Histoire de l'Occitanie

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L'Occitanie au sein des frontières étatiques contemporaines

L’Occitanie est l'aire culturelle et linguistique où l’occitan est parlé encore aujourd'hui[1],[2],[3].

L'occitan tire essentiellement son origine du latin apporté par les Romains et modifié par la persistance des substrats de populations autochtones pour devenir le bas-latin. Ce dernier connut ultérieurement une influence plus ou moins marquée des apports germaniques, en particulier wisigothiques[4], puis à nouveau une romanisation due à l'influence latiniste de clercs érudits. L'occitan est une langue romane autonome depuis le Xe siècle.

Article détaillé : Occitan.

La délimitation géographique de l'occitan la plus couramment acceptée, a été précisée entre 1876 – début des recherches sur les frontières linguistiques[5] – et le XXe siècle[6]. L'Occitanie couvre en gros un tiers sud de la France (appelé couramment Midi, incluant Monaco), les Vallées occitanes et Guardia Piemontese, en Italie, ainsi que le Val d'Aran, en Espagne. Les pays catalans en faisaient partie jusqu'à 1934, date où des intellectuels catalans ont proclamé solennellement que le catalan contemporain était une langue distincte de l’occitan[7].

Article détaillé : Occitanie.

Sommaire

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Paléolithique inférieur[modifier | modifier le code]

Paléolithique moyen[modifier | modifier le code]

Moustérien[modifier | modifier le code]

Paléolithique supérieur[modifier | modifier le code]

Carte de la région Franco-Cantabrique, montrant les principaux sites d'art mural.

La région Franco-Cantabrique (en) a connu successivement le Châtelperronien, l'Aurignacien, le Gravettien, le Solutréen, le Magdalénien, et l'Azilien et les cultures géométriques du post-Azilien. Chaque époque ayant été l'expression d'une culture, dont la plus célèbre est l'art mural. Les cultures du Solutréen, du Magdalénien et de l'Azilien ont évolué localement dans cette région.

Châtelperronien[modifier | modifier le code]

Aurignacien[modifier | modifier le code]

Gravettien[modifier | modifier le code]

La Dame de Brassempouy constitue l’une des plus anciennes représentations de visage humain.

Protomagdalénien[modifier | modifier le code]

Solutréen[modifier | modifier le code]

Refuges européens de la dernière grande glaciation (LGM), environ 20'000 ans avant le présent .


Badegoulien[modifier | modifier le code]

Magdalénien[modifier | modifier le code]

Cheval représenté dans la grotte de Lascaux.

Azilien[modifier | modifier le code]

Tardenoisien[modifier | modifier le code]

Sauveterrien[modifier | modifier le code]

Protohistoire[modifier | modifier le code]

Populations asianiques[modifier | modifier le code]

Expansion de la branche méditerranéenne au néolithique (en bleu) et influence sur les cultures indigènes (en noir).

Les Asianiques sont des peuples antiques originaires de l'Asie antérieure qui n'étaient ni des populations sémites ni indo-européennes. Ils ont apporté avec eux les techniques de l’agriculture, de l’élevage et de la céramique.

Les Cardiaux[modifier | modifier le code]

Origines et progression de la civilisation cardiale.
Date : VIe millénaire av. J.-C. et Ve millénaire av. J.-C..
Peuplement néolithique au Ve millénaire av. J.-C.
Peuples au néolithique moyen (4500-4000 AEC)
Peuples au néolithique tardif (4200 à 3500 AEC).

Les Cardiaux ont peuplé les côtes méditerranéennes et atlantiques.

Les Cardiaux franco-ibériques[modifier | modifier le code]

Les Cardiaux franco-ibériques sont un sous-groupe de cardiaux qui se sont développés dans la péninsule Ibérique, l'Occitanie et plus au nord jusqu'à la Loire.

  • Les Thénaciens sont un sous-groupe de cardiaux franco-ibériques: lorsque des tribus de chasseurs-collecteurs mésolithiques de la région entre le Massif central et les Pyrénées (les Tardenoissiens et les Castelnoviens) ont été en contact avec les Cardiaux, ils ont créé la civilisation péri-cardiale de Roucadour. Puis ils ont été influencés et acculturés par les Cardiaux Montbolo venant du sud. Ils ont reculé dans le nord de l’Aquitaine devant les Mégalithiques ainsi que devant les Chasséens occidentaux de Bougon-Luxé.
    • Les Artenaciens descendent de Thénaciens mêlés de Chasséens du Quercy, ils vont repousser les Indo-européens de « Charente-Isle-Dordogne » et « Seine-Oise-Marne ». Puis les Indo-Européens celtes venus de la région de Hollande vont descendre vers le sud et les soumettre[réf. nécessaire].
      • Les Aquitains, non celtisés, sont considérés comme les descendants directs des Artenaciens.


  • Les Chasséens sont des cardiaux franco-ibériques de Provence qui sont unis vers 3800 av. J.-C. pour fonder la civilisation de Chassey.


  • Peuples mégalithiques
Extension du mégalithisme en rouge.

Les mégalithiques sont des peuples cardiaux venus des côtes atlantiques.



Naissance de peuples autochtones[modifier | modifier le code]

La fixité des populations d'origines préhistoriques et néolithiques constituent toujours aujourd'hui la base du peuplement de la région ibéro-occitane[8]. De ces populations d'origines naitront des peuples indigènes. On trouve en Europe, un premier groupe de peuples préceltiques généralement appelés Ibères regroupant les Cynésiens, les Turdétans, les Mastianis, les peuples de la civilisation ibérique (Ibères, au sens strict), les Vascons, les Aquitains, les Ibéroligures et les Ligures. Les Ibères étaient les premiers peuples de la péninsule Ibérique et de la région de l'isthme occitan. Après les migrations des peuples celtes, on trouvera dans la région des populations métissées tels que les Celtibères et des Celto-ligures[9].



Les Ibères, au sens strict[modifier | modifier le code]

Aire de la civilisation ibérique.

La civilisation ibérique est originaire du sud de la péninsule. Elle s’étendit vers la Catalogne et la côte méditerranéenne occitane (la future Septimanie), en une expansion rapide comme l’avait été son apparition. Les Ibères sont un groupe de peuples qui selon les sources classiques (Hécatée de Milet, Hérodote, Strabon, Avienus, etc.) sont identifiés sur la côte orientale de la péninsule ibérique: Elisyces, Sordons, Cerrétans, Airénosis, Andosins, Bergistans, Ausétans, Indigets, Castellans, Lacétans, Laiétans, Cossétans, Lergets, Jacétans, Suessétans, Sedétans, Lercavons, Edétans, Contestans, Orétans, Bastétans et Turdétans. Bien que les sources classiques ne soient pas toujours d'accord sur les limites géographiques précises ni sur l'énumération de peuples spécifiques, il semble que la langue soit le critère fondamental qui les identifient comme Ibères. Tandis que les inscriptions de langue ibérique apparaissent largement sur le territoire que les sources classiques ont assigné aux Ibères : la zone côtière qui s'étend du sud du Languedoc-Roussillon à Alicante, qui pénètre dans l'intérieur par la vallée de l'Èbre, dans la vallée de Segura et la haute vallée du Guadalquivir.



