Hœnheim

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Hœnheim
L'hôtel de ville et la chapelle.
L'hôtel de ville et la chapelle.
Blason de Hœnheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Strasbourg-Campagne
Canton Bischheim
Intercommunalité Communauté urbaine de Strasbourg
Maire
Mandat
Vincent Debes
2008-2014
Code postal 67800
Code commune 67204
Démographie
Gentilé Hœnheimois
Population
municipale
10 942 hab. (2011)
Densité 3 199 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 37′ 30″ N 7° 45′ 19″ E / 48.625, 7.7553 ()48° 37′ 30″ Nord 7° 45′ 19″ Est / 48.625, 7.7553 ()  
Altitude Min. 133 m – Max. 151 m
Superficie 3,42 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-hoenheim.fr

Hœnheim (localement écrit Hoenheim) est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace. Constituant la limite Nord de la première couronne urbaine de l’agglomération strasbourgeoise, la commune s’étend sur 3,42 km2. Son centre se situe à environ 4 km au nord de celui de Strasbourg.

Avec 10 942 habitants au dernier recensement de 2011, Hoenheim représentait 2,5 % de la population de la communauté urbaine de Strasbourg (CUS), venant ainsi en sixième position pour le poids démographique, au sein de la communauté urbaine.

La commune est classée trois fleurs au concours des villes et villages fleuris organisé en France pour promouvoir le développement des espaces verts dans les villes et deux libellules pour la démarche zéro pesticides et le souci « d’ajouter du vert au paysage quotidien »[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Hœnheim est située à 4 km au nord de Strasbourg sur le canal de la Marne au Rhin et, de façon très réduite, sur les rivières l'Ill et La Souffel. Le territoire communal forme une bande allongée d’ouest en est de plus de 5 km de long pour une largeur variant de 400 à 1 500 m environ, au contact des cinq communes voisines :

Hœnheim fait partie de la communauté urbaine de Strasbourg (CUS).

Plan de la commune.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Son centre historique se situe sur une déclivité, partant à l'ouest d'un plateau à 143,76 m (la terrasse de Schiltigheim) et donnant à l'est sur le ried de l'Ill (« Petit Ried ») situé à 135 m en moyenne.

Topographie[modifier | modifier le code]

Le ban de Hoenheim se situe entièrement dans la plaine d’Alsace (plaine ello-rhénane). Malgré de faibles différences altimétriques, on distingue plusieurs ensembles topographiques : la terrasse de Schiltigheim et le Ried ello-rhénan[2].

La terrasse de Schiltigheim représente la partie occidentale du territoire communal. C'est une zone à peu près plane, d’une altitude moyenne de 145 m (point culminant de la commune à 147 m, à l’ouest de la gare de triage de Hausbergen) avec une micro-topographie de creux et de bosses. Elle se limite à l’est par un talus assez important, d’une dizaine de mètres, qui la met en contact avec le fond de la vallée de l’Ill.

Le Ried de l’Ill, situé en contrebas de la terrasse de Schiltigheim, est un secteur très plat d’une altitude de 135 m.

Géologie[modifier | modifier le code]

Les formations superficielles se répartissent entre dépôts éoliens et fluviatiles du Quaternaire récent (Holocène)[2].

La terrasse de Schiltigheim est constituée de :

  • lœss reposant sur les cailloutis rhénans et recouvrant complètement la partie occidentale de la commune, comprise entre la limite ouest du ban et le vieux village ;
  • colluvions limoneuses qui ont comblé les quelques vallons par des processus combinant l’action du gel, du ruissellement et plus tard de l'homme.

Le ried de l’Ill est constitué de :

  • limons de la terrasse de « la Wantzenau-Drusenheim » représentée sous formes d’îlots, séparés par les bras d’un ancien réseau hydrographique de l’Ill ;
  • alluvions sablo-caillouteuses du Rhin mises en place lors des divagations du Rhin au cours de l’Holocène ;
  • alluvions limoneuses provenant du remaniement causé par la Souffel à l’extrême nord du territoire de la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat local appartient à un type semi-continental peu accentué.

Le poste météorologique le plus proche situé à Entzheim fournit les données suivantes.

Le régime pluviométrique est assez marqué, les pluies fortes se concentrant en été, souvent sous forme d’orages, les précipitations faibles caractérisant plutôt l’hiver (28 jours de neige, en moyenne).

La température moyenne du mois le plus chaud atteint 18,9° C (juillet), celui du mois le plus froid 0,8° C (janvier). Le nombre moyen de jours de gelée se monte à 79 par an. L’ensoleillement annuel représente en moyenne 1 599 heures. Avec une moyenne de 69 jours de brouillard par an, le secteur se caractérise par la fréquence du phénomène d’inversion de température, facteur aggravant de la pollution atmosphérique.

Le facteur climatique possédant le plus d’influence sur la qualité de vie est le vent, parce que le niveau de la pollution atmosphérique en dépend étroitement. Dans l’ensemble, la faiblesse du courant aérien constitue un élément négatif en matière de pollution de l’air. La prédominance des vents de secteur sud/sud-ouest, suivant l’axe majeur de la plaine d’Alsace, favorise le renouvellement de l’atmosphère. Par contre, les flux d’air en provenance du nord/nord-est ramènent des polluants du bassin de la Ruhr et de l’Europe centrale. Relativement rares, ils n’en contribuent pas moins à l’augmentation locale de la pollution atmosphérique. Les vents les plus forts proviennent du secteur nord-ouest et ouest, avec des vitesses de l’ordre de 50 m/s. Beaucoup plus fréquents, les vents du sud et sud-ouest peuvent atteindre exceptionnellement une force équivalente.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Le réseau hydrographique du territoire de Hœnheim se compose essentiellement d’un aménagement hydraulique important, le canal de la Marne au Rhin (mis en service en 1853), d’un petit tronçon de la Souffel et de quelques fossés qui drainent les eaux du Ried[2].

