Histoire du rite romain

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le rite romain est la manière dont sont célébrés la messe (Missel romain), les autres sacrements (Rituel romain), la liturgie des heures ou l'office divin (Bréviaire) et les autres cérémonies liturgiques (Rituel et Caeremoniale Episcoporum) par l'Église de Rome et les églises ou communautés qui l'ont adopté, par choix ou tradition, soit la majeure partie de l'Église catholique latine.

Article détaillé : Liturgie.

La liturgie a subi d'importantes évolutions au cours de l'Histoire.

D'autres formes rituelles sont également en vigueur de plein droit dans le catholicisme latin comme le rite ambrosien, en vigueur à Milan et dans certains diocèses du nord de l'Italie, le rite de Braga au Portugal, le rite mozarabe, qu'on célèbre à Tolède et quelquefois à Salamanque et à Madrid en Espagne.

Dans l'Église universelle on trouve aussi un grand nombre de rites dits « orientaux » (arménien, copte, syriaque, byzantin etc.). Rite désigne ici une famille liturgique, fondée sur une tradition spirituelle et adossée à une réalité ecclésiale vivante. Voici ce qu’en dit le Code de Droit Canon des Eglises orientales : « Le rite est le patrimoine liturgique, théologique, spirituel et disciplinaire qui se distingue par la culture et les circonstances historiques des peuples et qui s'exprime par la manière propre à chaque Eglise de droit propre de vivre la foi » (CIO n° 28, §1)

L'esprit de l'évolution de la liturgie[modifier | modifier le code]

Ce thème a été développé par l'encyclique Mediator Dei de Pie XII et la constitution conciliaire Sacrosanctum Concilium : Aucun rite liturgique, aucune réforme, ne pourra jamais exprimer la totalité l'infinie richesse de l'Eucharistie dans laquelle le Seigneur offre à tous les membres de l'Église la plénitude du salut acquis par sa mort et sa résurrection.

« Nous ne pouvons canoniser de manière absolue ni le IVe siècle, ni l'époque médiévale, ni la Contre-Réforme, ni la réforme issue du Concile Vatican II : rien n'a existé ni n'existera que la liturgie réelle cahotante d'un peuple rempli d'infirmité[1] »

Seule l'Église, par l'autorité de ses pasteurs légitimes, est habilitée à définir les formes liturgiques et rituelles les plus opportunes, étant sauf le dépôt de la Foi dont le magistère, assisté par l'Esprit Saint, est le garant. C'est pourquoi les réformes de la liturgie décidées par le Pape et les évêques ne peuvent être mises en cause dans leur principe. Il est néanmoins possible d'en parfaire les modalités dans le contexte d'un légitime échange entre les fidèles et leurs pasteurs.

Lorsque les conciles décident de restaurer la liturgie, ils entendent lui donner les formes adaptées aux besoins du temps de l'Église dans son pèlerinage terrestre dans la fidélité à la foi des générations précédentes. En revanche, il est utopique de penser pouvoir restaurer la liturgie des origines parce que l'histoire, science humaine, est incapable de la connaître faute de sources et de documents suffisants. Un retour aux origines n'est pas non plus souhaitable : les formes rituelles des sacrements et du culte appartiennent à la libre disposition du magistère ; elles ne sont pas objet de foi mais soutien et expression de la foi.

Le Christ, par les actes de sa vie terrestre, sa mort et sa résurrection, est l'origine de la liturgie car il est la source du salut que la liturgie a pour fonction de célébrer.

L'Église d'Occident a déjà connu des situations de pluralité rituelle par le passé et même après le Concile de Trente. L'unicité rituelle n'est en aucun cas une nécessité et n'a jamais été considérée comme telle par la Tradition de l'Église universelle. Les seuls rites légitimes sont ceux qui conduisent à faire ce que veut l'Église, sous la conduite de ses pasteurs légitimes, dans la communion de foi et de discipline avec le successeur de Pierre. Ses formes ont varié dans le temps (réformes successives) et dans l'espaces (liturgies propres à certaines églises ou communautés ecclésiales dispersées).

En parcourant l'histoire de la liturgie, on se gardera de porter des jugements hâtifs sur les périodes aujourd'hui révolues : les termes de décadence, de fantaisie, les jugements de valeur, n'ont pas leur place dans une analyse objective qui se doit de respecter la spécificité de chaque époque, cherche à en comprendre la logique interne, tente de mettre en évidence les facteurs qui stimulent le changement et se garde de penser que le point de vue de son temps est supérieur à celui des époques étudiées.

les formes anciennes de la messe romaine[modifier | modifier le code]

Sur les aspects plus généraux concernant la : Messe.

La messe est la cérémonie liturgique au cours de laquelle le prêtre célèbre le sacrifice de l’Eucharistie, actualisation de l'unique sacrifice rédempteur du Christ, et mémorial de la Cène.

La messe romaine dans les premiers temps de l'Église[modifier | modifier le code]

St Grégoire Ier

Saint Justin Martyr, dans sa première Apologie[2] a décrit l'Eucharistie comme on la célébrait à Rome vers l'an 150 avec un rite semblable aux rites orientaux

Même si dans l'Église des tout premiers temps l'évêque local était très libre dans l'organisation de la liturgie, on distingue néanmoins déjà deux parties fixes: la prédication et la louange.