Les Aquitains[modifier | modifier le code]

Répartition de certains peuples Ibéroaquitains (en noir) à ouest de l'Occitanie

Les Aquitains appelés aussi Ibéroaquitains ou Proto-Basques occupaient la zone comprise entre les Pyrénées occidentales, la rive gauche de la Garonne et l'Atlantique. C'était donc l'espace triangulaire formé par la Gascogne. Ils étaient liés linguistiquement et ethniquement aux Vascons de langue proto-basque. Les Aquitains vivaient de l'élevage de brebis, de vaches et de chevaux. Ils pratiquaient l'agriculture depuis le néolithique. Ceux qui habitaient les vallées pyrénéennes pratiquaient la transhumance à travers la péninsule ibérique, ceux de l'intérieur de la Gascogne vivaient de l'agriculture du blé. On sait qu'ils connaissaient la fabrication du fer et le travail de l'or et de l'argent. Ils ne formaient pas une unité politique avant l'arrivée des Romains, ce qui facilitera la victoire des Romains, soit par influence ou menace militaire, soit en écrasant les tribus qui résistèrent. Jules César[10] a remarqué qu'ils s'apparentaient plus à des Ibères (de la péninsule ibérique) qu'à des Gaulois.



Les Ligures[modifier | modifier le code]

Peuples en Europe à l'époque de l'expansion celtique au IIIe siècle av. J.-C.. Le territoire ligure a déjà largement regressé par rapport à l'époque néolithique.

Les Ligures (en grec Λιγυες, en latin Ligures < *Liguses) sont un peuple protohistorique d'Europe. D'après Plutarque, ils se nommaient eux-mêmes Ambrōnes, ce qui signifierait « peuple de l'eau ». Les Ligures sont localisés par les auteurs latins dans le Sud des Alpes françaises et italiennes, ainsi que dans le Nord-Ouest des Apennins. Ils attestent également qu'ils auraient jadis occupé un territoire beaucoup plus grand : en Italie (Piémont, Toscane, Ombrie, Latium) et vers l'ouest (en Provence et dans le Languedoc, voire dans la péninsule Ibérique). Avienus, dans sa traduction en latin d'un vieux récit de voyage, probablement marseillais, qu'on peut dater de la fin du VIe siècle av. J.-C., indique que les Ligures se seraient jadis étendus jusqu'à la mer du Nord, avant d'être repoussés par les Celtes jusqu'aux Alpes. Avienus situe également Agde à la limite du territoire des Ligures et de celui des Ibères[11]. Leur territoire sera infiltré petit à petit par des Celtes venus du nord. Les échanges économiques ont favorisé une ibérisation de régions du Sud. Des Grecs ioniens se sont installés sur la côte méditerranéenne. Les ligures seront par la suite dominés par des Italiques venus du nord de la péninsule italienne. Puis ils seront définitivement soumis par les Latins romains. Les Ligures, progressivement acculturés par ces différentes populations, disparaitront alors entièrement en tant que peuple.

Populations indo-européennes[modifier | modifier le code]

Carte représentant la migration proposée des peuples des indo-européens entre 4000 et 1000 av. J.-C. selon l'hypothèse kourgane.

Les Indo-Européens sont un ensemble de peuples d'Eurasie originaires de la steppe pontique ou d'Anatolie.

Aire occupée par la steppe pontique
Péninsule anatolienne.

Culture campaniforme[modifier | modifier le code]

Aire approximative de répartition géographique de la culture campaniforme


Civilisation des champs d'urnes[modifier | modifier le code]

Diffusion des Champs d'urnes


Les Celtes[modifier | modifier le code]

Expansion celtique :
  •      Coeur de la civilisation de Hallstatt avant 500 AEC
  •      Expansion celtique maximum au 3ème siècle AEC
  •      "Celticité" incertaine (côte atlantique de l'Aquitaine et Lusitanie)


Les Italiques[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les marchands méditerranéens[modifier | modifier le code]

Les Phéniciens[modifier | modifier le code]
Les Étrusques[modifier | modifier le code]
Les Grecs[modifier | modifier le code]
Le monde grec antique, vers 550 av. J.-C.

Les Romains[modifier | modifier le code]

Rome (en violet) vers 220 av. J.-C.

Une première colonie romaine s'implante sur la côte méditerranéenne à l'époque de la République romaine.

Expansion romaine en Narbonnaise (en orange), env. 100 av. J.-C.

La Narbonnaise fut rapidement intégrée. L'empereur Auguste, en 22 av. J.-C, lui donne le statut de « province sénatoriale » pour souligner sa « romanité ». Elle a aussi été appelée la Provincia (mot qui a donné « Provence »).

Article détaillé : Gaule narbonnaise.
Article détaillé : Guerre des Gaules.
Gaule transalpine : les trois ethnies celtes ainsi que les Aquitains avant la guerre des Gaules. Les habitants de la Narbonnaise étant déjà considérés à cette époque comme membres de la patrie romaine.
L'Aquitaine dans l'Empire romain, vers 120 ap- J.-C.

L'Aquitaine n'était pas encore considérée comme « province du peuple romain » comme la Gaule Narbonnaise. C'était une province impériale qui fut conquise par Jules César, en 55 av. J.-C.

Article détaillé : Gaule aquitaine.
Article détaillé : Empire romain.
L'Aquitaine et la Narbonnaise dans l'Empire romain à son apogée, vers l'an 120 ap. J.-C.
Article détaillé : Empire des Gaules.
En vert, l'Empire des Gaules en 260 ap. J.-C.
Article détaillé : Diocèse de Vienne (Empire romain).
Le diocèse de Vienne, env. 300 ap. J.-C.
Le diocèse des sept provinces, env. 400 ap J.-C.

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les premiers barbares[modifier | modifier le code]

Itinéraires empruntés par les envahisseurs durant les Grandes invasions

.

Les Goths[modifier | modifier le code]

Royaume des Wisigoths (en rose) et Empire romain occidental (violet) vers 450 après J.-C.

Royaume wisigoth de Toulouse[modifier | modifier le code]
Royaume des Wisigoths vers 500 après J.-C.


Septimanie[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Septimanie.
La Septimanie en 537.
Royaume des Wisigoths vers 700 après J.-C. La Septimanie se situe au Nord-Est

La Septimanie wisigothique est l’époque pendant laquelle la Septimanie a été gouvernée par des rois Wisigoths de 507 jusqu'à 720.

Le roi Geisalic (507-510) a maintenu la Septimanie avec l'aide du roi Ostrogoth Théodoric le Grand, mais fut finalement détrôné par son neveu Amalaric (510-531), qui dut céder Narbonne aux Francs. Les rois suivants furent Theudis, Theudigisel, et Agila Ier et Athanagild de 531 à 567. Liuva Ier (567-573), duc de la Narbonnaise, associa au trône de la Septimanie son frère Léovigild. À sa mort, la Septimanie passa à son neveu Récarède Ier (573-601), qui gouvernait la région au nom de son père jusqu'à 586, date de son couronnement comme roi de toute l’Hispanie. En 585 il se convertit au catholicisme et récupéra Carcassonne, mais en 588 il réprima une révolte en Septimanie. Les rois suivants de 601 à 621 furent Liuva II, Wittéric, Gundomar, Sisebuth et Récarède II. Le roi Sisenand (621-636) était le duc de la Septimanie durant le règne de Swinthila, et un autre roi, Tulga fut le comte de Razès. Le roi Wamba (672-680) a expulsé les Juifs de la Septimanie après avoir maté la rébellion du duc Paul, qui s’était proclamé roi de la Septimanie et de la Tarraconaise (c’est la première et la seule souveraineté proclamée sur les territoires catalan et occitan). Après les règnes de Flavius Ervigius, Égica, et Wittiza (680-710), pendant lesquels commence le déclin du royaume wisigoth : Agila II (710-713), fils de Wittiza, domine la Narbonnaise et la Tarraconaise. Il affronta Rodéric, roi de Cordoue qui avait déposé son père. En 711, celui-ci pactisa avec le chef berbère Tariq ibn Ziyad, mais le général Moussa Ibn Noçaïr lui prendra ses possessions en 712. Puis, il adopta le nom de Romulus, abandonna la Septimanie et gouverna jusqu'en 719 sous le règne d’Al-Hurr ibn Abd al-Rahman al-Thaqafi (en) le valiat en tant que chef de la communauté chrétienne. En 713 les nobles couronnèrent Ardo (713-720) comme roi des Wisigoths, mais il céda peu à peu l’Aragon, Valence (718) et le Roussillon (720). Il est mort en défendant Narbonne contre les Arabes. Les musulmans occupent aussi la Septimanie à sa mort.

