Histoire de l'Amérique latine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Bien que peu documentée, l'Histoire de l'Amérique latine préhistorique est aussi ancienne que celle de l'Europe.

L'histoire précolombique la plus connue traite des Mayas, Incas, et autres civilisations andines qui ont peut-être été finalement très avancées pour l'époque. Mais l'arrivée des conquistadors ibériques, et des maladies infectieuses qu'ils ont amené, engendra l'effondrement des empires locaux, et finalement la colonisation hispano-portugaise.

Vers 1800, les idées révolutionnaires françaises et américaines encouragèrent la quête d'indépendance, mais Simón Bolívar et José de San Martín ne réussirent pas à conserver une entité latino-américaine unie. Le XIXe siècle efface le modèle vassal/seigneur par celui des Caudillo où le riche est puissant et n'a cette fois aucun devoir moral envers le pauvre. L'Amérique latine est alors convoitée par les Européens qui investissent d'importants capitaux et interviennent dans les affaires politiques des États. Le XXe siècle est dominé par le poids des États-Unis, tandis que le XXIe siècle s'amorce avec la volonté d'unification et d'affirmation nouvelle.

Histoire précolombienne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Amérindiens.

Peuplement de l'Amérique latine[modifier | modifier le code]

Les origines du peuplement de l'Amérique soulèvent de nombreux débats parmi les spécialistes. Les modalités et la chronologie de ce peuplement sont toujours discutées et réévaluées en fonction des découvertes. Jusqu'à une date récente, la théorie la plus couramment admises était celle d'une migration de peuples asiatiques par le détroit de Béring pendant la dernière époque glaciaire. En effet, la dernière glaciation avait provoqué l'abaissement du niveau moyen des mers et des océans et dégagé la Béringie entre l'Asie et l'Amérique du Nord. Les chasseurs nomades de la Sibérie purent alors entrer à pied sec dans l'actuelle Alaska, puis coloniser l'ensemble du continent dans les siècles qui suivirent. Ce passage remonterait à 15 000 / 10 000 ans avant notre ère[1].

De nombreux sites préhistoriques ont été fouillés en Amérique latine et ont permis d'affiner les connaissances sur le peuplement du continent. Au Brésil, la caverne Lapa Vermelha dans le Minas Gerais abritait le squelette de Luzia et les grottes de Pedra Furada des peintures rupestres. Au Mexique, la Basse-Californie et le site d'El Cedral sont parmi les plus renommés. La femme de Peñon et l'homme de Tlapacoya furent découverts dans la région de Mexico.

Cultures des Caraïbes et des Antilles[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Amérindiens des Antilles.

Civilisations méso-américaines[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mésoamérique.

Les premières civilisations apparurent avec la poterie, l'architecture monumentale et les premières villes. La culture Tlatilco s'épanouit dans la vallée de Mexico entre 1250 et 800 avant J.-C. Les Olmèques dominent la Mésoamérique de 1200 av. J.-C. jusqu'à 500 av. J.-C.. Ils utilisent une écriture et développent un art raffiné (sites de La Venta et San Lorenzo Tenochtitlán). La civilisation maya, apparue au IIIe millénaire av. J.‑C., connaît son apogée du IIIe au Xe siècle avant de connaître une décadence progressive et de disparaître au moment de la conquête espagnole au XVIe siècle. Les Mayas édifièrent d'imposants temples et pyramides, avaient des connaissances en astronomie, comme en témoignent les multiples cycles du calendrier maya, et en mathématique, avec une numération de position en base 20 comprenant le zéro. Les autres civilisations de la région furent les Zapotèques (région actuelle d'Oaxaca), les Mixtèques et les Totonaques.

C'est sous l'ère classique (vers 200-900) que se développa la civilisation de Teotihuacán qui rayonna sur l'ensemble de la Mésoamérique. La construction de la cité commença vers -300. La Pyramide du Soleil, l'une des plus hautes d'Amérique, fut achevée en -150. La cité connut son apogée entre 150 et 450 de notre ère. Elle s'étendait sur une superficie d'environ 30 km2 et abritait plusieurs milliers d'habitants. Elle s'effondra au VIIe ou VIIIe siècle peut-être à cause d'invasions ou de troubles sociaux.

Enfin, au début du XVe siècle, les Aztèques fondent un empire qui domine l'ensemble de la Mésoamérique.

Civilisations andines[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Quéchua, Chibcha et Inca.

Autres cultures et civilisations[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Peuple indigène du Brésil et Patagons.

Les colonies ibériques[modifier | modifier le code]

La conquête du continent sud-américain[modifier | modifier le code]

Les principales étapes[modifier | modifier le code]

La conquête de l'Amérique latine débuta dès la fin du XVe siècle : elle succéda à une phase d'exploration et de prise de contact avec les Amérindiens. Jusqu'au milieu du XVIe siècle, les conquistadors progressent rapidement en anéantissant les deux grands empires aztèque et inca. Mais certaines régions sont loin d'être contrôlées à cette époque : ainsi les régions au Nord du Mexique se soulèvent encore au XVIIe siècle tandis qu'il faut attendre la fin du XIXe siècle pour que les Araucans soient pacifiés au Chili. D'autre part, l'Amazonie reste en grande partie isolée pendant plusieurs centaines d'années.

