Histoire des sourds

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L'histoire des sourds ou aussi histoire sourde est un élément important de la culture sourde. De la même manière que l'Histoire commence avec la création de l'écriture, l'histoire de la communauté sourde commence avec la langue des signes. Elle retrace les combats et épreuves qui eurent lieu et ont encore lieu pour la reconnaissance et le respect de la langue des signes et montre la naissance de la culture sourde, de certaines de ses valeurs et de ses mythes.

Préhistoire et des débuts[modifier | modifier le code]

Une « Préhistoire » marquée par les préjugés négatifs[modifier | modifier le code]

Les entendants associent automatiquement le langage à l'oral. Le terme même de langue en est révélateur. Aristote exprimait cela très clairement, en disant que quelqu'un qui ne parle pas ne peut pas penser.

Cette pensée est restée marquée très longtemps dans notre histoire. La stupidité était liée de facto à la surdité. On ne pouvait imaginer l’intelligence chez une personne sourde. Des expressions en sont encore aujourd’hui les tristes témoins comme « sourdingue ». Seuls les privilégiés pouvaient espérer trouver un professeur pour tenter d’enseigner la parole aux jeunes sourds.

Les débuts ibériques[modifier | modifier le code]

Monument au frère Pedro Ponce de León, précurseur de la dactylologie, dans le parc du Retiro.

En 1620, Juan de Pablo Bonet publie une Réduction des lettres à leurs éléments primitifs et art d'enseigner à parler aux muets à la suite de la prise en charge de l’éducation de Luis de Velasco, marquis du Frêne (1610 – 1664), fils sourd du connétable de Castille, Juan Fernández de Velasco y Tovar (1550 - 1613).

Cet ouvrage fait de lui l’un des pionniers de l'éducation oraliste des sourds, et l'auteur du premier manuel d'orthophonie, de logopédie et de phonétique en Europe. L’Espagne de Philippe III est à l'apogée de sa puissance et de sa richesse, le connétable de Castille est, protocolairement, le second personnage du royaume et l'éducation des fils (fût-il puiné et sourd, ce qui est le cas du petit Luis) constitue une obligation sociale.

Mais Juan de Pablo Bonet n'est pas le premier à avoir pris en charge l'éducation des fils sourds des bonnes familles espagnoles. Dans la riche Castille, le primat de l'éducation pour les sourds revient à Pedro Ponce de León (1520-1584), moine bénédictin du monastère du saint Sauveur de Madrid qui a ouvert, dans son monastère, les premières classes spécialisées. Il n'est pas connu pour avoir inventé la langue des signes (ni reconnu son usage parmi ses élèves) mais il mentionne et promeut dans ses écrits l'usage de l'alphabet dactylologique pour épeler les mots, un usage par ailleurs très sans doute préexistant dans les ordres monastiques (comme celui du Carmel) où les moines et moniales font vœu de silence.

Le monde ibérique étant entré dans une profonde décadence économique, politique et intellectuelle, l'innovation en la matière se déplace dans la France du XVIIIe siècle (alors le pays le plus développé avec l'Angleterre de John Wallis (1616-1703) et la Hollande de Johann Conrad Amman (1669-1724), autres pionniers de l’instruction des sourds-muets). On doit au marrane Jacob Rodrigue Péreire (1715-1780) d'avoir fait la transition du savoir entre les deux pays. Dès 1734, Péreire fonde un institut spécialisé à Lisbonne[1] et se documente sur les méthodes d’éducation des sourds-muets (il puise largement chez Juan de Pablo Bonet). Il privilégie la démutisation, la lecture sur les lèvres, l'apprentissage précoce de la lecture et utilise une dactylologie adaptée à la langue française. Quittant le Portugal en 1741, il apporte son savoir à Bordeaux. Son premier élève est Aaron Beaumarin, né vers 1732. Il est présenté à l’Académie de La Rochelle, début 1745, afin de faire constater l’efficacité de la méthode pédagogique qu'il promeut. Un autre élève, le fils de la famille d’Azy d’Etavigny, fait l’objet d’un Mémoire présenté à Paris, à l’Académie des sciences, lors de la séance du 11 juin 1749.

