Histoire de l'animation française

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Le 28 octobre 1892, le Français Émile Reynaud (1844-1918) met un point final à une invention qu'il a portée en lui durant quinze années, en proposant à un public payant ses Pantomimes lumineuses, dans le cadre de son Théâtre optique que le Musée Grévin accueille au sous-sol du no 10 du boulevard Montmartre à Paris. Les Pantomimes lumineuses sont les premiers dessins animés du cinéma, peints directement sur la pellicule, large de 70 mm, et projetés sur écran devant les spectateurs rassemblés. Le Théâtre optique crée ainsi la première projection sur grand écran d'images donnant l'illusion du mouvement. Chaque Pantomime dure de 1 minute 30 à 5 minutes (à l'époque, les premiers films du cinéma, produits par Thomas Edison et réalisés par William Kennedy Laurie Dickson, durent de 30 à 50 secondes; les films que tourneront plus tard les frères Lumière seront tout aussi courts). Sont conservés de ces Pantomimes : Pauvre Pierrot (1892), et Autour d'une cabine (1894)[1]

En avril 1906, c'est un Américain, James Stuart Blackton (1875-1941), qui réalise le premier dessin animé sur support argentique de l'histoire du cinéma : Humorous Phases of Funny Faces (Phases amusantes de figures rigolotes). Le film dure 3 minutes, il est tracé en blanc à la craie sur un tableau noir. Les lettres du titre sont elles aussi animées. « Ce procédé fut appelé en France "mouvement américain". Il était encore inconnu en Europe[2] ».

En 1908, le dessinateur français Émile Courtet, dit Émile Cohl (1857-1938), reprend ce procédé et réalise le premier dessin animé français sur pellicule photosensible 35 mm : Fantasmagorie ; ce film fut projeté pour la première fois le 17 août 1908 et annonce l'œuvre d'un cinéaste imaginatif et créatif.

Un des réalisateurs français de long métrage d'animation les plus célèbres est Paul Grimault (1905-1994) avec des films comme La Bergère et le Ramoneur, plus connu sous sa version définitive intitulée Le Roi et l'Oiseau, qui furent remarqués mondialement pour la qualité de leur animation. En 1973, René Laloux (1929-2004) réalise, d'après les dessins de Roland Topor (1938-1997), La Planète sauvage, premier long métrage d'animation français à recevoir un prix au festival de Cannes[3].

Mais déjà se posent les problèmes économiques, avec l'étroitesse du marché intérieur et le coût de production et de fabrication en France. À cette époque, les investisseurs français considèrent en général que les films d'animation sont uniquement pour le jeune public (ce qui en limite encore plus le marché). Pour résoudre les problèmes de rentabilité, la plupart des productions françaises sont obligées de se faire en coproduction ou de sous-traiter une partie du travail à d'autres pays.

Le succès de l'animation française doit beaucoup à celui de la bande dessinée franco-belge (Astérix, Tintin, Lucky Luke...), elle comporte aussi des créations originales comme Kirikou et la Sorcière qui ne sont pas forcément liées à la culture française.

Les films d'animation français ont acquis une véritable reconnaissance internationale et se placent aux premiers rangs européens. Et même avec le développement de l'informatique, l'animation française reste au meilleur niveau et la compétence de ses animateurs est reconnue mondialement[4]. La France est 1er producteur de films d'animation en Europe, et 3e dans le monde derrière le Japon et les États-Unis.

Les studios[modifier | modifier le code]

Un des studios d'animation français les plus connus est « La Fabrique » qui a été fondée en 1979 par Jean-François Laguionie (un disciple de Paul Grimault) dans une ancienne filature des Cévennes. Michel Ocelot, futur auteur de Kirikou, y séjourne un moment. Pour lutter contre l'évasion du travail hors d'Europe, La Fabrique s'associe à trois studios (un allemand, un anglais et un belge). Grâce à la coproduction avec ces trois pays, on voit naître un deuxième long métrage, Le Château des singes, une fable humaniste qui n'est pas sans rappeler l'esprit du maître, Paul Grimault.

