Home Town Story

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Home Town Story

Titre original Home Town Story
Réalisation Arthur Pierson
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 1951
Durée 1h01

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Home Town Story est un film américain d'Arthur Pierson sorti en 1951.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Un jeune sénateur, Blake Washburn, qui n'a pas été réélu aux récentes élections, rentre frustré dans sa ville et reprend la rédaction-en-chef du quotidien familial, le Fairfax Herald.

Son échec le travaille et, afin de relancer ses chances pour être réélu pour le prochain terme, il utilise la une de son journal pour engager une campagne contre le grand capital. En effet, son adversaire, élu lui, est le fils d'un magnat de l'industrie locale, John MacFarland. Ses proches, sa fiancée Janice, le journaliste et ami Slim, le désapprouvent.

D'abord Blake essaie de trouver des cas de destruction de l'environnement par les entreprises de la région, mais celles-ci sont en règle.

Ensuite il attaque les trop importants bénéfices des entreprises et sa croisade dure plusieurs jours, jusqu'au moment où MacFarland vient lui donner un petit cours d'économie. À la même époque, un accident impliquant la très jeune sœur de Blake mais également du matériel MacFarland va lui révéler combien il avait tort. Il tourne sa veste et défend désormais les bienfaits pour la société engendrés directement et indirectement par les bénéfices des entreprises.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Quelques remarques générales[modifier | modifier le code]

  • Le film, d'un genre très particulier, celui du film industriel (et urbain), a été commandité par la General Motors pour faire la propagande des entreprises américaines et semble ne pas avoir été exploité commercialement.
  • Ainsi, l'approche critique de James D. Ivers dans le Motion Picture Herald (cité dans le Conway, cf. ici) est révélatrice: "Dans des termes simples et même parfois simplistes, ce film tente laborieusement mais sans subtilité de prendre la défense des grosses affaires. L'histoire est contée avec assez de brio et comporte, à la fin, un élément de suspense, même s'il est trop visiblement mis là pour exposer une thèse."
  • Le rédacteur en chef Blake Washburn n'est pas le héros de la presse que l'on attend d'habitude, celui qui va vaincre tous les démons de la société. Là, non, il s'égare, il frappe (du poing) sans raison, il est de mauvaise foi, il est biaisé, il manque d'intégrité, il défend des thèses communisantes, il ne s'était même pas fait élire pour ses idées mais pour ses médailles de guerre, il n'écoute pas ses amis, il change rapidement d'opinion en fin d'histoire sans honte due. C'est le combat de la presse libre contre la libre entreprise mais il mène son examen de conscience: tout est bien qui finit bien malgré le fait (ou grâce à) qu'il avait tort.
  • Le pouvoir de la presse peut être dangereux et les éditeurs ont ainsi de grandes responsabilités quant à la vérité. L'oncle de Blake Washburn le lui rappelle: "People really believe what they read" ("Les gens croient ce qu'ils lisent [dans les journaux]").
  • Le film possède sa scène typique des unes du journal qui se succèdent, ici de manière subtilement progressive, du ton général à l'attaque politique décisive (et vengeance personnelle):
    > Business profits too high (Des bénéfices excessifs)
    >> Why must profits be so big? (Pourquoi les bénéfices doivent-ils être si importants?)
    >>> Wo gets the big profits? (Pour qui les bénéfices?)
    >>>> What about local corporations? (Qu'en est-il de nos entreprises?)
    >>>>> Local companies cut profit melon (Les entreprises locales se partagent le gâteau)
    >>>>>> Are our lawmakers asleep? (Que font nos parlementaires?)
    >>>>>>> An open letter to Senator Robert MacFarland (Lettre ouverte au sénateur Robert MacFarland).
  • Étonnant: une piste est lancée, en 1951, sur des considérations écologiques probablement en avance sur leur temps. Ouf, les entreprises sont respectueuses de l'environnement et ne déversent aucun déchet dans la rivière!
  • Cocasse: l'actrice Barbara Brown, 49 ans alors, joue le rôle de la mère de Jeffrey Lynn qui avait 42 ans (un autre cas connu). Amusant aussi, la sœur dans le film de ce même Jeffrey Lynn pourrait plutôt être sa fille.
  • Le film a été ressorti en DVD, ce dont chacun peut se réjouir, mais évidemment en mettant en avant son seul atout véritable (même pour quelques minutes): Marilyn Monroe, avec une photo d'elle en couverture n'ayant rien à voir avec Home Town Story.

Marilyn Monroe[modifier | modifier le code]

Marilyn Monroe se situe au 5e rang du générique de son 10e film, le 3e et dernier qu'elle fit avec la MGM. Elle a par ailleurs déjà tourné sous les ordres du réalisateur Arthur Pierson lors de son 2e film, Dangerous Years (1948). Son personnage, Iris, est une belle jeune femme qui sait ce qu'elle se veut et qui n'a pas sa langue dans sa poche, comme en témoigne le ton de sa voix, très posé, presque prétentieux. Deux-trois minutes sous les feux de la rampe, seulement:

  • 15e minute, sa 1e séquence, à la rédaction du journal. Elle joue une secrétaire, répond au téléphone, va porter le courrier au chef, se fait draguer par le journaliste Slim – sans succès aucun pour lui. Elle porte un pull-over moulant deux-couleurs (bras sombres et corps clair) déjà utilisé dans Ève et dans The Fireball (tous les deux en 1950): à l'époque, les acteurs de second plan devaient souvent fournir leur propre garde-robe.
    À cet instant, un dialogue qui prend du sens à la lumière de son futur destin avec les hommes:
    Slim: "How long do you have to work around here before you stop calling me Mr. Haskins?"
    Iris: "I always treat them with respect then they'll treat me with respect, Mr. Haskins."
    (— Combien de temps au journal vous faudra-t-il avant de cesser de m'appeler M. Haskins? — Je respecte les hommes pour qu'ils me traitent en retour avec respect.)
  • Un autre jour, 1 seconde d'écran pour dire bonjour.
  • Puis elle classe du courrier.
  • Toujours à la rédaction, Slim tente une fois encore sa chance mais Marilyn reste de marbre: elle a un ami qu'elle va épouser, un chef d'entreprise lui, pas un simple journaliste!

Liens externes[modifier | modifier le code]