L'occupation sarrasine de la Septimanie[modifier | modifier le code]

Les chroniques de Moissac et d'Aniane situent la conquête d’Arbuna (Narbonne) à la fin de 719 par Al-Samh ibn Malik al-Khawlani. Les défenseurs ont été exécutés et ceux qui ont été capturés ont été amenés en captivité à Al-Andalus. Une garnison arabe d’élite a été établie dans la ville sous les ordres d'Ibn Ammar. En 721, le wali assiège Toulouse. La ville est secourue par Eudes d'Aquitaine et Al-Samh ibn Malik al-Khawlani y laisse la vie.

Références[modifier | modifier le code]
Marquisat de Gothie[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Marquisat de Gothie.

Voir aussi : Royaume Wisigoth

Les Burgondes[modifier | modifier le code]

Le royaume burgonde dans la deuxième moitié du Ve siècle

Le royaume burgonde fut l'État formé par le peuple germanique des Burgondes (appelés ultérieurement Bourguignons) dans le bassin du Rhône: à l'Est et au Sud-Est de la France moderne et dans l'Ouest de la Suisse. Cet État s'appela Provence à sa fondation bien que la Provence maritime n'en fît pas partie. Le mot provenant de la «province» romaine (Narbonnaise puis Viennoise). Par conséquent, le nom correct est royaume burgonde (ou royaume des Burgondes) ou, parfois, premier royaume de Bourgogne pour le distinguer du second royaume (le royaume Franc de Bourgogne ou royaume mérovingien de Bourgogne) et des royaumes suivants (royaume de Bourgogne Transjurane et le royaume de Provence).
La Province romaine a été divisée en trois domaines: soit entre les Wisigoths, les Burgondes au nord jusqu’à la Durance et aux Ostrogoths au-delà de l’Isère. Après la défaite et la mort du chef burgonde Gondicaire (411-436) à Worms par la faute d'Attila, son successeur, Gondioc (435-463), a dirigé le peuple sous la forme de foedus et a obtenu du romain Aetius la Sapaudia (Savoie), avec comme capitale Genève. Peu à peu, le royaume continuera à s’agrandir en suivant les cours de la Saône et du Rhône, avec comme territoire le Dauphiné et la Provence du Nord, dominant ainsi l’Occitanie orientale. Son frère, Chilpéric Ier de Bourgogne (463-476/480), a dû affronter les Wisigoths pour préserver le royaume. Son successeur, Gondebaud (476-516) a résisté à Clovis (allié à son frère Godégisile) et a attaqué l'Italie. Il a également compilé les lex Burgundionum. Sigismond (516-523) s’est converti au christianisme en l’an 500 et fut canonisé plus tard. Allié avec les Francs, il a arraché l'Auvergne aux Wisigoths. Son successeur Godomar III (523-532) bat les Francs en 524 à Vézeronce, mais il est finalement vaincu à Autun en 532. Puis il fut renversé et le royaume fut occupé par les Francs.

Voir aussi: Burgondes

Références[modifier | modifier le code]

Les Francs saliens (époque mérovingienne)[modifier | modifier le code]


L'expansion des Francs dès 481
Carte de l'expansion de l'empire franc, entre 481-751 (mérovingiens) et 751-814 (carolingiens)
Le royaume des Francs et le royaume d'Aquitaine en 628
La Gaule à la mort de Pépin de Herstal (714). À cette époque, le vaste duché d'Aquitaine (jaune) ne faisait pas partie du Royaume franc.


Les Vascons[modifier | modifier le code]

Carte du duché de Vasconie (en rouge) durant Eudes « le Grand » (710-740), quand il était en union personnelle avec le duché d'Aquitaine (en saumon). En vert: les domaines musulmans.
Article détaillé : Vascons.
Article connexe : Vasconie.

Les Vascons étaient un peuple antique romanisé, originaire du Sud des Pyrénées (province romaine Tarraconaise - Région actuelle de la Navarre). En 582 une partie de leur pays (dont Pampelune) fut occupée par les Wisigoths. De par leur nombre et leur puissance, les Vascons ont unifié la région en créant la Vasconie.



Les Arabo-berbères[modifier | modifier le code]

Conséquences de l'expansion musulmane des VIIe et VIIIe siècles sur les voies commerciales et les royaumes européens.
  •       voies commerciales avant la prise de contrôle de la Méditerranée par les Musulmans : l'axe rhodanien permet de commercer sur les bassins de la Seine et de la Loire.
  •       voies commerciales au VIIIe siècle : le trafic évite la Méditerranée occidentale et passe par l'Adriatique, le Pô, le Rhin et la Meuse.
  •      Empire musulman
  •      Empire byzantin
  •      Pippinides
  •      Lombards
Le vice-royaume d’Aquitaine[12] en 714, possession du seigneur-roi Eudes d'Aquitaine[13].
Carte politique en 760 et batailles des armées d'Al Andalus.
Les royaumes chrétiens face à l'empire almohade en 1210, période d'al-Andalus dite de la conquête almohade.

En 711 des troupes berbéro-musulmanes venues d'Afrique du Nord[14] commandées par Tariq ibn Ziyad conquièrent la péninsule Ibérique et le royaume wisigoth s’effondre. La Septimanie, partie la plus septentrionale du royaume et correspondant actuellement aux départements des Pyrénées-Orientales, de l’Aude, de l’Hérault et du Gard, est conquise peu après.

En 719 la ville de Narbonne devient Arbûna, le siège d'un wâli pendant quarante ans, capitale d'une des cinq provinces d'al-Andalus, aux côtés de Cordoue, Tolède, Mérida et Saragosse. Les musulmans laissèrent aux anciens habitants, chrétiens et juifs, la liberté de professer leur religion moyennant tribut[15]. Une fois Narbonne conquise et érigée en base opérationnelle, les musulmans cherchèrent à étendre leurs conquêtes et notamment à prendre Toulouse mais le gouverneur Al-Samh ibn Malik al-Khawlani est vaincu par Eudes de Gascogne, duc d'Aquitaine en 721 lors de la bataille de Toulouse. Venue d’Espagne, l’armée d’El-Samah subira une cuisante défaite qui a été déterminante pour stopper l’expansion arabo-musulmane en Europe occidentale[16].

