Histoire de la Lituanie

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La Lituanie de Mindaugas à nos jours.

L'histoire de la Lituanie commence véritablement avec l'unification des tribus lituaniennes païennes par Mindaugas, au milieu du XIIIe siècle, en vue de lutter contre les chevaliers teutoniques et les chevaliers porte-glaives. À partir du règne de Vytenis (en), qui débute vers 1290, et jusqu'au début du XVe siècle, le Grand-duché de Lituanie profite de la disparition de la Rus' de Kiev pour étendre fortement ses frontières vers l'est et le sud, dans tout le bassin du Dniepr, jusqu'à la mer Noire. Cette période est marquée par la christianisation de la population, qui se convertit au catholicisme ou à l'orthodoxie, par le biais de son élite politique.

En 1386, le grand-duc de Lituanie, Jagailo, épouse la princesse de Pologne, Hedwige, et se convertit au catholicisme. Ce mariage crée l'Union de Pologne-Lituanie qui aboutira en 1569 à la création de la République des Deux Nations. Cette union conduit à une forte acculturation de l'élite politique qui adhère à la culture et à la langue polonaises. Le Grand-duché de Lituanie perd alors peu à peu de son autonomie dans la fédération, jusqu'à être complètement intégré à la Pologne par la Constitution polonaise du 3 mai 1791.

Après les trois partages de la Pologne à la fin du XVIIIe siècle, le pays cesse d'exister politiquement en 1795. Le territoire de la Lituanie est alors intégré à l'empire russe, jusqu'à son indépendance le 16 février 1918 grâce à la défaite russe face à l'Allemagne. La nouvelle république disparaît en juin 1940 du fait l'occupation soviétique durant la Seconde Guerre mondiale. Après une brève occupation de l'Allemagne nazie (1941-1944), la Lituanie est à nouveau absorbée par l'Union Soviétique de 1945 à 1990. Elle n'a retrouvé son indépendance qu'au début des années 1990.

Protohistoire[modifier | modifier le code]

Les peuples baltes vers 1200.

Les premiers individus sont arrivés dans la région à partir du Xe millénaire avant J.-C., après la glaciation de Würm[1], où localement glaciation de la Vistule. il s'agissait de cueilleurs nomades, originaires du Jutland et des régions de l'actuelle Pologne. Les populations se sont peu à peu sédentarisées, au cours du VIe et du Ve millénaire avant J.-C., la domestication est apparue et les constructions sont devenues plus sophistiquées sans que l'agriculture ne soit encore utilisée.

Les premières tribus baltes d'origine proto-indo-européenne sont arrivées dans la région depuis le bassin de la Vistule et du Dniepr, vers 2500 avant J.-C.[2]. Les tribus baltes n'ont pas été directement influencées par l'Empire romain, mais les tribus ont maintenu des contacts commerciaux avec celui-ci, via notamment la route de l'ambre[3].

Du Xe au VIe siècle av. J.-C., les Baltes, des populations païennes d'origine indo-européenne, s'installent sur le territoire de l'actuelle Lituanie. Ce sont les Samogitiens, les Sudoviens, les Sémigaliens, les Skalviens, les Prussiens, les Séloniens, les Latgaliens

Histoire[modifier | modifier le code]

Des origines à 1385[modifier | modifier le code]

Le 9 mars 1009, le terme « Lituanie » est mentionné pour la première fois dans les annales d'un monastère de Quedlinburg. La Chronique des temps passés évoque de 1038 à 1246 des expéditions des princes de Kiev contre les Sudoviens puis contre des Lituaniens. Ces tribus s'unissent dans un Grand-duché de Lituanie pour contrer la menace que représentaient les croisés germaniques établis en Prusse et en Livonie et qui avaient pour but la christianisation des provinces baltes. Ainsi au XIIIe siècle, la Lituanie réapparaît dans les chroniques russes comme un État uni et un adversaire sérieux qui multiplie les raids contre les principautés de Polotsk, de Novgorod et de Pskov. Dès lors, la Lituanie aura deux buts : contrer les Ordres chevaliers et élargir son territoire dans l'aire slave russe, par alliance, notamment avec Polotsk, ou par la guerre contre ces principautés slaves orthodoxes qui sont pour la plupart sous domination de la Horde d'or[4].

En 1239, Mindaugas devient grand-duc de Lituanie. La même année, les tribus baltes et en particulier les Samogitiens repoussent, à la bataille de Saulès, les Chevaliers Porte-Glaive, après les avoir piégés dans un marécage ; le grand-maître de l'ordre, Wolkwin (en), meurt dans la bataille. L'ordre des Porte-Glaives, situé dans l'actuelle Lettonie, est alors intégré dans l'Ordre Teutonique. En 1241, 1259 et 1275, le royaume est ravagé par des raids de la Horde d'or. En 1250, Mindaugas signe un accord avec l'Ordre Teutonique et en 1251, il est baptisé en leur présence par l'évêque de Chełmno. En 1253, Mindaugas reçoit le titre de roi du pape Innocent IV. Il ne parvient pas, cependant, à imposer le christianisme à ses sujets et retourne finalement au paganisme. Il meurt assassiné par son neveu Treniota en 1263.

