Histoire philatélique et postale de la France

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Routes postales en 1563

Ceci est une introduction à l'histoire postale et philatélique de la France.

Des origines à la Révolution[modifier | modifier le code]

Le roi Louis XI

Comme pour l'ensemble de l'Europe, le service postal mis en place par les romains, qui faisait lui-même suite à un premier réseau gaulois, est anéanti par les invasions[1].

Louis XI[modifier | modifier le code]

Vers 1477, le roi Louis XI crée les chevaucheurs de l’écurie du roi pour transmettre ses messages. En effet pour mettre fin aux désordres engendrés par la guerre de Cent Ans, il mit en place un moyen de gérer ses communications rapides à longues distances[2]. Cela se traduit notamment par la mise en place de relais de poste pour assurer la rotation des chevaux.

Le centre de ce réseau se situait à Plessis-lès-Tours et desservait notamment : Orléans, Paris, Boulogne-sur-Mer (vers l'Angleterre), Bordeaux, Arras (vers la Flandre), Lyon (vers la Savoie, la Provence et le Languedoc).

De la Première République à 1848[modifier | modifier le code]

Lettre de 1828 avec marque postale linéaire 61 Arras

La Révolution organise la France en départements, induisant ainsi une profonde réforme du système administratif et postal. Une des conséquences visibles est l'apparition des marques postales linéaires avec numéro de département. Les plis postaux étaient revêtus d'un cachet portant le numéro du département au départ du courrier. La taxe était payée par le destinataire. Les 83 premiers départements étaient numérotés de 1 à 83. Les départements ultérieurement créés ont ensuite reçu les numéros suivants.

La création de la poste rurale en France[modifier | modifier le code]

À partir d'avril 1830, 5.000 facteurs sont recrutés pour distribuer les correspondances dans toutes les communes de France.

La réforme postale en France[modifier | modifier le code]

Les premiers timbres[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cérès (timbre français).
Article détaillé : Vingt centimes noir (timbre).
Article détaillé : Un franc vermillon.

Documents importants[modifier | modifier le code]

Napoléon III[modifier | modifier le code]

Napoléon III
1852 1853 1854 1855 1856
1857 1858 1859 1860 1861
1862 1863 1864 1865 1866
1867 1868 1869 1870

Louis-Napoléon Bonaparte, empereur des Français sous le nom de Napoléon III, a figuré sur les séries de timbres d'usage courant de France et de ses colonies de septembre 1852 jusqu'à la chute du Second Empire.

Article détaillé : Napoléon III (timbre).
007-presidence-25c.jpg

Louis Napoléon président de la République[modifier | modifier le code]

En 1852, l'administration postale met en service les cachets d'oblitération par losange petits chiffres qui sont caractéristiques de cette période.

L'Empereur Napoléon III[modifier | modifier le code]

La guerre de 1870[modifier | modifier le code]

Cette période troublée est particulièrement riche en évènements postaux et philatéliques.

Les débuts de la Troisième République (1871-1899)[modifier | modifier le code]

1871 - 1899
1871 1872 1873 1874 1875 1876
1877 1878 1879 1880 1881 1882
1883 1884 1885 1886 1887 1888
1889 1890 1891 1892 1893 1895
1896 1897 1898 1899
Article détaillé : Paix et Commerce (timbre).

Les oblitérations mécaniques[modifier | modifier le code]

Carte oblitérée avec une machine Daguin[3]

Face à la croissance du courrier à gérer, l'administration des postes a cherché des procédés pour oblitérer automatiquement le courrier. La première machine à oblitérer a été inventée par l'ingénieur Eugène Daguin (1849-1888). Sous le nom de Machine Daguin, elle a été mise en service en juin 1884 à Paris. Elle avait un rendement de 3 000 lettres par heure.

Dans un premier temps, l'objectif était de rendre plus visible la date d'expédition. On utilisait donc deux cachets dateurs, l'un pour oblitérer, l'autre pour montrer la date.

Pour reconnaitre une empreinte Daguin, il faut vérifier un écartement constant de 28 millimètres entre les centres des deux cachets, et rechercher des différences dans les cachets.

Article détaillé : Machine Daguin.

