Histoire des cathédrales en France

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Cet article retrace l'histoire des cathédrales en France.

Des abbayes aux cathédrales[modifier | modifier le code]

Ce que les abbayes font durant le XIe siècle, les évêques n'en ont ni les ressources, ni le pouvoir.

Jusqu'à la fin du XIIe siècle, les cathédrales n'ont pas les dimensions que nous leur connaissons aujourd'hui : nombre d'églises abbatiales sont des constructions beaucoup plus grandes (cf. Cluny dont les dimensions sont supérieures à la basilique actuelle de Saint-Pierre de Rome). Jusque-là, le morcellement féodal constitue un obstacle à la constitution civile des populations ; l'influence des évêques est limitée par ces grands établissements religieux du XIe siècle. Les abbayes menées par des abbés à forte personnalité, constituent par contre des centres d'attraction où se combinent richesse et pouvoir, intelligence et activité. Les abbayes sont des propriétaires puissants, protégés par les papes et jouissent de privilèges étendus qui les assimilent quasiment à des seigneurs féodaux. Leur influence est considérable du fait de leur participation très active à l'éducation de la jeunesse et à toutes les décisions politiques.

Lorsque les populations urbaines, instruites, enrichies, laissent paraître les premiers symptômes d'émancipation et s'érigent en communes, se produit une réaction contre la féodalité monastique et séculière. Les évêques, appuyés par la monarchie, vont profiter avec autant de promptitude que d'intelligence de ce mouvement : l'instant est propice pour reconquérir le pouvoir et l'influence qui leur revient normalement au sein de l'Église, alors qu'ils s'étaient concentrés dans les établissements religieux.

Parfois, les collégiales sont titrées cathédrales sans reconstruction notable. C'est le cas de la Cathédrale Saint-Dié de Saint-Dié-des-Vosges, vaste édifice roman dont seule la façade fut reconstruite au XVIIIe siècle, avant que de devenir siège d'un évêché en 1777.

L'Age d'or des Cathédrales[modifier | modifier le code]

Dans la seconde moitié du XIIe et au XIIIe siècle, l'épiscopat se renforce et entreprend de reconstruire ses cathédrales. La relative prospérité de l'économie et des finances royales, et l'appui fort de souverains — comme Philippe-Auguste, Louis VIII et Saint Louis — forment un contexte favorable à ce projet (ce qui explique, pour l'essentiel, que les cathédrales sont construites sur le domaine royal). Le concours énergique des populations et l'activité développée par les établissements religieux allait lui venir en aide. Il est difficile aujourd'hui de donner une idée de l'empressement avec lequel les populations urbaines se mirent à élever des cathédrales. La foi avait certes son importance, mais il s'y joignait un instinct très juste d'unité et de constitution civile.

L'essor au XIIe siècle et première moitié du XIIIe siècle[modifier | modifier le code]

On peut citer (avec mention de la date présumée de début des travaux) :

L'essoufflement du mouvement[modifier | modifier le code]

L'alliance du clergé avec la monarchie ne tarde pas à inquiéter les barons ; saint Louis reconnait bientôt que le pouvoir royal ne fait que changer de maître. En 1235, la noblesse de France et le roi s'assemblent à Saint-Denis pour limiter la puissance que les tribunaux ecclésiastiques s'étaient arrogée.

En 1246, les barons rédigent un pacte d'union et nomment une commission des quatre plus puissants d'entre eux, pour décider dans quels cas le baronnage doit prendre fait et cause pour tout seigneur vexé par le clergé. De plus, chaque seigneur s'engage à mettre en commun la centième partie de son revenu, afin de poursuivre activement le but de l'union.