Extension du grand-duché de Lituanie du XIIIe au XVe siècle.

Sous le règne de Vytenis (en) (1293-1316), la principauté de Polotsk est définitivement rattachée au Grand-duché de Lituanie en 1307, puis elle est remplacée par les voïvodes de Polotsk, de Minsk, de Vitebsk, de Smolensk, de Mstsislaw, de Brest et de Navahrudak. Au cours du XIIIe siècle, Trakai est la capitale du pays.

En 1316, Gediminas devient grand-duc de Lituanie. Il cherche le soutien du pape et obtient l'aide de colons venus d'Allemagne. Il veut se faire reconnaître roi mais refuse une conversion au christianisme. Il se lance dans une politique d'extension territoriale, occupant l'actuelle Biélorussie et l'ouest de l'Ukraine. Un peu avant 1323, Vilnius est fondée et devient capitale vers la fin du règne de Gediminas, qui prend fin en 1341.

En 1345, Algirdas, fils de Gediminas, devient grand-duc. Durant son règne, la Lituanie médiévale est à son apogée et affirme ses ambitions géopolitiques : pour le grand-duc, la Rus' de Kiev tout entière est destinée à être intégrée dans la Lituanie[5]. Il conquiert les territoires situés entre l'Ukraine et la mer Noire. Le Grand-duché comprend alors la Russie blanche (Biélorussie), une grande partie de la Petite Russie (Ukraine) ainsi qu'une partie de la Grande Russie actuelles, tout en étant peuplé majoritairement de Russes.

En 1377, à la mort d’Algirdas, son fils Jagailo devient grand-duc de Lituanie. La Lituanie est alors pillée par les Chevaliers teutoniques. En 1381, Kęstutis, frère d'Algirdas (co-régnant avec son frère de 1345 à 1377), détrône son neveu et devient grand-duc de Lituanie. Il est tué un an plus tard par Jagailo qui reprend le trône.

Le Grand-Duché de Lituanie (1385-1569)[modifier | modifier le code]

Expansion territoriale détaillée du grand-duché de Lituanie de 1260 à 1462.

En 1385, la Lituanie et la Pologne signent le traité de Kreva, Jagailo se convertit au christianisme catholique et épouse l’héritière du trône de Pologne, Hedwige ; il devient ainsi roi de Pologne sous le nom de Ladislas II Jagellon, après son élection par le parlement polonais (le Sejm). Il fonde la dynastie des Jagellon. L'union de Pologne-Lituanie est alors le plus grand pays d'Europe par sa superficie, mais n'a pas d'unité nationale, les Lituaniens proprement dits étant moins nombreux que les Russes. Elle n'a pas non plus d'unité religieuse ; une partie de la Lituanie centrale et septentrionale est encore païenne, alors que le catholicisme domine à l'Ouest et l'orthodoxie à l'Est et au Sud.

En 1392, Jagellon, tout en restant roi de Pologne, laisse le Grand-duché de Lituanie à son cousin Vytautas. Celui s'était pourtant opposé à Jagellon en 1382. Vytautas est défait à la bataille de la Vorskla (en), en 1399, face à la Horde d'or. En 1401, Vytautas le Grand devient formellement grand-duc de Lituanie par l'Union de Vilnius et Radom, la Lituanie se voit alors accorder une large autonomie, même si Ladislas II Jagellon reste le suzerain de Vytautas. Celui-ci acquiert Smolensk en 1404 et entre en guerre contre la Principauté de Moscou de 1406 à 1408.

Une guerre oppose alors le royaume de Pologne-Lituanie à l'ordre Teutonique de 1409 à 1411. La bataille de Grunwald, ou bataille de Tannenberg, en 1410, voit s'affronter entre 11 000 et 27 000 hommes de l'ordre Teutonique, contre une coalition lituano-polonaise composée d'entre 16 000 et 39 000 hommes. À la paix de Toruń, en 1411, l'ordre Teutonique perd la Samogitie, et doit payer une importante rançon.

