans de nombreuses cultures. Aux travers de celles-ci il prend des aspects differents. Même si toutes ces cultures n'avaient pas de contacts entre elles, il semblerait qu'il soit continuellement lié à la Nature et au printemps. L'auteur William Anderson écrit: "L'Homme Vert signifie l'irrésistible vie...Il est une image issue des profondeurs de la préhistoire; il apparaît et semble mourir puis après un long temps d'oubli il revint a plusieurs reprises au cours de ces derniers deux mille ans. De par ses origines, il est bien plus ancien que notre ère Chrétienne. Sous toutes ses formes il est une image de renouveau et de renaissance"[1]. Mike Harding qui a publié un petit ouvrage sur le sujet cite des représentations similaires à Bornéo, au Népal et en Inde. Dans le monde occidental on le retrouve principalement sculpté dans les églises ou en ornement sur des bâtiments séculiers.

Il existe trois types principaux d'Homme Vert:

- La tête feuillue: complètement recouverte de feuilles

- La tête régurgigante: dont le feuillage sort par la bouche

- La tête vampirique: dont le feuillage sort de tous les orifices du visage (nez, oreille, bouche, canaux lacrymaux, etc).

Miséricorde médiévale
Provenance : Vendôme, France

Sommaire

Histoire [modifier]

Esquisse de Villard de Honnecourt

Dans A Little Book of the Green Man, Mike Harding suggère l'hypothèse que l'homme vert trouve son origine en Asie Mineure[2].

Le terme « homme vert » (en anglais : Green Man) est dû à Lady Raglan, dans son article The Green Man in Church Architecture dans The Folklore Journal [3].

En France, l’homme vert se trouve dans la littérature orale et populaire, toujours en lien avec la nature. Il figure à plusieurs reprises dans les Contes de Gascogne recueillis par Jean-François Bladé, notamment dans un conte qui porte ce titre : L’homme vert. Selon l’informateur Guillaume Cazaux, l’homme vert est le maître des oiseaux et de toutes les bêtes volantes, il apparaît rarement aux humains et se comporte avec eux comme les divinités de type sylvain, neutre tant qu’on lui marque du respect. Dans d’autres contes la couleur verte de la peau, parfois associée à un œil de cyclope, est une particularité qui ne s’explique pas.

Utilisations [modifier]

Il est employé comme motif ornemental d'architecture en Europe. Il existe aussi des motifs apparentés ailleurs dans le monde.

Europe [modifier]

On trouve généralement l'homme vert sur des gravures dans des églises ou d'autres bâtiments ecclésiastiques. En Grande-Bretagne, c'est un motif courant qui orne autant des églises que des enseignes de pubs.

Hors de l'Europe [modifier]

On en trouve des représentations très anciennes à Bornéo, au Népal, en Inde, au Liban, en Israël et en Iraq.

En sanskrit, l'homme vert est relié au gana Kirthimukha qui est relié à un lila de Shiva et Rahu. Le Kirthimukha se rencontre souvent dans l'art et l'iconographie thangka du bouddhisme vajrayāna, dans lequel il couronne souvent la roue de l'existence karmique[4].

Personnages reliés [modifier]

Notes [modifier]

  1. Anderson William. The Green Man: The Archetype of Our Oneness With the Earth. London: Harper Collins 1990, 14
  2. (en) Mike Harding. A Little Book Of The Green Man. Aurum Press, 1998. ISBN 1-85410-561-2. Site de Mike Harding
  3. (en) Lady Raglan (1939-03-01), The Green Man in Church Architecture, Folklore 50(90990): 45–57
  4. Robert Beer. The Encyclopedia of Tibetan Symbols and Motifs Shambhala. (1999) ISBN 1-57062-416-X, ISBN 978-1-57062-416-2

Harding, Mike (1998). A Little Book Of The Green Man. Aurum Press. p. 38. ISBN 1-85410-561-2

Voir aussi [modifier]

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