Au cours de ses quatre expéditions (1492-1504), Christophe Colomb explore l'espace caraïbe pour le compte des Rois catholiques espagnols Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon. Ces derniers le nomment avant son premier départ amiral, vice-roi des Indes et gouverneur général des îles et terre ferme qu'il découvrirait. Les îles des Antilles et des Caraïbes sont d'abord exploitées pour l'or puis pour le sucre. Christophe Colomb navigue également le long de l'isthme de Panama et du Honduras actuel.

Dès 1493-1494, Espagnols et Portugais se partagent le monde en zones d'influence sous l'égide du pape (bulle Inter Coetera et traité de Tordesillas). Finalement, l'Espagne reçoit tous les territoires américains à l'ouest de la longitude 39°53'W.

Les découvertes se succèdent dans le premier tiers du XVIe siècle : Pedro Alvares Cabral débarque au Brésil en 1500. En 1513, Vasco Núñez de Balboa aperçoit pour la première fois l'océan Pacifique, depuis une colline à l'est de l'isthme de Panama. L'expédition de Fernand de Magellan franchit le détroit de Magellan au sud de l'Argentine et réalise le premier tour du monde en 1519-1521.

À partir de 1519, les Espagnols conquièrent les deux principaux empires de l'Amérique latine : Hernán Cortés est victorieux des Aztèques et fait raser leur capitale Tenochtitlan. Francisco Pizarro se rend maître de l'Empire inca en jouant sur les rivalités politiques.

Depuis l'ancien empire aztèque, les conquistadores découvrent et s'installent dans le Yucatán, le Gutatemala, le Honduras, le Costa Rica et le Panama. Des expéditions sont envoyées vers le Nord du Mexique et jusque dans le Sud-Ouest des États-Unis actuels.

Caractéristiques de la conquête[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Conquête de l'Empire aztèque.
Cortés

Contrairement à l’Amérique anglo-saxonne, l'Amérique latine a d'abord été conquise avant d'être colonisée[2]. Les conquistadores espagnols devaient passer un contrat avec la Couronne pour coloniser les territoires découverts[3]. Ils étaient surtout motivés par les promesses d'enrichissement et par le goût de l'aventure. Les monarchies ibériques cherchaient quant à elles à gagner en puissance, à trouver une route vers les Indes et à évangéliser les territoires conquis. La Reconquista a provoqué la migration des Espagnols et laissé des sans-emplois qui sont ensuite partis vers l’Amérique.

Si les conquistadores ont connu des revers et des difficultés telles que les maladies, la conquête des empires aztèque et inca fut relativement rapide. Plusieurs raisons permettent de comprendre comment les petites troupes de Cortés et de Pizarro ont fait chuter ces deux civilisations. Les Espagnols disposaient d'armes supérieures à celles des Amérindiens, en particulier l'arbalète[4]. Les chevaux, inconnus des peuples précolombiens, ont pu susciter l'effroi, au moins dans les premiers contacts. Les conquistadores ont surtout su tirer parti des divisions entre Amérindiens : ainsi, l'armée de Cortés comptait de nombreux indigènes hostiles à la domination aztèque. Le choc viral a également joué en faveur des Européens.

L'effondrement démographique[modifier | modifier le code]

La conquête de l'Amérique par les Ibériques entraîna une importante dépopulation. L'ampleur du phénomène est difficile à établir avec exactitude. En 1492, l'Amérique latine aurait compté entre 20 et 40 millions de personnes[5], peut-être jusqu'à 70 millions selon d'autres auteurs[6]. Au début du XIXe siècle, il ne restait plus que 15 millions d'habitants dans l’Amérique espagnole dont 7 millions pour la Nouvelle-Espagne et ses dépendances, 3,3 millions au Brésil[5].

La principale raison de l'effondrement démographique est bien connue : les Européens apportèrent avec eux des maladies contre lesquelles les Amérindiens n'étaient pas immunisés (rougeole, variole, grippe) ; de nombreux Indiens furent également sous-alimentés et exploités[7]. La dépression a frappé bon nombre de latino-américains exploités qui tombent dans l'alcoolisme. D'autres furent massacrés au cours des guerres et des expéditions. Les Taïnos, Indiens des Grandes Antilles furent réduits en esclavage, connurent la famine et furent poussés au suicide (les femmes tuaient leur nouveau-né en leur donnant du manioc non traité).

L'organisation des colonies ibériques[modifier | modifier le code]

L'Empire espagnol en Amérique vers 1800

Une fois les territoires conquis, les Ibériques ont créé des institutions afin de contrôler les populations et de faire rentrer l'impôt.

En Espagne, le conseil des Indes était chargé de conseiller les souverains et d'élaborer les lois et ordonnances des colonies. Il s'occupait également de la correspondance administrative et servait de haute cour de justice. La Casa de Contratación, fondée en 1503 à Séville, régentait les relations commerciales et maritimes, veillait à la rentrée des revenus royaux comme le quint.

Les institutions de l'Amérique espagnole s'inspirent grandement de celles mises en place dans la métropole à l'occasion de la Reconquista : les territoires conquis sont divisés en vices-royautés (Vice-royauté de Nouvelle-Espagne, Vice-royauté de Nouvelle-Grenade, Vice-royauté du Pérou, Vice-royauté du Río de la Plata, Vice-royauté du Brésil, etc.), confiées à des adelantado, c'est-à-dire des gouverneurs choisis par le roi ; puis la Couronne fait appel à un vice-roi. Ce dernier possède des pouvoirs étendus : il surveille l'exploitation des mines, surveille l’évangélisation et préside l’audiencia.