Les débuts en France[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, l'auteur Pierre Desloges, relieur de métier et colleur de papier pour meubles, devenu sourd à l’âge de sept ans, établit clairement qu’une langue des signes structurée était couramment utilisée en France. Mais les sourds étant isolés, elle est faiblement uniforme, et plus grave, nombre de sourds n’y ont pas accès, se retrouvant sans langue et sans éducation.

Au début du XVIIIe siècle, à Amiens, un sourd de naissance, Étienne de Fay dit « le vieux sourd d’Amiens », parvenu à être professeur, architecte et dessinateur, faisait l’école en gestes à des enfants sourds dans l'Abbaye Saint-Jean[2].

Les débuts en Belgique[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Pouplin fonde un institut à Liège en 1819. Il fait aujourd'hui partie de l'enseignement communal liégeois sous le nom Institut royal pour Handicapés de l’Ouïe et de la Vue (I.R.H.O.V.)[3].

L’éducation de langue des signes[modifier | modifier le code]

La rencontre entre Charles-Michel de L'Épée et les jumelles sourdes[modifier | modifier le code]

Charles-Michel de L'Épée
Article détaillé : Charles-Michel de L'Épée.

L'Abbé de l'Épée est sans doute la figure historique la plus connue de la population sourde. Cet entendant est à l’origine de l’enseignement spécialisé dispensé aux jeunes sourds, ainsi que l’accès à des méthodes gestuelles pour mener à bien cette éducation.

Né le 25 novembre 1712 à Versailles où son père était architecte du roi, Charles Michel de l’Epée mène un début de carrière un peu houleux. Tout d’abord diplômé de théologie, on l’écarte de cette carrière à cause de ses sympathies envers les Jansénistes. Il se lancera dans le droit, puis revient à des fonctions ecclésiastiques.

L'évènement qui marquera sa vie et sa carrière se déroula en 1760. Cet épisode est raconté de plusieurs manières entre les Sourds. Le mythe fait preuve d’une grande dramaturgie. Il présente l’Abbé de l’Epée, un soir de pluie battante, cherchant un abri où se protéger. Il aperçoit alors, derrière une porte entrouverte, deux jumelles, sourdes, en train de discuter entre elles grâce à des signes. L’abbé, intrigué, pénètre dans la maison et propose à la mère de prendre en charge l’instruction de leurs filles. La réalité historique est sans doute beaucoup moins singulière. Il est probable que ce soit à la mort de leur précepteur, le Père Vavin, et en l’absence de résultat par les méthodes traditionnelles, qu’elles aient été confiées à l’Abbé de l’Epée.

Réalisations[modifier | modifier le code]

La force de l'Abbé de l'Épée n'a pourtant pas été, comme on le pense souvent, sur la langue des signes. L'abbé enseignait avec des gestes et une méthode de son invention, les « signes méthodiques », mais il ne connaissait pas la langue de ses élèves. On peut porter à son crédit d'avoir reconnu l’importance du gestuel pour l'éducation des sourds, mais aussi d'avoir offert une place pour les sourds et les signes, grâce à ses démonstrations publiques, jusque devant le roi.

Enfin, le plus grand bienfait qu'il ait accompli, presque involontairement, c'est d'avoir réuni de jeunes sourds, autrefois isolés, qui ont ainsi pu développer et perfectionner la langue des signes.

Ferdinand Berthier[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ferdinand Berthier.

Personnage mythique dans l'histoire sourde, Ferdinand Berthier représente un modèle de réussite et d’intelligence pour les sourds, et qui, depuis 10 ans, ne cesse d’être de plus en plus valorisé et mis en avant.

