Histoire de l'Algérie depuis 1962

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L’Algérie devient indépendante à l’issue d’une guerre de 8 ans contre la présence coloniale française, une présence qui dura 132 ans, et qui prit fin officiellement le . Le Front de libération nationale (FLN), qui sort vainqueur de la guerre, à la fois contre les Français et contre ses rivaux, parvient alors au pouvoir. Ayant un projet socialiste, et recevant de l'aide militaire de l'URSS, il gouverne le pays, en tant que parti unique, jusqu'en 1989. L'allusion à la révolution socialiste est néanmoins abandonnée en 1976, sous Houari Boumédiène, l'Algérie se rapprochant du mouvement des non-alignés. La démocratisation du régime dans les années 1980, sous Chadli Bendjedid et à la suite d'importants mouvements de protestation, s'achève brutalement avec le début de la guerre civile en 1991. L'Algérie traverse alors une « décennie noire », marquée par l'affrontement entre les militaires, qui continuent à détenir les rênes du pouvoir, et les divers groupes islamistes (AIS, GIA, GSPC, etc.). En 1999, l'élection d'Abdelaziz Bouteflika contribue à ramener l'ordre. Toutefois, celui-ci règne en autocrate sur l'Algérie, et modifie la Constitution afin d'être réélu à un troisième mandat en 2009.

L'Algérie après les accords d'Évian (1962-1965)[modifier | modifier le code]

Population en liesse après la proclamation officielle de l’indépendance (5 juillet 1962)
carte d'Algérie

L'indépendance a été acquise politiquement à la faveur du référendum d’autodétermination prévu par les accords d’Évian, et par le biais duquel les Algériens se prononcèrent massivement pour l’indépendance de l’Algérie[1]. Les revendications culturelles ont donné naissance à un slogan politique : Tahya el Djazaïr, « vive l’Algérie ». Les accords d'Évian prévoient toutefois le maintien de la présence française dans la base de Mers el-Kébir, qui est par ailleurs l'un des centres du programme nucléaire français, ainsi qu'à Reggane, où les premiers essais nucléaires français ont lieu (1960-1966).

Après l'indépendance, les chefs du FLN entrent en conflit. Ahmed Ben Bella et Houari Boumédiène aidés par la Wilaya I (Aurès), la Wilaya II(constantinois), la Wilya V(Oran), la Wilaya VI(Sud), font la guerre contre Mohamed Boudiaf et Krim Belkacem de la Wilaya (III) et (IV)[2].

Ahmed Ben Bella et Houari Boumédiène sortent vainqueurs et prennent Alger le 4 septembre 1962[2]. C'est toutefois Ferhat Abbas qui préside l'Algérie du 25 septembre 1962 au 15 septembre 1963.

Abbas est remplacé en 1963 par Ahmed Ben Bella, qui dirige le pays jusqu'en 1965 et instaure un pouvoir fort. Le gouvernement Ben Bella inclut Houari Boumédiène en tant que ministre de la Défense et vice-président du Conseil, poste qu'il partage avec Saïd Mohammedi (qui sera écarté plus tard par Boumediene et rejoindra le FIS à la fin des années 1980) et Rabah Bitat (qui deviendra ministre d'État sous Boumediene).

En octobre 1963, une loi nationalise les terres des colons, qui possédaient alors 27 % de la surface agricole utile (SAU) du pays (soit près de 3 millions d'hectares), tandis que les quelques milliers de grands propriétaires algériens (1,3 % de l’effectif des propriétaires) détenaient 23 % des terres [3].

En octobre 1963, l'Algérie entre en guerre avec le Maroc: c'est la « guerre des sables », qui prend fin grâce à une médiation de l'Organisation de l'unité africaine. Le pouvoir réprime aussi la révolte des Kabyles, soutenu par le Front des forces socialistes de Hocine Ait Ahmed qui est condamné à mort l'année suivante, avant de réussir à s'évader en 1966 ce qui lui permet de partir en exil. L'ex-vice-président du GPRA, Mohamed Boudiaf, et opposant de Ben Bella, fonde le Parti de la révolution socialiste avant d'être arrêté en 1963, puis condamné à s'exiler l'année suivante.

De 1963 à 1966, la France fait quatre essais atmosphériques et treize essais nucléaire sous terre au Sahara algérien à Reggane[4]. Malgré des relations tendues avec la France, celles-ci ne cesseront jamais complètement tandis que l'immigration de travailleurs algériens en France continue. Paris assiste le Maroc dans la répression du Front Polisario, soutenu par Alger, et achète peu de pétrole à l'Algérie[citation nécessaire].

place de l'émir Abd El-Kader à Alger
Le buste de Mostefa Benboulaïd à Arris dans la wilaya de Batna.