Lituanie, 1 Litas célébrant le 600e anniversaire de la bataille de Grunwald


En 1413, l'Union de Horodło (en) est établie ; si elle donne plus d'autonomie au Grand-duché de Lituanie, elle marque aussi l'acculturation progressive de la région, ainsi seuls les Lituaniens catholiques obtiennent accès aux charges du Royaume de Pologne. La noblesse lituanienne devient de plus en plus influencée par la culture chrétienne et la langue polonaise. Beaucoup de villes obtiennent à la même époque d'être réglementées par le droit de Magdebourg, d'origine impériale. En 1422, après la guerre de Golub (en) qui dura 2 mois, le traité de Melno entre l'Ordre Teutonique et l'union de Pologne-Lituanie définit une frontière entre les deux états. d Vytautas meurt en 1430, le frère de Ladislas II Jagellon, Švidrigailo, devient grand-duc de Lituanie, ce qui déclenche une guerre civile entre 1431 et 1435, de par la violation de l'Union de Horodło (en), qui avait spécifié que l'élection du grand-duc de Lituanie par la noblesse devait avoir l'aval du roi de Pologne. En 1432, par l'union de Grodno (1432) (en), Sigismond Ier Kęstutaitis, le frère cadet de Vytautas, chasse Švidrigailo et devient grand-duc de Lituanie. En 1440, Sigismond meurt assassiné, Casimir Ier, le frère cadet de Ladislas III Jagellon, le roi de Pologne, lui succède. En 1447, trois ans après la mort de Ladislas III à la Bataille de Varna, le grand-duc Casimir Ier devient roi de Pologne sous le nom de Casimir IV Jagellon. Depuis, la Pologne et la Lituanie sont dirigées en union personnelle par un seul souverain.

En 1454, un soulèvement en Prusse se crée contre l'Ordre Teutonique. À la demande des représentants des principales cités prussiennes, la Prusse est incorporée à la Pologne. Cet acte marque le début de la guerre de Treize Ans entre l'Ordre Teutonique et la Pologne, jusqu'en 1466. Au Traité de Thorn, la Pologne victorieuse reçoit l'est de la Poméranie orientale, Elbląg, Marienbourg et Chełmno.

En 1499, l'Union de Cracovie et Vilnius est décrétée, suivie en 1501 par l'Union de Mielnik (en). À la fin du XVe siècle, la Pologne compte à peu près 10 000 Juifs, certains venus d'Italie et beaucoup d'autres d'Allemagne. Le pays leur apparaît comme une sorte de « terre promise » par contraste avec la situation qui est la leur dans les autres pays d'Europe où on les expulse (comme en Angleterre, en Espagne et en France), les enferme dans des ghettos (en Allemagne et en Italie) ou les convertit de force (en Espagne et au Portugal).

De 1506 à 1548 s'étend le règne de Sigismond II, qui est marqué par trois guerres avec la Grande-principauté de Moscou de 1507 à 1508, de 1512 à 1522 et de 1534 à 1537, ainsi qu'une guerre contre les Tatars de Crimée vers 1512 et une guerre entre 1519 à 1521 contre la Prusse. En 1525, Albert de Brandebourg sécularise les possessions de l'Ordre Teutonique dont il était le Grand Maître, il se convertit au protestantisme et rend hommage, à Cracovie, à son oncle, le roi de Pologne, en tant que duc de Prusse.

De 1548 à 1572, le règne de Sigismond III Auguste est marqué de 1558 à 1582 par la guerre de Livonie qui oppose Ivan IV de Russie à une alliance formée du Danemark, de la Suède, du Grand-duché de Lituanie et du royaume de Pologne. En 1561, le grand maître de l'ordre des Chevaliers Porte-Glaive, Gotthard Kettler, sécularise l'Ordre et soumet son État à la couronne de Pologne, par le Pacte de Wilno. En 1563, le tsar Ivan IV de Russie occupe Polotsk.

La création de la République des Deux Nations, ou Rzeczpospolita (Res Publica), par l’Union de Lublin en 1569 marque la fin du règne de Sigismond III Auguste, dernier roi et grand-duc de la dynastie Jagellon. Sa mort en 1572 est suivie d'un interrègne.

L'Union avec la Pologne (1569-1795)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : République des Deux Nations.
Les religions dans la République des Deux Nations en 1573.

La République des Deux Nations, par l’Union de Lublin en 1569, réunit les deux couronnes, ainsi que les deux diètes et les deux sénats, qui siègent alors à Varsovie, en lieu et place de Cracovie et Vilnius. Cependant la Pologne et la Lituanie conservent leurs armées, leurs administrations et leurs lois propres. Le système politique de la république, souvent appelé « Démocratie de la noblesse » ou « Liberté dorée », est caractérisé par un pouvoir monarchique, encadré et élu par une diète (Sejm) contrôlée par la noblesse (szlachta). Le roi est ainsi obligé de signer, lors de son élection, les articles henriciens ainsi que la Pacta conventa. Les Polonais dominent la république, en raison surtout de leur prépondérance quantitative, avec 134 sièges au Parlement, alors que les Lituaniens n'en possèdent que 46. Les deux États composant la nouvelle république étaient formellement égaux, mais en réalité la Pologne prend une part dominante dans l'union, ainsi l'ensemble de l'actuelle Urkraine passe, par le traité de Lublin, de la souveraineté du Grand-duché de Lituanie à celle de la Pologne.

Le premier roi élu de la république est Henri IV de Valois de 1573 à 1574, suivi par le règne d'Étienne Báthory de 1575 à 1586, qui devient roi en se mariant avec Anna Jagiellon. Il fait le siège de Dantzig, en 1577, et la reprend. Il transforme, en 1578, l'académie de Vilnius en université. Il remporte deux campagnes militaires contre le tsarat de Russie, fait le siège de Pskov et conclut la paix de Jam Zapolski.