La structure de la messe à Rome aux IIe-IIIe siècles selon la description que donne saint Justin est la suivante : pas d’Introït, la messe commence par les lectures, qui alternent à partir du IVe siècle avec des chants : Graduel, Alléluia, Trait.

Dans la messe de saint Pie V, les lectures furent réduites à une épître et à l'évangile, sauf dans le cas de certaines messes, spécialement dans les temps de pénitence (mercredi des cendres, Quatre-Temps, etc.).

Puis le célébrant prononce une homélie, suivie de la prière pour toute l’Église, dite aussi « prière des fidèles ». C'est la raison pour laquelle un grand nombre de sermons de saint Augustin s’achèvent par cette phrase : « Maintenant, tournés vers le Seigneur, prions... », puis se déroule l'offrande, la consécration et la communion.

Cette organisation extrêmement simple a été conservée jusqu’à nous dans la cérémonie liturgique du Vendredi Saint : les officiants s’avancent en silence vers l’autel, puis on commence tout de suite par les lectures et les chants intercalaires; viennent ensuite les longues Oraisons solennelles pour toutes les intentions de l’Eglise.

Le célébrant, pense-t-on, garde une certaine faculté d'improvisation, et en particulier pour la prière eucharistique. Au IIIe siècle la Tradition apostolique (texte attribué à saint Hippolyte) recommande des formules de prières pour la liturgie sacramentelle (messe, ordination, etc.) mais ne donne pas d'obligation. Le besoin de réguler ces habitudes dû à la variété des célébrants se manifeste très tôt : saint Paul recommandait de ne prendre la parole dans l’assemblée que si l’on était capable d’édifier les frères. Plus tard, saint Augustin se plaint de ce que certains évêques emploient des prières composées par des auteurs incompétents, voire hérétiques. Deux synodes de Carthage (en 397 et 407) interdisent l’usage de formules n’ayant pas fait l’objet d’approbations officielles.

Toute cette période, jusqu'à Grégoire le Grand, est un véritable fourmillement liturgique avec la fixation progressive des prières de la messe : le Sanctus apparait au IVe siècle, la litanie pénitentielle se réduit et se limite aux invocations Kyrie eleison au VIe siècle, les prières du propre, collecte, prière sur les offrandes, prière après la communion sont mises en place.

« La forme quasi définitive du Canon, à l’exception du Memento des défunts (qui apparaîtra à l’aube du VIIIe siècle) pourrait être datée de la fin du Ve siècle, puisque le missel manuscrit de Stowe daté du IXe siècle le nomme « le Canon du Seigneur, du pape Gélase » »[3].

C'est le pape Grégoire le Grand ( 540-604) qui le premier est censé avoir réorganisé la liturgie romaine, mais ce n'est qu'au cours du IXe siècle que le chant dit grégorien prit forme dans l'Empire. On ne sait rien du chant romain antérieur à l'époque carolingienne et l'imagination de certains musicologues se déchaîne pour imaginer la pratique à Rome d'un chant archaïque dont le grégorien carolingien serait la géniale évolution, due au génie des chantres germano-franc. Tout cela n'est encore qu'hypothèses à prendre avec prudence. Une seule chose est certaine : Grégoire le Grand n'a bénéficié que tardivement de l'attribution d'initiatives liturgiques qu'il n'a jamais eues. Seule l'introduction des formulaires des jeudis de Carême peut lui être imputée avec certitude.

À l'époque carolingienne, a eu lieu une grande remise en ordre de la liturgie avec saint Benoît d'Aniane (750-821). Peu après la mort de Charlemagne, sous l'impulsion de l'empereur Louis le Pieux (encore appelé Louis le Débonnaire), Benoît d'Aniane unifie les règles et les liturgies des abbayes bénédictines au concile d'Aix la Chapelle (817), autour de la règle de saint Benoît et de la liturgie romaine.

Les formes pré-tridentines[modifier | modifier le code]

Entre le temps de Grégoire Ier et la promulgation de la bulle papale de 1570, sous diverses influences et en particulier gallicane des cérémonies spectaculaires et symboliques sont introduites, telles que la bénédiction des cierges (à la Chandeleur, ou fête de la purification), la bénédiction des cendres (le mercredi des cendres), celle des palmes (le dimanche des rameaux) et de nombreux rituels de la Semaine sainte.

La messe romaine comprenait parfois avant l'évangile une lecture de l'Ancient Testament, appelée parfois prophétie, parfois leçon (du latin 'lectio' qui signifie lecture) et une autre tirée des épîtres de saint Paul, des Épîtres des autres apôtres (Pierre, Jean, Jacques) ou des actes des Apôtres. Le Graduel était placé entre les leçons et l'épître, l'Alléluia ou le trait après l'épître.