L'Algérie sous Boumediene (1965-1978)[modifier | modifier le code]

Houari Boumédiène prend le pouvoir à l'issue du putsch de 1965, qu'il présente officiellement comme un « correctif » décidé par le Conseil de la révolution algérienne[5]. Quelques rares étudiants procommunistes tentent, sans succès, de s'opposer au coup d'État [6]. Boumediene règne en autocrate jusqu'en 1978, perpétuant le système du parti unique, mais dirigeant surtout grâce à l'État et l'armée.

Plusieurs opposants s'exilent alors : Bachir Boumaza, l'ex-vice-président du Conseil de Ben Bella, se réfugie en France en 1966, tandis que son homologue Saïd Mohammedi est mis sous résidence surveillée; Hocine Aït Ahmed, chef du Front des forces socialistes, s'évade de la prison d'El-Harrach en 1966 et s'exile en Suisse, de même que son camarade Ali André Mécili, assassiné en France en 1987; l'ex-ministre des Affaires étrangères du GPRA, Krim Belkacem, quant à lui, est assassiné à Francfort en 1970. Après son arrestation aux côtés de Mohamed Harbi, ex-conseiller de Ben Bella qui deviendra finalement professeur en France, Bachir Hadj Ali fonde le Parti de l'avant-garde socialiste (PAGS), qui succède au Parti communiste interdit sous Ben Bella et sera dirigé par Sadek Hadjeres (en).

Boumediene démarre les « trois révolutions » : industrielle, agraire et culturelle et construit les bases d'une administration moderne et laïque et de l'État-nation algérien (il refuse ainsi un projet d'association avec la Mauritanie, proposé par les dirigeants de ce pays [7]). Il continue le programme de nationalisations entamé sous Ben Bella (création de la Sonatrach en 1963), avec la nationalisation du secteur minier et bancaire (1966), celle du secteur de distribution des produits pétroliers (1967), et enfin le lancement du pré-plan triennal (1966 –1969) en vue de la mise en place des moyens matériels pour la réalisation des futurs plans (plan quadriennal de 1970-1973), et la nationalisation du secteur amont des hydrocarbures (1971). Une loi de réforme agraire est promulguée en 1971, Boumediene tentant de briser le système féodal du khammessat, sorte de métayage particulièrement injuste [8]. Il affaiblit aussi le poids des notables locaux, les cheiks, et généralise le salariat et la protection des travailleurs [8].

Boumediene bénéficie alors du soutien de la quasi-totalité de la population [9]. Le taux de croissance est de 7,5 % en moyenne de 1967 à 1973 [10], tandis que l'emploi est doublé dans la décennie 1965-1975 [11]. De nombreux projets industriels sont mis en route, aussi bien dans l'industrie lourde que dans l'industrie légère (textile, mécanique, agro-alimentaire, bois, etc.) [12]. Au niveau social, l'éducation se généralise, des universités sont construites sur tout le territoire, l'usage de la langue arabe étant favorisé, tandis que la santé devient gratuite et accessible à tous et que l'État met en œuvre des programmes de redistribution des revenus [12]. Il décentralise aussi l'administration, et instaure la « gestion socialiste des entreprises », qui consiste en une participation des travailleurs à la marche de l'entreprise [13]. Le cinéma algérien n'est pas en reste, avec l'attribution de la Palme d'or, au festival de Cannes de 1975, aux Chronique des années de braise de Mohammed Lakhdar-Hamina, ainsi que le théâtre (création de dizaines de troupes [14], dont celle de Kateb Yacine ou de Hadj Smaine).

Partisan de l'égalité des femmes, il tente d'interdire la polygamie et encourage la scolarisation des filles et la mixité scolaire [15].

L'un des piliers du régime, Ahmed Medeghri, Ministre de l'Intérieur, des collectivités territoriales et de la fonction publique (les services de sécurité dépendent d'un autre baron du régime, Kasdi Merbah, répondant directement devant Boumediene [16]), se donne la mort en 1974, marquant un tournant dans l'histoire algérienne [16]. C'est par le canal du Ministère de l'Intérieur que transitaient différentes réformes importantes (décentralisation, réforme agraire, nouveaux villages « socialistes », modernisation des villes[16]…). Un deuxième relais important de l'action de Boumediene est la direction générale du Plan, devenue secrétariat d'État dans le troisième gouvernement de Boumediene (1970-1977), et détenue par l'économiste Kémal Abdallah-Khodja [16]. Le troisième relais de la modernisation est constitué par le Ministère de l'Industrie et de l'Énergie, dirigé par Bélaïd Abdeslam, et dont l'administration rassemble la plupart de l'élite moderniste nationale [17]. Abdeslam, dont l'action économique a pu être sévèrement critiquée [18], réussit souvent à éclipser la direction du Plan. C'est sous l'impulsion d'Abdeslam qu'un monopole d'État sur le commerce et la distribution est instauré, en 1972-1974, menant à la désorganisation de l'économie, à des pénuries chroniques sur certains produits, qui favorisent le système D, la spéculation commerciale et la corruption [19].