La Souffel[modifier | modifier le code]

La Souffel traverse l’extrémité nord-est du ban de Hœnheim sur quelques centaines de mètres.

À l'unique station de mesures de Mundolsheim, très en amont de Hœnheim, le débit moyen annuel de la Souffel est peu élevé : 0,3 m3/s. Il est probable que ce débit est un plus important à la hauteur de Hœnheim, puisque la Souffel y draine certainement la nappe phréatique de l'Ill dans ce secteur. Les études de qualité des rivières montrent que les eaux de la Souffel, testées à Mundolsheim, sont de qualité médiocre en raison des valeurs critiques des paramètres matière organique, nitrates et phosphates. Ceci s’explique par le fait que la Souffel draine un bassin-versant marqué par une agriculture intensive. De plus, l’oxygénation des eaux se faisant mal, la capacité d’auto-épuration de la rivière ne suffit pas pour éliminer naturellement ces substances polluantes.

Nappe phréatique[modifier | modifier le code]

Occupant 3 000 km2 en Alsace, elle représente un volume total d’eau estimé à environ 60 milliards de m³, dont 1,4 milliard de m³ sont renouvelées annuellement.

Entre Niederhausbergen et Hoenheim, elle circule dans le sens ouest-est, puis oblique en aval de Hoenheim pour s’écouler parallèlement à l’Ill et au Rhin, dans un puissant aquifère qui s’épaissit d’ouest en est (ressources très importantes sous la terrasse de Schiltigheim et le Ried). Même si son épaisseur est inférieure à une cinquantaine de mètres en bordure des collines loessiques des coteaux de Hausbergen, il permet d’obtenir plusieurs centaines de m³/h d’eau de bonne qualité.

Quasi affleurante en période de crue dans certains secteurs, la nappe phréatique est cependant aussi particulièrement visible en permanence dans les gravières situées juste au nord du Ried.

Malgré un recouvrement assez épais de lœss (10 à 15 m) de la terrasse de Schiltigheim, la protection de la nappe s’avère relativement faible, et elle est carrément nulle dans le Ried où la nappe, très proche de la surface, est particulièrement sensible aux pollutions de toutes natures.

Zones inondables[modifier | modifier le code]

Étant donné l’absence presque totale de cours d’eau naturels traversant le territoire communal, celui-ci ne subit, principalement, que des inondations dues aux remontées de la nappe phréatique dans le secteur du Ried.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La commune compte 24,946 kilomètres de voirie.

Les axes les plus importants traversant la commune sont principalement orientés nord-sud[2] :

  • le ban communal est traversé sur sa partie ouest par l'autoroute A4 reliant Paris à Strasbourg ;
  • la RD 263 ou route de Brumath ;
  • la RD 468 ou route de la Wantzenau ;
  • la RD 37 ou rue de la République (anciennement route de Bischwiller) ;
  • la rue du Marais - rue des Trois Maires ;
  • la RD 184 ou rue de la Fontaine (orientée est-ouest), bordée d'une liaison cyclable en site propre.

Une liaison cyclable en site propre est aménagée sur le chemin de halage du canal du Rhône au Rhin qui traverse la ville.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Terminus Tram ligne B.

La commune dispose de deux lignes de bus et une ligne de tramway gérées par la Compagnie des transports strasbourgeois :

  • la ligne 4 (quartier centre) : 112 allers/retours par jour ;
  • la ligne 6 (quartier ouest-centre) : 66 allers/retours par jour dont 27 prolongations vers Hœnheim Cigognes ;
  • la ligne B (quartier est ou ried) : 100 allers/retours par jour dont le terminus est au niveau de la gare ferroviaire de Hœnheim et qui est aussi le point de correspondance avec les deux lignes de bus.

Ainsi que d'une ligne interurbaine du Réseau 67 : ligne interurbain 201 Hœnheim - Val de Moder dont le terminus est aussi à la gare de Hœnheim.

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Gare de Hœnheim.

La gare de Hœnheim est située sur le ban communal au niveau du terminus du tram. Elle est gérée en partie par la région Alsace et la SNCF et assure la liaison ferroviaire reliant Strasbourg à Lauterbourg. Sur le ban se situe également une partie des ateliers ferroviaires de Bischheim (sur la ligne ferroviaire reliant Strasbourg à Lauterbourg) et une partie de la gare de triage de Hausbergen qui elle est située sur la ligne ferroviaire Strasbourg – Paris qui traverse aussi le ban communal en longeant l'autoroute A4.

Réseau fluvial[modifier | modifier le code]

La commune est traversée, de façon très réduite, par la rivière l'Ill et par la rivière de la Souffel. Seul le canal de la Marne au Rhin, qui traverse la ville du sud au nord, est couramment utilisé pour le transport fluvial.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Hoenheim Centre[modifier | modifier le code]

Le centre historique, le « village », est principalement constitué de maison individuelles et se situe sur une déclivité, partant d'un plateau et donnant sur le ried de l'Ill au niveau du canal de la Marne au Rhin.