Né à Louhans, en 1803, d’un père chirurgien, il rejoint l’Institut national des jeunes sourds en 1811 où il poursuit une scolarité brillante[4]. Parmi ses professeurs se trouve le jeune Auguste Bébian, entendant qui est le premier à utiliser la langue des signes (et non les signes méthodiques de l’abbé de l’Epée) pour enseigner aux jeunes sourds.

Ferdinand Berthier devient l'un des premiers professeurs sourds dans ce même institut en 1829, puis doyen des professeurs. Il représentera à la fois la figure de l’intellectuel sourd et du militant pour la langue des signes[4].

Cet érudit est considéré, dans la société civile, comme l'un des intellectuels de l’époque. Auteur de nombreux livres et articles, il entretiendra une correspondance avec les ministères et le roi, ainsi qu’avec des intellectuels de son époque, comme Victor Hugo. Victor Hugo avait écrit à Ferdinand: « Qu'importe la surdité de l'oreille quand l'esprit entend ? La seule surdité, la vrai surdité, la surdité incurrable, c'est celle de l'intelligence. »[5].

Du côté de l'activisme militant pour la cause sourde, Ferdinand Berthier se bat toute sa vie pour la reconnaissance de la langue des signes et des droits des sourds.

L'âge d'or[modifier | modifier le code]

Avec cette troisième génération de sourds arrivée à l’institut, naît le mythe de l’âge d’or de la culture sourde. D’abord par la présence de grandes figures de l’Histoire sourde, comme Berthier, Bébian, Clerc… mais aussi par la naissance du combat pour la reconnaissance de la culture sourde fortement initié par ces derniers. Berthier lance, en 1834, des banquets en mémoire de l’abbé de l’Épée. L’objectif de ces rassemblements est de médiatiser les sourds, comme le faisait l’abbé de l’Épée avec ses démonstrations publiques, mais aussi de créer le mythe du « bon abbé » entendant qui comprenait les sourds et voulait leur enseigner avec les gestes.

En parallèle, les méthodes d'éducation des jeunes sourds changent. Après la mort de l’abbé Sicard, successeur de l'abbé de l'Épée, l’institut se retrouve sans héritier légitime de cette politique d'enseignement. Les nouveaux directeurs, arrivés de l’extérieur, développent alors des méthodes basés sur la rééducation de la parole nommé « oralisme » dont les signes sont complètement absents, et contre lesquelles, naturellement, se battent les intellectuels sourds, dont Berthier, qui défend un bilinguisme langue des signes / français écrit.

Langue des signes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Langue des signes.

En premier lieu, il convient de contredire une idée reçue souvent bien instaurée ; que la langue des signes serait la même partout dans le monde.

Chaque pays possède sa langue des signes, fruit de son histoire et de sa culture. On retrouve cependant certaines similarités entre les différentes langues des signes, qui sont dues soit à des spécificités intrinsèques encore peu étudiées et mal connues, soit justement à l’histoire de leur construction et diffusion.

Ainsi, on a pu constater que les différentes langues des signes à travers le monde ont adopté globalement les mêmes syntaxes et règles grammaticales. Et des études récentes, menées sur des ethnies ou familles reculées du reste de la civilisation, présentent la création de la grammaire de la langue des sourds comme spontanée et non influencée par d'autres langues des signes plus anciennes.

L'Histoire a également eu des répercussions sur le développement des langues des signes dans les différents pays. Ainsi, la France, avec le développement précoce des instituts et la politique novatrice d’enseignement par les signes, aura un rayonnement qui touchera nombre de pays. Les personnes venues se former à Paris, ou les élèves partis à l’étranger apporteront alors avec elles les signes français. Ce sera le cas, en Europe, bien sûr mais aussi en Russie ou aux États-Unis.

La Langue des signes américaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Langue des signes américaine.

Il existe, entre la langue des signes française et la langue des signes américaine, environ 40 % de signes similaires, alors que la langue des signes américaine et anglaise, sont pour leur part, très éloignées. Cette grande proximité s’explique par leurs histoires lors de la rencontre d’un sourd français, Laurent Clerc et un entendant américain, Thomas Hopkins Gallaudet.