Malgré sa victoire de Toulouse, le vice-roi Eudes d'Aquitaine[13] est toujours aux prises avec les musulmans de Septimanie. Il s’allie à un prince berbère nommé Munuza et lui accorde la main de sa fille. Cette alliance pacifique déplut au gouverneur d'Al-Andalus. Abd al-Rahman ordonna à un de ses généraux, Gedhi-Ben Zehan, de marcher contre Munuza. Ce dernier est battu en Cerdagne. Profitant de cet affaiblissement, le duc d’Austrasie Charles Martel attaque sans cesse les terres d’Eudes qui est obligé de masser l’essentiel de ses forces sur la Loire [17].

En 732, une expédition punitive est organisée par Al-andalus Abd el Rahman. La troupe comprend des Arabes (venus d’Arabie et Syrie), des Berbères islamisés d’Afrique du Nord et des soldats recrutés en Espagne. Il s’agit plus d’une razzia que d’une volonté d’occuper le terrain[17]. La progression musulmane repart de la Septimanie vers l’Auvergne et vers Bordeaux. Affaibli, Eudes est battu à Bordeaux. Il appelle à l'aide son ennemi Charles Martel et a reçu la réponse laconique qu'il avait trahi le christianisme quand il a fait un traité avec les Arabes. La seule solution possible résidait dans sa soumission à l'autorité de Charles Martel, c'est ce qu'il fit[18].

La défaite d'Eudes fut l'occasion idéale d'attaquer l'armée affaiblie d'Abd al-Rahman, qui avait également subi des pertes à Bordeaux. La dynastie carolingienne qui dirige depuis peu le royaume des Francs réagit. Charles Martel arrête la relativement petite force arabo-musulmane en 732 lors de la bataille de Poitiers. Abd al-Rahman a été tué dans cette escarmouche. Cette histoire prit par la suite des proportions héroïques grâce aux enjolivements des chroniqueurs, dont les versions se sont maintenues à travers les siècles[18].

En 759, Narbonne fut reprise par Pépin le Bref après un siège de sept ans, les Sarrasins y étant soutenus par les derniers Goths locaux, islamisés[19] hostiles à la conquête franque[20]. Pépin le Bref acheva la conquête de la Septimanie et l’islam reflua progressivement de Gaule pour s’implanter durablement dans la péninsule Ibérique avec le puissant émirat de Cordoue.

Son fils Charlemagne fait la conquête de la Catalogne en 801 mais cette reconquête ne met pas un terme à la présence musulmane en Gaule. Jusqu’au début du XIe siècle le Languedoc et la Provence subissent des raids par terre et par mer. Les musulmans essaieront de reprendre Narbonne en 793, 841 puis en 1020 mais échoueront à chaque fois. L'établissement musulman du Fraxinet dans le massif des Maures se maintiendra pendant un siècle jusqu’en 972.



Les Francs austrasiens (époque carolingienne)[modifier | modifier le code]

L'empire franc à son expansion maximale en 814 sous Charlemagne (vert foncé).

Royaume d'Aquitaine[modifier | modifier le code]
Carte de l'empire de Charlemagne après le partage de 806. Le royaume d'Aquitaine (fond de couleur jaune) et ses dépendances (bordure jaune).

Soucieux de l'insoumission vasconne et de l'hostilité aquitaine[21], Charlemagne crée un nouveau royaume d'Aquitaine en 781. Il nomme son fils Louis le Pieux à sa tête. Ce nouvel État comprenait l'Aquitaine proprement dite (région entre Garonne et Loire ainsi que le Massif central) et la Vasconie. Charlemagne considérant qu'il était le seul à pouvoir porter le titre d'empereur de par ses mérites personnels, prépare en 806 un nouveau projet de partage de son empire entre ses trois fils autour d'identités fortes[22]. La Marche d'Espagne, la Septimanie et la Provence sont inclus dans le royaume d'Aquitaine.



Partage Nord-Sud de l'empire carolingien[modifier | modifier le code]
Les Royaumes francs après le partage de Verdun en 843 entre les petits-fils de Charlemagne (les fils de Louis le Pieux).
  •      Royaume de Charles le Chauve
  •      Royaume de Lothaire
  •      Royaume de Louis le Germanique

Le projet de grand royaume d'Aquitaine ne verra pas le jour à la suite de la mort précoce des deux frères de Louis le Pieux. Celui-ci devient l'unique héritier de l'empire de Charlemagne. Souhaitant assurer la cohésion et l'unité de l'empire carolingien après sa mort, Louis le Pieux promulgue le capitulaire Ordinatio Imperii en 817 qui règle à l'avance la succession entre les trois fils de sa première femme. L'aîné, Lothaire Ier, est proclamé empereur et partage avec son père l'exercice du pouvoir. Pépin Ier d'Aquitaine, subordonné à son frère Lothaire, reçoit le royaume d'Aquitaine, tandis que Louis le Germanique, également subordonné à son frère, reçoit le royaume de Bavière. Louis le Pieux aura un nouveau fils en 823 avec sa nouvelle épouse Judith de Bavière : Charles II le Chauve. Cela va remettre en cause le partage prévu entre ses trois premiers fils. Lothaire fait valoir sa position d'empereur, ce qui rend jaloux ses deux autres frères qui s'unissent contre lui. Subissant une écrasante défaite, Lothaire accepte de traiter. L'empire est partagé en trois royaumes sur un axe nord-sud au traité de Verdun en 843. Les nouvelles règles de partage équitable des terres entre les héritiers, la montée en puissance des seigneurs féodaux et les attaques des Vikings conduiront au morcellement de l'empire carolingien.



Les Scandinaves: Vikings et Normands[modifier | modifier le code]

Expansion viking et normande du VIIIe au XIe siècle.
NB la couleur jaune en Angleterre et dans le sud de l'Italie résulte d'une confusion entre les Vikings / Normands de Normandie
  •       Voies commerciales Vikings.
  •      Territoires contrôlés par les Vikings.
  • Les Scandinaves organisèrent leurs propres voies commerciales.

Toutes les régions d'Occitanie, même celles de l'intérieur des terres ont été touchées par les raids des Vikings.



Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À la suite de la dislocation de l'Empire de Charlemagne, on assiste à l'émergence de dynasties comtales[23] avides de se pousser au premier plan. L'Occitanie n'a jamais connu d'unité étatique, cependant plusieurs familles régnantes se sont affrontées ou soutenues dans le but d'une unification[24],[25]. Les familles les plus puissantes furent celles d'Aquitaine, de Toulouse, de Provence et de la Catalogne.

En plus des rapports de forces entre ces familles, l'Occitanie était partagée entre différentes mouvances. À l'Est, la Provence fut rattachée au royaume de Bourgogne puis au Saint-Empire romain germanique. À l'Ouest, la Gascogne a joui d'une totale indépendance avec des ducs autonomes. Tandis que les comtés occitans de Poitiers à Barcelone et de Bordeaux à la Provence (voir carte de la mosaïque des comtés occitans autour de l'an Mil) faisaient virtuellement[26] allégeance au Regnum Francorum, futur royaume de France[27].

Le royaume des Francs sous Hugues Capet (987)
Le royaume de Bourgogne au sein du Saint-Empire romain germanique vers l'an mil

La civilisation des troubadours[modifier | modifier le code]

Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle[modifier | modifier le code]

Routes de St jacques de Compostelle

Dès le XIe siècle, l'Occitanie est devenu le coeur des chemins de Compostelle permettant d'effectuer l'un des plus grand pèlerinage de la Chrétienté médiévale.



La croisade des Albigeois[modifier | modifier le code]

Article détaillé : croisade des Albigeois.

La croisade des Albigeois fut le point de départ d'une série d'annexions à la France de la plupart des provinces et royaumes occitans.