Le noyau originel du village[2] se situe principalement autour de la rue de la République. Le long de cet axe se concentrent de vieilles maisons à colombages, typiques et construites aux XVIIIe et XIXe siècle, souvent d’anciennes fermes se caractérisant par une succession de bâtiments (grange, étable, maison d’habitation à pan de bois présentant un mur pignon sur rue) disposés autour d’une cour rectangulaire. À partir du XIXe siècle, les bâtiments sont construits en maçonnerie et l’aspect se trouve modifié par la disparition des colombages et des toits débordants avec cependant une conservation du gabarit et des proportions des ouvertures. En majorité de type traditionnel, les maisons d’habitation sont implantées à l’alignement, en ordre serré, parfois continu, le long des rues qui suivent le tracé d’anciens chemins ruraux. Le découpage agricole allongé et étroit a été conservé donnant de larges cœurs d’îlots occupés par des jardins potagers et des vergers. L’est du village se caractérise quant à lui par un tissu urbain composé à l’origine de petites fermettes d’ouvriers-paysans et de pêcheurs du Ried.

Cependant, les extensions de la fin du XIXe siècle amènent une densification des constructions le long de la RD 37 vers Soufflweyersheim au nord et jusqu'à Bischheim au sud.

Pendant l'entre-deux-guerres, une première cité se construit à l’ouest de la RD 37.

Après la Seconde Guerre mondiale, le développement urbain de Hoenheim se fait par vagues successives. La « cité Lydia », est ainsi créée en 1964 à l’ouest de la ligne de chemin de fer. Ensuite, en parallèle au développement du Ried, les années 1970 voient la création de nouveaux lotissements également implantés à l’ouest de la ligne de chemin de fer, ainsi les lotissements « les Cygnes », « les Fauvettes » et « les Hirondelles I et II » permettant la création d’environ 370 logements sur une douzaine d’hectares.

Enfin, durant les années 2000, la commune arrive enfin à reconvertir le secteur en friche des anciennes « Émaillerie Alsacienne », un terrain d’environ 3,3 ha situé au cœur de la ville, en bordure du canal de la Marne au Rhin et à proximité du terminus du tramway et de la gare, en zone d’urbanisation destinée à l’habitat permettant la création du quartier des « Émailleries ».

Hoenheim Ried[modifier | modifier le code]

Sur le Ried, une fois traversé le canal, se trouve la ville « nouvelle » (Hœnheim Ried) constituée d'immeubles et de zones pavillonnaires ainsi qu'une zone artisanale et commerciale partagée avec Bischheim.

Après la Seconde Guerre mondiale, le développement urbain de Hoenheim se fait par vagues successives sur Hoenheim Centre, mais aussi avec la création du tout nouveau quartier du Ried[2]. La construction de ce quartier commence en 1968 avec la participation de l’Office des H.L.M., il s’étend sur 46 ha et comprend 1 634 logements en immeubles collectifs, accompagnés de 410 maisons individuelles. Située à l’est du Canal de la Marne au Rhin, cette énorme cité accueille près de 6 000 habitants.

Ce quartier se développe encore dans les années 1970, avec la création de deux nouveaux lotissements, « les Cigales » avec 66 logements sur environ 2 ha et « le Champfleury ». Un nouveau lotissement verra le jour en 1989, la « Grossmatt » comprenant 95 lots. Le quartier voit aussi l’installation du centre omnisports de la commune qui est totalement opérationnel en 1989 et dans les années 1990 l’installation d’une zone industrielle et commerciale en coopération avec Bischheim. Et enfin la desserte en transport public est améliorée avec la construction de la ligne de tramway.

Enfin depuis 2011, un écoquartier, l’« Île aux Jardins »[3] se construit entre le terminus du tramway, le canal, la voie de chemin de fer et la route de la Wantzenau.

Hoenheim Ouest[modifier | modifier le code]

Sur la partie ouest du ban communal, qui est séparée du centre par une zone agricole, le long de la route de Brumath, se situent un habitat pavillonnaire et une zone industrielle et commerciale, partagée avec Souffelweyersheim et Bischheim, qui longe l'autoroute.

Située à l’extrême Ouest du ban communal, cette zone constitue un ensemble relativement homogène, composé de lotissements qui s'ajoutent à quelques habitations plus anciennes, organisé autour de la route de Brumath. On peut citer en particulier le lotissement « les Fontaines » créé au cours de années 1970 et comprenant 306 logements sur 55 ha.

Ce quartier, du fait de sa position excentrée, constitue un hameau distinct, plutôt rattaché aux quartiers voisins de Bischheim et Souffelweyersheim, qu’au reste de la commune[2]. Ce fait est encore accentué par la création de la zone industrielle et commerciale durant les années 2000.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 4 890, alors qu'il était de 4 615 en 1999[Insee 1].

Parmi ces logements, 94,9% étaient des résidences principales, 0,3% des résidences secondaires et 4,7% des logements vacants. Ces logements étaient pour 53,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 45,2 % des appartements[Insee 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 61,8%, une proportion stable par rapport à 1999 (61,5%). La part de logements HLM loués vides était de 15,1 % contre 12,3 %, leur nombre étant en augmentation sensible passant de 541 à 703[Insee 3].

Espaces naturels[modifier | modifier le code]

Le ban de Hoenheim, bien que de surface réduite regroupe 2 types de paysages.

Plaine de grande culture[modifier | modifier le code]

Cette zone concerne la partie du secteur de la terrasse de Schiltigheim compris dans le territoire de Hoenheim, principalement entre Hoenheim centre et ouest, ainsi que la branche nord-est du ban communal au niveau du Ried. Elle représente un paysage de plaine de grande culture très pauvre sur le plan de la faune.