On attribue à l'influence de l'empereur Henri II (1002-1024) la récitation du Credo après la lecture de l'Évangile. Le rite de l’élévation ne se répandit de façon commune qu’après les attaques de Bérenger de Tours (998-1088) contre la présence réelle. Jusqu'au XIe ou XIIe siècle, on ne faisait usage de l'encens que pour les processions (entrée et Évangile), puis on a commencé à encenser les personnes. Les prières privées du prêtre avant la communion représentaient une autre innovation. Vers le XIIIe siècle, on a ajouté à l'offertoire, où antérieurement la seule prière que disait le prêtre était la Secrete [4], un rituel élaboré et des prières additionnelles, d'une grande variété[5].

Entre le IXe et le XIIIe siècle, un rôle de plus en plus important accordé au prêtre dans la liturgie, joint à la nécessité pratique de rassembler l'intégralité des textes de la messe, conduit à la formation du missel plénier [6]. Jusqu'au concile de Trente, "la variété des usages et des rites diocésains est sans limites" [7]. Mais l'apparition des ordres mendiants (franciscains et dominicains) va décupler la tendance à l'uniformisation liturgique déjà initiée par les grands ordres monastiques centralisés du XIIe siècle (surtout cisterciens et chartreux). Ces ordres adoptent et adaptent des rites locaux qu'ils diffusent partout où ils se répandent. L'immense succès des franciscains, qui ont adopté le rite de la Curie pontificale au milieu du XIIIe siècle, conduit à la divulgation de ce dernier dans toute la Chrétienté. Pourtant, le missel de la Curie, promulgué pour le diocèse de Rome par le pape Nicolas III en 1277, ne sera pas rendu obligatoire pour autant dans le reste de la chrétienté.

À ce sujet voir l'article détaillé : Missel romain.

En 1474, la première édition imprimée[8] du missel romain est publiée sous l'autorité de Sixte IV, pape d'origine franciscaine. Désormais, l'ordinaire de la messe est fixé pour l'essentiel ; il n'évoluera que peu par la suite.

L'unification des rites dans l'Église latine par le concile de Trente[modifier | modifier le code]

Lorsque le concile de Trente se réunit entre 1542 et 1563, une grande diversité de rites existe dans l'Église latine, la manière de célébrer la messe diffère selon les lieux et les autorités ecclésiastiques. Le concile demande au pape la révision du missel romain et son extension à toute l'Église latine. Ce travail est effectué par le pape saint Pie V en 1570, avec la promulgation de la première édition typique du missel romain.

L'imprimerie devient un instrument puissant au service d'une uniformisation sans précédent de la liturgie occidentale sur le modèle romain.

Le pape Pie V élague les excès liturgiques et fixe les grandes lignes de l'ordo romain. Mais l'ordo tridentin est lui aussi le fruit d'une époque et diffère en de nombreux points des usages médiévaux primitifs.

Par la bulle Quo Primum, le pape rend obligatoire l'utilisation de ce texte dans toute l'Église latine, en faisant exception uniquement pour les endroits ou un autre rite a été célébré pendant plus de deux cents ans. C'est ainsi que, entre autres, le rite ambrosien et le rite mozarabe et les rites de plusieurs ordres religieux ont ainsi continué d'exister (dominicain, cartusien, etc.).

Article détaillé : Rite tridentin.

Entre 1570 et 1962, le missel et la liturgie vont évoluer, mais généralement de façon mineure : ajouts et suppressions de fête du calendrier, précisions diverses dans les rubriques, ordonnancement des fêtes... La révision la plus importante date de 1955, mais ne concerne que la semaine sainte.

Les réformes dans l'esprit du mouvement liturgique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mouvement liturgique.

C'est pourtant le mouvement liturgique, à partir du milieu du XIXe siècle, qui achèvera de faire évoluer les mentalités, conduisant à une dépréciation des particularismes liturgiques envisagés comme des atteintes à l'unité romaine. Une réflexion fondamentale débute sur la liturgie avec l'œuvre de Dom Prosper Guéranger (1806-1875). Ce père Abbé, qui vient de rouvrir l'abbaye bénédictine de Solesmes, promeut l'unification de la liturgie en France. Il est l'auteur de l'année liturgique, qui sera le livre de référence de sainte Thérèse de Lisieux et de ses sœurs. À partir du début du XXe siècle, un large mouvement réformateur se fait jour dans l'Église romaine pour une meilleure compréhension de la liturgie, dans la lignée de Dom Guéranger, ce qu'on appelle le mouvement liturgique.

En 1911, le pape Pie X entreprit une première tentative de restauration qui porta surtout sur une refonte profonde de l'office. Pie X dans sa lettre Tra le sollecitudini puis Pie XII, dans l'encyclique Mediator Dei rappellent quel doit être le véritable esprit de la réflexion liturgique : « la participation active aux mystères sacro-saints et à la prière publique et solennelle de l'Église »

En 1955, le pape Pie XII réforma la liturgie de la Semaine sainte (la semaine avant Pâques commémorant la passion du Christ). Sous son pontificat, le principe de l'unité liturgique et la mainmise absolue de Rome sur la liturgie atteignent des sommets. Il faut une permission de Rome pour autoriser des religieuses à laver les linges d'autel. L'état d'esprit qui en résulta explique en partie la manière absolutiste dont la réforme liturgique de Vatican II sera appliquée et imposée.[réf. nécessaire]

Au début de l'édition de 1962 du missel romain, Jean XXIII indiquait que « les grands principes commandant la réforme de l'ensemble de la liturgie doivent être proposés aux Pères au cours du prochain concile œcuménique ».