Carte d'Occitanie où s'est déroulée la croisade des Albigeois, en 1209, avant le début de la croisade des barons.
- Couronne d'Aragon et ses vassaux (jaune-orange)
- Comté de Toulouse et ses vassaux (vert)
- Autres appartenances (rose)
Carte d'Occitanie où s'est déroulée la croisade des Albigeois, à la date de la bataille de Muret en 1213 (en espagnol).
- Couronne d'Aragon et ses vassaux: Béarn, Comminges, Gévaudan et Provence (jaune)
- Protectorat de Pierre II d'Aragon: comtés de Toulouse et de Foix (rouge)
- Anciens domaines de la Maison Trencavel attribués à Simon de Montfort (bleu)
- Autres appartenances (blanc)


La guerre de Cent Ans[modifier | modifier le code]

1154 : les prémices du conflit :
- la France contrôlée par le pouvoir royal (capétiens), en bleu au nord;
- l'Aquitaine, contrôlée par l'empire Plantagenêt, en rose;
- le Toulousain, contrôlé par le comte de Toulouse, en bleu au sud;
- les autres régions d'Occitanie ne sont pas associées à la France (notamment : Saint-Empire romain germanique)

;

1330 (au début de la guerre de Cent Ans)
  •      Territoires anglais en 1330
  •      Royaume de France
  •      possessions des Plantagenets en 1180

Carte historique de l'Europe en 1360, d'après Anne Le Fur.
1365 : Après les traités de Brétigny et de Guérande, l'Occitanie est divisée :
– territoires contrôlés par Édouard III d'Angleterre (Angleterre en rouge)
– territoires cédés par la France à l'Angleterre par le traité de Brétigny (Angleterre en rose pâle)
– territoires contrôlés par Jean II le Bon (France en bleu)
– territoires contrôlés par Charles IV de Luxembourg (Saint-Empire romain germanique en vert)

.


1422


Époque moderne[modifier | modifier le code]

L'Occitanie du XIVe au XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Limites de l'autorité royale en 1461.
Vert:domaine royal français.
Vert clair: apanages.
Jaune clair et foncé: autres fiefs.
Complexité des liens de vassalité autour du royaume de France en 1477.

La chute du royaume de Navarre[modifier | modifier le code]
La Navarre, dernier réduit du pouvoir occitan.


La consolidation du royaume de France[modifier | modifier le code]
Acquisitions de François Ier
(1515-1547).


Confédéralisme des Provinces de l'Union[modifier | modifier le code]

Les guerres de religions en France au XVIe siècle ont conduit à la création des Provinces de l'Union en Occitanie.

L'Occitanie du XVIIe au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Les révoltes populaires[modifier | modifier le code]

Les Jacqueries des croquants sont diverses révoltes populaires d'ordre fiscal aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Les Traites[modifier | modifier le code]
Carte des Traites de 1732

Depuis le milieu du XVIIe siècle à la fin du XVIIIe siècle, les territoires occitans rattachés à la France sont divisés entre des provinces réputées étrangères qui forment des zones douanières et fiscales autonomes, et des provinces à l'instar de l'étranger effectif qui forment des zones franches. Contrairement aux provinces des Cinq Grosses Fermes, la perception des droits levés dans les provinces n'est pas soumise au droit du Roi.

  • Les « provinces réputées étrangères » ont été annexées anciennement, mais elles ne font pas partie du domaine privé du roi comme les « provinces des 5 grosses fermes ». Les droits sur les échanges hors de la province sont élevés et limitent le commerce : Dauphiné, Guyenne (plusieurs régions), Languedoc (plusieurs régions), Provence, Roussillon, le Royaume de Navarre (Béarn).
  • Les « provinces à l'instar de l'étranger effectif » sont des territoires récemment acquis, fermés du côté français. Le commerce est libre avec l'étranger, mais non avec le reste du royaume : province du Labourd (Bayonne et zone gasconne charnègue), Comtat venaissin, Marseille.

En 1664 une tentative d'unification douanière échoue à la suite de l'opposition des provinces « réputées étrangères ». Mais le tarif national de 1667 leur est finalement imposé sur plus du 2/5e des marchandises. À la veille de la Révolution de 1789, presque tous les droits de traite et autres droits indirects sont affermés par bail de six ans à une compagnie de financiers (la Ferme générale).

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

L’Occitanie pendant la Révolution française[modifier | modifier le code]

Les Généralités de France, montrant les pays d'états et les pays d'élection en 1789.


Sous l'Empire français[modifier | modifier le code]

L'Empire français sous Napoléon en 1811.


Le félibrige[modifier | modifier le code]

Article détaillé : félibrige.
Réunion du Félibrige en 1854


Entre fédéralisme et décentralisation (1870-1890)[modifier | modifier le code]

L'Occitanie 1900-1940[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Occitanie 1900-1940.
L'Empire colonial français en 1919-1939.


La seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En novembre 1942, l'Occitanie française est divisée entre zone libre, zone occupée par l'Allemagne, zone militaire littorale et zone occupée par l'Italie.


L'Occitanie jusqu'aux années 1970[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Occitanie jusqu'aux années 70.

L'Occitanie et la régionalisation de 1981[modifier | modifier le code]

Occitanie et Religions[modifier | modifier le code]

Les religions ont profondément marqué l'identité occitane[réf. nécessaire].

Le christianisme a mis énormément de temps à s'implanter en Gascogne. Toutefois l'implantation fut si profonde que l'on y passa d'une structure familiale matriarcale à une structure de type « paternaliste souple ».[réf. nécessaire] Par la suite, des alliés « bons chrétiens » venus du Nord (les Francs saliens) furent sollicités pour expulser les hérétiques (Arianisme) Wisigoth d'Aquitaine.

L'Occitanie été un lieu de refuge et de développement pour des croyances en conflit avec le catholicisme romain :

  • Catharisme : la lutte contre le catharisme a marqué un tournant de l'histoire de la région par l'annexion du Languedoc. On pense que des crypto-cathares se sont réfugiés en Lombardie et en Catalogne.[précision nécessaire]
  • église vaudoise : au Moyen Âge une colonie s'est réfugiée dans le Sud de l'Italie, dans ce pays émigrèrent des groupes de personnes de religion vaudoise descendus des vallées Chisone, Pellice et Haute Susa (Piémont). Dans les vallées occitanes d’Italie les premiers documents en langue d’oc furent les textes religieux vaudois en 1400, aujourd’hui conservés dans d’importantes bibliothèques. Le fait est que les Vaudois furent un des premiers mouvements hérétiques du Moyen Âge. Ils s’inspirèrent du précepte Jésus-Christ « se dépouiller de tous ses biens pour les donner aux pauvres ».
    Depuis le début ils furent persécutés par l’Église. Malgré cela le mouvement vaudois se répandit de la Provence au Languedoc et même sur le versant alpin italien. Dans le Piémont italien, elle se développa plus qu’ailleurs et en 1532 l’Église vaudoise adhéra à la Réforme protestante de Calvin et Luther.

Aujourd’hui l’Église vaudoise a son centre à Torre Pellice, La Tor en occitan. Ici, en feuilletant l’annuaire téléphonique, on trouvera des noms de famille occitans, français ou allemands, signe de rapports antiques avec l’Europe protestante.