Il existe d'autres studios connus, comme celui de « Folimage » fondé en 1984 par Jacques-Rémy Girerd, réalisateur du court-métrage L'Enfant au grelot et du long-métrage La Prophétie des grenouilles.

Le studio Armateurs se trouve à Angoulême au « Pôle Image » (centre de recherche, de formation et de production d'animation). Il a produit Kirikou et la Sorcière, Les Triplettes de Belleville, ainsi que le court-métrage La Vieille Dame et les pigeons.

Liste chronologie de la création de studio d'animation avec leurs fondateurs[modifier | modifier le code]

Liste des productions françaises[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Films des années 1930 aux années 1960[modifier | modifier le code]

Films des années 1970[modifier | modifier le code]

Films des années 1980[modifier | modifier le code]

Films des années 1990[modifier | modifier le code]

Films des années 2000[modifier | modifier le code]

Films des années 2010[modifier | modifier le code]

Moyens métrages[modifier | modifier le code]

Ces moyens métrages de 40 à 59 min peuvent considéré suivant les pays et comme long ou court métrage. En effet en France (CNC) la durée minimale d’un long métrage est de 60 minutes. Mais la définition du long métrage variant selon les textes en vigueur dans les différents pays, le critère retenus ici (40 min) sont ceux adoptés par le British Film Institute (BFI) et l’American Film Institute (AFI), pour la durée minimale d’un long métrage.

Courts métrages[modifier | modifier le code]

On considère qu’un court métrage fait moins de 40 min.

Des prémices aux années 1900[modifier | modifier le code]

Courts métrages des années 1910[modifier | modifier le code]

Courts métrages des années 1920[modifier | modifier le code]

Courts métrages des années 1930[modifier | modifier le code]

Courts métrages des années 1940[modifier | modifier le code]

Courts métrages des années 1950[modifier | modifier le code]

Courts métrages des années 1960[modifier | modifier le code]

Courts métrages des années 1970[modifier | modifier le code]

Courts métrages des années 1980[modifier | modifier le code]

Courts métrages des années 1990[modifier | modifier le code]

Courts métrages des années 2000[modifier | modifier le code]

Courts métrages des années 2010[modifier | modifier le code]

Séries[modifier | modifier le code]

Séries des années 1960[modifier | modifier le code]

Séries des années 1970[modifier | modifier le code]

Séries des années 1980[modifier | modifier le code]

Séries des années 1990[modifier | modifier le code]

Séries des années 2000[modifier | modifier le code]

Séries des années 2010[modifier | modifier le code]

Téléfilms d'animation et spéciaux TV[modifier | modifier le code]

Films d'animation publicitaire[modifier | modifier le code]

Années 1910[modifier | modifier le code]

Années 1920[modifier | modifier le code]

Années 1930[modifier | modifier le code]

Années 1940[modifier | modifier le code]

Années 1950[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marie-France Briselance et Jean-Claude Morin, « Grammaire du cinéma », Nouveau Monde éditions, Paris, 2010 (ISBN 978-2-84736-458-3), 588 pages.
  2. Georges Sadoul, « Histoire du cinéma mondial, des origines à nos jours », Paris, Flammarion, 1968
  3. Prix Spécial du jury en 1973.
  4. Article Images: pourquoi les Français ont la cote » du 3 décembre 1998 dans le Nouvel Obs

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages Généraux sur l'animation

  • Giannalberto Bendazzi (préf. Alexandre Alexeieff), Cartoons, le cinéma d'animation (1892-1992), Paris, Liana Levi,‎ 1991, 704 p. (ISBN 978-2867460739, notice BnF no FRBNF35473260)