Au milieu de ces dangers, par sa conduite à la fois ferme et prudente, le roi parvient à contenir les prétentions du clergé dans des limites favorables à son pouvoir, et faire prévaloir l'autorité monarchique sur la féodalité. Dès lors, le rythme des constructions se ralentit: les édifices commencés sont achevés à la hâte, et ceux qui sont lancés le sont à moins vaste échelle. Les quelques études des comptes montrent que les réserves dont disposent les évêques se sont épuisées, souvent en rachat d'immeubles autour des anciennes cathédrales, et/ou dans le début de la construction de l'église. Les projets s'essoufflent ou ralentissent dans la mesure où ils ne sont plus alimentés que par des dons annuels ou les excédents dégagés par les ressources du domaine de l'évêque.

Ralentissement et fin au XIIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • Les chantiers de ces vastes constructions tardivement sorties de terre n'arrivent pas à leur développement final ; ils s'arrêtent tout à coup ; si les cathédrales sont achevées, c'est au prix d'efforts personnels d'évêques ou de chapitres qui emploient leurs propres biens pour terminer ce que la Foi et la fougue de toute une population avaient entrepris. Rares sont les cathédrales qui ont été achevées telles qu'elles avaient été projetées.

Cela se comprend : la période pendant laquelle leur existence est pour ainsi dire un besoin impérieux, l'expression d'un désir irrésistible, correspond à une durée d'environ 60 ans, comprise entre les années 1180 et 1240. Ce qui surprend aujourd'hui, c'est qu'en un temps aussi court on ait pu obtenir, sur un territoire aussi vaste, des résultats aussi surprenants ; car ce n'était pas seulement des manœuvres qu'il fallait trouver, mais des milliers d'artistes qui, la plupart, étaient des hommes dont le talent dans l'exécution des œuvres est pour nous aujourd'hui un sujet d'admiration.

  • À la mort de Philippe-Auguste, en 1223, les diocèses batisseurs sont compris dans le domaine royal : Beaucoup ont rebâti leurs cathédrales initiales. Les constructions sont fort avancées même si beaucoup restent inachevées.
  • Si certains diocèses sont politiquement unis au domaine royal, et s'en reconnaissent vassaux, leurs cathédrales s'élèvent rapidement sur des plans nouveaux, comme celles de la France; les diocèses de Reims, de Châlons, de Troyes en Champagne, sont les premiers à suivre le mouvement. En Bourgogne, ceux d'Auxerre et de Nevers, les plus rapprochés du domaine royal, reconstruisent leurs cathédrales ; ceux d'Autun et de Langres, plus éloignés, conservent leurs anciennes églises élevées vers le milieu du XIIe siècle.
  • Dans la Guyenne, restée anglaise, excepté Bordeaux qui tente un effort vers 1225, Périgueux, Angoulême, Limoges, Tulle, Cahors, Agen, gardent leurs vieux monuments.
  • En dehors du domaine royal, le mouvement n'existe pas, et ce n'est que plus tard, vers la fin du XIIIe siècle, lorsque la monarchie eut à peu près réuni toutes les provinces des Gaules à la Couronne, que l'on entreprend la reconstruction des cathédrales. C'est alors que quelques diocèses remplacent leurs vieux monuments par des constructions neuves élevées sur des plans sortis du domaine royal. Mais ce mouvement est restreint, timide, et il s'arrête bientôt par suite des difficultés politiques du XIVe siècle.
  • À la mort de Philippe le Bel, en 1314 -soit près d'un siècle plus tard- le domaine royal s'est étendu : il englobe la Champagne, le Languedoc, le marquisat de Provence, l'Auvergne et la Bourgogne. Les provinces anglaises et la Provence, seules, résistent. À la mort de Charles V, en 1380, les Anglais ne possèdent plus que Bordeaux, le Cotentin et Calais.
Montpellier,(Cathédrale Saint-Pierre de Montpellier en 1364), Carcassonne, Narbonne, Lyon, exécutent dans leurs cathédrales des travaux considérables et tentent de les renouveler. Clermont en Auvergne, cherche à suivre l'exemple.
  • Mais l'élan formidable du XII°/XIII°s semble épuisé : les cathédrales dont la reconstruction n'a pas été commencée pendant le XIIIe siècle demeurent ce qu'elles sont ; celles restées inachevées se terminent avec peine[1].
Le mouvement continue, de manière plus lente, alors que les styles utilisés se diversifient : Cathédrale Saint-Pierre de Rennes (1490), Cathédrale Sainte-Marie d'Auch (1489)

Les styles des Cathédrales[modifier | modifier le code]

Voir article détaillé : Architecture occidentale du Moyen Âge au XIXe siècle.