La mise en application du concile Vatican II[modifier | modifier le code]

Lors du IIe concile œcuménique du Vatican, la constitution Sacrosanctum Concilium demande au pape une nouvelle révision du missel romain. L'Ordo Missae est alors retouché par une édition de 1965[9],[10] puis à nouveau le 3 avril 1969 et le missel est rénové entièrement par le pape Paul VI et promulgué en 1970, sous le nom de Missale Romanum ex decreto Sacrosancti Œcumenici Concilii Vaticani II instauratum auctoritate Pauli pp. VI promulgatum (frontispice).

Pour plus de détail sur le rite romain actuel voir l'article : rite romain.

La réforme s'est initialement inscrite dans une optique de continuité : « Avec le nouveau rite, la Messe est et demeure celle de toujours, d'une façon peut-être encore plus évidente en certains de ses aspects » Paul VI. Mais cet ordo profondément renouvelé a pu donner l'impression de faire rupture avec le passé.

Le nouvel Ordo Missae[modifier | modifier le code]

Missale Romanum, édition 2002

Cette réforme liturgique était le point le plus visible de l'aboutissement, dans ce concile, de la volonté de modernisation, et avait été soutenue depuis le début du XXe siècle par des courants comme le mouvement liturgique.

«Il est clair que la première partie de la Messe, faite pour enseigner les fidèles et leur faire exprimer leur foi, avait besoin d'atteindre ces fins d'une manière plus nette et plus intelligible […] Faire en sorte que le prêtre s'approche des fidèles, communique avec eux, prie et chante avec eux, se tienne donc à l'ambon, dise en leur langue les lectures de l'épître et de l'Évangile […] autant d'heureuses réformes qui font retrouver à cette partie de la Messe son véritable but» reconnaissait Mgr Lefebvre[11].

Réforme liturgique et querelle liturgique[modifier | modifier le code]

En rigueur de terme, il n'y a ni rite Paul VI, ni rite tridentin, mais des réformes successives de la liturgie de l'Église de Rome dont l'usage s'est progressivement étendu à tout l'Occident latin à partir du début du IXe siècle environ.

Il importe donc de distinguer soigneusement la nécessité de parfaire la réforme liturgique de Vatican II, encore partiellement inachevée (certains livres liturgiques n'ont pas encore été intégralement et définitivement révisés et promulgués selon les normes du concile Vatican II) et l'opportunité d'autoriser expressément la célébration de formes plus anciennes et déjà éprouvées de la liturgie romaine pour subvenir aux besoins des prêtres et fidèles qui le souhaitent.

De ce fait, il est impropre d'opposer le missel de Saint Pie V (révisé par Jean XXIII) et le missel de Paul VI (révisé par Jean-Paul II) en deux rites différents. Ce sont les deux dernières restaurations du missel du rite romain, qui par ailleurs est régulièrement mis à jour par ses éditions officielles successives.

Selon une erreur très répandue, le concile Vatican II aurait supprimé le grégorien et le latin, alors que ce n'est pas tout à fait exact : « L'usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins. »[12].L'Église reconnaît dans le chant grégorien le chant propre de la liturgie romaine; c'est donc lui qui [...] doit occuper la première place[13]. Ce qui a heurté le sens de certains fidèles est le fait que, dans la liberté théorique donnée par le nouveau missel, les formes enracinées dans une longue tradition (latin, chant grégorien, célébration vers l'orient) ont été souvent découragées, voire interdites, au nom de la modernité et de l'opportunité pastorale. Par ailleurs, « il faut malheureusement déplorer que, surtout à partir des années de la réforme liturgique post-conciliaire, en raison d'un sens mal compris de la créativité et de l'adaptation, les abus n'ont pas manqué, et ils ont été des motifs de souffrance pour beaucoup. » Jean-Paul II, encyclique Ecclesia de Eucharistia

Toutefois, en 1984, la Congrégation pour le culte divin autorisa et sous certaines conditions la célébration de la liturgie eucharistique tridentine. Ce décret fut mal reçu par une partie de l'épiscopat et du clergé, craignant une négation de Vatican II et confondant, faute de recul, l'enseignement de ce dernier et les formes idéologisées qu'avaient prise son application de manière assez généralisée. Faute d'une réflexion approfondie sur l'histoire et la nature de la liturgie, confondues avec une justification de la mise en œuvre concrète de Vatican II, beaucoup de pasteurs refusent de reconnaître dans les revendications de fidèles jugés traditionalistes des valeurs légitimes.

Dérives liturgiques[modifier | modifier le code]

Par son caractère immédiatement visible, mais aussi par les abus liturgiques qui accompagnèrent sa mise en place, et qui ont été blâmés par le Saint-Siège, comme, par exemple, dans l'Instruction Redemptionis Sacramentum[14] de 2004, l'introduction de la forme révisée du rite romain de la messe fut perçue comme une véritable révolution dans l'Église catholique. Un petit nombre de prêtres disséminés à travers la France ont maintenus les formes liturgiques anciennes. Ils ont été suivis par un nombre, qui n'a cessé de croître, de fidèles. Un peu plus tard sont apparus quelques prélats comme Mgr Marcel Lefebvre, qui voulaient conserver ce qu'ils appelaient la « messe de toujours ».