Ouvrages Généraux sur l'animation française

  • Jacques Kermabon (dir.), Du praxinoscope au cellulo : un demi-siècle d'animation en France (1892-1948), CNC,‎ septembre 2007, 351 p. (ISBN 978-2912573407, notice BnF no FRBNF41307134)
  • Raymond Maillet, Le Dessin animé français, Lyon, Institut Lumière, coll. « Premier-Film »,‎ 1983, 128 p. (notice BnF no FRBNF34912544)
  • Amélie Gastaut, Le film d’animation publicitaire en France 1912-2007 : (DVD + livret 28 pages), Chalet Pointu,‎ 2008, 28 p. (notice BnF no FRBNF41212093)
  • Raymond Maillet, Le Dessin animé français. 100 ans de création, catalogue d'exposition, 23 juin-16 octobre 1982, Musée-galerie de la SEITA, Paris, Musée-Galerie de la Seita,‎ 1982, 66 p. (notice BnF no FRBNF34690954)

Émile Cohl

  • Valérie Vignaux (dir.), 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze, vol. 53 : Émile Cohl, Paris, Association française de recherche sur l’histoire du cinéma,‎ février 2008 (ISBN 978-2-913758-54-4, lire en ligne)

Paul Grimault

Jean-Pierre Pagliano, "Le Roi et l'Oiseau", éditions Belin, Paris, 2012 (ISBN 978-2-7011-4998-1) présentation en ligne]) Robert Lortac

  • Valérie Vignaux (dir.), 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze, vol. 59 : Marius O'Galop / Robert Lortac. Deux pionniers du cinéma d'animation français, Paris, Association française de recherche sur l’histoire du cinéma,‎ décembre 2009 (ISBN 978-2-913758-60-5, lire en ligne)

Marius O'Galop

  • Valérie Vignaux (dir.), 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze, vol. 59 : Marius O'Galop / Robert Lortac. Deux pionniers du cinéma d'animation français, Paris, Association française de recherche sur l’histoire du cinéma,‎ décembre 2009 (ISBN 978-2-913758-60-5, lire en ligne)

Ladislas Starewitch

  • Léona-Béatrice Martin et François Martin, Ladislas Starewitch 1892-1965 : le cinéma rend visibles les rêves de l'imagination, Paris, L'Harmattan, coll. « Champs visuels »,‎ 2003, 484 p. (ISBN 2-7475-4733-7, notice BnF no FRBNF39042592)

René Laloux

  • Fabrice Blin, Chaumont, le Pythagore, 2004, 190  (ISBN 9782908456431).
  • Xavier Kawa-Topor, La Planète Sauvage, édition Les Enfants de Cinéma, collection "Cahiers de note sur...", 2005, 40 p.
  • Éric Leguèbe, La Planète Sauvage, dans Phénix  29, 1973.

Michel Ocelot

  • Luce Vigo et Catherine Shapira, Kirikou et la sorcière de Michel Ocelot, édition Les Enfants de cinéma, collection « Carnets de notes sur... », 2000, 40 p.
  • Xavier Kawa-Topor, Princes et princesses de Michel Ocelot, édition Les Enfants de cinéma, collection « Carnets de notes sur... », 2003, 40 p.

Florence Miailhe

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Les pages Web de référence[modifier | modifier le code]

Les sites Web de référence[modifier | modifier le code]

  • AFCA - Association française du cinéma d'animation
  • Asile de Fous d'Anim - Site francophone, associatif, participatif et indépendant sur le cinéma d'animation.
  • ZewebAnim - Webzine sur le cinéma d'animation.
  • Catsuka - Site dédié au cinéma d'animation créé en 2000.
  • Animeka - La maison francophone de l'animé.
  • Cellulo - Site de Sébastien Roffat, spécialiste du cinéma d'animation.
  • uniFrance Films - Site de référence du cinéma français donc l'animation et les courts-métrages.
  • Flipbook.info - Site entièrement dédié à cette forme artistique à mi-chemin entre livre et cinéma.

Liste de studios[modifier | modifier le code]

À terme, la liste doit être remplacé par une liste de liens internes uniquement.