De nombreuses cathédrales ont plusieurs styles (roman et gothique, gothique et classicisme, classicisme et baroque…). Les architectes ont de nombreuses fois eu recours aux anciens styles (réparation d'anciennes cathédrales, fin de chantiers). Ces styles ne se résument évidemment pas seulement aux cathédrales et aux autres édifices religieux[2].

Types particuliers de cathédrales[modifier | modifier le code]

  • Une concathédrale ou co-cathédrale est une église qui exerce en indivis avec une autre la fonction de cathédrale d'un diocèse. On n'en connait que peu d'exemples, celles de Sospel et de Forcalquier étant les plus connues.

À l'Etranger, on peut ajouter celles de Malte (Saint-Jean à La Valette et Saint-Paul à Mdina) ainsi que la concathédrale du patriarcat latin de Jérusalem, exerçant sa fonction avec le Saint-Sépulcre, comme celle de Logroño dans La Rioja espagnole.

  • Une pro-cathédrale est une église assumant la fonction de cathédrale sans en avoir le titre canonique. Cet état de fait est dû à une indisponibilité de la cathédrale (en travaux voire en construction), indisponibilité qui peut se prolonger : en Corse la plupart des cathédrales a été ruinée au Xe siècle et remplacée par des pro-cathédrales qui sont restées sièges épiscopaux jusqu'à la Révolution sans jamais obtenir le titre de cathédrale.

Autour des cathédrales[modifier | modifier le code]

Pour se limiter aux couvertures il est possible de citer:

  • berceau longitudinal ou arc en plein cintre (églises majeures de Limagne)
  • berceau trabsversal (Tournus)
  • charpente (abbaye Normandes: Jumiége, Caen)
  • voute d'aréte (cathédrales Ottoniennes: Mainz, Spier, Worms)
  • arc brisé (Paray le Monial, Sénanque)
  • croisée d'ogives (abbaye de Lessaye, basilique St Ambroise de Milan)
  • file de coupoles (églises de l'ouest: Aulnay de Saintonge, Fontevraut)

Construction[modifier | modifier le code]

De nombreuses cathédrales ont été édifiés sur d'anciennes cathédrales, et des cathédrales commencées avec le style roman ont été achevées avec le style gothique: Voir Cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Lyon.

Cathédrale St Jean de Lyon

D'autres, comme la cathédrale de Verdun possèdent l'influence de tous les styles : reconstruite dès la fin du Xe siècle en style roman, les chapelles latérales sont créées en période gothique, (cloître gothique flamboyant) et la sculpture est refaite par la suite en style classique.

Époque[modifier | modifier le code]

La majorité des cathédrales a été érigée entre 800 et 1600. Ainsi la construction de la cathédrale Notre-Dame de Paris en 1163, celle de la cathédrale Notre-Dame de Reims en 1211.

En dehors de cette période, quelques rares exceptions cependant :

(il est actuellement interdit de modifier des édifices d’architectures datant d’il y a plusieurs siècles sans autorisation spéciale).

Lieux[modifier | modifier le code]

De nombreux édifices se sont succédé sur un même site, au gré des destructions accidentelles (incendies entre autres), de l'urbanisation croissante ou de la mode (cathédrale Notre-Dame de Paris, cathédrale Notre-Dame de Reims, cathédrale Notre-Dame de Strasbourg). À Chartres, on est certain qu'un lieu de culte païen précédait la cathédrale.

