Histoire des Arméniens dans l'Empire ottoman

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Histoire de l'Arménie
Image illustrative de l'article Histoire des Arméniens dans l'Empire ottoman
Origines
Hayasa-Azzi • Nairi
Urartu
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L'histoire des Arméniens dans l'Empire ottoman débute sous le règne de Selim II (28 mai 1524-12 décembre 1574).

Les Arméniens habitaient sur leurs terres ancestrales depuis des millénaires, restant maîtres d'une nation souveraine. Les Turcs seldjoukides ont conquis l'ensemble de l'Arménie, qui était aux mains de l'Empire byzantin depuis 1045, en 1064. Après des centaines d'années, les Ottomans ont pris le contrôle de presque toute l'Arménie.

Langues parlées en Anatolie en 1910 : l'Arménien en jaune.
Carte postale naïve de 1895 saluant la Constitution ottomane du 23 décembre 1876, figurant le sultan Abdul-Hamid, les différentes communautés de l'empire (dont les Arméniens) et la Nation ottomane se relevant de ses chaînes.

Les Arméniens ont préservé leur culture, leur histoire et leur langue, y compris sous domination ottomane, en partie grâce à leur identité religieuse différente de celle de leurs voisins musulmans. Sous l'Empire ottoman, ils avaient le statut de « dhimmis » (« protégés ») et constituaient une « nation » reconnue par le Sultan. Mais cette « protection » et cette « reconnaissance » ont été fluctuantes et aléatoires. Après des siècles de domination turque, les territoires initialement peuplés par les Arméniens ont progressivement vu grossir le nombre des musulmans, Kurdes et Turcs, et le peuplement arménien a perdu sa continuité géographique, notamment en Cilicie et dans les vilayets de Van, de Bitlis et de Harput. Toutefois, les Arméniens sont restés majoritaires en Arménie occidentale, malgré les épisodes de violence contre eux, subis durant le XIXe siècle. Face aux attaques, ils ont gardé et défendu un certain degré d'autonomie politique dans des districts isolés comme Sassoun, Shatakh et une partie de Dersim. Zeitoun (Ulnia) était une « forteresse » arménienne et un symbole d'autonomie, située entre les six vilayets à majorité arménienne et celui d'Adana en Cilicie. Le gouvernement ottoman a de tout temps eu une attitude ambigüe, tantôt encourageant ou même initiant les violences, tantôt les freinant (surtout sous la pression internationale).

Cependant, les interférences géopolitiques du début du XXe siècle, le déclenchement de la Première Guerre mondiale et le fait que l'Empire ottoman, engagé aux côtés des Empires allemand et autrichien, percevait ses sujets chrétiens et notamment arméniens comme des sympathisants potentiels des Alliés, aboutissent durant la guerre au génocide initié par le gouvernement des « Jeunes-Turcs » : les contrées arméniennes perdent alors leur autonomie et leur population arménienne, et le traité de Sèvres (1920), qui les attribue à la jeune république arménienne, est rapidement remis en question par celui de Lausanne (1923).

Bien qu'en condamnant Talaat Pacha, l'Empire ottoman ait implicitement reconnu le génocide arménien, la nouvelle république turque, elle, s'y est toujours refusée, admettant seulement des « regrettables conséquences de la guerre ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]