En 1815, Thomas Gallaudet, originaire de Philadelphie, est sensibilisé à la question de la surdité par la rencontre d'Alice Cogswell, la fille sourde d’un ami. Il part en Europe pour s’informer sur les différentes méthodes d’enseignement pour les jeunes sourds. Il rencontre Laurent Clerc, ancien élève de l’institut Saint Jacques, qui y travaille comme répétiteur. Au départ, la communication se fait entre eux par l’écriture, sur une nappe de table. Thomas Gallaudet propose après quelques jours à Clerc de le suivre aux États-Unis, où il n'existe pas encore d'enseignement spécifique pour les Sourds. Laurent Clerc accepte. Durant le voyage, Clerc et Gallaudet, maintenant liés par l'amitié, s'enseignent mutuellement la langue des signes française et l’anglais.

Importée aux États-Unis, la langue des signes française influence les signes utilisés par les sourds américains. Le résultat est la langue des signes américaine (ASL), enseignée dans l’école fondée par Clerc et Gallaudet, puis dans l’université Gallaudet. Elle est encore aujourd'hui la seule université au monde enseignant en langue des signes.

Le congrès de Milan[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Congrès de Milan.

En 1880, un congrès international se réunit à Milan pour décider quelle méthode, de la langue des signes ou de l’oralisme, était la plus adaptée à l’éducation des sourds[6]. À l'issue de ce Congrès, la langue des signes fut interdite dans l'ensemble des pays participants, à l'exception des États-Unis et de l'Angleterre.

En France[modifier | modifier le code]

En 1977, le Ministère de la Santé abroge l’interdit qui pèse sur la langue des signes. Ce n'est qu'en 1991, par la loi Fabius, que l’Assemblée nationale autorise l’utilisation de la langue des signes française pour l’éducation des enfants sourds[7].

Le réveil sourd[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

Durant un siècle, jusque dans les années 1980, la langue des signes est interdite, méprisée, et marginalisée aux seules associations de sourds. Dans les établissements les moins stricts, elle est permise dans les cours de récréation. Ceci explique les difficultés pour les sourds les plus âgés de tenir une conversation en langue des signes devant des entendants sans avoir un peu honte. Cependant, durant les années 1980 se produit ce que les sourds appellent le « réveil sourd ».
Tout commence avec la rencontre de Jean Grémion, écrivain, journaliste et metteur en scène français et d'Alfredo Corrado, un artiste sourd américain. Alfredo arrive dans une France où, après un siècle d’interdiction de la langue des signes, les sourds ont honte de leur langue et se cachent pour se réunir.
Jean Grémion et Alfredo Corrado créent en 1976, l’International Visual Theatre (IVT), installée dans la tour du Village du Château de Vincennes. Dès lors, ils travaillent à la requalification de la langue des signes. Leur principal vecteur sera le théâtre, mais l’IVT développera également une politique de recherche linguistique et de pédagogie autour de la langue des sourds. Les cours de langue des signes auront déjà un succès permettant aux entendants de découvrir le monde des sourds.
De grands noms sortiront de cette association : Emmanuelle Laborit, devenue depuis la directrice de l’IVT, se fait connaître en recevant, en 1993, le Molière de la révélation théâtrale pour son rôle dans Les Enfants du silence. Depuis, elle est, en quelque sorte, l’ambassadrice des sourds. Elle enchaîne les rôles au théâtre comme au cinéma, avec une filmographie impressionnante. Elle est également régulièrement présente sur la scène publique, comme lors de son engagement contre Jean Marie Le Pen, entre les deux tours de l’élection Présidentielle de 2002.
Après l'IVT, de nombreuses associations de sourds ouvrent leurs portes aux entendants en leur proposant des cours de langue de signes. Ces formations, les films, le théâtre et l’engagement de plusieurs associations dans la sensibilisation pour la culture sourde, permettent une meilleure reconnaissance des droits des sourds.
Durant ces années et jusque récemment, de nombreuses manifestations sont organisées afin de demander la reconnaissance de la langue des signes française. En 1991, la loi Fabius autorise l’éducation en langue des signes et en 2005, elle est reconnue comme une langue à part entière. En 2001 est diffusé à la télévision le documentaire Témoins sourds, témoins silencieux de Brigitte Lemaine et Stéphane Gatti[8], un documentaire sur les sourds et les handicapés qui ont été les premiers visés par la politique d'hygiène raciale du nazisme dès 1933. L'interdiction de la langue des signes est la violence révélatrice de la volonté destructrice de ce régime. Un signe avant-coureur du massacre.

