Histoire de l'enregistrement sonore

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Enregistrement d'un chef indien sur un phonographe à cylindre en 1916 par Frances Densmore.

L'histoire de l'enregistrement sonore a commencé en 1877 par deux inventions simultanées : le phonographe par Thomas Edison, qui rend utilisable une idée de Édouard-Léon Scott de Martinville, le phonautographe, et le gramophone par Émile Berliner. Le matériel d'enregistrement et de restitution a évolué jusqu'à un traitement entièrement numérique.

Les systèmes mécaniques[modifier | modifier le code]

Le premier phonographe a été inventé pour le divertissement de la population par l'écoute de musiques diverses.

Ce phonographe fonctionnait sur un principe d'utilisation simple : son dispositif permettait d'enregistrer des sons grâce à un stylet composé d'une aiguille interchangeable. Ce stylet grave les sonorités sur un cylindre d'étain (qui sera remplacé plus tard par un cylindre de cire, ce qui améliora la qualité de l'enregistrement). Lorsque l'enregistrement est terminé, la gravure peut être lue par le stylet. L'aiguille fait vibrer le diaphragme et transforme le sillon gravé en sons. Afin de permettre la diffusion de ces premiers enregistrements, un mécanisme de recopie sur cylindre de bakélite est mis au point : la qualité est meilleure et le cylindre ne craint plus les déformations ni la chaleur.

Le gramophone, qui dispose d'une tête réversible et d'un cornet en guise de micro, enregistre sur un disque au lieu d'un cylindre.

Les cylindres sont difficiles à reproduire, au contraire des disques, et la qualité acoustique est similaire. Les disques triomphent rapidement.

L'enregistrement électrique[modifier | modifier le code]

L'invention de la triode en 1906 débouche rapidement sur l'utilisation de microphones et de graveurs électriques pour la réalisation de disques.

Un nouveau support apparait en 1948 : le disque vinyle à microsillons.

Un disque vinyle, appelé aussi microsillon ou disque noir, est un support d'enregistrement sonore. Chaque face est parcourue par un sillon microscopique en spirale dont le début est en règle générale à l'extérieur et la fin vers le centre du disque (même si certains disques sont gravés dans le sens contraire).

Procédé phonographique[modifier | modifier le code]

En 1928, on utilise l'enregistrement par phonographie pour le cinéma parlant.

Supports magnétiques[modifier | modifier le code]

Le magnétophone permet d'enregistrer des sons sur une bande magnétique. Les bandes peuvent être en bobine ou en cassette audio.

En 1964, la cassette audio commence à être commercialisée. À cette époque, c'est l'entreprise Philips qui les fabrique. Elle comporte deux bobines où est enroulée une bande magnétique. Elle permet d'enregistrer ou d'écouter de la musique ou bien tout autre type de sons. Son principe de fonctionnement est le suivant. Quatre canaux (pistes) sont écrits en parallèle sur la bande, 2x2 canaux stéréo. Deux sont enregistrés lorsque la bande se trouve sur un côté dans le lecteur ou l'enregistreur et deux autres lorsqu'elle est retournée. Certains lecteurs de cassettes peuvent lire successivement les deux côtés de la cassette sans que l'utilisateur ait besoin de la retourner manuellement. Généralement, cela est possible grâce à une tête de lecture double et par l'inversion du sens de défilement de la bande, mais certains lecteurs retournent réellement la cassette.

Enregistrements numériques[modifier | modifier le code]

En 1981, ce fut une révolution dans l'histoire du son : le disque compact fit son apparition.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]