Histoire philatélique et postale du Royaume-Uni

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Le Penny Black est généralement reconnu comme le premier timbre postal de l'histoire.

L'histoire postale du Royaume-Uni est remarquable pour au moins deux raisons. D'abord parce que la Grande-Bretagne a émis le premier timbre de l'histoire postale en 1840. Ensuite car elle a également mis en œuvre un système postal au niveau mondial à travers l'Empire britannique.

Les débuts de histoire postale britannique[modifier | modifier le code]

L'installation d'un service postal en Angleterre démarre au XIIe siècle avec le roi Henri Ier d'Angleterre qui décida de rémunérer des messagers pour porter les lettres du gouvernement.

En 1635, le roi Charles Ier permit à ses sujets d'utiliser son système postal afin de procurer des ressources financières au parlement[1].

Le règne de la Reine Victoria[modifier | modifier le code]

Victoria, reine de 1837 et 1901, est le premier sujet à apparaître sur un timbre-poste, le Penny Black émis en mai 1840, puisque c'est sous son règne qu'a lieu la Réforme postale dont le but est d'instituer le paiement de l'affranchissement par l'expéditeur.

La réforme postale[modifier | modifier le code]

Sous son règne, Rowland Hill fut l'inspirateur d'une Réforme postale en 1839 dont le timbre postal fut l'élément le plus visible.

L'effigie de la reine Victoria fut choisie pour la première émission du Penny Black. Ce principe fut systématiquement repris pendant son règne et étendu à l'Empire britannique.

5d. "Jubilee" de 1887, un des premiers timbres britanniques à avoir été imprimé en deux couleurs

La série du jubilé[modifier | modifier le code]

La dernière grande série du règne de Victoria est connue sous le nom de « série du jubilé ». En effet, elle a été émise en 1887, année du Jubilé. En réalité, cette synchronisation n'avait probablement pas été recherchée et la série n'est pas considérée comme commémorative.

Cette série est composée de 12 valeurs comprises entre ½ penny et un shilling, la plupart ayant été imprimées en deux couleurs sur papier teinté.

Édouard VII[modifier | modifier le code]

George V[modifier | modifier le code]

Philatéliste, le roi George V enrichit sa collection de timbres-poste de l'ensemble des maquettes, essais et timbres-poste émis du Royaume-Uni et de l'Empire britannique. Devenue une référence par une politique d'acquisition et d'exposition tous azimuts menée par le roi, John Tilleard et Edward Bacon, la Collection philatélique royale est considérée comme une référence. Elle est incorporée à l'héritage royal par ses fils et successeurs.

Édouard VIII[modifier | modifier le code]

Un des quatre timbres de la série de 1936.

Le court règne d'Édouard VIII, de janvier à décembre 1936, permet l'émission d'une seule série de quatre timbres au Royaume-Uni, les colonies n'ayant pas eu le temps d'émettre leurs projets.

À partir d'une photographie du profil royal par le studio d'Hugh Cecil[2] et, probablement, d'une mise en page inspirée de celle proposée par un particulier âgé de 18 ans[3], le timbre comprend pour seule décoration graphique une couronne dans le coin supérieur droit, la valeur faciale et l'indication « POSTAGE »[4].

George VI[modifier | modifier le code]

Timbre de 1937 : dessin de Eric Gill et effigie par Edmond Dulac.

L'aspect très dépouillé de la seule série édouardienne, après trois règnes aux effigies encadrées de nombreux ornements depuis le Penny Black, n'est pas repris pour les séries du règne de George VI. Malgré l'urgence provoquée par l'abdication d'Édouard VIII, le Post Office s'enquiert néanmoins de l'opinion du nouveau roi sur le graphisme des premiers timbres de son règne : après avoir étudié les projets non émis de la seconde série du couronnement, le roi souhaite une représentation moins sévère et plus décorée[5].

La première série des petites valeurs, émises à partir de mai 1937 par la fusion d'un ornement de Eric Gill et d'une effigie d'Edmond Dulac[6], conforte tout de même l'allègement graphique des timbres britanniques d'usage courant entamés sous Édouard VIII. En outre, l'effigie du profil gauche du roi proposée par Dulac est reprise sur chaque timbre commémoratif du règne[7]

Les timbres commémoratifs, exceptionnels et peu nombreux avant la Seconde Guerre mondiale, deviennent réguliers après 1945[7].

Élisabeth II[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Depuis 1981, le service postal est assuré par une société privée, la Royal Mail.

Le rôle international de la poste britannique[modifier | modifier le code]

Les acteurs[modifier | modifier le code]

Edward Stanley Gibbons a fondé la société Stanley Gibbons Ltd une des plus importante société mondiale d'édition philatélique.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Sur le site du British Postal Museum & Archive (BPMA): [1]
  2. A.J. Kirk, Edward VIII, édité par The Great Britain Philatelic Society, 1974, page 5.
  3. A.J. Kirk dans Edward VIII, 1974, pages 5 et 6, rapporte les courriers échangés par la famille du jeune H.J. Brown et le Post Office le remerciant et indiquant que son projet n'est pas utilisable tel quel, même si le père regrette le manque de franchise de l'administration postale après l'émission des timbres.
  4. Le dessin qu'H.J. Brown soumet en février 1936 (reproduit dans A.J. Kirk, Edward VIII, 1974, page iv) comprenait les mêmes éléments que le timbre, dont un fond sans aucun cadre, ni ornement, mais les mots « POSTAGE » et « REVENUE » dans deux fins cartouches latéraux et la valeur faciale en lettres en bas du timbre.
  5. Peter Worsfold, Great Britain King George VI Low Value Definitive Stamps, édité par The Great Britain Philatelic Society, 2001, ISBN 0-907630-17-0, pages 1-2.
  6. Peter Worsfold, Great Britain King George VI Low Value Definitive Stamps, édité par The Great Britain Philatelic Society, 2001, ISBN 0-907630-17-0, pages 16 (première mention du projet de Gill) et 23-24 (l'effigie de Dulac).
  7. a et b « Grande-Bretagne », dans Catalogue Yvert et Tellier, tome 3, Timbres d'Europe de l'Ouest, 1re partie, 1998.