Contrairement aux opinions reçues, le FLN n'a en fait que peu d'influence sur le gouvernement: la plupart des hommes d'État n'ont aucun lien avec le Parti, et n'en ont souvent pas même la carte [20].

Sur le plan institutionnel, une Charte et une Constitution sont adoptées. L'arabisation des institutions est décrétée. La Charte de 1976 abandonne l'allusion à la « révolution socialiste », et place l'Algérie davantage dans le camp des non-alignés. Dès 1973, Boumediene avait organisé avec succès le Sommet des non-alignés à Alger, qui offrait alors son soutien aux différents mouvements de libération nationale (soutien au MPLA angolais, au PAIGC d'Amilcar Cabral, à la Zanu-PF ou encore à l'ANC sud-africaine [14]). Mandaté par les pays non-alignés, il prononce à l'ONU, en 1974, un discours sur l'instauration d'un Nouvel ordre économique international (NOEI) qui fait date. L'année suivante, il accueille le premier sommet de l'OPEP au cours duquel une politique commune est élaborée.

Les relations avec le Maroc s'améliorent alors, un traité en 1972, signé entre Boumediene et Hassan II, définissant les frontières communes. En raison du conflit persistant concernant le Sahara occidental, et qui commence en 1974-1975 (Marche verte), l'Algérie soutenant le Front Polisario, le Maroc retarde cependant sa ratification jusqu'en 1989. En janvier 1976, des conflits éclatent entre l'armée algérienne et marocaine au Sahara occidental. Du côté de la Libye, les relations entre Alger et Tripoli sont plus cordiales, du moins jusqu'à un refroidissement dans les années 1980, à la suite de l'accord de 1983 entre le Maroc et la Libye. Boumediene lance aussi le slogan « Méditerranée, lac de paix », et convainc Bourguiba à s'associer à cette initiative, sans contenu effectif réel, qui vise à faire dialoguer les pays du Maghreb avec l'Europe [21].

Enfin, le président français Valéry Giscard d'Estaing est reçu à Alger. En décembre 1968, Bouteflika avait négocié au nom de la République algérienne l'accord franco-algérien sur l'émigration (à la fin des années 1960, Boumediene instaure aussi une autorisation de sortie nécessaire pour se rendre à l'étranger [14]). Pendant l'ère Boumediene, plusieurs personnalités algériennes meurent : Krim Belgacem en 1974; Messali Hadj meurt en France et est inhumé à Tlemcen. Boumediene meurt en 1978. Rabah Bitat est chargé de l'intérim de l'État. Chadli Bendjedid est choisi face aux prétendants Mohamed Salah Yahaoui et Abdelaziz Bouteflika par le comité central du parti FLN comme candidat unique au scrutin présidentiel.

L'Algérie dans les années 1980[modifier | modifier le code]

Chadli Bendjedid prend la tête de l'État algérien, le 9 février 1979. Il libère Ahmed Ben Bella en 1980 et libéralise, à partir de 1987, l'économie (en particulier sous le gouvernement Hamrouche en 1989-1991, dont l'œuvre sera plus ou moins poursuivie par le gouvernement Malek en 1993-1994). La politique de l'arabisation continue [1].

Sur le plan international, Bendjedid ouvre les portes au dialogue avec les autres chefs d'États du Maghreb et au président français. Avec son ministre des Affaires étrangères Mohamed Seddik Ben Yahia, qui meurt en 1982, il adoucit les relations avec les États-Unis, et voyage même à Washington rencontrer Reagan. En 1983, c'est aussi le premier chef d'État algérien à être invité à Paris, par François Mitterrand. Enfin, l'Algérie participe en février 1989 à la fondation de l'Union du Maghreb arabe, avec la Libye, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie. Economique, l'accord prévoit aussi des clauses militaires; toute agression contre l'un des États doit être considérée comme agression contre tous les autres États. Dans une allusion implicite au conflit sahraoui, les États promettent de ne pas soutenir ni tolérer les activités d'organisations posant un problème de sécurité nationale aux autres États de l'Union.

Mais l'Algérie est frappée par la crise économique, l'affairisme et la corruption, ouvrant une « décennie noire » qui fera le lit de l'islamisme. En 1986, la chute du dollar entraîne une forte baisse des revenus issus des hydrocarbures. Les différents gouvernements (gouvernement Merbah de 1988 à 1989, Hamrouche de 1989 à 1991 et Ghozali de 1991 à 1992) s’engagent dans la libéralisation de l’économie en libérant les prix, en restreignant l’activité des monopoles à l’importation, en procédant à une importante dévaluation du dinar (plus de 50 %) [22]. Le monopole d'État sur le commerce est abrogé en février 1991 [22].