Sigismond III (Sigismond IV en Lituanie), issu de la dynastie des Vasa, règne alors de 1587 à 1632 ; après un conflit avec Maximilien III d'Autriche, à la suite de son élection, de 1606 à 1609, s'ensuit la rébellion de Zebrzydowski.

Par l'Union de Brest, en 1596, l'Église orthodoxe de la république passe de l'autorité du Patriarche de Constantinople à celle du pape, par la création de l'Église grecque-catholique ukrainienne[6]. La décision ne règle cependant qu'une partie des conflits et rencontre l'opposition de notables, de Ruthènes fidèles à l'Église orientale et surtout des Cosaques[7]. L'expansion rapide de la Contre-Réforme catholique s'est rapidement ressentie dans la République des Deux Nations, où la religion devient une importante source de conflits. Le roi polonais Sigismond III encourage fortement les jésuites qui, en faisant abjurer les protestants et en convertissant aussi les orthodoxes, lui permettent d'imposer sa propre religion[6]. À la fin du XVIe siècle, la population juive est passée en un siècle de 10 000 à 150 000 personnes, soit à environ 2 % de la population de la Pologne.

La République des Deux Nations à son apogée en 1600.

La République des Deux Nations atteint son âge d'or dans la première moitié du XVIIe siècle. Son parlement puissant, le Sejm, est dominé par les nobles, peu disposés à s'impliquer dans la guerre de Trente Ans qui dévaste la majeure partie de l'Europe. La république défend ses propres intérêts contre la Suède, la Russie, et les vassaux de l'Empire ottoman au cours de nombreuses guerres (notamment contre la Suède de 1600 à 1629). La république mène alors plusieurs invasions contre le tsarat de Russie, alors affaibli par une période de troubles internes. Ses troupes parvinrent à occuper Moscou du 27 septembre 1610 au 4 novembre 1612 durant la Guerre polono-russe de 1605-1618, jusqu'à être reconduites par un soulèvement patriotique de la nation russe. Par le Traité de Deulino en 1618, la république acquiert les régions autour de Tchernihiv et de Smolensk. La république, de 1619 à 1629, atteint alors sa superficie maximale. La république est ensuite marquée par la Guerre polono-turque de 1620-1621, où se sont tenues deux importantes batailles, celle de Cecora et celle de Khotin.

Le traité d'Altmark permet une trêve dans les conflits à répétition avec la Suède, car une partie de la Livonie est cédée à la Suède, ainsi que d'importants axes et ports sur la face de la Baltique. Le traité d'Altmark est confirmé en 1635 par le traité de Stuhmsdorf durant le règne de Ladislas IV Vasa.

Le règne de Ladislas IV Vasa s'étend de 1632 à 1648 et est encore marqué par une grande activité militaire, avec la guerre entre la République des Deux Nations et l'Empire ottoman (1633-1634) (en) dès le début de son règne. En parallèle, de 1632 à 1634 se déroule la guerre de Smolensk entre la république et le tsarat de Russie. La guerre est conclue par le Traité de Polanów, où la Pologne cède ses acquisitions obtenues en 1618 par le Traité de Deulino, c'est-à-dire les régions autour de Tchernihiv et de Smolensk.

L'occupation maximale de la République des Deux Nations par la Suède, le tsarat de Russie et le Brandenburg durant le Déluge.
L'organisation administrative du Grand-duché de Lituanie en 1654.

Après une période de paix de 15 ans qui caractérise la fin du règle de Ladislas IV, le règne de Jean II Casimir V Vasa, de 1648 à 1668, sonne l'affaiblissement de la république, notamment durant la période du Déluge. Un premier choc est porté par la plus grande rébellion cosaque de l'histoire : le soulèvement de Khmelnitski, soutenu par les Khanat de Crimée, dans les territoires orientaux de Kresy, qui demandèrent la protection du tsar de Russie en 1654. L'influence russe grandit graduellement jusqu'à supplanter l'influence polonaise en Ukraine.

L'autre coup fut porté par la première guerre du Nord, en 1655 (soutenue par les troupes du duc de Transylvanie Georges II Rákóczy et Frédéric Guillaume Ier, électeur de Brandebourg). Celle-ci avait pour but de défendre les Polonais face aux Russes, qui avaient saisi l'occasion des luttes cosaques pour tenter d'envahir la république[8]. Mais le roi de Suède, Charles X Gustave, veut en compensation faire de la République des Deux Nations sa vassale et placer à la tête de l'union polono-lituanienne la famille Radziwiłł.

En parallèle de l'attaque et de la prise par la Suède de l'ensemble de la côte de la mer Baltique, le tsar Alexis Ier prend en 1654 successivement Polotsk, Vitepbk, Smolensk, Mohilev et l'année suivante Grodno, Kovno et Vilnius.