Offertoire: le Vin est versé dans le Calice (exemple d'abus liturgique).
«Il faut malheureusement déplorer que, surtout à partir des années de la réforme liturgique post-conciliaire, en raison d'un sens mal compris de la créativité et de l'adaptation les abus n'ont pas manqué, et ils ont été des motifs de souffrance pour beaucoup. Une certaine réaction au «formalisme» a poussé quelques-uns à estimer que les «formes» choisies par l'Église et par son Magistère ne s'imposaient pas, et à introduire des innovations non autorisées et souvent de mauvais goût. C'est pourquoi je me sens le devoir de lancer un vigoureux appel pour que, dans la Célébration eucharistique, les normes liturgiques soient observées avec une grande fidélité.» Jean Paul II, Encyclique Ecclesia de Eucharistia, 2003

La question liturgique a été l'abcès de fixation d'une querelle apparemment insoluble, opposant d'un côté la nécessité pour l'Église d'être fidèle à sa propre tradition (sans nier son pouvoir, et parfois même son devoir, d'opérer des changements dans la liturgie, comme le rappelle le Catéchisme de l'Église catholique au paragraphe 1205[15] et de l'autre sa vocation nécessaire à être pleinement dans le monde. Par ailleurs, la règle disciplinaire étant pour l'Église de manifester son unité par sa liturgie, la pratique de la forme ancienne du rite romain a été condamnée et activement combattue par la hiérarchie de l'Église. On confondait en fait une idée moderne et peu conforme à la réalité de l'histoire de l'Église (l'unicité du rite est le signe de l'unité de la foi) avec un principe de foi : l'unité de la communion au sacrifice eucharistique est le ferment de l'unité du corps ecclésial (voir ce qui a été dit plus-haut à propos de Pie XII). Si, en droit, « le ministre doit célébrer les sacrements selon son rite propre » (Codex Juris canonici 846), la conception uniformiste de la liturgie héritée de l'époque moderne et du règne de Pie XII conduisent à refuser aux fidèles traditionalistes, dans les faits et les mentalités, la reconnaissance du rite tridentin comme légitime. Jusqu'au 14 février 2007 il fallait une autorisation pour célébrer la messe suivant les formes du rite romain antérieure à 1970.

Afin d'apaiser les esprits, la Congrégation pour le Culte Divin a permis, le 3 octobre 1984, les évêques diocésains à concéder cette dispense en faveur des prêtres et des fidèles qui en faisaient demande, à condition, entre autres, « qu’il soit établi sans ambiguïté et même publiquement que le prêtre et les fidèles en question n’ont aucun lien avec ceux qui mettent en doute la légitimité et la rectitude doctrinale du missel romain promulgué en 1970 par le Pontife romain Paul VI[16] » et le pape Jean Paul II a recommandé en 1988 qu'« On devra partout respecter les dispositions intérieures de tous ceux qui se sentent liés à la tradition liturgique latine, et cela par une application large et généreuse des directives données en leur temps par le Siège apostolique pour l'usage du missel romain selon l'édition typique de 1962[17] ».

Le point de vue du traditionalisme liturgique[modifier | modifier le code]

Le mouvement traditionaliste catholique a mené de front 1 ° une lutte acharnée pour la sauvegarde des valeurs religieuses et culturelles impliquées par les rites liturgiques promulgués par le concile de Trente, spécialement la messe dite de saint Pie V ; 2 ° une critique fondamentale de la réforme liturgique entreprise en application des décisions liturgiques de Vatican II.

Jalons historiques[modifier | modifier le code]

Commencé en France et en Suisse simultanément, ce que les défenseurs de la liturgie traditionnelle appellent le « combat pour la messe » s'est étendu à d'autres pays, quoique dans une moindre mesure. Il fut d'abord mené par une kyrielle de prêtres de paroisse, dont certains sont restés célèbres : Mgr Ducaud Bourget, Chanoine Roussel, Abbé Coache, etc. Ensuite sont arrivées les sociétés de prêtres « traditionalistes » utilisant les formes tridentines : on trouve la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, actuellement en situation de communion imparfaite avec Rome, puisqu'elle refuse de se soumettre à l'exercice de son magistère ordinaire, ou encore la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, l'Institut du Christ Roi, les Missionnaires de la Miséricorde (et d'autres) en pleine communion avec le Saint Siège.

Une telle célébration peut être autorisée avec permission de l'évêque du lieu, quand cela est justifié par les nécessités pastorales. Cette concession, accordée à la suite de la lettre Quattuor abhinc annos en 1984 et du motu proprio Ecclesia Dei en 1988, est destinée à respecter la sensibilité des prêtres et des fidèles attachés aux formes liturgiques dites traditionnelles. En France une soixantaine de diocèses donnent la possibilité de suivre la liturgie traditionnelle dans la soumission au pape. En Belgique, 4 diocèses font de même, un diocèse en Suisse, le diocèse de Luxembourg, une cinquantaine de diocèses aux États-Unis, etc.