Le pouvoir doit aussi faire face aux premiers mouvements populaires depuis l'indépendance. Face au Printemps berbère de 1980, puis aux émeutes de Constantine en 1986, il réagit par la répression. En octobre 1988, l'armée décide de tirer sur les émeutiers (plus de 400 morts [23] (Événements du 5 octobre 1988 en Algérie). La corruption affecte aussi lourdement le régime Chadli, à la faveur duquel beaucoup d'hommes écartés sous Boumediene reviennent, tandis que l'affairisme et le trabendo se développent. En octobre 1985, l'acquittement de Rachid Zeggar, un ami proche de Boumediene, par le Tribunal militaire, soulève l'indignation dans le pays [24]. La même année, le Mouvement pour la démocratie en Algérie (MDA) de Ben Bella passe un accord avec le Front des forces socialistes (FFS), en partie grâce aux efforts d'Ali André Mécili [25].

Après plusieurs années de gestion autocratique des affaires de l’État, l’Algérie se lance à partir de l’année 1988, dans un processus de démocratisation. Un Code de la famille est décrété en 1984 par l'Assemblée populaire nationale, présidée par Rabah Bitat. Celui-ci a été fortement contesté dès sa promulgation par les féministes, dont Fettouma Ouzeguène, Akila Ouared, Zhor Zerari, Zohra Drif (épouse du défunt Rabah Bitat), avocate et sénatrice, ou Louiza Hanoune [26].

Les autorités font d'apparentes concessions : une nouvelle constitution approuvée par référendum, et qui mène à l'instauration du multipartisme et à un régime de liberté de la presse. Faisant suite à la loi d'orientation foncière de 1987, qui institue un droit individuel d'exploitation, cessible et transmissible, aux salariés des fermes d'État, la loi d'orientation foncière de 1990 annule la réforme agraire de 1971, restituant 400 000 hectares à leurs propriétaires et sans prendre en compte les bénéficiaires de la loi de 1987 [3]. Les grandes exploitations agricoles, qui couvraient 42 % de la SAU à la fin des années 1970, n'en représentaient plus que 11,7 % en 2001 [3].

Sur le plan énergétique, l'Algérie inaugure son premier réacteur nucléaire de recherche à Draria en 1989, construit avec l'aide de l'Argentine [27]. En 1993, elle inaugure le réacteur de Aïn Oussara, construit avec l'aide de la Chine [28],[27].

Le président Chadli essaie de pacifier toutes les franges du pouvoir et du peuple en vue d'un changement. Plusieurs partis et journaux verront le jour. Le FLN à cette époque détient la totalité des sièges du gouvernement et des autres institutions. La constitution algérienne prévoit un changement radical sur la tenue des élections et du contrôle. Des élections municipales sont programmées. Ensuite, des élections législatives sont organisées en 1991.

Cette ouverture s’accompagne en juin 1990 de l’entrée des islamistes du Front islamique du salut (FIS) dans le champ politique, qui remportent des élections locales. Le FIS arrive également en tête du premier tour des élections législatives du 26 décembre 1991, avec 47 % des voix exprimées (le taux d'abstention étant de 41 %), ce qui provoque l’intervention de l’armée, qui interrompt le processus électoral au début de l’année 1992, selon les opposants de la démission de Chadli. Mais, officiellement, le président Chadli Bendjedid annonce sa démission le 11 janvier et un Haut Comité d'État est mis en place le 14 janvier à cause du vide constitutionnel. Cette évolution entraîne l’Algérie dans une vague de violence et de terrorisme qui durera une décennie.

La guerre civile (années 1990)[modifier | modifier le code]

La mouvance islamiste, qui multiplie les démonstrations de force, profitent de l'ouverture démocratique. La crise économique perdure. En juin 1990, le Front islamique du salut (FIS) remporte les élections municipales. Ce mouvement sort également vainqueur lors du premier tour des législatives de décembre 1991, bien que le premier parti du pays à ces élections était en réalité celui de l'abstention (taux de participation : 59 %).

Le pouvoir réagit en interrompant brutalement le processus électoral. En janvier 1992, l'armée, qui continue à détenir les règnes du pouvoir, obtint la démission de Chadli Bendjedid, remplacé par un Haut Comité d'État. Le FIS est officiellement dissous la même année.

À partir de cette date, le pays sombre dans le chaos : c'est la « décennie noire ». Policiers et journalistes assassinés, rafles à l'aveuglette, camps de détention inhumains au sud, établissements brûlés, bombes, villages décimés se succèdent… Les statistiques officielles mentionnent plus de 200 000 morts [29] et des milliers de disparus.

Mohamed Boudiaf prend la tête du Haut Comité d'État le , après 28 ans d'exil. Un des chefs historiques de la guerre d'Algérie et fondateur du FLN, il souhaitait une Algérie démocratique tournée vers la modernité, et disait vouloir mettre fin à la corruption qui gangrenait l'État. À peine six mois après son accession au pouvoir, il est assassiné devant les regards de milliers de téléspectateurs algériens en plein discours à Annaba, le 29 juin 1992.

Ali Kafi est alors désigné à la présidence de l'État, poste qu'il conserve jusqu'en 1994, Liamine Zeroual lui succédant en novembre 1995.