  • Judaïsme : Bayonne est devenu le plus grand centre français de réfugiés juifs séfarades (Espagne, Portugal). Le Comtat Venaissin a vu se développer une écriture de l'occitan avec des lettres hébraïques : le shuadit, dit judéo-provençal, langue aujourd'hui disparue depuis 1970.
  • Antitrinitarisme : l'antitrinitarisme est une doctrine religieuse qui s'oppose à la Trinité divine. Elle est tour à tour appelée unitarisme, simplicité divine et arianisme. Elle est commune aux juifs, aux musulmans et à quelques mouvements chrétiens.
  • L'islam n'a pas réussi à s'implanter dans la région de la marche narbonnaise un temps sous le contrôle des musulmans d'Al-Andalus.

Par la suite, le protestantisme s'est fortement implanté dans certaines régions. À une époque où la religion catholique et l'État français ne faisaient qu'un. Le choix de certains seigneurs de développer le calvinisme fut peut-être une affirmation d'hostilité à la France du Nord (Béarn notamment). Paradoxalement, la Bible réformée étant écrite en français. Cette langue connut un certain intérêt de la part des protestants.

Historique des rattachements territoriaux actuels[modifier | modifier le code]

La majeure partie de l'Occitanie est incorporée à l'État français entre le XIIIe et le XVIIe siècle. Ces rattachements se déroulent principalement par la voie d'alliances ou par conquête militaire; parfois par l'échange ou l'achat de territoires (Provence, Menton et Roquebrune), la confiscation pour trahison[réf. nécessaire], le partage entre grandes puissances (Escartons italiens) ou par la manifestation d'une volonté plus ou moins réelle d'adhésion du peuple (Nice, Escartons français, Comtat Venaissin. D'autres territoires, principalement des villes, revendiquent l'indépendance partielle en vertu d'attributs de souveraineté reconnus, comme Lectoure, Marseille ou Arles[28]. Ils ont été annexés de manière arbitraire lors de la départementalisation de la France. Certains territoires, comme Monaco sont eux demeurés indépendants.

Les dates mentionnées sont les derniers événements historiques ayant abouti à la situation territoriale actuelle.

Dates de rattachement final des provinces occitano-romanes aux pays actuels.

Dates Territoire Blason Événement survenu Pays actuel
1137
Aquitaine
Blason du duché de Guyenne.svg
Les domaines d'Aliénor d'Aquitaine sont apportés au domaine royal français par son mariage le 25 juillet 1137 avec le futur roi de France Louis VII.

C'est un évènement d'importance historique, même si ce rattachement territorial n'est pas définitif; voir ci-après à la date 1472. Ce mariage permit au domaine royal français de presque tripler. A la suite de leur divorce, Aliénor d'Aquitaine retire sa dot au roi de France: soit la Guyenne, la Gascogne, le Poitou, le Limousin, l’Angoumois, la Saintonge et le Périgord.

Royal Standard of the King of France.svg

Royaume de France
(non définitif)
1152
Aquitaine
Blason du duché de Guyenne.svg
Aliénor d'Aquitaine, épouse le comte d'Anjou et duc de Normandie: Henri Plantagenêt.

C'est un évènement d'importance historique, même si ce rattachement territorial n'est pas définitif; voir ci-après à la date 1472. Le duché d'Aquitaine et le comté de Poitiers sont apportés en dot, renversant ainsi le rapport des forces entre les souverains Capétiens et Plantagenêts. Ce remariage avec le futur roi d'Angleterre Henri II est le prélude de la guerre de Cent Ans.