Bocage[modifier | modifier le code]

Occupant un espace réduit du territoire communal, localisé entre la voie ferrée et la limite nord du ban sur le Ried, c’est une zone classé en espace boisé à conserver. Cette zone est légèrement boisée, inondables par remontées de la nappe phréatique et la présence de cours d’eau et dépressions humides avec de petits batraciens avec une faible pénétration de l’homme. Cette zone présente une grande richesse de la faune avec au moins une trentaine d’espèces de mammifères et une centaine d’oiseaux. Malgré leur variété, les oiseaux ont des densités sur le terrain généralement faibles (10 - 20 individus/ha), à cause des modifications du milieu apportées par les activités agricoles (suppression des bosquets et des haies).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le Code officiel géographique de la France indique que l'orthographe officielle du nom de la commune est Hœnheim [4].

En alsacien, le nom de la commune est Heene.

La dénomination de Hoenheim apparaît pour la première fois dans un document de 742 sous la forme d’Hohenheim, autrement dit domicile sur les hauteurs. Par la suite l'appellation varie, on trouve ainsi Heinheim en 804, puis de nouveau Hohenheim ou Hohanheim en 884 et enfin Honheimsveldt en 1144. Dès le XIVe siècle, on trouve régulièrement le nom de Hoenheim.

Histoire[modifier | modifier le code]

De la Préhistoire au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Préhistoire et Moyen Âge.

Comme le montre le grand nombre de vestiges découverts sur le ban communal, le site de Hœnheim, très favorable à l’implantation humaine, est occupé dès le néolithique. On a ainsi exhumé les restes de deux villages de la culture de Michelsberg (vers 3000 av. J.-C.). La période de l’Âge du fer a aussi livré des traces d’habitat et des sépultures.

La première mention écrite du nom Hœnheim date de 742, sous la forme d’Hohenheim. Les rois Francs conquièrent le village et ses terres au VIIIe siècle et le cèdent à leur vassal, le duc Leutefried d’Alsace, un neveu de sainte Odile. En 884, l’Empereur Charles III le Gros fait don de cette propriété au monastère Bénédictin de Honau. Mais sous le Saint-Empire romain germanique, Hœnheim devint propriété de l'évêché de Strasbourg qui attribue ses terres tantôt à des chevaliers, tantôt à des communautés religieuses.

Durant la guerre de Cent Ans, Hœnheim, comme de nombreux villages, dut subir le passage des Écorcheurs qui tentèrent de prendre, sans succès, Strasbourg. La première mention écrite de la chapelle Saint-Jean dédiée à saint Jean-Baptiste remonte à 1350.

En passant par diverses familles nobles, le fief revient finalement à la famille des Uttenheim de Ramstein en 1457.

Du XVIe siècle à la Révolution[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, les seigneurs d'Uttenheim, écœurés par les frasques du clergé de l'époque, rejoignent le Réforme et avec eux les habitants de Hœnheim. Hœnheim, comme la majorité des villages de l'Alsace, fut victime des exactions des deux camps lors de la guerre de Trente Ans, le village fut ainsi pillé par les troupes de Ernst von Mansfeld, puis par les Suédois et en 1644 un régiment irlandais stationné à Hœnheim ravagea complètement le village. Après cet épisode désastreux, l’évêque Egon confie à Bernard-Frédéric d’Uttenheim le fief de Hœnheim. La guerre de Trente Ans s’achève en 1649 avec le traité de Westphalie par lequel la majorité de l'Alsace revient à la France catholique, les terres du ban de Hœnheim furent partagées en 1655 entre les nobles d’Uttenheim et les quelques rescapés du village.

En 1676 le dernier seigneur d'Uttenheim s'éteint sans descendance. Une querelle de succession aboutit en 1681 à la victoire de la famille des Rathamhausen de Stein sur les Chanoines du grand chapitre de Strasbourg. Cette même année, les troupes du roi de France achèvent leur conquête de l'Alsace, la ville libre impériale de Strasbourg est assiégée et doit se rendre.

La branche aînée des Rathamhausen s'éteint à son tour en 1689 et le fief de Hœnheim revient au grand grand chapitre de Strasbourg. L'évêque de Strasbourg le fieffa le au marquis de Chamlay, maréchal général des logis des camps et des armées de France qui meurt sans descendance en 1719. L'évêque de Strasbourg, le cardinal de Rohan (Armand Gaston Maximilien de Rohan), transmet alors le fief à la famille Klinglin qui avait la pleine confiance des autorités royales et locales. Le prêteur royal François-Joseph de Klinglin (il s'intitulait avec fierté : François Joseph de Klinglin, Baron de Hattstatt, Seigneur d'Illkirch et de Graffenstaden, d'Oberhergheim, de Bilzheim, Zillisheim, Munwiller et autres lieux, Conseiller d'état et Prêteur royal à Strasbourg) qui convoitait Illkirch et Graffenstaden depuis longtemps, arrivait à ses fins en 1735 en échangeant Hœnheim (45 familles et un rapport annuel de 5 860 livres), fief de sa famille, contre les deux villages (180 familles et un revenu annuel de 8 561 livres). Cet échange, qu'il effectue avec une impudence sans pareille car il volait et lésait aussi bien la ville de Strasbourg que les deux communes, fût annulé après son arrestation en 1752.