L'audiencia représente l’autorité royale. Elles sont fondées dans les principales villes de l'empire à partir du XVIe siècle (1527 à Mexico, 1542 à Lima, 1661 à Buenos Aires, etc.). Elles sont dirigées par des auditeurs (oidores) qui nommaient des enquêteurs (visitadores). Les audiencias sont subdivisées en corregemientos. L’audiencia surveille les fonctionnaires et l’administration coloniale.

Les municipalités (Ayuntamientos) avaient dans les premiers temps une grande marge d'autonomie vis-à-vis du vice-roi. Elles sont gouvernées par un conseil municipal de 12 regidores et un maire (alcade mayor). En raison de l’immensité du continent et de son isolement, les fonctionnaires et les représentants du pouvoir espagnol disposait d'une relative autonomie de fait.

La Couronne espagnole percevait des impôts sur le commerce ; chaque Amérindien pouvant travailler devait payer un tribu (alcabala). Le quint (quinto) représentait 1/5e des revenus des mines À la fin du XVIIe siècle, la monarchie espagnole entre dans une période de déclin. L'avènement des Bourbons au début du siècle suivant s'accompagne d'une réforme des institutions coloniales. En 1765-1761, onze intendances ont été mises en place sur le modèle français[8].

Économie des colonies ibériques[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Les terres agricoles furent mises en valeur dans le cadre des encomiendas : il s'agissait de regrouper sur un territoire de centaines d'Indiens (la plus grande étant composée d'à peu près 300 d'entre eux) que l'on obligeait à travailler sans rétribution dans des mines et des champs. Ils étaient sous les ordres de l'Encomendero, un Espagnol à qui la Couronne d'Espagne avait confié une terre dont il pouvait jouir mais qui ne lui appartenait pas. L'encomendero devait administrer le domaine et veiller à l'évangélisation de ses Amérindiens. Le système des encomiendas fut créé par Isabelle la Catholique en 1503 ; il fut adapté du système de suzeraineté sur les terres reconquises aux musulmans en Espagne[9]. Les lois nouvelles de 1542 devaient abolir les encomiendas à la mort de leur propriétaire ; cette décision provoqua une vague de protestation dans les colonies sud-américaines. Le souverain dut reculer et confirmer le régime de l’encomienda.

Les Européens implantèrent des espèces inconnues des Amérindiens, qui s'adaptèrent particulièrement bien sur les hauts plateaux : oranger, vigne, blé, bovins, chevaux, porcs. L'introduction du vin entraîna une catastrophe sociale : les Aztèques et les Incas n'avaient pas l'habitude de boire et l'ivresse était punie sévèrement[10]. La consommation de la coca autrefois réservée à une élite, devint libre.

Mines[modifier | modifier le code]

Potosi

La production d'or débuta dans les Antilles et les Caraïbes dans le cadre d'une économie de pillage à court terme et de prédation. Les Espagnols utilisèrent une main d'œuvre amérindienne qui s'épuisa rapidement.

La découverte des mines d’argent au Mexique (Taxco, Zacatecas) et en Bolivie (Potosi) provoqua un afflux important de métal précieux dans la métropole. Les mines étaient exploitée dans le cadre de la mita des Incas et du tequitl au Mexique. Dans les années 1558-1560, la technique de l'amalgame fut introduite dans les mines d'argent au Mexique, ce qui augmenta la productivité[11]. Mais c'est à la fin du XVIIIe siècle que la production fut la plus importante dans ce pays.

Commerce et transports[modifier | modifier le code]

Le commerce était régi par le Pacte colonial et le mercantilisme : la métropole se réservait le monopole du commerce. Jusqu’en 1680, les bateaux devaient impérativement aller à Séville puis à Cadiz jusqu’en 1778. Le commerce fut interdit entre les provinces de l’Amérique coloniale jusqu’en 1778 ; mais contrairement aux Anglais, les Espagnols n’ont pas cherché à imposer un monopole industriel dans leurs colonies qui pouvaient produire. Charles Quint encouragea même la production de soie en Nouvelle-Espagne. Cependant, au XVIIe siècle, les États ibériques n'étaient plus capable de fournir des produits manufacturés à l’Amérique coloniale ce qui provoqua le développement de la contrebande et les échanges avec d'autres pays européens et avec les États-Unis à la fin du XVIIIe siècle.

Séville au XVIe siècle, peinte par Alonso Sánchez Coello

Un autre trafic fructueux dans l'Amérique latine fut celui des esclaves. Au XVIe siècle, des compagnies d’hommes de guerre espagnols faisaient le trafic des Amérindiens revendus à Cuba ou Hispaniola[12]. La Couronne espagnole hésita sur la position à tenir face à l'esclavage. D'un côté elle condamnait l'esclavage des Amérindiens, mais l'autorisait de l'autre lorsqu'il s'agissait des Taïnos anthropophages[13]. L'esclavage était possible dans le cadre d’une « guerre juste »[14].

Les conquistadores reprirent à leur profit la pratique de l'esclavage domestique et du troc d'esclaves pratiqués par les sociétés amérindiennes. Par la cédule royale de 1548, l’esclavage des Amérindiens fut officiellement aboli dans les colonies espagnoles. La pratique de l'esclavage des Africains existait déjà dans l’industrie sucrière aux Canaries, en Andalousie, en Sicile et à Madère à la fin du XVe siècle[15]. Elle fut naturellement introduite dans l'Amérique latine.

Les Aztèques n'avaient pas d'animaux de bât ou de trait. Dans les Andes, les mules européennes remplacèrent les lamas qui ne pouvaient transporter plus de 25 kg[16]. Les chevaux furent la plupart du temps réservés aux Blancs ou aux métis vaqueros par exemple dans le nord du Mexique.