Le , le premier attentat-suicide, revendiqué par le GIA, choque le pays, faisant 42 morts à Alger [30]. En 1996, l'assassinat des moines de Tibhirine, attribué au GIA, soulève l'indignation de l'opinion internationale. Douze ans plus tard, la presse évoquera la possibilité d'une bavure des services de renseignement algériens, camouflée en attentat du GIA [31], [32]. Le conflit déborde en France, avec le détournement d'un vol d'Air France en décembre 1994, puis la vague d'attentats de 1995.

Les groupes armés menaient alors ce qu'ils appellent le Jihad (guerre sainte). De son côté, le régime en place, sous prétexte de lutte antiterroriste, restreint la liberté d'expression, le champ d'action des partis politiques et celui des ONG, locales et internationales.

Dès l'ère du président Zéroual (16 novembre 1995 - 27 avril 1999), membre du Rassemblement national démocratique, les prémices de tentatives d'un règlement politique de la crise commencent à voir le jour, mais aucun accord n'est trouvé. Néanmoins, l'AIS (branche armée du FIS) décide d'observer une trêve : le président Zéroual promulgue une loi Er-Rahma (« la Clémence ») pour les terroristes repentis. Pendant ce temps de nombreux massacres sont commandités aux portes d'Alger (massacre de Ramka, de Raïs et Ben Talha avec plus de 1000 morts civils) et exécutés, semble-t-il, par le GIA).

Une nouvelle constitution est approuvée par le peuple algérien.

Le , Zeroual doit faire face à des nouvelles pressions diplomatiques internationales engendrées notamment par le contrat de Rome, dit de Sant' Egidio, signée par les dirigeants politiques de l'opposition dénonçant la mainmise militaire sur l'État. Cette réunion regroupe plusieurs partis (Front des forces socialistes (FFS), Front de libération nationale (Algérie) (FLN), Parti des travailleurs (Algérie)(PT), et le parti dissous Front islamique du salut (Algérie)(FIS). Une plateforme est signée, qui propose aux autorités de base pour résoudre la crise politique en Algérie. Celle-ci est toutefois rejetée par plusieurs partis, dont le RND et le RCD.

Dans le but de restaurer la légitimité perdue des institutions de l'État, Zeroual organise en 1995 la première élection présidentielle à scrutin pluraliste [33]. Il remporte cette élection le 16 novembre 1995 avec plus de 60 % des voix contre 25 % pour le défunt Mahfoud Nahnah (Mouvement de la société pour la paix, islamiste).

Vers la fin des années 1990, Les partis politiques vont vivre des situations de conflits internes.

Le , le chanteur populaire berbère Matoub Lounès est assassiné sur une route de Kabylie. D'abord attribué à des groupes islamistes, cet événement provoque des émeutes dans toute la région. Le climat est d'autant plus tendu que la loi sur la généralisation de l'arabisation remet la question du pluralisme linguistique au premier plan. La même année, le président Liamine Zéroual démissionne avant la fin de son mandat, prévue l'année suivante.

L'Algérie sous Bouteflika (1999 à nos jours)[modifier | modifier le code]

Abdelaziz Bouteflika, président de la République algérienne

Élu pour un premier mandat de 1999 à 2004, Abdelaziz Bouteflika est réélu la même année pour un second mandat qui dure jusqu'en 2009, date à laquelle il est réélu une troisième fois avec plus de 90 % des suffrages. Ce troisième mandat a été possible par un amendement de la Constitution en 2008, qui interdisait auparavant de briguer plus de deux mandats successifs. Trois partis, le Front de libération nationale (FLN), le Rassemblement national démocratique (RND) et le Mouvement de la société pour la paix (MSP) demeurent au gouvernement.

Le premier mandat de Bouteflika (1999-2004)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Printemps noir (Kabylie).

Une élection présidentielle anticipée est alors organisée en avril 1999. Huit candidats se présentent au premier tour parmi lesquels figure Abdelaziz Bouteflika, ex-ministre des Affaires étrangères de Boumediene. Se présentant comme candidat « indépendant ». Il faut comprendre qu'il n'est pas investi par le FLN, mais est tout de même soutenu par l'armée. Le Front de libération nationale (Algérie) FLN, le Rassemblement national démocratique RND et le Mouvement de la société pour la paix (MSP) s'allient ensemble pour le soutenir. Avant la fin du déroulement des élections, les sept autres candidats décident d'un commun accord de se retirer à la suite de cas de fraudes qu'ils déclarent avoir observés.

Abdelaziz Bouteflika décide de maintenir sa candidature et remporte à l'issue du scrutin l’élection présidentielle avec un taux de 74 %. Il s'engage dès lors à appliquer son programme qui s'articule autour de trois axes principaux :

  • le retour de la paix à travers l'application de la « concorde nationale »;
  • la réactivation de l'économie ;
  • le retour de l'Algérie sur la scène internationale.