La Révolution française voit un certain nombre de changements à Hœnheim, en date du , Hœnheim est ainsi rattachée au nouveau district de Strasbourg lors de la formation des départements français. La même année, sur proposition de Schiltigheim, intervint le partage du « ried », jusqu'alors pâturage public commun à Souffelweyersheim, Hœnheim, Bischheim, Adelshoffen et Schiltigheim. Partage qui conduit, entre autres, à la création d'une enclave de Bischheim et d'une enclave de Schiltigheim au milieu du territoire de Hœnheim. Et enfin le , tous les biens des Klinglin et religieux sont confisqués par la commune et revendus aux habitants.

En 1792, les émigrés, alliés avec les Austro-Prussiens débutent les hostilités pour reprendre le pouvoir en France. D'octobre à décembre 1793, les combats entre les troupes de la République française et des Austro-Prussiens se stabilisent sur un front Hœnheim - Griesheim-sur-Souffel - Dingsheim avant que les troupes austro-prussiennes ne soient repoussées hors de l'Alsace en janvier 1794. En 1793, la commune de Hœnheim est administrativement rattachée au canton de Hausbergen.

Du Premier Empire au Second Empire[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Premier Empire et Second Empire.

Le XVIe siècle commence par le rattachement de Hœnheim au nouvel arrondissement de Strasbourg le .

En 1813, la Campagne de Russie de Napoléon se termine en catastrophe, il parvient difficilement à rejoindre la France, mais les troupes de la coalition le suivent. En janvier 1814, les troupes françaises se replient à Strasbourg devant les attaques des Cosaques qui s'installent à Hœnheim, Bischheim et Schiltigheim. La déchéance de Napoléon, banni à l'île d'Elbe, arrête les hostilités. Cependant son évasion entraîna le retour des troupes coalisées qui venaient juste de se retirer. Suite à la défaite de Waterloo, le Général Jean Rapp, ayant eu vent d'intentions d'annexion de l'Alsace, se rangea sous les ordres de Louis XVIII et continua à se battre sur la Souffel, aux portes de Hœnheim. Les 28 et 29 juin 1815 se déroula la bataille de Souffelweyersheim-Hœnheim dont les troupes de la coalition sortent victorieuses et qui est le prélude à la prise de Strasbourg le 9 juillet.

1852 fut l'année de l'inauguration de deux nouvelles voies de communication passant par le territoire de Hœnheim (mais en dehors du village à l'époque). La première est le canal de la Marne au Rhin qui relie Vitry-le-François à Strasbourg. La seconde est la ligne de chemin de fer Paris-Strasbourg.

Le débuta la Guerre franco-prussienne de 1870-1871 et dès le 7 août, au lendemain de la bataille de Frœschwiller-Wœrth, les troupes allemandes arrivent à Hœnheim. Le 12 août, les troupes s'installent à Reichstett et commencent le siège et le bombardement de Strasbourg, charge aux habitants des alentours de pourvoir à l'approvisionnement des troupes. Le 27 septembre, Strasbourg, incendié par les bombardements continus, se rend. Le traité de Francfort, signé le , met fin à la guerre ; parmi les conditions, la France doit céder les trois départements de l'Alsace-Moselle, conservant uniquement le Territoire de Belfort.

De l'Empire allemand au Troisième Reich[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Empire allemand et Troisième Reich.

Le passage sous contrôle allemand entraine des changements administratifs, entre 1871 et 1919, Hœnheim est ainsi rattaché au "Kreises Straßburg (Land)". En 1875 sont inaugurés les ateliers ferroviaires de Bischheim qui ont une superficie de 30 ha dont 10 à Hœnheim, ces ateliers sont situés sur la nouvelle ligne ferroviaire reliant Strasbourg à Lauterbourg. Le « Strassburger Pferdereisenbahngeselshafft » (« Compagnie Strasbourgeoise de Chemin de Fer Hippomobile »), fondée le 5 avril 1877, commande aussi la construction des deux premières lignes de tramway de Strasbourg, les lignes Place Kléber-Pont du Rhin et Place Kléber-Hœnheim. Le chantier du tramway débute le 26 mars 1878 sur la Route du Rhin (Strasbourg) et le premier tramway fait le trajet Place Kléber-Hœnheim [1] le .

Le , le premier titulaire de la paroisse catholique de Hœnheim fut nommé dans la toute nouvelle église de Hœnheim. Jusqu'alors Hœnheim dépendait de la paroisse de Bischheim qui partageait de plus l'église de Bischheim avec le culte protestant.

Église de Hœnheim.

En 1906 la gare de triage de Hausbergen, qui s'étend sur le territoire de plusieurs communes dont Hœnheim, est inaugurée. Le curé de Hoenheim, Dionysius Will, est élu en 1907 au Reichstag sous l'étiquette de progressiste, il avait le soutien des socialistes.

En 1908, les lignes de tramway se voient attribuer un numéro, ainsi la ligne de Hœnheim (Hœnheim - Bischheim - Schiltigheim - Rue de la Haute Montée (Strasbourg) - Koenigshoffen - Wolfisheim - Breuschwickersheim) prit le nom de ligne numéro 7.

La Première Guerre mondiale ne fit pas de dégâts matériels dans la commune, mais entraîna la mort de nombreux hommes au front. Le traité de Versailles de 1919, comprend entre autres clauses, la restitution de l'Alsace-Lorraine à la France. Avec le retour à la France, de nouveaux changements administratifs, ains le canton Bischheim - Hœnheim est rattaché au nouvel arrondissement de Strasbourg-Campagne le .

En 1923, création de l’« Émaillerie alsacienne », sur le site de la briqueterie IHL ouverte en 1870, dont l'activité principale est la fabrication de panneaux publicitaires en couleurs émaillées, de plaques de rues et de numéros.