Société et acculturation[modifier | modifier le code]

Église et christianisation[modifier | modifier le code]

Cathédrale de Mexico

L'Église catholique fut l'un des agents d'encadrement des Amérindiens et l'une des structures du territoire latino-américain dès le XVIe siècle. Le roi d'Espagne nommait aux charges ecclésiastiques par l’intermédiaire du conseil des Indes ; par la bulle de 1501, il levait également les dîmes[17]. En 1512, le pape autorise les souverains espagnols à nommer les évêques[18]. Le clergé du Nouveau Monde concentra ses efforts à évangéliser les Amérindiens. Les ordres mendiants s'implantèrent dans les villes et les villages. Les dominicains et les franciscains commencèrent par évangéliser les prêtres amérindiens et les notables en leur montrant que leurs dieux n’avaient pu empêcher la conquête espagnole. L’Inquisition entra en fonction à Mexico en 1571. Le collège de Tlatelolco devait pour former un clergé indigène et un catéchisme en nahuatl est rédigé. En 1559, on dénombre 80 couvents franciscains en Nouvelle-Espagne[19]. Les dominicains fondèrent des pueblos chez les Mixtèques afin d'écarter les Amérindiens des Espagnols.

L'évangélisation du Pérou fut plus longue et moins profonde à cause des guerres civiles et du manque de clercs. Les prêtres espagnols s’attaquent aux cultes funéraires incas alors que les huacas, lieux de sépulture incas, sont pillés. Le premier concile de Lima se réunit en 1545-1549 pour interdire les pratiques païennes.

Les jésuites eurent un rôle important au XVIIe siècle et jusqu'en 1767, date de leur expulsion. Ils fondent par exemple des missions au Paraguay ou en Bolivie. Ils instaurent des réductions sur lesquelles ils dispensent aux Amérindiens une protection tyrannique[20].

L'attitude du clergé face aux cultes précolombiens et aux sacrifices aztèques fut souvent violente : à Mexico, l’évêque Zumarraga fit détruire des centaines de livres aztèques. Mais certains clercs ont pris la défense des Amérindiens et ont cherché à comprendre leur culture : Bartolomé de Las Casas écrivit le code des Nouvelles Lois (1545) qui ne fut jamais appliqué. Bernardino de Sahagún fut à l’origine de travaux ethnologiques sur les sociétés précolombiennes. On peut également citer Andrés de Olmos, Diego Durán, Cieza de Leon, Juan de Betanzos, Cristobal de Molina, José de Acosta, etc.

L'évangélisation ne fut jamais totale : certaines régions échappaient au contrôle de l'Église et beaucoup d'Amérindiens furent baptisés mais continuèrent à pratiquer leurs anciens cultes. De nombreux Incas cachaient leurs idoles et pratiquaient encore des sacrifices d’animaux dont ils extirpaient le cœur[21]. Au Mexique, au XVIe siècle, les indigènes ne furent pas admis dans les ordres ni dans les couvents[22]. Les croyances précolombiennes se mélangèrent avec les dogmes catholiques : l'exemple le plus connu de ce syncrétisme est celui de Notre-Dame de Guadalupe qui peut être considérée d'une manière socio-historique comme la continuation catholique de la déesse de la fécondité Tonantzin dans la religion aztèque. La décoration des églises baroques révèlent encore de nombreuses indices de ce syncrétisme religieux.

Acculturations[modifier | modifier le code]

Les Européens ont aussi de leur côté tenté de faire correspondre les croyances amérindiennes à leur héritage culturel : les Amazones auraient ainsi vécu dans la région éponyme. Le peuplement amérindien aurait pour origine l'exode des dix tribus perdues d’Israël. Ou encore, le dieu aztèque Quetzalcoatl aurait été un apôtre[23]. En 1577, le roi Philippe II d'Espagne interdit l’usage des langues indigènes en Amérique[24]

Le XIXe siècle sous influence européenne[modifier | modifier le code]

Repère utile, la notion de post-colonialisme, dans le cadre de l'Amérique latine, espagnole en particulier, pose problème. La Junte centrale de gouvernement d'Espagne et des Indes elle-même ne dit-elle pas, dans son décret du[25] que les domaines de la Couronne de Castille aux Indes "ne sont pas à proprement parler des Colonies, ou Factories comme celles des autres nations" ? En effet, à l'aube du XIXe siècle, l'Amérique hispanique est constituée de royaumes (plus exactement vice-royaumes) rattachés directement au domaine de la Couronne de Castille ([26]) : ce sont les Indes de Castille, l'autre pilier de la monarchie hispanique. Un statut de colonie comparable par exemple aux colonies françaises ou britanniques est non seulement illégal et inédit, mais impensable pour les Espagnols d'Amérique. Or les progrès de l'absolutisme d'abord, sous le règne de Charles IV, du libéralisme ensuite, au sein des gouvernements provisoires dans la péninsule s'accompagne d'une confusion entre libéralisme politique et libéralisme économique (le mercantilisme gaditan), tendant à mettre les Indes au service des besoins ibériques. C'est justement la propension croissante, mais très récente, de la péninsule à se considérer comme une métropole vis-à-vis de colonies dans le sens moderne du mot, qui est à l'origine du processus séparatiste en Amérique espagnole, qui lui-même se différencie selon les régions et royaumes et aboutit à la création de nations indépendantes. En effet, en vertu du constitutionnalisme historique qui prévaut et de l'acculturation des élites créoles aux théories d'inspiration libérale (au sens politique), les Hispano-Américains sont tout à fait loyaux à la dynastie des Bourbons, et enclins à faire valoir, au nom de ce pactisme traditionnel ([27] au XVIIe), les droits des pueblos (droit des peuples). Méconnus par les gouvernements provisoires de la péninsule, dans le cadre des guerres napoléoniennes et de l'usurpation de Joseph Ier puis de la guerre d'indépendance et de la révolution espagnole, c'est cette double identité qui les motivent peu à peu à l'insurrection sous forme de juntes, puis de mouvements nationalistes.