Drapeau de l'Angleterre Angleterre
(non définitif)
1226 Bas-Languedoc
ArmoiriesTrencavel.svg
Les vicomtés de Carcassonne, d'Albi et de Béziers sont annexés au domaine royal français à la suite de la croisade des albigeois. Drapeau de la France France
1271 Haut-Languedoc (Toulousain)
Blason Languedoc.svg
Incorporation au domaine royal par Philippe III de France de l'héritage de son oncle Alphonse de Poitiers qui avait acquis le comté de Toulouse en se mariant avec Jeanne, la fille du comte Raymond VII de Toulouse. Drapeau de la France France
1271 Haut-Languedoc (Rouergue)
Blason Rouergue.svg
Le comté de Rouergue, qui ne doit pas être confondu avec le Comté de Rodez, appartenait aux comtes de Toulouse. Drapeau de la France France
1271 Velay
Blason département fr Haute-Loire.svg
Idem ci-dessus Drapeau de la France France
1271 Périgord méridional
Blason département fr Dordogne.svg
Idem ci-dessus Drapeau de la France France
1271/1477 Vivarais
Blason département fr Ardèche.svg
Les évêques de Viviers souverains du Vivarais reconnaissaient le Roi d'Arles (Bourgogne) et les Empereurs du Saint-Empire romain germanique. Mais en 1271, Philippe Le Hardi intègre le Bas-Vivarais; puis en 1308, c'est Philippe Le Bel qui augmente ses possessions, et finalement, sous Charles V, tout le pays est administré par un bailli royal du Vivarais et du Valentinois. Drapeau de la France France
1325 Bazadais
Flag of None.svg
Drapeau de la France France
1369[29] Poitou
Poitou Arms.png
Drapeau de la France France
1371 Limousin oriental
Blason région fr Limousin.svg
Drapeau de la France France
1373[29] Aunis
Blason province fr Aunis.svg
Drapeau de la France France
1375[30] Saintonge
Blason Saintonge.svg
Drapeau de la France France
1349[31] Dauphiné
Blason province fr Dauphine.svg
Drapeau de la France France
1445 Agenois
Flag of None.svg
Drapeau de la France France
1454[31] Comminges
Armoiries Comminges.svg
Drapeau de la France France
1472 Guyenne et Gascogne anglaise
(Bordeaux, Chalosse et Labourd)
Blason de l'Aquitaine et de la Guyenne.svg
L'armée française l'emporte sur les Anglo-Aquitains à la bataille de Castillon et met fin à la guerre de Cent Ans (1337- 1453). Louis XI donne le duché en apanage à son frère Charles de Valois en 1469. Il revient définitivement à la couronne française à la mort de celui-ci. Drapeau de la France France
1472 Quercy
Blason département fr Lot.svg
Idem ci-dessus Drapeau de la France France
1477 Carladès
Vicomtes de Carlat.svg
Confiscation pour trahison par Louis XI à Jacques d'Armagnac, vicomte de Carlat Drapeau de la France France
1481-1483[32] Provence
Blason province fr Provence.svg
En 1481, Charles V d'Anjou a vendu ses droits sur la Provence au roi de France Louis XI, lequel la rattachera au domaine royal en 1483. Mais ce n'est qu'en 1487 que les États généraux votèrent l'annexion à la France. Drapeau de la France France
1515 Angoumois
Ecu losangé d'or et de gueules.svg
Drapeau de la France France
1516 Aragon
Aragon Arms-crown.svg
En 1469 Isabelle de Castille et Ferdinand II d'Aragon se marient créant ainsi l'union entre les couronnes de Castille et d'Aragon. À la mort de Ferdinand d'Aragon, en 1516, son petit-fils, Charles Quint prend la couronne de Castille et d’Aragon et devient ainsi le premier vrai roi d'Espagne. Drapeau de l'Espagne Espagne
1516 Catalogne
Coat of Arms of Catalonia.svg
Idem ci-dessus. Drapeau de l'Espagne Espagne
1516 Val d'Aran
Flag of Val d'Aran.png
Idem ci-dessus. En 1174, les autorités de la vallée se mettent sous la protection d'Alphonse Ier roi d'Aragon et de Navarre. Le traité de Sant Andreu de Barabés met la vallée sous la protection catalane. La région, intégrée à la couronne d'Aragon, connaitra par la suite l'histoire commune à l'Aragon et à la Catalogne. Drapeau de l'Espagne Espagne
1516 Valence
Escudo de Valencia.svg
Idem ci-dessus. Drapeau de l'Espagne Espagne
1527[30] Bourbonnais
Flag of Bourbonnais.svg
Le duché de Bourbonnais est rattaché à la Couronne de France, à la suite de la défection du connétable de Bourbon, Charles III de Bourbon. Drapeau de la France France
1527[30] Marche
Blason Boubon-La Marche.svg
Drapeau de la France France
1589 Comté de Rodez
Blason Rouergue.svg
Le comté a été apporté par le mariage de Jeanne d'Albret, comtesse de Rodez, avec Antoine de Bourbon, et mère du futur roi Henri III Drapeau de la France France
1607 Gascogne
(Albret)
Armoiries Albret moderne.svg
Les fiefs vassaux du royaume de France possédés par Henri III de Navarre furent unis à la couronne de France à la suite de son accession au trône français sous le nom d'Henri IV de France. Drapeau de la France France
1607[30] Foix
Blason de Foix-Béarn.svg
Idem ci-dessus Drapeau de la France France
1607 Gascogne (Armagnac)
Blason comte fr Armagnac.svg
Idem ci-dessus Drapeau de la France France
1607 Périgord
Blason département fr Dordogne.svg
Idem ci-dessus Drapeau de la France France
1607[30] Limousin occidental
Blason région fr Limousin.svg
Idem ci-dessus Drapeau de la France France
1620[30] Basse-Navarre (Béarn)
Béarn flag.svg
En 1594, le roi de Navarre Henri III accède au trône de France sous le nom d'Henri IV de France. Il décède en 1610, son fils Louis II (Louis XIII de France) lui succède comme roi de Navarre. En 1614, les États généraux décident pour rétablir la liberté du culte catholique, d’incorporer de façon définitive le Béarn à la France. Le juriste Jean-Paul Lescun fut nommé pour apporter les arguments prouvant la très ancienne indépendance du Béarn qui était toujours reconnue jusque-là de facto par les souverains français, anglais et espagnols. Le 25 juin 1617, Louis XIII, par un édit de mainlevée ordonne la restitution des biens du clergé confisqués et impose le libre exercice du culte catholique. La majorité protestante des États du Béarn repoussa ces dispositions. Louis XIII de France prit la tête de l’armée et occupa Pau puis Navarrenx. Le Béarn fut annexé à la couronne de France par l'édit du 28 octobre 1620. Les États se soumirent, cependant sans jamais signer les textes imposés par le roi. Drapeau de la France France
1620 Bigorre
Blason département fr Hautes-Pyrénées.svg
Idem ci-dessus Drapeau de la France France
1659[30] Catalogne (Roussillon et Cerdagne septentrionale)
Aragon Arms.svg
Au traité des Pyrénées, Louis XIV conclut avec le roi d'Espagne un partage de la Catalogne. Drapeau de la France France
1693[30] Auvergne
Flag of Auvergne.svg
Drapeau de la France France
1713 Principauté d'Orange
Blason ville fr Orange (Vaucluse).svg
Louis XIV occupe plusieurs fois le territoire de la principauté. Une dernière occupation, à partir de 1702 mène à la reconnaissance définitive de l’acquisition au traité d'Utrecht. Drapeau de la France France
1783 Baléares
Coat of Arms of Balearic Islands.svg
Drapeau de l'Espagne Espagne
1713/1790 République des Escartons
Flag of None.svg
Lors du traité d'Utrecht en 1713, les grandes puissances déterminent la frontière entre la France et la Savoie selon des critères géographiques. Les Escartons à l'Est des Alpes sont intégrés à la Savoie, sans que la souveraineté de ce territoire ne soit prise en compte. Ils seront par la suite intégrés à l'Italie. Les Escartons à l'Ouest des Alpes reçoivent en 1789 des révolutionnaires français. Ceux-ci leur expliquent que les Escartons étaient des précurseurs républicains et qu'ils devaient donc intégrer la France. La population se laisse convaincre en 1790. Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau de la France France
1790 Principauté souveraine de Bidache
Flag of None.svg
Le 4 janvier 1790, Bidache, charge un notable, Louis Perret, « d'aller à Paris voir le duc de Gramont pour savoir si la souveraineté de Bidache doit rester dans l'état». Le 16 avril 1790 la ville appris son rattachement à la France en écoutant la lecture des lettres patentes du Roi au sujet de la division du Royaume en départements. Drapeau de la France France
1791[30] Comtat Venaissin
Armoiries Comtat Venaissin.png
Le 12 septembre 1791, l’Assemblée nationale constituante vota la réunion du Comtat Venaissin au royaume de France, à la suite d'un référendum soumis aux habitants. Drapeau de la France France
1793 État d'Avignon
Blason ville fr Avignon (Vaucluse).svg
Le 12 septembre 1791, l’Assemblée nationale constituante vota l’annexion d’Avignon. En 1793 les armées révolutionnaires rentrent en Avignon. Le pape Pie VI, sous la menace d'invasion des autres États de l'Église par les armées françaises menées par le général Bonaparte, signe le traité de Tolentino, le 19 février 1797. Drapeau de la France France
1802 Minorque
Bandera de Menorca.svg
Minorque était britannique en 1798, pendant les guerres de la Révolution française, mais a été finalement et de manière permanente cédée à l'Espagne par le traité d'Amiens en 1802. Drapeau de l'Espagne Espagne
1860[30] Nice
Comte de Nice flag.svg
Napoléon III et Victor-Emmanuel II signent le traité de Turin, qui prévoit l'annexion de Nice à la France en échange d'une aide de Napoléon III contre les Autrichiens et d'une assistance à Victor-Emmanuel II dans son désir d'unifier l'Italie. Drapeau de la France France
1860 Piémont
(Vallées occitanes)
Flag of Piedmont.svg
Idem ci-dessus Drapeau de l'Italie Italie
1861[30] Villes libres de Menton et Roquebrune
Flag of None.svg
En 1860, la Chambre des députés et le Sénat sardes ratifient le traité de Turin. Le gouvernement de Napoléon III verse un dédommagement d’un montant de 4 millions de francs au prince Charles III de Monaco en compensation de l'abandon par la principauté de ses droits sur Menton et Roquebrune, communes qu'elle cède à la France Le 2 février 1861. Drapeau de la France France
Indépendant Monaco
Coat of arms of Monaco.svg
Annexée par la France en 1793, la principauté retrouve son indépendance sous protectorat sarde en 1814. En 1962, une crise avec la France résultat d'un contentieux fiscal aboutit à une nouvelle constitution monégasque renforçant sa souveraineté. En 1991, Monaco entre à l’ONU. En 2003, un nouveau traité franco-monégasque permet à la Principauté de bénéficier d’un allègement de la tutelle politique de la France. Elle est admise, en 2004, au Conseil de l’Europe, avec la bénédiction française[33]. Drapeau de Monaco Monaco