Une réorganisation des lignes de tramway a lieu en 1937, avec la jonction de lignes en vue d’obtenir un utilisation plus rationnelle du personnel et du matériel roulant, ainsi apparut la ligne 4/14 : Hœnheim-Neuhof (jonction des lignes 4 Gare-Place Kléber-Neudorf Est-Neuhof et 5 Bischheim-Place Kléber-Neudorf Est).

Le , les habitants des communes en avant de la ligne Maginot sont évacués, les habitants de Hœnheim, Bischheim et Schiltigheim sont dirigés vers la vallée de la Bruche pour rejoindre le centre de regroupement de Niederhaslach. Seul un secrétaire de mairie et quelques pompiers restent sur place. Après la déclaration de guerre par le Royaume-Uni, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et la France à l'Allemagne, un deuxième voyage attend les habitants évacués, le 9 septembre les habitant prennent la direction du Sud de la France. Les habitants de Hœnheim sont ainsi répartis dans 5 communes de Haute-Vienne qu'ils ne quitteront qu'en août 1940 pour retourner en Alsace annexée de fait par les Allemands.

Sous l'occupation nazie, il est rattaché administrativement au Grand-Strasbourg. Les 27 mai, 11 août et , bombardement par les Alliés de Strasbourg et de ses faubourgs : usines Junkers à la Meinau, ateliers ferroviaires de Bischheim et gare de triage de Hausbergen. Le 23 novembre Strasbourg est libéré par la 2e DB du Général Leclerc, qui laisse aux FFI locaux le soin de libérer les faubourgs. En janvier 1945, la Bataille des Ardennes entraine un redéploiement des troupes Alliées et une offensive allemande sur le Nord de l'Alsace. Le Général De Gaulle refuse l'ordre américain d'évacuer Strasbourg et les troupes françaises finissent par repousser l'offensive allemande qui était arrivée jusqu'à Offendorf. Cependant Hœnheim et ses alentours restèrent sous le feu des batteries allemandes jusqu'en avril 1945.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le 1er mai 1960 fut le jour du dernier trajet du tramway de Strasbourg, laissant place aux bus (ligne Neuhof - Reichstett 4/14/24). Au point de vue administratif, une loi de 1966 créa la communauté Urbaine de Strasbourg et y intégra Hœnheim.

En 1969, l'effondrement de la façade de la chapelle Saint-Jean oblige la paroisse protestante, qui y animait de temps en temps un office religieux, à chercher de nouveaux locaux de culte.

1970 vit l'achèvement de la construction de l'autoroute A34 Metz - Strasbourg, plus tard absorbée par l'A4 reliant Paris à Strasbourg, longeant le triage de Hausbergen.

En 1978, la paroisse protestante de Hœnheim inaugure son église. La paroisse protestante laisse la chapelle Saint-Jean, rénovée, à l'usage des chrétiens de rite orthodoxe roumain.

En 1995, l'« Émaillerie Alsacienne » cesse ses activités sur le site de Hœnheim.

Terminus tram ligne B.

À la suite d'une nouvelle politique du transport, un nouveau tramway est construit au sein de la communauté urbaine de Strasbourg durant les années 1990, la deuxième ligne (ligne B) est achevée en 2001 avec un terminus conçu par l'architecte iraki Zaha Hadid à Hœnheim au niveau de la gare de Hœnheim sur la ligne Strasbourg - Lauterbourg. La ligne de bus 6 voit aussi son terminus déplacé de Souffelweyersheim au terminus de la ligne de tram à Hœnheim.

La réforme de 2013[5], prévoyant le retour des cantons comme circonscription pour élire les seules assemblées départementales, rebaptisées conseils départementaux, ainsi qu'un mode de scrutin destiné à promouvoir la parité, entraîne un redécoupage des cantons suite auquel Hœnheim deviendrait chef-lieu d'un nouveau canton[6] lors des élections de mars 2015[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 10 000 et 19 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 33[8]. Certaines compétences municipales (voirie, transports urbains, circulation et stationnement, eau et assainissement, environnement...) ont été transférées à la Communauté Urbaine de Strasbourg à laquelle deux élus Hœnheimois sont délégués.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Hœnheim.

Depuis 1945, six maires se sont succédé :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1959 Émile Grussenmeyer    
1959 1971 Joseph Bouchesèche    
1971 1983 André Debes    
1983 1995 Henri Waldert    
1995 2008 André Schneider RPR puis UMP Député
mars 2008 en cours Vincent Debes[9] UMP  

Les conseils consultatifs[modifier | modifier le code]

Un conseil des ainés a été créé par délibération du conseil municipal en 1998. C’est un organe consultatif placé sous la présidence du maire qui associe les personnes âgées de 55 ans et plus, retraitées de la vie active, qui se sentent concernées par la vie de la commune et ses activités (environnement, cadre et qualité de vie sur le domaine de la commune, action humanitaire et solidarité envers les personnes âgés…)

Un conseil des enfants a aussi été mis en place en 1988. Il est composé, au maximum, de 32 enfants de 9 à 12 ans élus pour trois ans par les élèves de CM1 avec une élection tous les ans. Ce Conseil travaille surtout en quatre commissions (propreté et environnement, solidarité, planète Conseil, boîte à idées) qui se réunissent les mercredis matin pendant les périodes scolaires.