Jean II Casimir V réussit pourtant à opposer une ferme résistance et, en 1657, les Suédois doivent quitter le territoire. Le traité d'Hadiach est signé avec les Cosaques en 1658. Les Russes sont défaits en 1662 grâce à l'intervention ottomane. Les autres ennemis de la république, la Transylvanie et la Prusse, sont battus peu de temps après, mais la Prusse gagne en 1657, par le traité de Bromberg (en), sa liberté vis-à-vis de la Pologne, dont elle était vassale. Enfin en 1660, le traité d'Oliva marque la fin de la guerre du Nord avec la Suède. Le tsar ne garde que Smolensk ainsi que l'Ukraine de la rive gauche, à la trêve d'Androussovo, en 1667, la frontière russo-polonaise se fixe ainsi sur le Dniepr. Mais dès 1666, une nouvelle guerre avec le Khanat de Crimée commence jusqu'en 1671.

Durant le règne de Jean III Sobieski, qui s'étend de 1673 à 1696, la république est marquée par une série de guerres avec l'Empire ottoman de 1672 à 1676, puis de 1683 à 1699, aidée par les forces de l'empereur Léopold Ier. En 1683, la Bataille de Vienne est un tournant final dans une lutte de 250 ans, entre les forces de l'Europe chrétienne et l'Empire ottoman islamique. Pour ces siècles de longs combats contre l'avancée ottomane, la république gagna le titre d'Antemurale Christianitatis (rempart du christianisme). En 1686, le traité de paix éternelle, entre la Pologne et la Russie, confirme la trêve d'Androussovo.

En 1697, le duc de Saxe Auguste II est élu roi de Pologne. Le pays se joint à la Grande Guerre du Nord, entre 1700 et 1721[8], qui oppose essentiellement l'Empire russe et la Suède.

À sa mort en 1733 se tient la guerre de Succession de Pologne qui durera jusqu'en 1738, entre Auguste III et Stanislas Ier, soutenus respectivement par d'un côté l'Autriche et la Russie et de l'autre, la France, la Suède et la Bavière. Les armées russes profitèrent de l'affaiblissement de la république pour y installer des armées et accroître leur influence. La guerre se termine par le traité de Vienne, où Auguste III accède au trône.

En 1764 se déroule le couronnement de Stanislas II Auguste IV de Pologne qui est le dernier roi indépendant de la République des Deux Nations. Durant son règne se tient la confédération de Bar, une révolte nobiliaire contre l'ingérence de la Russie de 1768 jusqu'en 1772, qui est l'année du premier partage de la Pologne.

La tentative de réforme constitutionnelle est faite par la Sejm de 1788-1792, qui aboutit à la Constitution polonaise du 3 mai 1791. Elle reçoit une forte opposition d'une partie de la noblesse et des puissances étrangères et déclenche en 1792 la Confédération de Targowica. La Russie impériale, le Royaume de Prusse et la monarchie des Habsbourg décrètent alors une deuxième partition en 1793. Après une insurrection, en 1794, commandée par Tadeusz Kościuszko, la République des Deux Nations est complètement annexée en 1795 par le « troisième partage de la Pologne » ; la Lituanie est, dans son intégralité, annexée à l'Empire russe. En 1798, le dernier Roi de Pologne, Stanislas II Auguste IV de Pologne, décède.

La Lituanie dans l'Empire russe (1795-1918)[modifier | modifier le code]

Structure administrative de la Lituanie entre 1867 et 1914, dans l'empire russe.

En 1812, une première tentative de la restauration du Grand-duché par Napoléon Ier est entreprise, avec notamment la levée de deux régiments de lanciers commandés par le prince Romuald Gedroitze. En 1815, au Congrès de Vienne, le titre de grand-duc de Lituanie est attribué au tsar.

En 1823 des étudiants sont arrêtés à l'Université de Vilnius, en 1824 des professeurs de l'Université sont destitués, notamment l'historien Joachim Lelewel. En 1830 et 1831, une insurrection se tient à Vilnius, fief du nationalisme polonais et lituanien, en parallèle de l'Insurrection de Novembre. Une forte répression russe est alors prodiguée, avec des déportations en Sibérie et la confiscation de terres, ce qui provoque une très importante émigration de la population. En 1832, l'Université de Vilnius est fermée.

1863 est marquée par une nouvelle insurrection à Vilnius. En 1864, l'utilisation de l'alphabet latin pour écrire la langue lituanienne est progressivement interdite et remplacée par l'utilisation de l'alphabet cyrillique, notamment dans les écoles. Une importation de livres étrangers par contrebande s'organise.

Au cours de l'insurrection de 1905, un congrès qui demande l'autonomie de la Lituanie se tient à Vilnius, connu sous le nom Grand Seimas de Vilnius (en). Le régime tsariste fait alors un certain nombre de concessions à la suite de ce soulèvement, les langues baltes sont a nouveau autorisées dans l'enseignement et en public.

En 1915, une deuxième tentative de restauration aboutit à la création de la République de Lituanie.