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Robert Lafont (1971, 1977, 1987), Clefs pour l'Occitanie, Paris : Seghers, 1987 : ISBN 2-232-11190-3.
  2. Histoire d'Occitanie sous la direction d'André Armengaud et Robert Lafont. Paris : Hachette, 1979 ISBN 2-01-006039-3
  3. Robèrt Lafont (2003). Petita istòria europèa d'Occitània, Canet : El Trabucaire ISBN 2-912966-73-6
  4. « a number of terms of Germanic origin can be observed to occupy only the Peninsula and southern France… These borrowings were taken from the Gothic language of the tribe (the Visigoths)… the earliest loans from Gothic are to be found not only in Occitan… » Ralph John Penny, A history of the Spanish language, p. 263 § 4.5 Germanic borrowings, Cambridge University Press, 2002. 2e édition, illustrée, révisée. ISBN 0-521-01184-1, ISBN 978-0-521-01184-6, en ligne
  5. Notamment Charles de Tourtoulon, & Octavien Bringuier, Étude sur la limite géographique de la langue d’oc et de la langue d’oïl (avec une carte), 1876, Paris : Imprimerie nationale [rééd. 2004, Masseret-Meuzac : Institut d’Estudis Occitans de Lemosin/Lo Chamin de Sent Jaume].
  6. Ouvrages de Bec, Ronjat, Tuaillon en bibliographie dans l'article occitan
  7. dans le manifeste Desviacions en els conceptes de llengua i de pàtria Manifest, maig del 1934
  8. Walther von Wartburg, La fragmentation linguistique de la Romania (trad. de l'allemand par Jacques Allières et George Straka), 1967
  9. Dominique Garcia, op. cit., p. 70.
  10. Jules César, La guerre des Gaules, livre premier.
  11. Dominique Garcia, op. cit., p. 68.
  12. G. Eiten, Das unterköningtum in reiche der Merovinger und Karolinger, Heidelberg, 1907, p. 9-11.
  13. a et b domnus princeps Rouche (1979), p. 379.
  14. « C'est avec les montagnards frustes d'Afrique du Nord, les Berbères, que l'Islam a conquis l'Espagne », Fernand Braudel, Grammaire des civilisations (1963), éd. Flammarion, 2008, p. 104
  15. Philippe Sénac, « Présence musulmane en Languedoc » in Islam et chrétiens du Midi, Cahier de Fanjeaux, no 18, 2000, p. 50-51
  16. Anne Le Stang, Histoire de Toulouse illustrée, p. 39
  17. a et b Les batailles de Toulouse et Poitiers
  18. a et b Arabs in Occitania(en)
  19. Léonce Auzias, L'Aquitaine carolingienne, 778-987, Princi Negue, 2003, p. 85
  20. « La tradition occitane tend à regretter que les Arabes, hautement civilisés, aient dû laisser leur place à des Germains qui n'étaient alors encore que des sauvages ! », Marc Ferro, Des grandes invasions à l'an mille, Plon, 2007, p. 91-92
  21. [L'Aquitaine carolingienne : 778-987; Léonce Auzias; Éditeur : H. Didier (Paris); 1937; 1 vol. (XLVIII-587 p.) L'Aquitainecarolingienne : 778-987 Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France "Charlemagne n'arriva ni à la fusion ethnique qu'il souhaitait, ni à la disparition du sentiment séparatiste chez les Aquitains."
  22. Carte de l'empire de Charlemagne après le partage de 806 - Gallica, Bibliothèque nationale de France.
  23. Carte de la mosaïque des comtés occitans autour de l'an Mil, p. 484 Les Sociétés de l'an mil : un monde entre deux âges, Pierre Bonnassie, éditeur De Boeck Université, 2001, ISBN 2-8041-3479-2, ISBN 978-2-8041-3479-2
  24. « les Guillaume (D'aquitaine) ne négligent pas pour autant le monde toulousain qui s'étend aux portes de l'Aquitaine orientale. Ils réuniraient bien ce territoire à leur domaines s'il n'existait une autre dynastie… celle des comtes de Toulouse. », Histoire des Aquitains, p. 82-83, Antoine Lebègue, éditions du Sud-Ouest
  25. « Au début du XIIIe siècle, avant la Croisade contre les Albigeois (1208-1249), le comte de Toulouse (Raymond VI) avait construit un embryon d’État en Occitanie, État qui aurait très bien pu se structurer davantage encore et faire naître une grande construction politique (entre celle des rois Capétiens, au nord, et celles des rois ibériques, au Sud de la « France », notamment d’Aragon). » Article « Chronique historique » paru dans Le Monde, Jean-Luc Lamouché, professeur d'histoire
  26. « Mais cette allégeance est toute virtuelle. De l'avènement de Hugues Capet (987) à celui de Louis VII (1137), l'audience des Capétiens en pays d'oc est nulle… » Les Sociétés de l'an mil : un monde entre deux âges, Pierre Bonnassie, éditeur De Boeck Université, 2001, ISBN 2-8041-3479-2, ISBN 978-2-8041-3479-2
  27. L'espace occitan en l'an 1000 p. 485 et suivantes Les Sociétés de l'an mil : un monde entre deux âges, Pierre Bonnassie, éditeur De Boeck Université, 2001, ISBN 2-8041-3479-2, ISBN 978-2-8041-3479-2
  28. Dans une délibération des artisans d'Arles du 15 février 1789, reçue par-devant notaire, on lit : « La ville d'Arles, étant restée jusques à présent un État uni à un autre, n'a pas cessé, comme le restant de la province, d'être un vrai principal, annexé à un autre principal. »
  29. a et b Le Français et les langues historiques de la France, auteur Hervé Abalain, éditeur Éditions Jean-Paul Gisserot, 2007, ISBN 2-87747-881-5, ISBN 978-2-87747-881-6, p. 176
  30. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k [Le français et les langues historiques de la France Auteur Hervé Abalain Éditeur Éditions Jean-Paul Gisserot, 2007, ISBN 2-87747-881-5, ISBN 978-2-87747-881-6] p. 176
  31. a et b [Le français et les langues historiques de la France Auteur Hervé Abalain Éditeur Éditions Jean-Paul Gisserot, 2007, ISBN 2-87747-881-5, ISBN 978-2-87747-881-6] p. 175
  32. Le Français et les langues historiques de la France, auteur Hervé Abalain, éditeur Éditions Jean-Paul Gisserot, 2007, ISBN 2-87747-881-5, ISBN 978-2-87747-881-6, p. 175
  33. Les Alpes-Maritimes et la crise franco-monégasque de 1962 par Jean-Rémy Bezias, publié par le Centre de la Méditerranée moderne et contemporaine.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J.-C. Chevallier, Le Baron de Tourtoulon et la constitution d'une géographie linguistique (polémique avec Gaston Paris), in De François Raynouard à Auguste Brun. La contribution des Méridionaux aux premières études de linguistique romane, Aix-en-Provence, Brignoles, université de Montpellier-3 Paul-Valéry, MontpellierCat INIST
  • Lafont, Robert. Petita istoria europèa d'Occitània. Canet : Trabucaire, 2003 (oc).
  • L'occitan, une histoire. Direction scientifique: Hervé Lieutard; Auteurs : Jean-Claude Forêt, Gérard Gouiran, Hervé Lieutard, Philippe Martel, Claire Torreilles, Marie Jeanne Verny. Coproduction : Université Paul-Valéry Montpellier 3, Université Ouverte des Humanités. Etablissements associés : Centre Interrégional de Documentation Occitane (CIRDOC – Béziers), Médiathèque Emile Zola – Agglomération de Montpellier. Université de Montpellier 3
  • André Armengaud, Robert Lafont. Histoire d'Occitanie par une équipe d'historiens. Paris : Hachette littérature, 1979, 949 pages, ISBN 2010060393.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

L'expansion occitane (ca)