Bouteflika affiche sa volonté de parvenir à la paix civile, faisant voter la loi dite de la « concorde civile » (semblable à la loi Er-Rahma de Zéroual) qui est approuvée par référendum, bien que contestée par ceux qui s'opposent à l'amnistie offerte sans garanties aux islamistes. Les groupes armés commencent à déposer les armes, surtout à Jijel à l'est et Aïn Defla à l'ouest. Seul le GSPC demeure véritablement actif, profitant même des attentats du 11 septembre 2001, aux États-Unis, et de la célébrité acquise par Al-Qaïda: il se rebaptise en 2007 Al-Qaida au pays du Maghreb islamique et revendique l'un des rares attentats-suicides du pays le à Alger, qui fait une douzaine de morts et plus d'une centaine de blessés. Certains évoquent toutefois une lutte intestine des clans militaires qui serait à l'origine, selon eux, de l'attentat [34]. Six mois plus tard, il revendique un nouvel attentat à Alger, le , qui fait plusieurs dizaines de victimes. Des tractations, dit-on [réf. nécessaire], sont en cours pour trouver un accord d'amnistie de ses membres comme cela a été fait avec l'AIS.

Bouteflika réprime aussi brutalement les émeutes kabyles en 2001-2002. À l'issue du Printemps noir, plus de 100 morts et 5 000 blessés sont à déplorer.

Le deuxième mandat de Bouteflika (2004-2009)[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges de la population algérienne en 2005.

Le premier mandat de Bouteflika s'achève en 2004. De nouvelles élections sont organisées au mois d'avril, le principal concurrent du président sortant étant son ancien Premier ministre Ali Benflis. Une campagne électorale très engagée est enregistrée entre ces deux candidats, et le suspense entretenu par les médias tant nationaux qu'internationaux, est perceptible jusqu'au dernier jour des élections. Abdelaziz Bouteflika est finalement réélu avec un taux de 85 %.

Son programme pour le deuxième mandat prévoit un plan quinquennal pour la relance de l'économie, au profit duquel il consacre une enveloppe financière de 150 milliards de dollars. Parmi les chantiers ouverts à la faveur de ce plan, il y a l'engagement de construire un million de logements avant la fin du mandat en cours, ainsi que l'effacement de la dette extérieure qui constitue un réel fardeau pour l'économie algérienne, et enfin la réduction du taux de chômage, qui s'élevait en 2005 à plus de 30 % [35]. La Chine pénètre alors sur le marché algérien, remportant en 2004 la majorité des grands contrats de construction (avec la présence, notamment, de China State Construction & Engineering Corporation) ainsi que le contrat de reconstruction d’une raffinerie à Skikda (est du pays) pour un montant de 390 millions de dollars, attribué à la China National Petroleum Corporation (CNPC) [35]. L'immigration chinoise au pays s'élevait ainsi, en 2009, à au moins 25 000 travailleurs en situation régulière, ce qui a pu susciter des émeutes xénophobes, en partie en raison du chômage élevé des jeunes Algériens [36], qui composent la plus grosse partie de la population algérienne. La Russie profite aussi de la visite du président Poutine à Alger, en mars 2006, pour rafler un important contrat d'armement, faisant de l'Algérie son premier client en 2007 [37].

Sur le plan énergétique, l'Algérie, partie prenante au Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), signe de nombreux contrats de coopération nucléaire, notamment avec la Chine, les États-Unis (juin 2007 [27]), la France et l'Argentine [28]. En 2009, le ministre de l'Énergie et des Mines Chakib Khelil annonçait ainsi que la première centrale nucléaire serait prête en 2020 [28].

Sur le plan politique, Bouteflika fait adopter le , par référendum, la Charte pour la paix et la réconciliation nationale [38]. Celle-ci a été sévèrement critiquée par les ONG, la FIDH affirmant ainsi: « Cette proposition d’assurer l’impunité des auteurs de crimes qui viendraient confesser leur culpabilité aux autorités algériennes est, dans le contexte des mesures envisagées par le gouvernement algérien, insoutenable. » [29]. Il fait aussi emprisonner en 2004 le journaliste Mohamed Benchicou, directeur du quotidien d'opposition Le Matin et auteur d'une biographie intitulée Bouteflika : une imposture algérienne (2004), qui est libéré après une peine de deux ans.


Ahmed Ouyahia redevient Premier ministre le en remplaçant Abdelaziz Belkhadem.

Les relations franco-algériennes[modifier | modifier le code]

Le vote de la loi du 23 février 2005 sur la colonisation, par la majorité UMP sous le gouvernement Raffarin, attise la colère en Algérie, ouvrant une crise diplomatique entre les deux pays. Le président Bouteflika refuse alors de signer le traité d'amitié en préparation avec la France.