La République de Lituanie (1918-1940)[modifier | modifier le code]

Pendant la Première Guerre mondiale, la Lituanie est envahie par les troupes allemandes en 1915 et incorporée à l'Ober Ost. Le 16 février 1918, la Déclaration d'indépendance de la Lituanie est décrétée par le Conseil national lituanien, sous occupation allemande. Le 9 juillet 1918, le prince allemand Guillaume d’Urach est proclamé roi de Lituanie sous le nom de Mindaugas II. Il n'est cependant jamais venu en Lituanie. Le 2 novembre 1918 est marqué par la défaite imminente de l'Allemagne. La Lituanie proclame son indépendance et devient une république. Commencent alors les guerres d'indépendance lituaniennes. À la fin décembre, l'Armée rouge atteint la frontière lituanienne. Le gouvernement est évacué de Vilnius à Kaunas qui devient capitale provisoire. Vilnius est prise le 5 janvier 1919. Les forces soviétiques à la mi-janvier 1919 contrôlent environ les deux tiers du territoire lituanien. En juin 1919, le traité de Versailles reconnaît l'indépendance de la Lituanie.

La frontière entre la Lituanie et la Pologne entre juin 1919 et le début de 1920.

À la mi-mai 1919, l'armée commandée par le général Silvestras Žukauskas, lance une offensive contre les Soviétiques au nord de la Lituanie. À la fin du mois d'août, les Soviétiques sont chassés du territoire lituanien. L'armée lituanienne doit alors lutter contre une armée de paramilitaires contre-révolutionnaires (tsaristes) nommée « volontaires de l'Ouest » ou « Corps spécial de Russie », qui envahit le nord de la Lituanie avant d'être battue et repoussée à la fin de 1919.

En 1920, le premier Seimas (parlement) de la Lituanie indépendante est élu. Mais en août commence la guerre polono-lituanienne, la Pologne ayant des revendications territoriales sur la Lituanie, en particulier sur la région de Vilnius. En octobre, les Polonais dirigés par le général Zeligowski occupent Vilnius et y déclarent l'indépendance d'une République de Lituanie centrale, bientôt annexée par la Pologne en mars 1922. Il faut préciser qu'en 1920 Vilnius est peuplée majoritairement de Polonais (près de 50 %) et de Biélorusses (environ 10 %), les Lituaniens ne constituant qu'une infime minorité (il y avait aussi une communauté juive importante représentant plus de 30 % de la population). Après des élections largement boycottées, le 20 février 1922 le parlement local de Vilnius, dominé par les Polonais, signe donc l'Acte d'unification avec la Pologne. Les Polonais vont conserver la ville et sa région jusqu'à l'invasion soviétique en 1939.

En octobre 1920, la Lituanie adhére à la Société des Nations. Elle adopte une réforme agraire et une monnaie, le litas. En août 1922, la constitution est adoptée. Le régime est alors démocratique, le parlement (seimas), qui élit le président, étant renouvelé tous les trois ans. Un recensement national est réalisé en 1923. La même année, la région de Memel, comprenant une forte minorité allemande ou germanisée, administrée par la France sous mandat de la SDN depuis 1920, est intégrée, après la révolte de Klaipéda, à la Lituanie sous forme de région autonome. La France ne réagit pas : elle occupe elle-même la Ruhr.

Différends frontaliers lituaniens entre 1939 et 1940.

En décembre 1926, un coup d'État militaire renverse le premier gouvernement de gauche mis en place en juin et donne le pouvoir à l'ancien président Antanas Smetona, qui nomme comme premier ministre Augustinas Voldemaras, le chef du parti fasciste « Les loups de fer ». Un an plus tard le parlement est dissous. En septembre 1929, Smetona démet de ses fonctions Voldemaras et devient alors dictateur jusqu'à l'occupation soviétique de 1940.

Le 20 mars 1939, la Lituanie cède face à l'ultimatum fixé par l'Allemagne quatre jours auparavant et lui abandonne la région de Klaipėda (Memelland), qui est annexée le 22. Le 10 octobre 1939, à la suite du Pacte germano-soviétique, l'Union des républiques socialistes soviétiques rétrocède la région de Vilnius à la Lituanie. Pour peu de temps puisqu'elle va être occupée par l'Armée Rouge en juin 1940.

Seconde Guerre mondiale (1939-1945)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Occupation des pays baltes.

En août 1939, l'Allemagne et l'Union soviétique ont signé le pacte Molotov-Ribbentrop, avec des clauses secrètes attribuant des sphères d'influence dans la région baltique. La Lituanie, initialement attribuée à la sphère d'influence allemande, est transférée aux Soviétiques par les protocoles additionnels du traité du 28 septembre 1939. La ville de Vilnius est occupée par l'Armée rouge au cours de l'invasion de la Pologne.