Un conseil des jeunes composé de jeunes de 13 à 20 ans élus par les élèves de 4e pour deux ans, renouvelables, a lui été mis en place en 1997. Avec un maximum de 32 membres, ce conseil permet à ses jeunes de proposer des projets pour améliorer la vie dans la ville.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 10 942 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
620 679 760 1 011 1 222 1 298 1 300 1 476 1 381
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 330 1 389 1 452 1 484 1 533 1 598 1 583 1 761 1 808
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 201 2 292 2 554 2 383 2 611 2 996 3 456 3 397 3 600
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 787 4 505 8 589 10 432 10 566 10 726 10 616 10 942 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Deux écoles maternelles : école maternelle du Centre, école maternelle du Ried.

Deux écoles élémentaires : école élémentaire du Centre, école élémentaire Bouchesèche (Hœnheim Ried).

Toutes les écoles de la ville disposent d’un restaurant scolaire ouvert les lundis, mardis, jeudis et vendredis. L’accueil des enfants dont les deux parents travaillent est prioritaire.

Durant la période scolaire, il existe deux garderies périscolaires : Hœnheim Centre qui accueille les enfants de l’école élémentaire et maternelle, et Hœnheim Ried qui accueille les enfants de l’école maternelle du Ried.

Avant l'entrée à l'école maternelle, les enfants peuvent être accueillis par :

  • le multi-accueil "Les Champs Feuris" pour les enfants de 10 semaines à 3 ans.
  • la crèche familiale pour les enfants de 10 semaines à 4 ans.
  • la Halte Garderie "Les Ptits Bouts" pour les enfants de 10 semaines à 6 ans.
  • le Relais des Assistantes Maternelles.

Durant les vacances scolaires : la garderie accueille les enfants dès 3 ans et le service Jeunesse propose des activités pour les enfants de 9 à 17 ans inclus.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Un Centre Omnisports est opérationnel depuis 1989 et ses installations profitent essentiellement aux associations locales. Ce centre est composé de plusieurs structures. Une salle des Sports construite en 1986, d'une surface de 1 625 m2 pouvant accueillir 100 personnes, permet la pratique de nombreux sports collectifs ou individuels (handball, basket-ball, football en salle, volley-ball, football sur table… ). Une salle spécialisée de gymnastique, opérationnelle depuis octobre 2005, permettant la pratique quotidienne de la gymnastique et l’accueil de compétitions. Un terrain de football pour les rencontres, complété de deux terrains pour l'entraînement, d’un club-house ainsi que de vestiaires et d’installations sanitaires. Trois courts de tennis, dont un couvert, avec club-house.

Le gymnase du Centre construit en 1972 est constitué d’un plateau multisports (handball, basket ou gymnastique) de 800 m2 avec des gradins pouvant accueillir 200 personnes, ainsi que de salles spécifiques (dojo, salle de lutte, salle de billard).

Un City Stade créé en 2002 et ouvert à tous pour la pratique du sport : basket, football...

La salle des fêtes construite en 1971, qui comprend une salle de 444 m2, une scène équipée de 84 m2 et un restaurant de 127 m2, permet les rencontres et réunions des associations sportives de Hœnheim.

Cultes[modifier | modifier le code]

La commune dispose de deux cimetières (l'ancien au centre ville et le nouveau), d'une paroisse catholique, paroisse Saint-Joseph au sein de la communauté de paroisses des ponts de l'alliance, et d'une paroisse protestante[12].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 31 614 €, ce qui plaçait Hœnheim au 13 042e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole [13].

En 2011, 31,1 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[Insee 4].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 6 801 personnes, parmi lesquelles on comptait 72,7 % d'actifs dont 65,5 % ayant un emploi et 7,2 % de chômeurs[Insee 5].

On comptait 2 481 emplois dans la zone d'emploi, contre 2 014 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 4 501, l'indicateur de concentration d'emploi est de 55,1%, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un peu plus d'un emploi pour deux habitants actifs[Insee 6]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Hœnheim comptait 592 établissements : 26 dans l'industrie, 72 dans la construction, 412 dans le commerce-transports-services divers, dont 135 dans le commerce, réparation auto et 82 étaient relatifs au secteur administratif[Insee 7].

En 2011, 60 entreprises ont été créées[Insee 8], dont 35 par des autoentrepreneurs[Insee 9].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments remarquables[modifier | modifier le code]

La commune compte un monument inscrit à l'inventaire des monuments historiques[14] et aucun lieu ou monument répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[15]. Par ailleurs, elle compte deux objets inscrits à l'inventaire des monuments historiques[16] et aucun objet répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[17] :

  • la maison d'habitation juive, dont les façades et les toitures sont inscrites en totalité depuis le 16 juillet 1987 ; de même qu'à l'intérieur : le bain rituel juif et l'escalier à balustres en bois[18]. Cette belle demeure à pan de bois aurait été construite vers 1735-1740 pour Moïse Blum, qui avait le titre de Préposé Général à la nation juive en Alsace. La restauration de l'édifice a débuté fin 1989 et a duré plus de dix mois[19] ;
  • le monument funéraire du prêteur royal Jean-Baptiste Klinglin et de son épouse Marie-Anne Françoise Weinemer, daté de 1721, est inscrit depuis le 17 décembre 1998[20] ;
  • la dalle funéraire de Maria Elisabeth von Uttenheim née von Degenfeld, daté de 1626, est inscrite depuis le 17 décembre 1998[21].

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Jean.

