Principauté de Hohenzollern-Sigmaringen

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La Principauté de Hohenzollern-Sigmaringen en 1848

La principauté de Hohenzollern-Sigmaringen (en allemand : Fürstentum Hohenzollern-Sigmaringen)était une principauté allemande qui fut membre du Saint-Empire romain germanique, puis de la Confédération du Rhin, et enfin de la Confédération germanique. Sa capitale était la ville de Sigmaringen.

Histoire[modifier | modifier le code]

La principauté fut fondée en 1576, lors du partage du Comté de Zollern à la mort du comte Charles Ier entre ses fils :

En 1623, le comté fut érigé en principauté.

Le 23 novembre 1767, le comte de Hohenzollern-Haigerloch, François Christophe Anton, meurt. Le comté est incorporé à la principauté.

Par le recès du 25 février 1803, la principauté reçoit :

  • La seigneurie de Glatt[1], sur le Necker, territoire de l'abbaye de Muri enclavé dans le comté inférieur de Hohenberg ;
  • Le couvent d'Inzigkofen, alors immédiat ;
  • Les couvents de Klosterbeuern et de Holzhein, dans le pays d'Augsbourg.

Les princes avaient aussi des droits féodaux dans les seigneuries de Duixmuide, Bergh, Gendringen, Elten[2], Wisch, Pannerden[3] et Mühlingen ainsi que des domaines en Belgique. Le 9 février 1801, à la paix de Lunéville, la France acquiert les pays et domaines du Saint-Empire situés sur la rive gauche du Rhin[4].

Par le traité de Paris du 12 juillet 1806, la principauté devient un État souverain et entre dans la confédération du Rhin. La principauté s'accroît :

  • Par la réunion :
    • Des seigneuries d'Achberg (Deutschordensherrschaft Achberg) et Hohenfels (Deutschordensherrschaft Hohenfels), dépendantes de la commanderie d'Altshausen (Deutschordenskommende Altshausen) ;
    • Des couvents de Wald (Zisterzienserinnenkloster Wald) et Habsthal[5] (Dominikanerinnenkloster Habsthal) ;
    • Des seigneuries de Gammertingen et Hettingen, terres équestres des barons de Speth ;
  • Par la médiatisation :
    • Des seigneuries de Trochtelfingen et Jungnau[6] ainsi que de la partie de la seigneurie de Messkirch située à la gauche du Danube, possessions des princes de Furstenberg ;
    • De la seigneurie de Strassberg[7] et du bailliage d'Ostrach, possessions des princes de Tour et Taxis.

Par le traité de Berlin du 7 décembre 1849, les princes cèdent leurs principautés au roi de Prusse, Frédéric-Guillaume IV. Le 20 février 1850, les ratifications sont échangés. Le 12 mars 1850, Frédéric-Guillaume IV en prend possession.

Elle fut donc jusqu'en 1849, le fief de la Famille des Hohenzollern-Sigmaringen (restée catholique, à la différence des Hohenzollern luthériens du Brandebourg), date à laquelle le prince Charles Antoine de Hohenzollern-Sigmaringen fut contraint de céder sa principauté à son cousin lointain le roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV de Prusse, qui l'intégra au royaume de Prusse. L'année suivante, elle fut regroupée avec la Principauté de Hohenzollern-Hechingen pour former la province de Hohenzollern.

Territoire[modifier | modifier le code]

La principauté comprenait des territoires médiatisés des prince de Furstenberg et de la Tour et Taxis ainsi qu'un bien domanial du baron de baron de Speth.

Comte et princes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Glatt est aujourd'hui un quartier de Sulz am Neckar.
  2. Elten est aujourd'hui un quartier d'Emmerich am Rhein.
  3. Pannerden fait aujourd'hui partie de la commune de Rijnwaarden.
  4. Traité de Lunéville du 9 février 1801, article 6, alinéa 1er : « S. M. l'Empereur et Roi, tant en son nom qu'en celui de l'Empire germanique, consent à ce que la République française possède désormais, en toute souveraineté et propriété, les pays et domaines situés à la rive gauche du Rhin, et qui faisaient partie de l'Empire germanique ; de manière qu'en conformité de ce qui avait été expressément consenti au congrès de Rastatt par la députation de l'Empire, et approuvé par l'Empereur, le talweg du Rhin soit désormais limite entre la République française et l'Empire germanique, savoir : depuis l'endroit où le Rhin quitte le territoire helvétique, jusqu'à celui où il entre dans le territoire batave ».
  5. Habsthal est aujourd'hui un quartier d'Ostrach.
  6. Jungnau est aujourd'hui un quartier de Sigmaringen.
  7. La seigneurie de Strassberg (Herrschaft Straßberg) comprenait, outre Strassberg et son château (Burg Straßberg), Frohnstetten et Kaiseringen. Frohnstetten fait aujourd'hui partie de Stetten am kalten Markt ; Kaiseringen, de Strassberg.