Droits pour les sourds en France[modifier | modifier le code]

Le mariage[modifier | modifier le code]

Avant XIIe siècle, le mariage pour les sourds, ou l'union d'une personne sourde avec une personne entendante, était impossible car les futurs époux se devaient d'exprimer clairement leur consentement, ce qui a l'époque revenait à devoir dire « oui » devant les témoins et le prêtre. Or, à l'époque, des sourds ne sont pas capables de répondre « oui » oralement. Mais il n'existe pas de loi qui interdise le mariage des couples sourds. Le pape Innocent III crée une décrétale du mariage pour la première fois lors du IVe concile du Latran, dans laquelle il autorise le mariage d'un sourd-muet, même ignare à condition qu'il exprime sa volonté d'une façon claire et intelligible[9], avec exigence du consentement libre et public des époux, échangé de vive voix dans un lieu ouvert (contre les rapts). » Entre le XIIe siècle et les années 1840, seul le mariage entre un entendant et un sourd était possible. Ce n'est qu'à partir de 1848 qu'un couple sourd pût se marier[10].

Droit de vote[modifier | modifier le code]

Permis de conduire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Permis de conduire en France.
Droit de permis de conduire pour les sourds au niveau mondiale[11]

Le 31 décembre 1922, le permis de conduire est devenu obligatoire dans toute la France, mais les handicapés et les sourds n'y avaient pas accès. Ces derniers se déplaçaient alors à cheval, à vélo, à pied… jusqu'à ce que le ministre Robert Buron signe, le 3 août 1959, l'arrêté ministériel autorisant les sourds à passer des examens de conduire[12], et à obtenir leur permis. Malgré cette nouvelle loi, la visite médicale fut souvent difficile pour les sourds : certains médecins refusant de les accréditer[13].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Harlan Lane, Quand l'esprit entend : Histoire des sourds-muets, Odile Jacob,‎ 1991, 504 p. (ISBN 2738101399 et 978-2738101396)
  • Jean-René Presneau, L'éducation des sourds et muets, des aveugles et des contrefaits au Siècle des Lumières : 1750-1789, L'Harmattan, coll. « Historiques »,‎ 2010, 211 p. (ISBN 2296123864 et 978-2296123861)
  • Florence Encrevé, Les sourds dans la société française au XIXe siècle : Idée de progrès et langue des signes, Créaphis Editions,‎ 2013, 390 p. (ISBN 2354280475 et 978-2354280475)
  • Sylvain Kerbourc'h, Mouvement sourd (1970-2006) : De la Langue des Signes française à la reconnaissance sociale des sourds, L'Harmattan, 2012, 250 p. (ISBN 9782296490352).
  • Nathalie Lachance, Territoire, Transmission et Culture Sourde : Perspectives Historiques et Réalités Contemporaines, Presses Université Laval, 2007, 292 p. (ISBN 9782763783932).
  • Stéphane-D. Perreault, « Diverses lecture de l'histoire sourde au Québec », dans Charles Gaucher, Stéphane Vibert, Les sourds: aux origines d'une identité plurielle, Peter Lang, 2010, 228 p. (ISBN 9789052015934), p. 23-44.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]