La messe et l'office tridentin sont également célébrés dans plusieurs abbayes et communautés religieuses, entre autres à Fontgombault, à Randol et au Barroux.

La mise en vigueur, par le pape Paul VI, du rite romain rénové à la suite du Concile Vatican II, était au cœur du conflit avec les Catholiques traditionalistes, très attachés au rite dit rite tridentin (messe de saint Pie V). Après deux décennies de divisions et de ruptures, culminant dans l'excommunication de cinq évêques traditionalistes, emmenés par Mgr Lefebvre, et dans le schisme qui s'ensuivit de facto, le pape Benoît XVI, après avoir réintégré en septembre 2006 les prêtres traditionalistes qui en avait fait la demande — parmi lesquels l'abbé Laguérie — fit un grand pas en vue de la résolution du conflit et de la réconciliation des deux courants de l'Église.

À la suite d'échanges qui n'avaient jamais cessés entre la Curie romaine (spécialement le cardinal Ratzinger par l'intermédiaire de religieux et d'ecclésiastiques de confiance) et la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, Benoît XVI publia le 7 juillet 2007 le motu proprio Summorum Pontificum, accompagné (ce qui est inhabituel) d'une lettre pastorale adressée aux évêques par lequel la messe de saint Pie V est réhabilité. Le pape explique que Vatican II n'est pas remis en cause et que la messe de Paul VI reste la référence. Cette reconnaissance de la légitimité permanente de l'usage des livres liturgique antérieurs à Vatican II fit craindre à certains l'apparition d'un biritualisme, découlant de la possibilité offerte aux fidèles de choisir, en matière de liturgie, entre les deux rites, incarnant deux visions de l'Église différentes, que d'aucun jugent opposées. Ces dispositions — saluées aussi bien par Mgr Fellay au nom de la Fraternité Saint-Pie X, que par les traditionalistes des communautés Ecclesia Dei — sont parfois considérées comme "généreuses" et devraient susciter des ralliements. Le pape adresse, en même temps, aux catholiques un plaidoyer en faveur de la réconciliation des deux courants de l'Église.

La situation actuelle[modifier | modifier le code]

Le pape Benoît XVI, considérant qu’en vérité l'ancienne liturgie n'as jamais été abrogée ni interdite, a publié le 7 juillet 2007 un Motu Proprio en la matière. Le Motu Proprio Summorum Pontificum sur l'usage de la liturgie romaine antérieure a la réforme de 1970, établit les conditions d'utilisation de la forme extraordinaire. Il a comme points principaux ceux-ci:

  • Il est donc permis de célébrer le Sacrifice de la Messe suivant l’édition type du Missel romain promulgué par le B. Jean XXIII en 1962 et jamais abrogé, en tant que forme extraordinaire de la Liturgie de l’Église. Mais les conditions établies par les documents précédents Quattuor abhinc annos et Ecclesia Dei pour l’usage de ce Missel sont remplacées par ce document.
  • Dans les paroisses où il existe un groupe stable de fidèles attachés à la tradition liturgique antérieure, le curé accueillera volontiers leur demande de célébrer la Messe selon le rite du Missel romain édité en 1962
  • Le curé peut aussi autoriser aux fidèles ou au prêtre qui le demandent, la célébration sous cette forme extraordinaire dans des cas particuliers comme des mariages, des obsèques ou des célébrations occasionnelles, par exemple des pèlerinages
  • Si un groupe de fidèles laïcs dont il est question à l’article 5 § 1 n’obtient pas du curé ce qu’ils lui ont demandé, ils en informeront l’Évêque diocésain. L’Évêque est instamment prié d’exaucer leur désir.
  • L’Évêque qui souhaite pourvoir à une telle demande de fidèles laïcs, mais qui, pour différentes raisons, en est empêché, peut en référer à la Commission pontificale Ecclesia Dei, qui lui fournira conseil et aide

La critique de fond[modifier | modifier le code]

Dès avant la mise en œuvre de la réforme de 1969, les cardinaux Ottaviani et Bacci adressent une lettre au pape : le Bref examen critique est une critique extrêmement sévère du nouvel Ordo : "Le Nouvel Ordo Missae s'éloigne d'une manière impressionnante, dans l'ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la Sainte Messe, définie à jamais par le Concile de Trente."

Malgré quelques ajustements notables suite à ce texte (en particulier sur la définition de la messe dans l'article 7 de l'introduction), ce texte est encore aujourd'hui la base des critiques les plus virulentes formulées à l'encontre du missel romain de 1969.