Une fois la guerre d'Hiver en Finlande terminée, les Soviétiques accroissent leur pression diplomatique sur la Lituanie, aboutissant à un ultimatum en juin 1940. Cet ultimatum exige la formation un gouvernement pro-soviétique ainsi que le stationnement d'un nombre indéterminé de soldats russes. La Lituanie est contrainte de céder. Le président Antanas Smetona quitte le pays et les forces militaires soviétiques, avec 15 divisions soit un total de 150 000 soldats, franchissent la frontière lituanienne le 15 juin 1940. La Lituanie perd son indépendance. Vladimir Dekanozov forme alors le nouveau gouvernement pro-soviétique fantoche. Justas Paleckis remplace Smetona comme président de la Lituanie. Le 21 juillet, le Seimas décide à l'unanimité la création de la RSS de Lituanie.

La structure administrative du Reichskommissariat Ostland.

Immédiatement après l'occupation, toutes les terres sont collectivisées ainsi que les banques, les grandes entreprises et l'immobilier, causant une pénurie de biens de consommation. Le litas lituanien est retiré au printemps 1941. Toutes les organisations culturelles, politiques et religieuses sont interdites. 12 000 « ennemis du peuple » sont arrêtés. Dans la nuit du 13 au 14 juin 1941, 35 000 Lituaniens sont déportés en Sibérie.

Le 22 juin 1941, l'Allemagne envahit l'Union soviétique et les forces allemandes contrôlent la totalité de la Lituanie dans la semaine qui suit. Les forces soviétiques en retraite massacrent des prisonniers politiques lituaniens au cours du massacre de Rainiai. Les Lituaniens accueillent les Allemands en libérateurs, espérant gagner une certaine autonomie. Durant l'insurrection de juin (en), la Lituanie proclame son indépendance et un gouvernement provisoire (en) est formé avec pour premier ministre Juozas Ambrazevičius (en), qui démissionne dès le 7 août 1941. Les Allemands établissent alors le Reichskommissariat Ostland et déroulent leur planification nommée : Generalplan Ost.

Avant l'Holocauste, la Lituanie comptait entre 210 000 et 250 000 Juifs. On estime que 80 % des Juifs de Lituanie ont été tués avant 1942. Les survivants, 43 000 Juifs, ont été concentrés dans les ghettos de Vilnius, de Kaunas, de Šiauliai et de Švenčionys et forcés de travailler pour l'industrie militaire allemande. Le 21 juin 1943, Heinrich Himmler ordonne de vider tous les ghettos juifs et de transférer les survivants dans des camps de concentration. Le ghetto de Vilnius a ainsi été détruit, alors que ceux de Kaunas et de Siauliai ont été transformées en camps de concentration. Les Juifs survivants furent envoyés dans les camps de Stutthof, Dachau, Auschwitz. Seulement environ 2 000 à 3 000 Juifs lituaniens ont pu être libérés de ces camps. Le taux de génocide des Juifs en Lituanie a atteint entre 95 à 97 %, soit l'un des plus élevés d'Europe.

Entre 1940 et 1945, en raison des combats, des persécutions, des déportations, des expulsions et des massacres qu'elle subit, la Lituanie perd 30 % de sa population.

La Lituanie soviétique (1945-1990)[modifier | modifier le code]

En 1945, l'Armée rouge reprend la Lituanie, la population germanique ou germanisée est alors expulsée. Entre 1941 et 1952, 120 000 personnes sont déportées de Lituanie.

La Seconde République (depuis 1990)[modifier | modifier le code]

La voie balte, en Lituanie, le 23 août 1989.
Article connexe : Événements de janvier.

Sous la houlette d'intellectuels, le Mouvement réformateur de Lituanie (Sąjūdis) est formé à la mi-1988 et milite pour des réformes démocratiques. En 1988, Algirdas Brazauskas est élu premier secrétaire du Parti communiste de Lituanie, il est le personnage le plus influent de la RSS de Lituanie. Au moment de l'effondrement de l'Union soviétique, Brazauskas soutient le mouvement indépendantiste. Le 23 août 1989 une grande chaîne humaine appelée la voie balte s'organise de Vilnius à Tallinn pour le 50e anniversaire du Pacte germano-soviétique.

Cérémonie funéraire faisant suite à l'invasion des Pays baltes en janvier 1991.

Dès le 26 mars 1989, Sajudis a acquis la majorité au Conseil suprême soviétique de Lituanie, et l'indépendance de la Lituanie est proclamée le 11 mars 1990. La Lituanie est alors la première des républiques socialistes soviétiques à proclamer son indépendance. Moscou décide alors de mettre en place un blocus. Vytautas Landsbergis devient le chef de l'État et Kazimira Prunskienė devient Premier Ministre.

Le 11 janvier 1991, les forces militaires soviétiques s'emparent de bâtiments stratégiques à Vilnius, notamment la Tour de Vilnius, en tuant 14 civils, mais se heurtent à la résistance non-armée de la population. Le 13 janvier 1991, les troupes soviétiques se retirent. Le 4 février 1991, l'Islande reconnaît l'indépendance de la Lituanie. Le 9 février 1991, les Lituaniens votent à 90 % pour l'indépendance lors d'un référendum. Le 6 septembre 1991, l'URSS reconnaît l'indépendance de la Lituanie. Le retrait total des troupes russes est achevé le 31 août 1993. Le Parti communiste de Lituanie s'est rebaptisé Parti lituanien démocrate du travail (LDDP) et gagne les élections parlementaires de 1992 avec la majorité des sièges. Le LDDP poursuit alors la construction de l'État démocratique et continue la transition d'une économie planifiée à une économie de marché. Depuis le 25 juin 1993, le Litas est la monnaie nationale.