Les débuts du XXe siècle (1900-1913)[modifier | modifier le code]

1900 - 1913
1900 1901 1902 1903 1904
1905 1906 1907 1908 1909
1910 1911 1912 1913

Cette époque marque une transition philatélique très importante avec l'arrêt des types Sage (Paix et Commerce) pour les premières émissions du vingtième siècle et l'apparition des Semeuses.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

1914 - 1918
1914 1915 1916 1917 1918

Le 3 août 1914, la France déclare la guerre à l'Allemagne et s'engage dans un conflit de 4 ans. Pendant cette période les tarifs postaux demeurent relativement stables et il n'y a pas d'émission de nouveaux timbres courants.

Semeuse 10+5c

On note cependant une innovation philatélique importante : l'apparition de surtaxes à des fins humanitaires. En 1914, deux timbres au type Semeuse (10c rouge) sont concernés par une surtaxe de 5 centimes au profit de la Croix-Rouge. Dans un premier temps, il s'agit d'une simple surcharge, puis un timbre spécial est imprimé. En 1917, une autre série marque le début des timbres figuratifs en France. Il s'agit également d'une série surtaxée, mais au profit des orphelins de guerre.

L'entre deux-guerres[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Timbres de France 1919.

Les timbres préoblitérés[modifier | modifier le code]

En France, des timbres préoblitérés ont été confectionnés par les postiers dès les années 1860 pour faciliter l'affranchissement et l'oblitération d'envois en grand nombre par un même expéditeur, souvent une entreprise de commerce. Après une expérience de timbres surchargés uniquement en 1893, les préoblitérés de France sont régulièrement émis à partir de 1920.

Article détaillé : Timbre préoblitéré de France.

La poste aérienne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Poste aérienne.

La Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

L'État français[modifier | modifier le code]

La Libération[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Arc de Triomphe (timbre).

La période contemporaine[modifier | modifier le code]

IVe République[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Marianne de Gandon.
Article détaillé : Marianne à la nef.

Ve République[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Timbres de France 1960.
Article détaillé : Marianne de Cocteau.
Article détaillé : 0,30 franc Blason de Paris.
Article détaillé : Code postal en France.
Article détaillé : Sabine de Gandon d'après David.

La construction européenne[modifier | modifier le code]

Les émissions Europa[modifier | modifier le code]

En 1956, la France participe à la première émission des timbres Europa avec cinq autres pays : l'Allemagne, la Belgique, l'Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas.

Article détaillé : Émission Europa.

Le passage à l'euro[modifier | modifier le code]

En 1988, l'administration procède à une première préfiguration de l'euro en apposant une surcharge de 0,31 Ecu sur un timbre Liberté de Gandon. On peut également considérer les émissions avec un code de tarif comme une autre façon de se rendre indépendant d'un changement monétaire. En 1999 quelques timbres sont émis avec une « traduction » de la valeur faciale en euro. En 2000 et 2001, cette mesure devient systématique. À partir de 2002 l'euro est la seule monnaie utilisée sur les timbres de France.

Cependant les timbres français libellés en francs et en anciens francs, sauf quelques exceptions démonétisées restent valables pour l'affranchissement du courrier.

L'influence française dans le monde philatélique et postal[modifier | modifier le code]

Les départements conquis[modifier | modifier le code]

L'Algérie[modifier | modifier le code]

L'empire colonial[modifier | modifier le code]

Article détaillé : [[Histoire philatélique et postale de l'Empire colonial français]].

Les particularités régionales[modifier | modifier le code]

L'Alsace-Lorraine[modifier | modifier le code]

La Savoie et les Alpes-Maritimes[modifier | modifier le code]

La Savoie a toujours longtemps une zone géographique charnière entre la France et l'Italie. Son histoire postale est le reflet de cette double appartenance :

  • De 1416 à 1792, son histoire se confond avec celle du Duché de Savoie,
  • De 1792 à 1815, la Savoie est annexée par la France et se voit doter du même système postal,
  • À la suite du traité de Paris de 1815, la Savoie retourne vers l'influence italienne à travers le Royaume de Sardaigne (c'est dans ce contexte qu'elle vivra la réforme postale).
  • Enfin en 1860, suite à son annexion, son histoire philatélique et postale redevient française.

Les Alpes-Maritimes ont un parcours assez voisin de celui de la Savoie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. voir Michèle Chauvet page 17
  2. Le Patrimoine de la Poste, FLOHIC Éditions, Charenton-le-Pont, 1996, page 26
  3. Les 2 cachets ont des légendes différentes.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Patrimoine de la Poste, FLOHIC Éditions, Charenton-le-Pont, 1996