Flèche[modifier | modifier le code]

La flèche est un élément débutant comme une tour mais finissant par une pointe, les angles se rejoignant en raison de leur position faiblement penchée vers le centre. Ainsi, plus ils sont penchés, plus ils se rejoignent vite, et plus la flèche est basse. La flèche peut se trouver sur un clocher comme sur le toit d'une nef (généralement à la croisée du transept). Elle est éventuellement surmontée d'une pointe (comptée généralement avec la flèche).
La flèche surmontant sa tour-lanterne fait de la cathédrale Notre-Dame de Rouen la plus haute cathédrale de France.

Flèches sur tours[modifier | modifier le code]

De nombreuses cathédrales gothiques (et même romanes) sont dotées de flèches au centre de la toiture de la nef (la cathédrale Notre-Dame de Paris est l'exemple typique).

Par contre, c’est en Allemagne que l’on trouvera le plus de grandes cathédrales dont la ou les flèche(s) sont sur la ou les tour(s), ce qui conduit à leurs tailles démesurées.

En revanche, en Allemagne, on ne trouvera que rarement de cathédrales sans flèches.

C’est ainsi qu'on représente souvent les cathédrales de France nues de flèches (et pour cause : Paris, Reims, Amiens, Laon, Toul, Tours, Soissons, Nantes, Orléans, Troyes, Lyon, Poitiers…), alors que les cathédrales d'Allemagne, avec des tours surmontées de flèches (Cathédrale de Cologne, Cathédrale d'Ulm). La cathédrale de Strasbourg a été édifiée dans le Saint-Empire romain germanique.

Néanmoins, certaines cathédrales françaises -souvent plus modestes en taille sans les flèches- portent des flèches. Citons la cathédrale de Bordeaux, la cathédrale de Chartres, la cathédrale de Clermont-Ferrand et la singulière -par sa façade- cathédrale de Coutances.

La nef[modifier | modifier le code]

La nef est le couloir allant de l’entrée principale au transept (le couloir perpendiculaire formant la courte barre de la croix), avant le chœur dans lequel se trouve l’autel.
Les chaises ou les bancs se trouvent dans la nef centrale (on ignore généralement que de nombreux édifices ne conservaient ni chaises, ni bancs : l'office s'écoutait debout).
La cathédrale Saint-Pierre de Beauvais est remarquable par son absence de nef, l'édifice actuel ne comprend que le chœur, immense, seul construit et donc la plus haute élévation de France et du monde entier avec 48,5 m. Les nefs les plus élevées de France sont celles des cathédrales d'Amiens (42,3 m) et de Metz (41 m).

Durée[modifier | modifier le code]

Les chantiers des grandes cathédrales duraient en moyenne un siècle, mais la durée des constructions individuelles est très variée ; ainsi, la construction de la cathédrale de Reims prit-elle soixante-quatre ans, alors que celle de Strasbourg dura deux cent quatre-vingt-trois ans. La construction la plus longue fut celle de la cathédrale d'Aix-la-Chapelle qui s'étendit sur environ mille deux cents ans. C'est la seule cathédrale dont la construction ait été entreprise au Moyen Âge pour s'achever de nos jours (sans compter l'entretien). Certaines cathédrales ont été remaniées à des périodes distinctes, séparées par de longues intervalles ; d'autres ont été dotées d'éléments supplémentaires alors que leur construction était achevée depuis longtemps.

Valeur[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, les cathédrales représentaient le pouvoir du clergé, mais aussi celle de la royauté. Les rois furent tout autant auteurs de constructions de cathédrales que l'Église. C'est pourquoi, à la Révolution française, châteaux et cathédrales furent endommagés.

Tailles[modifier | modifier le code]

En France, la flèche de la cathédrale de Beauvais culmine à 153 mètres pendant 6 ans avant de s'effondrer en 1573.
Avec une flèche dont le sommet pointe à 142 m du sol, la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg reste l'édifice le plus haut du monde de 1647 (date de la chute de la flèche de l'Église Sainte-Marie de Stralsund) à 1874, (date de l'achèvement de la flèche de l’église Saint-Nicolas de Hambourg : 147 m).
La cathédrale Notre-Dame de Rouen atteint les 151 mètres en 1876, date de la fin de la construction de sa flèche. (aujourd'hui plus haute cathédrale de France)
Depuis le XIXe siècle, les flèches des cathédrales allemandes d’Ulm et de Cologne la dépassent avec les hauteurs respectives de 161 mètres et 157 mètres.