Le cas du Brésil est nettement différent, car dans le temps où la dynastie espagnole était captive de Napoléon, la Couronne portugaise s'était réfugié dans ses territoires d'outre-Atlantique.

Pays d'Amérique latine selon leur accession à l'indépendance.

L'indépendance des pays d'Amérique latine a finalement permis la dislocation des structures et équilibres anciens, la justice et le pouvoir sont monopolisés par de nouveaux « propriétaires » et un nouveau droit favorisant la propriété.

Les ejidos sont mis en vente, ceux qui tenaient la terre en deviennent propriétaires par leur achat, les pauvres passent de la soumission au seigneur à la soumission économique, sans règle confucianiste de respect mutuel entre supérieur et vassal. La rentabilité pousse à acheter/exploiter toutes les terres : les pauvres n'ont plus de terre de réserve.

Au Brésil, en 1901, 85 % des terres appartiennent à 1 % de la population, c'est le fruit du libéralisme.

Or, dans les sociétés d'Amérique latine post-indépendantes, 2/3 des produits intérieurs brut sont le fruit d'exploitations agricoles ou d'élevages, monopolisé donc par ces propriétaires.

Ces grands propriétaires contrôlent totalement l'activité locale puisqu'y étant le principal employeur et la principale source de revenu. Ils contrôlent donc également la politique locale. Mais ceci s'inscrit dans une société de travailleurs miséreux et peu politisés qui voient ces chefs locaux comme légitimes.

Cette économie de grand domaine est adaptée à l'économie de marché internationale, dont elle tire ses revenus, et subit les fluctuations de prix. L'inégalité de la condition de leurs travailleurs les encourage à la libre concurrence avec les états plus égalitaires.

La réalité métisse est totalement niée au niveau des puissants, sauf au Mexique. La culture officielle est exclusivement européenne, catholique, positiviste, sauf au Mexique.

Malgré la proclamation de constitutions inspirées des constitutions américaine et française, le manque d'implication des populations laisse la mise en application à des bourgeois qui n'y ont pas réellement intérêt.

Après les tentatives d'une Grande Colombie, d'une République centre-américaine, d'États-Unis du Sud, la nature floue des frontières pousse à de nombreux conflits interétatiques, alors que l'intérieur des pays est souvent agité par les luttes entre fédéralistes et centralistes qui ne s'imposent finalement que par l'action et la répression militaire des opposants. Il reste difficile de définir un espace national, une nation reflétant l'état, puisque ces états même ne s'identifient que grâce à leurs racines européennes, espagnoles ou portugaises, et que leur population officielle partage la même langue et les mêmes origines.

La modernisation des réseaux est en grande partie motivée par le besoin de contrôle sur l'ensemble de son territoire, et la capacité d'action rapide à ses frontières.

Cette militarisation de la société latino-américaine pousse à l'émergence récurrente de Caudillos, des chefs militaires dont la prise de pouvoir est légitimée par leurs aptitudes de chef de guerre, d'homme d'action. Ils confient le pouvoir local à des Corronel', des chefs locaux, tenant leur pouvoir de leur richesse personnelle et de leur fidélité politique au chef.

Les régimes sont soit présidentiels, peu libéral et assez démocratique; soit parlementaires plus libéral, moins démocratique et plus oligarchique. Dans les deux cas, l'opinion du bas-peuple est diminuée. Le vote est de toute façon souvent conditionnel, favorisant une vie politique limitée à une oligarchie.

La vie politique, hormis les caudillos, est occupée par les conservateurs et les libéraux, qui dans les deux cas n'ont pas de politique sociale. Et les insurrections populaires, lorsqu'elles s'expriment, sont souvent instrumentalisées, et réprimées : 100 000 morts lors d'une révolte colombienne vers 1890.

Seuls quelques États parviennent à avoir une certaine démocratie : l'Uruguay, et partiellement l'Argentine, le Chili, le Costa Rica et la Colombie. Les autres sont clairement oligarchiques, parfois avec un soutien populaire.

Économiquement, l'Amérique latine est certainement dépendante de l'Europe, et si l'indépendance a laissé place à une dépendance accrue envers l'Angleterre, le XIXe siècle voit surtout l'augmentation de la dépendance envers les investissements provenant des États-Unis.

Vocabulaire particulier :

  • Estancias et Haciendas : grandes exploitations fondées sur l'élevage
  • Fazendas : plantations de café/sucre
  • Ejidos : propriété collective, garantissant certains droits à chacun des membres de la communauté.
  • Propriété : le bien d'une seule personne, qui elle seule y a des droits.