La chapelle Saint-Jean, située à côté de l'hôtel de ville, dont les fondations datent du XIIe siècle, est de style gothique tardif. Cette chapelle a été construite au centre du village. Sa tour carrée à trois étages, percée au dernier étage d'ouïes germinées, abrite le chœur orienté selon la coutume vers l'est. Comme beaucoup d'édifices religieux, la chapelle fut victime des troubles de la Révolution française. Elle a été restaurée en 1938-39 pour être utilisée par la paroisse protestante. L'effondrement de la façade en 1969 a nécessité une reconstruction entière du bâtiment.

La gare du terminus du tramway, construite sur les plans de l'architecte Zaha Hadid a été inaugurée en 2001[22]. Pour le design de la gare, du terminus du tramway et du stationnement incitatif de 700 places, les services de l'architecte Zaha Hadid furent mis à contribution. Le concept est une superposition de vecteurs représentant les déplacements des trams, trains, voitures et piétons. L'orientation des 700 espaces de stationnement délimités par des lignes blanches et le mouvement des voitures contribuant à recréer l'effet d'un champ magnétique. Ce projet a été l'objet d'une mention spéciale au Prix de l'Équerre d'argent de 2001 et a reçu le Prix de l'Union européenne pour l'architecture contemporaine Mies van der Rohe 2003[23].

Sites archéologiques[modifier | modifier le code]

L’existence de sites archéologiques est particulièrement signalée sur le territoire de la Hœnheim[24] pour les périodes du Néolithique (fosses avec poteries, meule et plats), de l'Âge du fer (cimetière avec urne et squelette hallstattien et poteries avec déchets culinaires), de la période romaine (voie romaine de la Route de Brumath) et du Moyen Âge (cimetière avec sarcophages du Haut Moyen Âge).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Hoenheim

Les armes de Hœnheim se blasonnent ainsi :
« D'or aux trois corbeaux de sable. »[25].

Les trois corbeaux noirs proviennent de la légende du moine Benoît de Nursie, père de la règle monastique des bénédictins. Saint Benoît vécut retiré dans une grotte inhospitalière et partagea sa nourriture d'ermite avec un corbeau qui venait chaque jour lui rendre visite. Un prêtre jaloux lui envoya du pain empoisonné. Il le donna au corbeau en lui disant de le jeter dans un lieu inaccessible aux hommes.

Le corbeau était alors symbole de serviabilité, d'intelligence et de fidélité.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Meyer, L'émaillerie alsacienne de Strasbourg-Hoenheim, 1923-1992, Édition Les Petites Vagues, 2001, 175 p.(ISBN 2-9513-2157-0) [2]
  • Möïse Ginsburger, Histoire de la communauté israélite de Bischheim au Saum, publiée à l'occasion du centenaire de la synagogue, Strasbourg, imprimerie du Nouveau Journal, 1937
  • Pierre-Yves Touati (CNRS), Le registre de circoncisions de Moshé et Shimon Blum, de Bischheim (1816-1870), Revue de Études Juives CXLII, (1-2), janv-juin 1983, p. 109–131
  • Jean-Pierre Zeder, Aspects de... Hoenheim autrefois.1., Édition Oberlin, 1987, 96 p. (ISBN 2-85369-060-1)
  • Jean-Pierre Zeder, Aspects de... Hoenheim autrefois.2., Édition Oberlin, 1989, 96 p.(ISBN 2-85369-094-6)
  • Jean-Pierre Zeder, Hoenheim, L'Habitat autrefois, Édité par la ville de Hoenheim, 1993, 48 p.(ISBN 2-9507798-0-6)
  • Jean-Pierre Zeder, Bischheim et le chemin de fer, Édition Ville de Bischheim, 1994, 72 p.(ISBN 2-9508321-0-5)
  • Victor Gross et Rné Dattler, Hoenheim, Édition Coprur, 1982, 275 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  5. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  6. EMP T5 - Emploi et activité.
  7. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  8. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  9. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. (pdf) page 8 de la revue communale Vivre à Hoenheim
  2. a, b, c, d, e, f et g Rapport de présentation du POS de Hoenheim (pdf) sur le site de la CUS.
  3. site du promoteur de écoquartier, l’« Île aux Jardins ».
  4. Hœnheim dans le Code officiel géographique.
  5. Loi no 2013-403 du 17 mai 2013 relative à l'élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, et modifiant le calendrier électoral.
  6. Bas-Rhin : la carte des futurs cantons publiée dans les Dernières Nouvelles d'Alsace du 18.10.2013
  7. D'après l'article 47 de la loi du 17 mai 2013, « le mandat des conseillers généraux élus en mars 2008 et en mars 2011 expire en mars 2015 ».
  8. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  9. [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  12. Blog de la paroisse protestante
  13. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2013).
  14. « Liste des monuments historiques de la commune de Hœnheim », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Liste des lieux et monuments de la commune de Hœnheimà l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Liste des objets historiques de la commune de Castries », base Palissy, ministère français de la Culture.
  17. « Liste des objets de la commune de Castries à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Palissy, ministère français de la Culture.
  18. « Maison d'habitation juive », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. maison située au 21 rue de la République.
  20. « Monument funéraire du prêteur royal Jean-Baptiste Klinglin et de son épouse Marie-Anne Françoise Weinemer », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « Dalle funéraire de Maria Elisabeth von Uttenheim née von Degenfeld », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. Photo du terminus
  23. Jean-Philippe Defawe, « Zaha Hadid décroche le prix Mies van der Rohe »,‎ 22 mai 2003 (consulté le 29 janvier 2013).
  24. Rapport de présentation du POS de Hoenheim (pdf) sur le site de la CUS
  25. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr (consulté le )