Par ailleurs, l'Algérie entame alors une coopération avec l'Union européenne (UE) concernant sa politique d'immigration (restriction des flux migratoires, externalisation de l'asile, etc.), qui se concrétise en particulier à travers la coopération policière engagée avec la France. Un « accord de coopération en matière de sécurité et de lutte contre la criminalité organisée » est signé le entre Paris et Alger. Celui-ci reflète un donnant-donnant simulant une égalité entre partenaires : les uns enseignent aux autres comment lutter contre l’immigration ; ceux-ci enseignent aux premiers comment se battre contre le terrorisme[39]. Échanges de spécialistes, séminaires communs accompagne les dotations françaises en matériels de surveillance (radars, hélicoptères, vedettes rapides..)[40],[41]. Un autre accord, dans les « domaines de la lutte contre le terrorisme, le crime organisé, les stupéfiants, le trafic de véhicules, l'émigration clandestine », est signé le entre le directeur général de la police française, Michel Gaudin, et le directeur général de la Sûreté algérienne, Ali Tounsi [42].

Principal bénéficiaire de l'aide allouée par l'Agence française de développement (AFD) dans le Maghreb, l'Algérie négocie son soutien aux exigences françaises en échange de cet aide, tandis que l'idée de codéveloppement tendant à associer les problématiques de développement et de migrations prend son envol [43]. Officiellement aucun lien n'est fait entre la demande française de répression migratoire et le besoin algérien d'aide au développement, mais les tables de négociations sont interdépendantes [44]. Le camp d'exilé apparaît alors sur le territoire algérien sous deux formes :

  1. le « centre d'accueil » comme celui d'Adrar (1 541 km au sud d'Alger) particulièrement sordide et théâtre récurrent de maltraitances [45];
  2. le camp informel comme celui dit des « Rochers » près de Tamanrasset, près de la frontière nigérienne, ou celui de Maghnia, près de la frontière marocaine [46].

Élection présidentielle 2009[modifier | modifier le code]

Plusieurs candidats sont validés par le Conseil constitutionnel pour l'élection présidentielle du 9 avril 2009[47]: Abdelaziz Bouteflika, Ali Fawzi Rebaine, Louiza Hanoune, Mohammed Jahid Younsi, Mohand Oussaid Belaid, Moussa Touati.

Plusieurs partis, comme le FFS, le RCD, etc., s'opposent à la réélection de Bouteflika. Très peu démocratique, l'élection présidentielle est contestée de toutes parts, entre autres par la participante Louiza Hanoune (Parti des travailleurs) qui dénonce la fraude électorale [48].

