Histoire de l'île Saint-Martin

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Carte de l'île Saint-Martin

Période pré-coloniale (avant 1620)[modifier | modifier le code]

Période coloniale (après 1620)[modifier | modifier le code]

Le XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

À partir de 1624, si des Français s'installent à Saint-Martin pour cultiver du tabac, ils sont possiblement issus des 80 Français, rescapés d'une expédition en Guyane conduite par le Lyonnais Henri de Chantail et réfugiés sur l'île proche de Saint-Christophe.

Pendant un temps leurs histoires se confondent.

En 1626, le capitaine (corsaire ?) Pierre Belain sieur d'Esnambuc et son associé rouennais Urbain de Roissey, sieur de Chardonville, sous les ordres du cardinal de Richelieu créent la Compagnie de Saint-Christophe chargée d'établir une colonisation française dans cette zone. L'expédition part du Havre en 1627. Parmi l'équipage, figure Claude de Beulayne, cité plus tard comme honorable escuyer, sieur de Saint-Martin, capitaine de milices. Il serait le premier commandant officiel de la partie française[1].

Le XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1810 à 1815 : occupation britannique (Guerres napoléoniennes).
  • 1816 : par le traité de Paris, les Britanniques rétrocèdent la partie française de Saint-Martin à la souveraineté française.
    Le régime juridique appliqué en Guadeloupe y devient alors en théorie applicable.
  • Une convention franco-hollandaise du 28 novembre 1839 précise l'application des accords de Concordia signés en 1648.
  • 1848 : seconde abolition officielle de l'esclavage (mais déjà pratiquement de fait en partie française).
    Mery d'Arcy ouvre les premières salines industrielles sur Grand-Case et l'étang Chevrise. L'année suivante, c'est Beauperthuy aux salines d'Orient.
  • 1850 : devant l'isolement et le manque de ressources de l'île, le Conseil privé de la Guadeloupe adopte le 11 février une délibération approuvant un arrêté qui « concède à la dépendance de Saint-Martin de nouvelles immunités commerciales, ainsi que des faveurs nouvelles pour encourager l'exploitation de ses salines ».
    Saint-Martin bénéficie donc, comme Saint-Barthélemy, d'un statut de port franc, où les droits de douane ne sont pas perçus.
  • Avec la fin du siècle, malgré des productions de qualité (bovins, coton, rhum, sel), l'économie somnole de plus en plus. La France a toujours voulu conserver sa souveraineté territoriale sur cette petite colonie mais l'a considérée comme secondaire par rapport aux autres plus grandes îles françaises des Antilles.
    Ses ressources insuffisantes en sont sûrement la cause.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

  • 2003 : dépression économique avec la 2e guerre du Golfe.
    Lors du référendum du 7 décembre 2003, avec un taux de participation de 44,18 %, 76,17 % des suffrages exprimés se prononcent en faveur du changement de statut autorisé par l'article 74 de la constitution, qui prévoit l'évolution de la commune en collectivité d'outre-mer.
  • 2007 : le 7 février, la loi organique créant la nouvelle collectivité est adoptée par le Parlement (loi n° 2007-223 du 21/02/2007).
  • 2008 : le 21 septembre, élection du premier sénateur représentant la partie française de Saint-Martin. Louis-Constant Fleming est élu par 17 voix sur 24 grands électeurs[4].
  • 2010 : le 10 octobre, l'État des Antilles néerlandaises est officiellement dissous et Sint-Maarten devient un État autonome du Royaume des Pays-Bas tout comme Curaçao.
  • 2012 : les 10 et 17 juin, élection du premier député français représentant Saint-Martin et Saint-Barthelémy, Daniel Gibbs.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Généalogie et Histoire de la Caraïbe n°199-Jan 2007. http://www.ghcaraibe.org/
  2. Parisis Denise, Parisis Henri, 1994. Le siècle du sucre à Saint-Martin français. Bulletin de la Société d'histoire de la Guadeloupe n° 99-102, p.3-208.
  3. Transcription de la conférence de presse de François Mitterrand, sur le site du ministère français des Affaires étrangères.
  4. Composition du collège électoral sénatorial sur le site du Sénat

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]