Pour les opposants les plus durs au rite révisé, les motifs des changements sont un désir de rendre la messe moins inacceptable pour les protestants, voire pour éroder la foi catholique des fidèles qui vont à la messe. L'aspect sacrificiel de la messe serait réduit au profit de son aspect repas. Les prières et les expressions qui présentent indubitablement la messe comme un sacrifice auraient soit été supprimées soit auraient vu leur nombre considérablement réduit. Les mots et les actions suggérant que le pain et le vin deviennent vraiment le corps et le sang de Jésus Christ auraient été supprimés ou remplacés : les rubriques, par exemple, ont réduit le nombre de génuflexions et d'autres gestes associés à l'adoration des espèces consacrées; des expressions comme la « boisson spirituelle » seraient délibérément équivoques. Les propres de la messe omettraient ou atténueraient des enseignements catholiques traditionnels importants alors que ceux de la messe antérieure les auraient affirmé solennellement. Ces changements (avec les autres qui ont été opérés dans l'Église après Vatican II) seraient responsables du déclin de la foi. Les adversaires de la réforme donnent comme preuves les sondages d'opinion qui vont dans leur sens. Les adversaires montrent que l'assistance à la Messe a considérablement baissé dans le monde occidental.

Ceux qui n'acceptent pas la liturgie rénovée arguent que son contenu est nettement déficient si on le compare avec celui de la liturgie telle qu'elle se présentait avant la révision (problème de la 'rectitude doctrinale' du Missel de Paul VI). Certains traditionalistes radicaux estiment que du point de vue sacramentel elle est frappée de nullité. D'autres consentent que la liturgie révisée présente des défauts, mais que ceux-ci devraient être corrigés par une « réforme de la réforme ».

La critique sur la forme[modifier | modifier le code]

Un des grands reproche fait au nouvel Ordo est la façon dont il a été mis en œuvre. Un grand nombre de témoignage ont été réunis montrant les abus fait au nom du concile Vatican II[18] , alors que celui-ci prônait effectivement le contraire. Un grand nombre de prêtres et de fidèles furent alors blessés par cette réforme dont la mise en œuvre se faisait en oubliant parfois toute charité[19].

Le Saint-Siège a plusieurs fois fortement déplorés ces abus, en particulier par l'instruction Redemptionis sacramentum[20] de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements. Et le cardinal Joseph Ratzinger, maintenant pape Benoît XVI, quand il était Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, déclarait: « La réforme liturgique, dans sa réalisation concrète, s'est éloignée toujours plus de ce que voulait Vatican II. On a une liturgie dégénérée en show où l'on essaie de rendre la religion intéressante à l'aide de bêtises à la mode et de maximes moralisatrices aguichantes, avec des succès momentanés dans le groupe des fabricants de liturgies, et une attitude de recul d'autant plus prononcée chez ceux qui cherchent dans la liturgie non pas le showmaster spirituel, mais la rencontre avec le Dieu vivant devant qui tout le "faire" devient insignifiant. » [21]

La critique des traductions[modifier | modifier le code]

Une bonne part des critiques contre l'Ordo Missae de 1969 concerne les traductions. Celles-ci ont été adoptées par les conférences épiscopales au cours de l'année 1970.

le 26 mars 1970, la congrégation romaine du culte divin promulgue l’édition dite « typique » (c’est-à-dire officielle) de la nouvelle messe (en latin). Par une ordonnance du 12 novembre 1969, l’épiscopat français avait quant à lui imposé une traduction de l'Ordinaire de la messe, promulgué en latin avant la publication du Missel complet, et l'avait rendu applicable dès le 1er janvier 1970.

Ces « traductions » ont souvent, en particulier en français, été prises dans le sens d'une adaptation[22]. L'un des cas les plus criant, dans l'ordo, est celui de l'Orate fratres, l'invitation à la prière qui conclut l'offertoire.

Latin Littéralement Traduction liturgique
P: Oráte, fratres: ut meum ac vestrum sacrifícium acceptábile fiat apud Deum Patrem omnipoténtem. P: Priez, mes frères: afin que mon sacrifice, qui est aussi le vôtre, puisse être agréé par Dieu le Père tout-puissant. P.: Prions ensemble au moment d'offrir le sacrifice de toute l'Église.
R: Suscípiat Dóminus sacrifícium de mánibus tuis ad laudem et glóriam nóminis sui, ad utilitátem quoque nostram, totiúsque Ecclésiæ suæ sanctæ. R: Que le Seigneur reçoive le sacrifice de tes mains à la louange et à la gloire de son nom, ainsi que pour notre bien et celui de toute sa sainte Église. R.: Pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

En mars 2001, la Sacrée Congrégation des Rites a publié la 5e instruction pour une correcte application de la réforme liturgique, « Liturgiam authenticam » [23]: dans ce texte, le Vatican demande de revoir les traductions de la liturgie : « il est nécessaire que le texte original ou primitif soit, autant que possible, traduit intégralement et très précisément, c’est-à-dire sans omission ni ajout, par rapport au contenu, ni en introduisant des paraphrases ou des gloses »(n°20).

Les règles sur la supervision et la conformité de la traduction ayant été rendues plus strictes, les abus dénoncés par ces critiques ne seraient effectivement plus possibles. L'échéance pour la réalisation de ces corrections était de 5 ans après la publication de l'instruction soit mars 2006. Si les corrections des traductions anglophones ont été soumises à Rome, les traductions francophones en cours ne sont toujours pas achevées : « La règle est ... le missel de Paul VI, actuellement dans la version publiée en 2002 en latin, et qui est en cours de traduction en français, ce qui prend du temps, car c'est un travail très important. » [24], ce qui paraît alimenter la méfiance des traditionalistes.