Le XXe siècle sous influence américaine[modifier | modifier le code]

Années 1900-1920[modifier | modifier le code]

Un tournant est signé avec l'intervention américaine à Cuba en 1898 et avec l'amendement Platt de 1902, qui autorise les États-Unis à intervenir à Cuba si cela leur semble nécessaire. La vieille doctrine Monroe de 1823, qui freine les interventions américaines, est ainsi remplacée par une doctrine du Big Stick, plus interventionniste pour la défense de ses intérêts.

En Colombie, la concession du canal de Panama est rachetée en 1903, mais les élites colombiennes s'opposent à cette mainmise américaine. Une insurrection panaméenne apparait alors, armée de matériel militaire marqué du signe "US". L'indépendance est imposée, et Panama devient un allié des États-Unis.

Au Mexique, Porfirio Díaz ayant promis en 1908 de se retirer du pouvoir, son grand âge ouvrant la porte a une foule d'ambitieux de tous bords pour prendre sa place, et de partis politiques pour la plupart porfiristes mais représentants d'ambitions personnelles divergentes. Francisco Madero, un libéral modéré qui veut surtout démocratiser le pays, se lance dans une campagne électorale pour défendre ses idées aux élections de 1910. Mais Díaz organise une septième élection truquée, qui, avec la chute des cours de l'argent métal et la baisse de valeur des exportations, lance la Révolution mexicaine. Des soulèvements s'organisent et des leaders clefs apparaissent : Pablo González, Pascual Orozco, Aquiles Serdan, Francisco Villa au nord, Emiliano Zapata dans le minuscule État de Morelos, et leur chef Madero. Porfirio Díaz, qui n'était pas soutenu par les États-Unis, démissionne le 27 mai1911 pour éviter une guerre civile et s'exile au profit de Francisco I. Madero, qui est élu président le 6 novembre 1911 et bénéficie momentanément de la sympathie américaine. Madero entreprend un début de démocratisation, mais peu est fait dans le sens des revendications agraires, et Zapata continue la révolution. Le 18 février 1913 Victoriano Huerta, un général conservateur, organise avec le soutien des États-Unis un coup d'État : Madero est assassiné le 22. Les autres chefs révolutionnaires Villa, Zapata et Venustiano Carranza rejettent cet usurpateur, qui est bientôt lâché par les États-Unis car favorisant le capital britannique et allemand. Zapata et Villa, alliés, prennent Mexico en mars 1914, mais dans cette ville moderne et industrieuse, ils ne sont pas sur leur terres et préfèrent se retirer vers leurs bastions respectifs. Ceci permet, après la fuite de Huerta en juillet 1914, à Carranza de mener un combat pour la victoire. Il organise alors la répression de l'armée de Villa et des bandes Zapata, notamment par l'efficace général Álvaro Obregón, qui gagne de décisives victoires en 1915, prend Mexico et devient de facto président en octobre 1915. La constitution mexicaine de 1917 est proclamée, mais peu appliquée.

Sous les ordres de Carranza, qui favorise le capital allemand, ce qui lui valut des ennuis avec les Américains, Obregón continue sa pression militaire sur les rebelles. Zapata est finalement assassiné le 10 avril 1919 sur l'ordre de Carranza, qui sera lui-même assassiné le 15 mai 1920, laissant la place à Obregón, qui est élu président. Enfin en 1923, c'est Francisco Villa qui est assassiné, sur ordre d'Obregón.

Le Mexique est finalement pacifié par l'accession au pouvoir d'un militaire libéral, mais peu enclin à satisfaire les aspirations agraires de la masse paysanne.

Voir aussi l'article Révolution mexicaine

Années 1930-1960[modifier | modifier le code]

L'arrivée de Franklin Roosevelt en 1933 permet la politique de bon voisinage et tolère certaines nationalisations et atteintes aux intérêts américains : l'amendement Platt est abrogé, « libérant » Cuba. Les marines quittent Haïti. Le président mexicain Cardenas nationalise certaines grandes entreprises américaines, crée la Pemex, et redistribue de nombreuses terres.

Cuba théoriquement vouée essentiellement à la culture du sucre depuis 1860, dont 82 % va désormais sur le marché américain, est pourtant décrite comme étant le « bordel des États-Unis », où tout plaisir se trouve tant qu'on est riche. Les États-Unis interviennent plusieurs fois pour stopper toutes tentatives de soulèvement populaire, et maintenir des gouvernements cubains leur étant favorables. Le pays a une constitution socialement avancée, mais reste profondément corrompu, et une grande part des biens et exploitations sucrières sont aux mains de compagnies américaines. Depuis 1933, Fulgencio Batista est l'homme clef de Cuba. Sa prise de pouvoir autoritaire en 1952 aboutit à une dictature où la corruption perdure, et la présence américaine s'accroît. Certains révolutionnaires, tel Fidel Castro, organisent une révolution pour rétablir un État démocratique et éliminer la présence américaine.

Partis du Mexique sur un navire nommé Granma le 2 décembre 1956, les 82 barbudos de Castro sont finalement réduits à 13, et mènent une guérilla de montagne, dont l'action principale fut un travail de propagande, par exemple via Radio Rebelde. De plus en plus puissante face à une armée cubaine démotivée, la guérilla conquiert Cuba d'octobre 1958 au 1er janvier 1959.

Mais Castro, qui s'affirme d'abord comme non socialiste, engage finalement son pays dans les réformes agraires et les nationalisations de mai 1959 et surtout décembre 1960 qui poussent John Kennedy à intervenir, c'est l'épisode de la Baie des Cochons, le 16 avril 1961. Mais au lieu de ramener Cuba dans la sphère américaine, cela radicalise sa position, et Cuba proclame son caractère socialiste, se rapproche de l'Union soviétique, et s'arme, menant à la crise des missiles de Cuba d'octobre 1962.

