Hominisme

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L’hominisme est un mouvement issu de pays francophones qui est un synonyme politiquement correct de masculinisme. Ce qui explique le choix de ce néologisme, fondé sur deux racines : la racine française "homme", au sens d'individu masculin, et la racine latine "homo, hominis", qui signifie "humain". Cependant, dans un système et un monde fortement patriarcaux, où les hommes blancs et hétérosexuels ont la mainmise sur toutes les instances de pouvoir, l'on s'interroge fortement sur sa légitimité. C'est un mouvement profondément anti-féministe, qui n'a rien à voir avec l'égalité hommes-femmes, mais tout à voir avec le fait que certains hommes ne supportent pas le fait de perdre leurs privilèges.

Axes[modifier | modifier le code]

L'hominisme se veut la forme achevée de l'antisexisme. Il s'oppose à toute discrimination, qu'elle soit d'ordre misogyne ou misandre. Ceci, c'est en théorie. Car en réalité, les femmes sont loin, très loin d'avoir acquis les mêmes droits que les hommes. Quand on sait que dans le monde, la principale cause de mortalité des femmes est d'être tuée par un ou des hommes, qu'en France, une femme meurt tous les 2 jours et demi des coups de son conjoint et qu'il y a 75.000 viols par an, on se demande bien où vient se nicher le "sexisme anti-hommes".[non neutre]

Les principaux domaines de préoccupation de l’hominisme sont :

  • la recherche d'une masculinité débarrassée des stéréotypes
  • la dénonciation des violences, des discriminations et du sexisme à l'encontre des hommes (sic)
  • la valorisation de la place des pères dans la famille - sachant que très peu de pères demandent la garde exclusive, voire alternée, et se la voit attribuée dans quasiment tous les cas, sauf cas de violences et d'incestes de la part du père.
  • la recherche des causes et de solutions à la sous-performance scolaire des garçons - qui se voit toute trouvée dans l'éducation genrée.

Congrès[modifier | modifier le code]

Des hoministes organisent régulièrement des rencontres intitulées « Congrès de la condition masculine - Paroles d'hommes ». Le premier a eu lieu à Genève en 2003 sur le thème "Quand l'homme reprend la parole…", le second à Montréal en 2005 sur le thème "Féminisme + Hominisme = Humanisme", et le troisième à Bruxelles en 2008 sur le thème "Hommes, états des lieux : inventaire des ressources et des besoins"[réf. nécessaire].

Personnalité[modifier | modifier le code]

Un des animateurs de cette mouvance est Yvon Dallaire, psychologue et auteur québécois, mais c'est une des personnes à la tête du mouvement masculiniste. Inventeur su SAP (syndrome d'aliènation parentale) qui remet en doute les témoignages d'enfants victimes d'inceste[1],[2].

Le Manifeste hoministe (2006)[modifier | modifier le code]

Un «Manifeste hoministe» expose ces préoccupations en onze points[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mélissa Blais et Francis Dupuis-Déri. Le mouvement Masculiniste au Québec ISBN 978-2-89091-271-7
  2. Diane Lamoureux, « El masculinismo en Quebec ; fenómeno local y global » (Le masculinisme au Québec, phénomène local et global), La Manzana, Revista International de Estudios Sobre Masculinidades (Universidad de Puebla, Mexico)}, vol. III/n° 6 (Imaginarios Sociales) en libre accès.
  3. Manifeste hoministe

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]