Cloches[modifier | modifier le code]

Les cloches constituent la « voix » des cathédrales. Au Moyen Âge, les ensembles campanaires sont impressionnants : Notre-Dame de Paris, par exemple, possède dix-neuf cloches, Notre-Dame de Strasbourg en abrite seize, la cathédrale de Sens en compte seize également. Chaque cloche était destinée à un usage particulier mais toutes les cloches sonnaient également ensemble pour les solennités de l'Église. Nécessitant, à l'époque, l'intervention de plusieurs sonneurs, les bourdons ne sonnent qu'aux grandes occasions (cet usage s'est maintenu, bien qu'aujourd'hui la plupart des cloches soient mues par des moteurs électriques).

Lors de la Révolution française, les cathédrales françaises doivent livrer un grand nombre de leurs cloches. Certains ensembles seront reconstitués au XIXe siècle, d'autres ne seront jamais rétablis.

Parmi les plus grandes sonneries françaises actuelles, celle de la cathédrale de Verdun occupe le premier rang, avec seize cloches. Vient ensuite la sonnerie de la cathédrale d'Avignon (quinze cloches) puis celle de la cathédrale de Strasbourg (douze cloches).

La plus grosse cloche abritée dans une cathédrale française est le bourdon Emmanuel de Notre-Dame de Paris (13 tonnes), coulé en 1685. Le grand bourdon de la cathédrale de Reims (10,5 tonnes) date de 1570. Le plus ancien grand bourdon de France est celui de la cathédrale de Strasbourg, pesant 8 tonnes et coulé en 1427. La cathédrale de Sens quant à elle abrite deux bourdons du Moyen Âge, coulés en 1560 et pesant respectivement 10 et 8 tonnes (on lit souvent des poids totalement fantaisistes de 16 et 13 tonnes).

Au cours de l'Histoire, certaines cathédrales ont possédé des cloches encore plus exceptionnelles. L'illustre « Non Pareille » de la cathédrale de Mende aurait pesé 25 tonnes, la cloche « Maria Regina » de la cathédrale de Strasbourg pesait 21 tonnes. Ces cloches, tout comme la célèbre « Georges d'Amboise » de la cathédrale de Rouen (18 tonnes) ont disparu.

On notera que la plus grosse cloche en volée d'un édifice religieux dans le monde se trouve aujourd'hui à la cathédrale de Cologne (Allemagne). Coulée en 1923, la cloche accuse le poids impressionnant de 24,2 tonnes. La sonnerie de cette cathédrale est d'ailleurs la plus lourde sonnerie en volée du monde, avec un poids total et assez exubérant de 52,4 tonnes. À comparer avec le plus lourd ensemble campanaire de France qui se trouve à la cathédrale Notre Dame de Paris et qui ne pèse « que » 36 tonnes.

Vitraux[modifier | modifier le code]

Détail d'un vitrail de la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg

La Cathédrale Saint-Étienne de Metz possède la plus grande surface de vitraux de France (près de 6 500 mètres carrés, ce qui lui vaut le surnom de "Lanterne du Bon Dieu").
Notre-Dame de Reims (et la basilique Saint-Remi de Reims) possèdent les vitraux les plus anciens que l'on ait retrouvés.

Beffroi[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Beffroi.

Statues[modifier | modifier le code]

La cathédrale Notre-Dame de Reims est incontestablement celle ayant le plus de statues et statuettes qui font un total de 2303 (l'intérieur est également décoré de nombreuses statues).

Travaux[modifier | modifier le code]

La roue : des ouvriers faisaient tourner une roue actionnant un treuil, lui-même actionnant une poulie soulevant des pierres, des statues, à la manière d’une grue.