Voies de rapprochement[modifier | modifier le code]

Pour contribuer à résoudre la querelle liturgique, des évolutions dans la liturgie sont envisagées de part et d'autre:

  • Des traditionalistes suggèrent qu'il peut être envisagé de rétablir l'offertoire traditionnel (où se concentrent les changements les plus flagrants) comme formule alternative de l'ordinaire de la Messe rénovée ("Paul VI") (de même que l'antique "canon romain" est aujourd'hui maintenu sous le titre de première "prière eucharistique", et peut être librement choisi par le célébrant à chaque messe).
  • Inversement, des aménagements ont pu être envisagés dans le missel de 1962: « Un signe de progrès serait que tous puissent célébrer l'Eucharistie en suivant le même calendrier liturgique et le même lectionnaire. »[25] Mais une application pure et simple de ce principe porterait gravement atteinte à l'unité des formulaires liturgiques (rapport entre pièces du graduel, lectures, 'tonalité' liturgique des dimanches, etc.)

Ces deux esquisses de compromis sont significatives de ce qui paraît important de part et d'autre: l'ordinaire de la Messe pour les traditionalistes, et pour les modernistes, la réforme du propre "pour que les fidèles accèdent plus pleinement aux trésors de l'Écriture".

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. F. Cassinena-Trévoly, OSB, Te Igitur, ad Solem, 2007, p.55
  2. 1re apologie de saint Justin
  3. La messe de saint Justin à saint Grégoire par Emmanuel de Butler, OSB dans La Nef n°108, janvier 2001
  4. Et non pas secrète, car le nom de cette prière vient du latin, sans accent
  5. (voir Liturgy of the Mass, Gregorian Reforms, James NORMAN : Handbook to the Christian Liturgy, et Josef A. JUNGMANN, S.J.: The Mass of the Roman Rite)
  6. (cf. E. Palazzo, Histoire des livres liturgiques, Paris, 1993, p. 124-127)
  7. (N.-M. Denis-Boulet, dans L'Église en prière, 1961, p. 299-305, ici p. 303)
  8. Ordinaire de la messe romaine en 1474
  9. Les rites de l'ordo de 1965 sur Cérémoniaie.net
  10. étude critique de l'ordo de 1965 par l'abbé Dufour sur Salve Regina.com
  11. Mgr Lefebvre Un évêque parle, p58, DMM 1979
  12. § 36.1 de Sacrosanctum Concilium
  13. §116 de Sacrosanctum Concilium
  14. Instruction Redemptionis Sacramentum
  15. CEC §1205
  16. Lettre Quattuor abhinc annos
  17. Motu proprio Ecclesia Dei, 6 c
  18. M. de Saint-Pierre :Les fumées de Satan 1976
  19. voir Bryan Houghton Prêtre rejeté DMM 1990
  20. cf Redemptionis sacramentum
  21. (Le cardinal Ratzinger, actuel Benoît XVI, dans Gedenkschrifft für Klaus Gamber, édition Luther, Cologne 1989.)
  22. Les traductions française du missel romain par le Chanoine Michel Dangoisse
  23. Liturgiam authenticam en latin en français
  24. Fr. Patrick Petrot, directeur de l'institut supérieur de liturgie, le 26 octobre 2006 dans Paris-Notre Dame.
  25. Intervention de Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris, au colloque à l'Institut Supérieur de Liturgie à l'Institut Catholique de Paris Site catholique-paris.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dom Guy Oury, La Messe de saint Pie V à Paul VI, Solesmes, Sablé-sur-Sarthe, 1975
  • Dom Guy Oury, La Messe romaine et le peuple de Dieu dans l'histoire, Solesmes, Sablé-sur-Sarthe, 1981, (ISBN 2-85274-059-1), 217p.
  • Abbé Jacques Dupuy, Le missel traditionnel de Paul VI, Téqui, 1977 (ISBN 2-85244-332-5), 115p.
  • Un moine de Fontgombault, La messe commentée, Introibo ad altare Dei, éditions Petrus et Stella, 1995 (ISBN 2-910769-01-1), 156p.
  • Dom Jean-Denis Chalufour, OSB La sainte Messe, hier, aujourd’hui et demain, éditions Petrus et Stella, 1998 (ISBN 2-910769-09-7), 344p.
  • Card. Joseph Ratzinger, L'esprit de la liturgie éditions ad Solem, 2001 (ISBN 2-940090-83-1), 184p.
  • Geneviève Esquier, La liturgie selon Vatican II, François Xavier de Guibert, 2003, 260p.
  • Père Uwe Lang, Se tourner vers le Seigneur, éditions ad Solem, 2006 (ISBN 2-88482-072-8), 141p.
  • PERRIER Maëlle, "Occupations d'églises et droit public", mémoire pour le master II recherche droit public fondamental 2005, publications de l'Équipe de droit public, 2007, n°3.
  • Gregory Solari, Les raisons de la liturgie, l'Œuvre, 2009, 140p.
  • Gérald de Servigny, Orate fratres - La liturgie romaine selon la forme extraordinaire, Ad Solem, 2012, 165p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]