L'influence américaine se note aussi au Guatemala. En effet, le gouvernement du président Jacobo Arbenz Guzmán, élu démocratiquement, projetait des nouvelles réformes que les services de renseignement des Etats-Unis jugeaient de nature communiste. La CIA et l'administration de Eisenhower organisent alors un coup d'État en permettant un mouvement révolutionnaire grâce à l'opération PBSUCCESS (début 1953 - fin 1954). Le président guatémaltèque démissionne le 27 juin 1954 et laisse place à une junte militaire dirigée par Carlos Castillo Armas, qui se révèle être incompétent pour diriger le pays[28].

L'Amérique latine autoritaire (1970-1980)[modifier | modifier le code]

Voir aussi Dictature militaire au Brésil (1964-1985), coup d'État chilien du 11 septembre 1973, contre Salvador Allende, coup d'État argentin de 1976, et l'opération Just Cause à Panama.

Démocratisation depuis 1990[modifier | modifier le code]

Diplomatie et démocratisation[modifier | modifier le code]

Au XIXe et au tout début du XXe siècle les sociétés britanniques, françaises et espagnoles étaient les investisseurs principaux en Amérique latine, ils assuraient donc les gouvernements locaux selon leurs intérêts. Les gouvernements laissant leurs pays être exploités au profit des nations européennes étaient favorisés. Lorsque les États-Unis ont remplacé ces nations, faisant de l'Amérique latine leur chasse gardée, les intérêts économiques n'ont fait que changer de mains, les intérêts stratégiques sont restés les mêmes : favoriser des élites exploitants les productions locales à leur profit et à celui des États-Unis. Ce n'était pas l'heure de la générosité envers les amérindiens, leurs aspirations étaient stoppées par la violence des élites locales, et avec l'accord des États-Unis.

Les 2 blocs se disputent le monde de 1980, coupé entre pro-États-Unis ; pro-Union soviétique ; et Non-Alignés. Les Amériques sont sous tutelle des États-Unis.

Dans les années 1930-1960, les courants démocratiques, en faveurs des classes moyennes blanches, se heurtaient déjà aux élites et aux intérêts des États-Unis. Dans les années 1960-1980, la situation de Guerre froide rend les États-Unis hyper-réactionnaires, les gouvernements socialistes, favorables aux classes moyennes, commençant à écouter les « minorités indigènes » sont systématiquement renversés par des coups d'État militaires, tel le coup d'État chilien du 11 septembre 1973, renversant Salvador Allende. Cette période totalitaire, d'enlèvements, tortures et disparitions courantes, favorisée par la tolérance des États-Unis a vu la disparition totale de l'opinion amérindienne sur la scène politique, puisque cette scène même avait quasiment disparue.

Les années 1980 ont vu l'affaiblissement du Bloc de l'Est, les États-Unis sont donc devenus favorables à une démocratisation de la région. Peu à peu, perdant leur soutien extérieur, les dictatures ont dû se faire plus tolérantes, puis ont passé la main à des démocraties timides, toujours sous protection des États-Unis, donc vassalisées. Les états sont devenus démocratiques, mais les gestions restaient guidées par les États-Unis, les pressions populaires poussant à une gestion plus autonome. Le vrai changement semble s'être fait à partir du 11 septembre 2001. Les États-Unis, tout à leur guerre contre le terrorisme ont moins les moyens de soutenir les États autoritaires ce qui laisse désormais une plus large liberté d'expression dans ces pays. Ainsi, ces pays se démocratisent davantage, mieux : les populations amérindiennes, sentant qu'elles peuvent enfin jouer sur la scène politique, se politisent. Les amérindiens s'investissent ainsi de plus en plus et depuis peu dans la vie politique de leur pays. Après quelques postes de ministre, l'élection de Evo Morales à la présidence de la Bolivie, en décembre 2005, voit le premier amérindien atteindre la plus haute fonction de l'État dans ce pays. En Bolivie, 55 % de la population est pleinement d'origine amérindienne, amérindiens et métis y représentent ensemble 85 %.

La chute de l'Union soviétique a favorisé la démocratisation, les attentats du 11 septembre 2001 ont favorisé une liberté d'expression, permettant une vraie politisation des amérindiens qui ont peu à peu les moyens d'être écoutés. L'Amérique latine s'« (amér)indianise ».

Doctrines et politiques des puissances étrangères[modifier | modifier le code]