Position[modifier | modifier le code]

La façade ouest est généralement la façade principale, frontale : traditionnellement, l'abside des cathédrales pointe vers l'est, côté où le soleil se lève, signe de résurrection et non vers Jérusalem comme on le croit parfois (par identification abusive aux mosquées dont le mihrab est tourné vers la Mecque). Exception notable du positionnement des portails qui sont exclusivement latéraux pour certaines cathédrales de plan roman-rhénan qui possèdent deux chœurs telle la cathédrale Notre-Dame de Verdun.

Leur localisation géographique est généralement le centre du cœur historique des villes puisqu'elles étaient durant tout le Moyen Âge le symbole du pouvoir religieux, et à proximité des pouvoirs politiques (châteaux, hôtel de ville…) et économiques (halles, marchés…).

Appellation « Notre-Dame »[modifier | modifier le code]

La plupart des cathédrales de France sont de rite catholique, et une majorité ont été bâties en l'honneur de la Vierge Marie, portant le nom de Notre-Dame : elles ont été construites majoritairement au Moyen Âge.

Cette appellation est devenue courante pour une cathédrale Notre-Dame, notamment pour celle de Paris.

Des cathédrales de couleur[modifier | modifier le code]

Actuellement, toutes les cathédrales sont illuminées le soir, et sur beaucoup sont projetés des jeux de lumières.
En effet, les cathédrales romanes et gothiques étaient presque toutes peintes à l'image des monuments antiques. Les pigments ont disparu sauf exceptions remarquables (cf. Amiens).

Mais intéressons-nous aux couleurs naturelles :

Il existe plusieurs couleurs naturelles de cathédrales dues à la matière de la roche. En France, les cathédrales sont essentiellement faites de pierre calcaire - pierre blanche - (Notre-Dame de Paris, Notre-Dame de Reims, Notre-Dame d'Amiens, Notre-Dame de Laon, Notre-Dame de Rouen) - ou jaune - (Saint-Étienne de Metz) ; mais il existe des cathédrales faites d'autres roches (de grès -roche brune- par exemple, comme la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg). Le Sud de la France voit également l'utilisation de la brique (Albi, Pamiers, etc.)

Les cathédrales étaient construites de pierre à disposition, de roche locale, ou du moins la plus proche, le transport de pierre étant autrefois une des étapes les plus coûteuses de la construction des cathédrales (ces édifices se trouvant au centre des villes et non dans la nature, près des roches, dans des collines ou des montagnes, contrairement à plusieurs châteaux forts).
Cependant, on dit que Paris se fit livrer plusieurs tonnes de pierre calcaire à partir de lieux plus ou moins éloignés (la capitale n'avait pas le choix !) par la Seine, afin de construire Notre-Dame.

Les couleurs principales sont les suivantes : nuances de blanc et de beige (préférée pour sa pureté), gris, ocre, rose, rouge, brun. Il s'agit évidemment de couleurs approchantes (blanchâtre, rosâtre…). Le grès est une roche de couleur très hétérogène dans un même endroit. Certaines pierres ou autres matériaux ont perdu leur couleur d'origine (soleil, pollution…).

Mais des gisements de rochers d'une autre couleur que celle que l'on trouve d'habitude dans la région furent découverts dans des sites très délimités, ce qui fait qu'il existe également des cathédrales d'une autre pierre et couleur au beau milieu de régions où les cathédrales sont d'habitude d'une autre couleur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source : Eugène Viollet-le-Duc
  2. Châteaux d'aisance, palais, bâtiments politiques et universitaires, théâtres, opéras, bibliothèques, musées, monuments… et même un gratte-ciel : la Tribune Tower.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pascal Tonazzi, Florilège de Notre-Dame de Paris, Éditions Arléa, Paris, 2007, ISBN 2-86959-795-9
  • Mathieu Lours, Dictionnaire des cathédrales, Éditions Gisserot, Paris, 2008

Lien externe[modifier | modifier le code]