Le 8 décembre 1995, la Lituanie présente officiellement sa candidature à l'Union européenne. L'Union patriotique, dirigée par Vytautas Landsbergis, gagne les élections législatives de 1996. Le 31 mars 1998, la Lituanie ouvre des négociations d'adhésion, terminées le 13 décembre 2002. Le 14 avril 2003, le Conseil européen approuve l'adhésion. Le 16 avril 2003, la Lituanie signe le Traité d'adhésion, qui entre en vigueur le 1er mai 2004. Le 11 septembre 2003, les Lituaniens approuvent l'adhésion par référendum (69 % de « oui »). Le 29 mars 2004, la Lituanie rejoint l'OTAN. Le 1er mai 2004, la Lituanie rejoint l'Union européenne. Le 16 mars 2006, la Lituanie demande que soit examinée sa subordination aux critères de convergence. Le 16 mai 2006, la Banque centrale européenne[9] et la Commission européenne[10] publient leurs rapports sur le respect des critères de convergence par la Lituanie, dans lesquelles ils remarquent que la Lituanie respecte tous les critères de convergence sauf celui concernant la stabilité des prix. Le 21 décembre 2007, la Lituanie entre dans l'espace Schengen[11]. La Lituanie entrera dans la zone euro le 1er janvier 2015[12].

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Geneviève Carion-Machwitz, Lietuva. Légendes historiques de Lituanie racontées et illustrées, Mussidan, Fédérop, 1988.
  • Suzanne Champonnois, François de Labriolle, Dictionnaire historique de la Lituanie, Crozon, Armeline, 2001. (ISBN 2910878171)
  • Suzanne Champonnois, François de Labriolle, Estoniens, Lettons, Lituaniens. Histoire et destins, Crozon, Armeline, 2004. (ISBN 2910878260)
  • Ignace Chodzko, Tableaux et esquisses des mœurs de la Lituanie, Wilna, 1840-1854.
  • Leonard Chodźko, Histoire politique de la Lituanie depuis la réunion de la Pologne, en 1386, jusqu'à son insurrection en 1831, Paris, 1831.
  • Ihar Lalkoŭ, préface de Bruno Drweski, Aperçus de l'histoire politique du Grand-duché de Lituanie, Paris, Harmattan, 2000. (ISBN 273849207X)
  • Yves Plasseraud, Les États baltiques. Des sociétés gigognes. La dialectique majorités-minorités, Crozon, Armeline, 2003. (ISBN 2910878236)
  • Yves Plasseraud, Histoire de la Lituanie - Un millénaire, Collectif, Ed. Armeline, 2010.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Estoniens, Lettons, Lituaniens. Histoire et destins, Suzanne Champonnois, François de Labriolle Crozon, Armeline, 2004, p. 27
  2. Suzanne Champonnois, François de Labriolle Crozon, op. cit., p. 27
  3. Suzanne Champonnois, François de Labriolle Crozon, op. cit., p. 29
  4. KLIMENKO Michael, Ausbreitung des Christentums in Russland seit Vladimir dem Heiligen bis zum 17. Jahrhundert : Versuch einer Übersicht nach russischen Quellen, Berlin & Hambourg, Lutherisches Verlagshaus, 1969, p. 139
  5. Henryk Paszkiewicz, The Origin of Russia, London, 1954 p. 225 cité dans Michael Klimenko, Ausbreitung des Christentums in Russland seit Vladimir dem Heiligen bis zum 17. Jahrhundert : Versuch einer Übersicht nach russischen Quellen, Berlin & Hambourg, Lutherisches Verlagshaus, 1969, p. 140
  6. a et b Bruno Drweski, op. cit., p. 37
  7. Bruno Drweski, op. cit., p. 38
  8. a et b Site de l'ambassade de France à Minsk - Histoire de la Biélorussie
  9. Rapport sur la convergence mai 2007 PDF)
  10. COM (2006) 0223 Rapport de la Commission - Rapport de convergence 2006 relatif à la Lituanie (établi conformément à l’article 122, paragraphe 2, du traité, à la demande de la Lituanie) {SEC(2006) 614} PDF)
  11. 2007/801/CE Décision du Conseil du 6 décembre 2007 sur l'application de la totalité des dispositions de l'acquis de Schengen à la République tchèque, à la République d'Estonie, à la République de Lettonie, à la République de Lituanie, à la République de Hongrie, à la République de Malte, à la République de Pologne, à la République de Slovénie et à la République slovaque ([PDF] EU L 323 du 8.12.2007)
  12. AFP, « La Lituanie entrera dans la zone euro en janvier 2015 », sur Le Figaro,‎ 4 juin 2014