Des États-Unis
  • Doctrine Monroe : « L'Amérique aux Américains », refus des interventions européennes.
  • Doctrine du Big Stick (1890-1920) : les États-Unis peuvent être la police des États voisins, dans le but de défendre les intérêt US.
  • Convention Drago (1902) : recours à la force envisageable pour recouvrer une dette
  • Doctrine Tobar (1907) : non-reconnaissance des coups d'État
  • Doctrine Wilson : croisade pour la démocratie.
  • Politique de bon voisinage (de Hoover à Roosevelt) : une diplomatie d'égale à égale avec ses voisins.
  • Doctrine Reagan (années 1980) : lutter contre tout communisme et socialisme, notamment par des coups d'État.
  • Actuellement : avoir de bon rapport avec l'Amérique latine, seconde zone mondiale de pétrole et préserver leurs neutralités face aux actions américaines anti-intégriste.
Des puissances dominantes (surtout EU)
  • Dette odieuse : faire de vastes prêts a une dictature, exiger le remboursement de la dette par les gouvernements démocrates suivants.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Chaunu, Histoire de l'Amérique latine, Paris, PUF, Que sais-je ?, 2003, 15e édition, p.4
  2. Pierre Chaunu, Histoire de l'Amérique latine, Paris, PUF, Que sais-je ?, 2003, 15e édition, p.19-20
  3. Marianne Mahn-Lot, La conquête de l’Amérique espagnole, PUF, Que sais-je ?, 5e édition, p.9
  4. Marianne Mahn-Lot, La Conquête de l’Amérique espagnole, PUF, Que sais-je ?, 5e édition, p.17
  5. a et b Pierre Chaunu, Histoire de l'Amérique latine, Paris, PUF, Que sais-je ?, 2003, 15e édition, p. 35
  6. Marianne Mahn-Lot, La Conquête de l’Amérique espagnole, PUF, Que sais-je ?, 5e édition, p.16
  7. Pierre Chaunu, Histoire de l'Amérique latine, Paris, PUF., Que sais-je ?, 2003, 15e édition, p. 38
  8. Pierre Chaunu, Histoire de l'Amérique latine, Paris, PUF, Que sais-je ?, 2003, 15e édition, p.28
  9. Marianne Mahn-Lot, La Conquête de l’Amérique espagnole, PUF, Que sais-je ?, 5e édition, p.56-57
  10. Marianne Mahn-Lot, La Conquête de l’Amérique espagnole, PUF, Que sais-je ?, 5e édition, p.100
  11. Pierre Chaunu, Histoire de l'Amérique latine, Paris, PUF, Que sais-je ?, 2003, 15e édition, p.47
  12. Marianne Mahn-Lot, La Conquête de l’Amérique espagnole, PUF, Que sais-je ?, 5e édition, p.21
  13. Marianne Mahn-Lot, La Conquête de l’Amérique espagnole, PUF, Que sais-je ?, 5e édition, p.60
  14. Marianne Mahn-Lot, La Conquête de l’Amérique espagnole, PUF, Que sais-je ?, 5e édition, p.59
  15. Marianne Mahn-Lot, La Conquête de l’Amérique espagnole, PUF, Que sais-je ?, 5e édition, p.61
  16. Marianne Mahn-Lot, La Conquête de l’Amérique espagnole, PUF, Que sais-je ?, 5e édition, p.99
  17. Pierre Chaunu, Histoire de l'Amérique latine, Paris, PUF, Que sais-je ?, 2003, 15e édition, p.29
  18. Marianne Mahn-Lot, La Conquête de l’Amérique espagnole, PUF, Que sais-je ?, 5e édition, p.77
  19. Marianne Mahn-Lot, La Conquête de l’Amérique espagnole, PUF, Que sais-je ?, 5e édition, p.80
  20. Pierre Chaunu, Histoire de l'Amérique latine, Paris, PUF, Que sais-je ?, 2003, 15e édition, p.31
  21. Marianne Mahn-Lot, La Conquête de l’Amérique espagnole, PUF, Que sais-je ?, 5e édition, p.86
  22. Marianne Mahn-Lot, La Conquête de l’Amérique espagnole, PUF, Que sais-je ?, 5e édition, p.85
  23. Marianne Mahn-Lot, La Conquête de l’Amérique espagnole, PUF, Que sais-je ?, 5e édition, p.98
  24. Christian Duverger, « Espagnols-Indiens : le choc des civilisations », dans L'Histoire, n°322, juillet-août 2007, p.21
  25. 22 janvier 1809
  26. bulle In Coetera, 1493
  27. Recopilacion de las Leyes de Indias
  28. Opération PBSUCCESS

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Michael Löwy, La Guerre des Dieux. Révolution et politique en Amérique latine, Paris, Éditions du Félin, 1998.
  • Livio Maitan, Blanco Hugo, Ernest Mandel, Réformisme militaire et lutte armée en Amérique latine, Paris, François Maspero, coll. « Documents de formation », 1971, 99 p.
  • Vayssière Pierre, Les Révolutions en Amérique latine, Paris, Le Seuil, coll. « Points », 1991.
  • Dabene Olivier, L'Amérique latine à l'époque contemporaine, Paris, 2003, Armand Colin.
  • Collectif, Amérique latine, dossier spécial de L'Histoire, no 322, juillet-août 2007, (ISSN 01822411), 114 pages.
  • C. Bataillon, J.-P. Deler, H. Théry, Amérique latine, Paris, Hachette, 1991
  • F. Chevalier, L’Amérique latine, de l’indépendance à nos jours, Paris, PUF, 1993
  • B. Lavallé, L’Amérique espagnole, de Colomb à Bolivar, Paris, Belin, 1993
  • J. Sellier, Atlas des peuples d’Amérique, Paris, La Découverte, 2006
  • F.X. Guerra, Modernidad e Independencias, Madrid, 1992
  • M.T. Berruezo Leon, Lucha de Hispanoamerica por su independencia en Inglaterra (1800-1830), Madrid, Cultura Hispanica, 1989

Articles[modifier | modifier le code]

  • Jaime Massardo, « Les rapports entre les États-Unis et l'Amérique latine pendant la guerre froide », Matériaux pour l’histoire de notre temps, 1999, no 1, pp. 3-8. [lire en ligne]
  • « L'Amérique latine des régimes militaires », Vingtième Siècle. Revue d'histoire, no 105, 2010/1. [lire en ligne]

Articles connexes[modifier | modifier le code]