En 2009, la France décide d'indemniser les victimes estimées entre 20 000 et 30 000 personnes[49] lors des essais nucléaires français en Algérie pendant les années 1960 [4]. Pendant les mois de mars et d'avril de l'année 2009, la campagne électorale pour la présidentielle se déclenche à la suite d'un nouvel amendement constitutionnel.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Référendum d'autodétermination en Algérie, Digithèque MJP, Université de Perpignan.
  2. a et b Grandeur et décadence de l'État algérien. Par Ahmed Rouadjia. Publié par KARTHALA Éditions, 1994. ISBN 2-86537-515-3. page 136
  3. a, b et c Un historique de la situation foncière en Algérie, El Watan, 12 octobre 2004
  4. a et b liberté Algérie, A. Ouali
  5. Voir document La vie de Boumediene, réalisé par ENTV
  6. Hassan, Algérie. Histoire d'un naufrage, Seuil, 1996, p. 24
  7. Hassan, Algérie. Histoire d'un naufrage, Seuil, 1996, p. 43
  8. a et b Hassan, Algérie. Histoire d'un naufrage, Seuil, 1996, p. 45
  9. Hassan, Algérie. Histoire d'un naufrage, Seuil, 1996, p. 25 sq.
  10. En prix constants. Cf. Hassan, Algérie. Histoire d'un naufrage, Seuil, 1996, p. 27
  11. Hassan, Algérie. Histoire d'un naufrage, Seuil, 1996, p. 27
  12. a et b Hassan, Algérie. Histoire d'un naufrage, Seuil, 1996, p. 28
  13. Hassan, Algérie. Histoire d'un naufrage, Seuil, 1996, p. 42
  14. a, b et c Cherif Ouazani, Que reste-t-il de Boumédiène ?, Jeune Afrique, 6 janvier 2009
  15. Hassan, Algérie. Histoire d'un naufrage, Seuil, 1996, p. 46
  16. a, b, c et d Hassan, Algérie. Histoire d'un naufrage, Seuil, 1996, p. 56
  17. Hassan, Algérie. Histoire d'un naufrage, Seuil, 1996, p. 58
  18. Hassan, Algérie. Histoire d'un naufrage, Seuil, 1996
  19. Hassan, Algérie. Histoire d'un naufrage, Seuil, 1996, p. 90-95
  20. Hassan, Algérie. Histoire d'un naufrage, Seuil, 1996, p. 61-62. Voir aussi les travaux de Mohamed Harbi cité dans l'ouvrage pré-cité.
  21. Hassan, Algérie. Histoire d'un naufrage, Seuil, 1996, p. 44
  22. a et b Salah Mebroukine, « Réactions à l'ouvrage de Belaïd Abdesselam », Le Soir d'Algérie, 7 août 2007
  23. Evénements du 5 octobre 1988. Les illusions perdues, El Watan, 5 octobre 2004, sur le site d'Algeria Watch
  24. Hanafi Taguemout, L'Affaire Zeggar. Déliquescence d'un État, l'Algérie sous Chadli, Paris, Publisud, 1994
  25. Chronologie d’une affaire étouffée par deux raisons d’état, El Watan, 17 août 2008
  26. D.K., Genèse du code de la famille en Algérie, El Watan, 2004, sur le site d'Algeria Watch
  27. a, b et c Faycal Metaoui, Perspective de coopération dans le nucléaire civil, El Watan, 26 mars 2008
  28. a, b et c Le pays se dotera de sa première centrale nucléaire en 2020, Jeune Afrique avec l'AFP, 24 février 2009
  29. a et b FIDH, Projet de charte pour la paix et la réconciliation nationale : pas d’impunité au nom de la « réconciliation » !, 22 septembre 2005
  30. Robert A. Pape, The Strategic Logic of Suicide Terrorism, originellement publié dans American Political Science Review 97 (3), août 2003, p. 323-361
  31. John Kiser (trad. et mise à jour : Henry Quinson) Passion pour l'Algérie : les moines de Tibhirine, Nouvelle Cité, Prix des libraires Siloë 2006, p. 358
  32. Laurent Marchand, Les moines de Tibéhirine victimes d'une bavure ?, Ouest-France, 09/07/2008.
  33. Élection présidentielle cependant boudée par des grandes formations de l'opposition (FFS, FIS et FLN).
  34. « L’« ennemi algérien » de la France : le GSPC ou les services secrets des généraux ? » - Par Omar Benderra, François Gèze, Salima Mellah, publié par Algeria-Watch, 23 juillet 2005
  35. a et b Les Chinois à Alger, Le Gri-Gri International, 26 avril 2005 (repris sur le site Afrik.com
  36. La Chine inquiète pour ses ressortissants en Algérie, Radio France International, 6 août 2009
  37. Nouveau contrat militaire de 7 milliards de dollars, Le Quotidien d'Oran, mars 2007.
  38. La Charte pour la paix, l’exercice des cultes et le statut militaire
  39. Y. HAMIDOUCHE, « Le ministre français délégué à la Coopération, au Développement et à la Francophonie attendu aujourd’hui à Alger. Dominique de Villepin reçu par Bouteflika et Ouyahia », La Tribune, 13 octobre 2004, (Source : Algeria-Watch, information sur la situation des droits humains en Algérie)
  40. C. GUETBI, « Coopération algéro-française dans la lutte contre l’immigration clandestine », El Watan, 03.10.2004.
  41. Cheïkh Guetbi, « Deux responsables de la police française à Maghnia. », Le Quotidien d'Oran, 3 octobre 2004 et Chahredine Berriah « Immigration clandestine vers l’Europe. Maghnia, passage obligé », El Watan, 3 octobre 2004. [lire en ligne]
  42. VALLUY, Jérôme, « Algérie, Libye, Maroc: des camps européens au Maghreb », in Olivier Le Cour Grandmaison, Gilles Lhuillier et Jérôme Valluy, Le retour des camps? Sangatte, Lampedusa, Guantanamo…, éd. Autrement, 2007, p. 139-152 (en part. p. 143-146)
  43. CAMBREZY Mélanie, Le Codéveloppement : de la pratique à la politique. Une notion ambiguë, entre développement des localités d’origine et gestion des flux migratoires, Mémoire (réalisé avec le concours du GEMDEV et du Programme « regards croisés France Mali ») de Master 2 Pro Études Africaines, Dir. R. Banegas, Univ. Paris 1, oct. 2007
  44. Comme le signale un haut responsable algérien  : « C’est un élément de négociation avec l’Union européenne. Plus on nous demandera de contrôler les flux migratoires clandestins, plus notre marge de manœuvre sera importante ». Propos rapporté par le journaliste Akram Belkaïd, Un regard calme sur l’Algérie, Paris, Seuil, 2005, p. 176
  45. Karim Kébir “Mauvais traitements” des immigrants expulsés d’Algérie - La mise au point d’Alger », Actualité, 21.12.2005
  46. Joseph Lépine, Jean-Paul Dzokou-Newo, Une marche en liberté - Émigration subsaharienne, Paris : Maisonneuve & Larose, 2006
  47. Conseil constitutionnelle Algérie
  48. Louisa Hanoune dénonce la fraude et les dépassements, La Tribune, 10 avril 2009
  49. Le soir d'Algérie

Articles connexes[modifier | modifier le code]